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  • il y a 8 minutes
"C'est un soulagement pour nous tous et évidemment pour leurs familles. Merci aux autorités omanaises pour leurs efforts de médiation, aux services de l'État et aux citoyens qui se sont mobilisés sans relâche et ont ainsi contribué à leur retour", écrit le président français sur le réseau X, mardi 7 avril.

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Transcription
00:00Une nouvelle incroyable, extraordinaire, au milieu du chaos de cet après-midi.
00:04C'est Emmanuel Macron, le président de la République, qui l'annonce dans un tweet.
00:07Cécile Collère et Jacques Paris sont libres et en chemin vers le territoire français
00:11après trois ans et demi de détention en Iran.
00:13C'est un soulagement pour nous tous et évidemment pour leur famille.
00:16Et la deuxième partie de l'information, on va aussi en débattre et en parler dans quelques instants.
00:20Merci aux autorités Omanez pour leurs efforts de médiation,
00:24aux services de l'État et aux citoyens qui se sont mobilisés sans relâche
00:27et ont ainsi contribué à leur retour.
00:29Cécile Collère et Jacques Paris sont en vol pour la France.
00:31Tout le monde est soulagé évidemment, mais vous particulièrement, Anthony Dabila,
00:35vous nous disiez à l'instant, alors qu'on voit ce message d'Emmanuel Macron,
00:37Cécile Collère et Jacques Paris sont libres en chemin vers le territoire français
00:41après trois ans et demi de détention en Iran.
00:44On parlera du signal politique que c'est aussi,
00:46mais tout d'abord personnellement, c'est un soulagement pour vous.
00:48Vous l'aviez connu, vous avez étudié avec elle ?
00:49Oui, on était ensemble à la Sorbonne il y a une vingtaine d'années en études de philosophie,
00:54donc une pensée émue pour elle.
00:55Et évidemment, c'est un signe du régime iranien pour crédibiliser le fait qu'il veuille négocier.
01:03C'est vrai qu'il y avait toute la communauté, vraiment l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur
01:07qui s'étaient mobilisés, même si c'était assez difficile, évidemment,
01:10pour des raisons évidentes de diplomatie jusqu'au bout.
01:13Ils étaient en résidence surveillée à la résidence de l'ambassadeur de France.
01:18Téhéran, évidemment, une ville bombardée.
01:21Et puis, en fait, ils étaient toujours otages d'États avec la nécessité encore,
01:27jusqu'à il y a encore très peu de temps, d'aller pointer dans un commissariat de la capitale iranienne.
01:32Et donc, oui, un immense, immense soulagement pour les familles qui sont beaucoup mobilisées,
01:38notamment en Alsace, pour la communauté de l'éducation nationale et puis pour la cellule de crise du Quai d
01:43'Orsay
01:43qui a beaucoup, beaucoup travaillé depuis trois ans pour obtenir cette excellente nouvelle.
01:49Oui, immense soulagement, immense joie pour tous les proches, évidemment, de Cécile Collère et Jacques Paris.
01:55C'est aussi, Sébastien Rénaud, un signal politique peut-être très important, effectivement.
01:59Ça veut dire que les Iraniens ont donné leur feu vert par l'intermédiaire d'Omane.
02:03On voit que c'est eux qui ont donné l'information.
02:05Les Iraniens ont fait un geste, vous pensez, en direction de Paris ?
02:08C'est évident que cet événement, cet heureux dénouement n'arrive pas maintenant par hasard.
02:14C'est-à-dire qu'il y a en coulisses des raisons objectives qui permettent de l'expliquer.
02:19Et c'est très intéressant de voir que le centre de gravité se situe en Omane,
02:24parce que c'est même centre de gravité que pour le détroit d'Ormose.
02:28Et si vous voulez, Omane va peut-être avoir un rôle à jouer dans les prochaines heures,
02:31voire les prochains jours, extrêmement important.
02:33On sent vraiment un alignement de planètes, là, vers...
02:37Alors, toujours une tension extrêmement forte au niveau de la guerre, etc.,
02:41et des tensions qui sont faites entre Israël et les États-Unis d'à côté.
02:44Et puis, des marges de modération, par le geste de la libération des deux otages français,
02:52vers une possibilité de renouer le dialogue et d'essayer de retisser les fils entre la France et l'Iran.
03:00Pardon, on va écouter à l'Assemblée nationale, justement, la présidente qui annonce cette libération.
03:04Je voudrais, au nom de la représentation nationale, adresser un immense remerciement au service du ministère des Affaires étrangères.
03:13À vous, monsieur le ministre.
03:14Nous savons que vous vous êtes mobilisés sans relâche avec vos services pour leur libération, et c'est essentiel.
03:21La France a montré un visage d'unité, de mobilisation sans faille pour obtenir cette libération.
03:30Je voudrais aussi saluer les parlementaires.
03:32Pour la première fois de l'histoire de notre Assemblée, nous avons affiché leurs portraits sur les grilles de l
03:37'Assemblée nationale.
03:38Je sais qu'ils les ont vus alors qu'ils étaient détenus, et grâce à ces portraits, à cet affichage,
03:45ils ont pu voir que l'ensemble de la nation se tenait à leur côté.
03:48Donc nous avons hâte de les serrer dans nos bras.
03:50Merci à tous pour votre mobilisation, et nos pensées vont évidemment à eux deux,
03:55qui doivent être tellement heureux de nous rejoindre et de rejoindre le sol national.
03:59Merci à tous.
04:08Donc je voudrais donner la parole à présent à monsieur Thierry Benoît pour le groupe.
04:12La présidente de l'Assemblée nationale qui vient d'annoncer et de se féliciter, évidemment,
04:17de la libération de Cécile Collère et Jacques Paris, qui étaient encore en résidence surveillée.
04:22On avait annoncé leur libération, mais ils étaient encore en résidence surveillée en Iran.
04:26Ils ont été détenus trois ans et demi sur le sol iranien.
04:29On le disait, un immense soulagement, évidemment, pour toute la famille, pour tous les proches,
04:33pour tous ceux qui se sont battus pour leur libération.
04:36Mais aussi, vous y voyez, Pierre Berthelot, un signe politique important ?
04:39Il y a deux éléments.
04:40D'abord, à nouveau le rôle d'Oman, comme ça a été souligné par Patrick Sos.
04:44Et j'avais rappelé tout à l'heure, dans l'heure précédente, les négociations à Oman,
04:48qui semblaient proches d'aboutir, et donc avec à nouveau la piste russe,
04:51le transfert de l'uranium enrichi, s'ils seraient du palpable, du tangible,
04:55et une porte de sortie par le haut, par Trump.
04:58Ça fait plus d'un mois que je le répète.
05:01Sur le Hormuz, on sait que c'est un des trois qui est Omano, en réalité, iranien.
05:07Donc, si on doit bien trouver une piste de sortie pour ne pas donner le total contrôle aux Iraniens,
05:13alors à ce moment-là, Oman pourrait un peu représenter les intérêts de la communauté internationale,
05:17une espèce de cogestion pour ne pas laisser la main uniquement aux Iraniens,
05:21ce qui serait une défaite très lourde pour Trump.
05:25Et là, à nouveau, Omano permet de sortir par le haut sur le deuxième enjeu,
05:30qui est le détroit d'Hormuz, qui, je le répète, par contre, n'était pas un enjeu avant l'attaque
05:34de Trump.
05:35Et troisième élément, est-ce que ça ne veut pas un message pour la France
05:38qu'on verrait comme un potentiel par élément côté occidental et européen ?
05:46On a vu, effectivement, peut-être le message, le bateau qui est passé, le cargo, la semaine dernière.
05:51On a vu que la France était sur une position qui a été critiquée par certains.
05:56On a dit à tort qu'ils se sont alignés sur les Russes et les Chinois.
05:59Pas du tout.
05:59Ils ont dit qu'ils sont d'accord sur le principe que le détroit d'Hormuz soit libéré,
06:03mais pas par la force.
06:04Donc, actuellement, la résolution est en train d'être retravaillée au Conseil de sécurité.
06:09Ils sont d'accord sur le fond, pas sur la manière.
06:11Mais c'est aussi un moyen pour dire à la France qu'on peut être le go-between
06:15entre le duo russo-chinois qui a la manœuvre en coulisses
06:18et les « radicaux », c'est-à-dire les occidentaux les plus radicaux,
06:24c'est-à-dire essentiellement Israël et les États-Unis.
06:27Donc ça, est-ce qu'il y a un message subtil ?
06:29Les prochains jours vont le dire.
06:32Anthony Dabila, est-ce qu'effectivement, ça veut dire que les Iraniens
06:34ne mettent plus les États-Unis et tous les alliés dans le même panier,
06:38mais qu'ils vont faire des distinctions, effectivement, entre les Américains,
06:42mais les Français, les Espagnols, les Italiens.
06:45Tout le monde n'a pas exactement la même position.
06:47Alors, je n'ai rien à ajouter à l'excellente analyse qui vient d'être faite,
06:50mais je vais vous donner un petit comparatif historique.
06:54Comment les négociations s'est débloquées pour la guerre du Vietnam ?
06:58Vous allez voir, ça a l'air un peu loin, mais c'est intéressant.
07:01C'est au moment où la Chine a payé une dette à la Croix-Rouge internationale
07:07et a fait savoir qu'éventuellement, son ambassadeur en Pologne,
07:11un des rares pays où les Américains et les Chinois avaient un ambassadeur en commun,
07:17serait ouvert à une rencontre.
07:19Donc il y a eu une première rencontre entre les deux ambassadeurs
07:22qui ont dit qu'il peut y avoir une négociation.
07:24Et c'est à partir de là que Kissinger est allé faire un premier voyage en Chine,
07:29d'ailleurs via le Pakistan, qui était l'intermédiaire entre les négociations au Vietnam.
07:35Tout ça pour dire qu'il faut pouvoir être vraiment à l'affût du moindre petit signe.
07:41Et là, je pense qu'avec la libération de ces otages,
07:43on est sans doute face à une tentative d'ouverture du régime iranien.
07:48Sébastien Rénaud.
07:49Oui, cette libération des otages était une condition nécessaire
07:52à la possibilité d'entrer dans des négociations plus fortes avec l'Iran,
07:56entre la France et l'Iran.
07:57Mais je considère, et je l'ai toujours dit même sur ce plateau,
08:00que pour l'Iran, la France est un pays extrêmement important.
08:02D'ailleurs, c'est peut-être la raison pour laquelle les Iraniens ont choisi ce moment,
08:06cette opportunité pour libérer les otages.
08:09Parce qu'ils savent que, vous savez, en Iran, il y a ce qu'on appelle
08:12richesse et feed, barbe blanche, un sage, quelqu'un qui est un médiateur.
08:17Lorsqu'il y a des tensions très fortes dans des négociations,
08:20on s'en réfère à quelqu'un qui est médiateur, un intermédiaire,
08:24à quelqu'un qui est plutôt de sagesse.
08:27Et si vous voulez, la France, comme vous le disiez,
08:30a toujours joué un rôle extrêmement clair dans la région,
08:33c'est-à-dire la défense de ses partenaires stratégiques dans la région.
08:38Mais nous sommes restés sur une ligne de crête de défense.
08:41Et nous n'avons jamais décidé de rentrer plus en avant dans cette guerre.
08:46La France a un porte-avions dans la région.
08:48Elle sait exactement, d'un point de vue militaire, car c'est une source d'informations
08:52extrêmement puissante, tout ce qui s'est passé entre les belligérants.
08:56Donc elle est capable de décoder exactement où en est,
08:59beaucoup plus que nous, la situation de la guerre en ce moment.
09:02Et elle peut avoir un rôle extrêmement important dans le dénouement des relations
09:08entre, d'un côté, l'Iran et même le reste de l'Occident,
09:12c'est-à-dire les États-Unis, bien sûr, mais l'Europe aussi.
09:14On revient sur les informations, effectivement, qui nous sont données.
09:17Le président Emmanuel Macron l'a annoncé, cette libération des anciens détenus,
09:22Cécile Collère et Jacques Paris.
09:23Ils sont partis à l'aube avec l'ambassadeur de France en Iran
09:27et sous convoi diplomatique.
09:29C'est vrai qu'ils sont en pleine guerre, effectivement,
09:31avec des frappes qui se multiplient.
09:33Ils ont donc quitté à l'aube, aujourd'hui, le sol iranien.
09:35Et un aéroport de Téhéran qui n'est, semble-t-il, pas en état de fonctionner.
09:40Et donc, il y a effectivement une exfiltration où, en fait,
09:43on a fait ce qu'on appelle de la déconfliction.
09:45C'est-à-dire qu'on sait, on annonce qu'il va y avoir une neutralisation d'un axe.
09:50Et lorsqu'on repense à ce qui s'est passé cette nuit,
09:52notamment des infrastructures ferroviaires, portuaires,
09:58des ponts également qui ont été détruits au milieu de tout ça,
10:01un convoi est parti avec, à son bord, des Français,
10:06et notamment un ambassadeur qui a fait, en fait,
10:08à la fois porte-drapeau et paratonnerre.
10:11Et donc, il y a eu, en fait, toute une manœuvre diplomatique
10:17qui a commencé il y a des années, mais qui, semble-t-il, s'est dénouée.
10:21Vous vous souvenez qu'on avait communiqué sur cet appel
10:23entre Jean-Noël Barraud et son homologue iranien,
10:26Abbas Arraqchi, ministre des Affaires étrangères à Téhéran.
10:29Et il semble que là, ce soit dénoué les choses
10:34pour pouvoir enfin faire sortir nos deux compatriotes du territoire iranien.
10:40Encore une fois, en période de guerre, avec un espace aérien
10:43qui, moi, me paraît totalement interdit à des aéronefs
10:46autres que les avions israéliens et américains,
10:49il y a sans doute un côté un petit peu aventure dans cette sortie.
10:53Mais ça se passe à chaque fois comme ça, Pauline.
10:56Lorsque vous avez un tweet ou un message à communiquer
10:59de la présidence de la République,
11:00c'est qu'ils ne sont absolument plus sur le territoire iranien
11:03ni même dans l'espace aérien.
11:04Ils sont vraiment en vol vers la France
11:06et l'Iran est vraiment derrière eux.
11:08Alors ça, c'est dénoué, ça c'est important ce que vous dites,
11:10ça c'est dénoué dimanche, puisque j'allais vous demander,
11:11Benjamin Petrovert, est-ce que c'est un hasard ?
11:13Est-ce qu'il faut lire un signe aussi, le fait que ce soit aujourd'hui,
11:16au moment où c'est un jour clé ?
11:18On est à quelques heures de l'expiration de cet ultimatum.
11:20Est-ce que les Iraniens aussi peuvent avoir voulu envoyer un message
11:24aux Français en ce jour clé très important ?
11:27Moi, je n'ai pas une réponse, mais plutôt une question
11:29comme taux de réponse, parce que c'est toujours un sujet tabou
11:32en ce genre de circonstances.
11:34Évidemment, on salue leur libération,
11:36mais la question derrière, c'est est-ce qu'il y a eu contrepartie
11:39et si contrepartie, quoi ?
11:41C'est toujours le sujet tabou dans ce genre de circonstances,
11:43parce qu'on sait, la France, comme tous les pays occidentaux,
11:46ne négocie pas avec des prises otages, ne fait pas d'échanges.
11:49C'est toujours ce qu'il y a d'officiellement,
11:50mais derrière, il se passe des choses.
11:51Donc la question, c'est quoi ?
11:53Parce que vous avez raison, Pauline,
11:54ça n'arrive pas au moment le plus hasardeux du calendrier.
11:58On est à l'un des moments où le conflit est les plus tendus.
12:01Donc, est-ce que la France a dû être contrainte à agir
12:04ou ne pas agir, à faire ou ne pas faire ?
12:06C'est une question, mais évidemment, ça reste selon des questions,
12:09parce qu'on ne sait pas est-ce qu'il y a été discuté
12:11ou négocié pour leur libération.
12:12Anthony Dabila, justement, sur le message qui peut être envoyé
12:15en faisant un geste à l'attention de la France,
12:19au moment, évidemment, crucial, que ce soit aujourd'hui ou hier,
12:22en tous les cas, un moment dans cette guerre
12:23où on sent bien que la tension monte de plus en plus
12:26et la pression sur les Iraniens.
12:28Alors, si je reprends l'info qui vient d'être donnée,
12:31c'est qu'il y a eu vraiment une évacuation par un avion.
12:35C'est très intéressant.
12:35Sous convoi diplomatique.
12:38Ah, et ils sont actuellement, effectivement, en Azerbaïdjan,
12:40mais depuis lors, ils ont cru.
12:42Les Russes qui ont évacué la centrale de Boucher,
12:44il y a deux jours, ont été conduits en bus jusqu'à la frontière azerbaïdjanaise.
12:50C'est la route du nord-ouest.
12:52Voilà, parce que vous posiez la question, justement,
12:54sur l'aéroport qui n'est pas trop en fonction,
12:56avec des frappes de part et d'autre.
12:57C'est ce qui semblait être encore le plus safe, pardon,
13:00lorsque vous nous avez envoyés, au tout début de cette guerre,
13:04des envoyés spéciaux à la frontière arménienne.
13:06C'est-à-dire vraiment dans cette zone,
13:08c'était parce qu'on savait que c'était une porte de sortie
13:10pour des Iraniens désireux de quitter les bombardements,
13:14mais c'était aussi une porte d'entrée pour nos équipes.
13:17Et donc, cette route très montagneuse,
13:19je crois qu'il y a à peu près une quinzaine d'heures de route
13:22pour atteindre cette zone-là,
13:24eh bien, elle a été choisie.
13:25Il faut vraiment imaginer des minibus
13:27avec un drapeau français, très certainement,
13:30et puis, sur le siège avant,
13:33en général, c'est des véhicules de marque japonaise,
13:35des petits minibus,
13:37vous avez un ambassadeur qui croise les doigts
13:40à chaque checkpoint qui est à l'aventure.
13:42Exactement, l'ambassadeur qui était donc avec Cécile Collère
13:44et Jacques Paris,
13:45et qui a donc quitté également le territoire iranien.
13:47Vous vouliez dire quelque chose ?
13:48Oui, ça veut dire qu'ils ont quitté l'ambassade depuis longtemps,
13:51parce que cette route, moi, je l'ai faite personnellement,
13:53elle est assez longue et elle est assez sinueuse,
13:57parce qu'on est vraiment en train de traverser les montagnes
14:00entre les plateaux qui se situent au niveau de Téhéran
14:03et puis le passage de ces montagnes extrêmement hautes,
14:05ça monte à 4 500 d'altitude,
14:09donc tout autour, même 5 700 pour le mont d'Amovan,
14:13et après, ça redescend sur les plateaux d'Azerbaïdjan et d'Arménie.
14:18Donc, si l'information est donnée et que nos otages ne sont plus en Iran,
14:24c'est qu'ils ont quitté l'Iran depuis,
14:26enfin, au moins Téhéran depuis longtemps.
14:28Oui, l'information, c'est qu'ils sont actuellement,
14:30en tous les cas au moment où Emmanuel Macron a publié l'information,
14:33ils sont actuellement en Azerbaïdjan.
14:36Vous vouliez aussi répondre ?
14:37Oui, ça renforce l'hypothèse qu'ils ont été évacués par la route.
14:41Et alors, est-ce que, pour répondre à la question de Benjamin Petrovert,
14:44est-ce qu'il y a eu une compensation,
14:46ou bien est-ce que l'Iran jette un peu son dernier atout
14:50au moment de la négociation ?
14:52C'est difficile à dire.
14:53Est-ce que c'est une ouverture pour dire,
14:55voilà, on veut négocier,
14:56on passe par une sorte de billard à deux ou trois bandes,
14:59ou bien est-ce qu'il y a vraiment un arrangement transactionnel,
15:03comme on dit souvent, entre la France et l'Iran ?
15:07C'est difficile à dire.
15:08Peut-être qu'aussi des gens à l'intérieur du régime
15:10ont voulu sauver leur peau en lâchant un otage qu'ils avaient,
15:15tout simplement.
15:16C'est difficile d'avoir une interprétation.
15:18Il faut laisser ouvert beaucoup de voies.
15:20En tout cas, en cas de crise, moi, par expérience,
15:23j'ai un petit peu étudié les systèmes d'organisation iraniennes.
15:27En cas de crise, les processus de prise de décision
15:30sont extrêmement plus rapides
15:31et extrêmement plus spontanées.
15:34C'est-à-dire que là où il y a des nuisances en permanence
15:37dans les négociations iraniennes
15:38qui rendent les décisions extrêmement lentes à arriver,
15:41lorsqu'il y a un cas de crise,
15:43il y a des arbitrages qui sont donnés
15:45et ces arbitrages sont respectés sur le terrain.
15:49Donc il peut y avoir, là, en ce moment,
15:50dans ces prochaines heures,
15:51des décisions extrêmement importantes du côté de l'Iran
15:54pour essayer de sortir de l'impasse dans lesquelles ils sont.
15:57On aurait pu imaginer, pardon, Pierre Berthelot en cas de crise.
15:59Dans le cas de cette journaliste américaine
16:01qui a été capturée par les...
16:03En Irak.
16:04...les Hezbollah irakiens.
16:07Est-ce qu'elle serait plus difficile à voir, à suivre ?
16:10Effectivement.
16:10Je revenais justement sur Cécile Collère et Jacques Paris
16:13et leur libération, Benjamin Pétrovert.
16:15En même temps, on aurait pu imaginer,
16:16ce serait une situation terrible, évidemment,
16:18mais que les Iraniens aient tout intérêt à les garder
16:20sous la main, au contraire,
16:22en résidence surveillée,
16:23pour garder une monnaie des chances
16:25et pour être sûr en quelque sorte que la France,
16:27si je puis parler ainsi,
16:28reste du bon côté.
16:30Et pourtant, ce n'est pas ce qui a été décidé.
16:32En pleine crise,
16:34en plein moment extrêmement tendu pour les Iraniens,
16:36ils décident de libérer ces anciens otages
16:39ou anciens détenus.
16:39C'est exactement ce que j'allais dire
16:41pour répondre à votre propos,
16:42qui est évidemment intéressant,
16:43parce qu'il faut comprendre
16:44qu'est-ce qu'il y a derrière,
16:46qu'est-ce que ça traduit,
16:47qu'est-ce qui s'est joué derrière.
16:48Mais c'est vrai que les rendre maintenant
16:50gratuitement comme simplement signe
16:53de bonne volonté,
16:54non, au contraire,
16:56on sait qu'un otage
16:57est une monnaie d'échange extrêmement forte.
16:59On l'a vu d'ailleurs pendant deux années
17:01avec ces 200 otages
17:03qui étaient dans des tunnels à Gaza,
17:04comment pour chacun d'entre eux
17:05les négociations étaient âpres.
17:06Les Iraniens se sont fait aussi
17:08une spécialité des prises d'otages.
17:10Donc on imagine bien
17:10que ce n'est pas simplement
17:12par bonne volonté
17:13que le régime des Molas
17:15a libéré ces deux Français.
17:17Il doit y avoir autre chose derrière,
17:18on ne le saura peut-être jamais d'ailleurs,
17:20soit des décisions de la diplomatie française,
17:23soit des décisions de Téhéran
17:24d'épargner la France.
17:26Parce qu'il faut aussi rappeler une chose,
17:27pardon, mais on ne va pas se le cacher,
17:29l'une des capacités immenses
17:31du régime des Molas,
17:32c'est le terrorisme de par le monde.
17:34Et on sait que dans cette guerre,
17:35ils ont abattu plusieurs cartes,
17:37les tirs directs sur Israël,
17:39les tirs du Hezbollah,
17:40les tirs ensuite des outils
17:41depuis une semaine.
17:42Mais il y a une autre arme,
17:43c'est le terrorisme international
17:44qui peut frapper n'importe où,
17:45n'importe quand.
17:46On sait comment de nombreuses ambassades
17:48se sont barricadées
17:49depuis le début de cette guerre
17:49parce qu'elles savent
17:51les capacités du régime des Molas.
17:53Peut-être là, c'est un signe
17:54pour dire à la France,
17:55on vous épargnera.
17:56Encore une fois,
17:56on est dans l'ordre de la supposition.
17:58Immense soulagement en tous les cas
17:59que cette nouvelle libération
18:01des Français,
18:02Cécile Collère et Jacques Paris,
18:03qui sont donc en route
18:05vers la France.
18:06Et là, on est dans l'ordre de la supposition.
18:06On est dans l'ordre de la supposition.
18:06On est dans l'ordre de la supposition.
18:06Sous-titrage FR ?
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