Passer au playerPasser au contenu principal
Esy Kenenga, artiste pluridisciplinaire, se confie dans un entretien sincère pour France-Antilles. Il y dévoile la place centrale de la famille, définie comme la cellule fondamentale de toute croissance personnelle et la base de notre ancrage. L'artiste explore la diversité des structures familiales modernes, soulignant leur rôle commun d'espace sécurisant où l'on peut être authentique sans crainte de jugement.

Au cœur de sa philosophie, Esy Kenenga cite le morceau "Love adan tchè mwen", qu'il considère comme un résumé de sa démarche artistique. Cette chanson, née d'un besoin profond de maintenir l'amour au centre, malgré les aléas de la vie, incarne sa quête constante de persévérance. Sa rencontre avec la musique, dès l'âge de quatre ans grâce à sa première guitare offerte par sa mère, marque un tournant décisif, une compagne fidèle qui a guidé sa carrière et nourri sa création.

La mission de l'artiste dépasse l'ego ; il s'agit de porter un message fort et utile pour la communauté et l'humanité. Esy Kenenga privilégie la voie du courage, celle de l'amour au quotidien, un combat permanent contre les doutes et les émotions difficiles. Il nous invite à trouver la circulation de l'amour en nous et autour de nous, même dans les moments les plus ardus, transformant chaque geste en une occasion d'agir avec amour.

#EsyKenenga #Famille #AmourAuQuotidien #FranceAntille

Catégorie

🎵
Musique
Transcription
00:08La famille
00:08Salut, c'est Izzy Kenenga, artiste pluridisciplinaire, chanteur, auteur, compositeur, réalisateur, illustrateur et j'en passe.
00:16Et je suis dans la main dans le couille avec France Antille.
00:26La famille
00:27La famille c'est la place prédominante parce que j'aime cette phrase qui dit famille c'est les premières
00:33nations.
00:34C'est la première nation et j'aime bien l'idée que nos nations, peu importe à laquelle on se
00:38réfère, c'est des nations de nations.
00:41Et donc la famille pour moi c'est la cellule fondamentale qui permet à tout arbre individu de pousser, d
00:50'être le plus fort possible, le mieux ancré pour monter le plus haut.
00:53Je pense que la famille c'est le terreau qui permet, après on a cette latitude de créer notre famille,
01:02pas seulement dans la famille hollywoodienne, papa, maman, enfin machin.
01:06On a bien compris que dans notre société, les familles c'est, il y a autant de familles, il y
01:12a une infinité de possibilités de formes de famille, mais en tout cas elles remplissent tous ce même rôle.
01:17Pouvoir être un espace où on peut baisser toutes les armées, on peut être soi-même, on peut rouler qu
01:22'on ou à terre sans avoir cette crainte de ne plus être aimé.
01:24Et c'est pour ça que la famille est importante, qu'il n'y a ni lignée, qu'il n
01:28'y a ni fan, qu'il n'y a pas ni fan, ma famille est là.
01:29Qu'est-ce que c'est que tu as dit ?
01:32Là tout de suite j'aurais dit L'OVA d'Entiemuin.
01:35C'est un morceau, pas parce que c'est l'un des morceaux les plus connus, mais parce que c
01:39'est un morceau sur lequel on n'avait pas misé en vérité.
01:43C'est le dernier morceau que j'ai posé pour mon premier album, un peu en mode, bon c'est
01:48un morceau qui est venu, je travaille à Paris, je suis rentré bien vexe.
01:52Et voilà, me vient ces paroles, moi qui fais tout pour toujours ni L'OVA d'Entiemuin, justement, peu importe
01:59les conditions, peu importe les aléas de la vie, les challenges, mon état émotionnel, de trouver une voie pour garder
02:04l'amour au centre.
02:05Et donc ce serait cette chanson-là qui résume un peu ma philosophie, qu'on va retrouver à peu près
02:10dans toutes mes chansons.
02:32Le jour où ma maman m'offre ma première guitare, j'avais que 4 ans, mais les souvenirs que j
02:38'en garde, qui sont infimes, mais surtout les témoignages de mon papa,
02:41ma maman, de ma famille.
02:43Cette rencontre avec cet instrument qui me suit encore jusqu'à aujourd'hui, sur des scènes dans mon intimité.
02:49C'est le moment, je dirais, de ma carrière, même s'il est hors carrière, mais qui plante le décor
02:56jusqu'encore aujourd'hui.
02:57C'est avec ma guitare que beaucoup de chansons sont nées, c'est avec ma guitare que je vais sur
03:02la route.
03:03C'est ma compagne la plus fidèle.
03:05Donc voilà, j'aurais dit ce moment-là.
03:10Bon, j'aurais dit « Transservibrer le public avec un message fort ». C'est ça que j'aurais dit.
03:16Bon, ce que j'entends dans la question, c'est est-ce que je choisis mon ego ou est-ce
03:18que je choisis la mission ?
03:20Ben, j'aurais dit « Mon ego au service de la mission », parce que pour moi, c'est une
03:24fois un peu d'ego pour défendre ma posture.
03:27Mais se rappeler de la mission qui est de faire passer un message, faire passer un message fort qui est
03:33utile à notre communauté, à notre humanité.
03:37Voilà, c'est ça que j'aurais dit.
03:42Alors non, c'est une voie de courage.
03:44J'aime bien ce principe où je dis plus c'est bien ou c'est mal.
03:47On choisit la voie de courage ou la voie de facilité.
03:50Et la voie du sol dans l'amour, tous les jours, au quotidien, ce que je m'impose, c'est
03:54de favoriser la circulation de l'amour en moi, autour de moi.
04:00Et c'est là le challenge, c'est là le combat, puisqu'il y a plein d'aléas, que ce
04:04soit des situations de la vie, des émotions qui vont nous…
04:08Tout le monde en est en bon raison d'y piter les plombs, en fin de compte.
04:12Et le combat, c'est de « anyway », à chaque geste, à chaque pas, tous les jours, peu importe
04:17les émotions, peu importe la situation, de trouver une voie d'amour.
04:22Après, je reste un être humain, et puis l'amour, les voies de l'amour sont impénétrables, je dirais.
04:29Des fois, ça m'apprend justement à accepter toutes ces phases.
04:32Pendant un moment de mon chemin, je voyais la colère comme quelque chose de…
04:36Mais la colère n'est pas égale violence, comme on appréhonne la colère avec l'amour.
04:41C'est des messages, c'est si par contre on rejette la colère, mais là, on passe dans quelque chose
04:45de violent.
04:46Et donc, ça m'apprend tous les jours à me dire « bon, c'est facile de dire ça dans
04:50une chanson, l'amour pour toujours ».
04:51Mais tous les jours, je suis lassée, je suis allée à me dire « mais il n'y a qu
04:54'à créer en tête, mais ».
04:55C'est là que le combat commence, de se dire « bon, je suis allée, je suis lassée, je suis
05:01désespérée, mais comment je suis à faire un geste l'amour ?
05:03Comment je suis à avancer ? »
05:05Et puis, l'amour, je suis allée chez moi, même si je n'ai pas l'horizon de la situation,
05:09je n'ai pas l'horizon de péter les plombs.
05:11Il y a des bons arguments pour dire que le monde est juste, trouver quand même en voie.
05:15Et des fois, les gestes sont simples, des fois se reposer, des fois parler, des fois se taire.
05:22Et donc, c'est tous ces gestes-là, trouver l'amour dans chaque geste.
05:27C'est un peu ça le combat du soldat-l'amour au quotidien.
05:33Mais « bateau », alors le clip « bateau ».
05:36Le clip « bateau », c'est l'époque où je passais le bac.
05:40Et bon, ma maman va découvrir cette histoire.
05:43Ma maman va dire « c'est le bac, la musique, on met une pause bagaille ».
05:47Et en même temps, il y a le tournage du clip.
05:49Donc, j'ai fait une chape sur ma maman pour aller tourner ce clip-là.
05:53J'étais adolescent, on était adolescent.
05:54Je ne lui ai pas dit que j'allais tourner un clip.
05:57Et sur le tournage, à l'époque, on faisait beaucoup de salto, de la capoeira.
06:00On était influencés par Yamakashi et tout ça.
06:02Et sur ce tournage de clip, je me suis déplacé la rotule en faisant un salto.
06:08Et à la fin du clip, on nous va danser sur le ponton, mais je boite déjà.
06:12Et donc, j'ai dû essayer de cacher à ma maman que je m'étais déplacé la rotule.
06:17Pendant dix jours, en mettant des gros baguilles.
06:20J'avais un gros plat.
06:21Bon, ça n'a pas manché.
06:22On m'a grillé.
06:23Et donc, j'ai eu interdiction d'aller faire de la musique quelque soir après.
06:28Avec ce clip.
06:29Mais bon, voilà.
06:30On était jeunes, un peu foufous.
06:32Avec la grâce, on est bien aujourd'hui.
06:33Le genou, ça va.
06:34J'ai quelques séquelles, mais ça va.
06:48Vivaient sur un bateau.
06:51Qu'est-ce que tu as fait pour toi ?
06:54Ben, ça m'a appris.
06:57Je me suis construit avec les frères et la sœur du groupe 1D.
07:01Ensuite, c'était comme si je devais découvrir une autre part de moi,
07:04de me retrouver seul sur scène et puis d'accepter tout ce que j'acceptais pas,
07:07comme j'étais avec les autres, d'accepter tout ce que les autres m'ont apporté.
07:11Et puis, finalement, de revenir à cette réalité, que ce soit en solo ou en groupe,
07:16mais c'est ensemble que la musique est plus belle,
07:18que ce soit avec d'autres musiciens, que ce soit avec le public.
07:21Moi, ça m'a appris ça.
07:22Ça m'a appris à assumer ce que je suis, à regarder mes forces, mes faiblesses en face
07:29pour pouvoir avancer en paix et du bout.
07:37Celui qui me vient, c'est celui que Joël Jacoulé m'a donné quand j'ai sorti mon premier album
07:43solo
07:43et que j'ai commencé à avoir des vrais mouvements significatifs de succès
07:48et que même dans ma vie, j'ai fait une grosse dépression, il faut le savoir,
07:52à la sortie de mon premier album avec des endroits de suicide et des trucs comme ça.
07:55On y reviendra un jour, peut-être.
07:57Mais le conseil qui m'a donné, c'était le plus dur à gérer,
08:01ce sera comment les gens vont gérer.
08:03Ton entourage va gérer leur succès.
08:05Effectivement, jusqu'à aujourd'hui.
08:07Finalement, c'est quelque chose que je vis au quotidien,
08:09mais ma famille, mes proches, c'est ponctuel sur eux.
08:11Il y a des impacts et ça déborde dans leur vie personnelle,
08:16le fait que tu sois ma femme, que tu sois mon frère, que tu sois mon enfant.
08:20Déjà, ça m'a pris du temps à moi gérer ça,
08:21mais je dois accompagner mes proches en leur disant
08:23« Oui, voilà, la réalité, tu ne peux pas dire ça dans la rue. »
08:27Et donc, c'était ça le conseil que je donnerais.
08:31En tout cas, le conseil qui m'a le plus marqué.
08:33C'est celui-là.
08:3725 ans de carrière, j'aurais dit « Sur le chemin de mon cœur ».
08:42Ce serait ça le titre.
08:43D'ailleurs, ce sera le titre de mon documentaire.
08:46C'est ça.
08:50Mon côté qu'on ne voit pas, c'est mon côté hyperactif.
08:55Je suis un tac-tac.
08:57C'est beaucoup dans ma tête.
08:58C'est beaucoup quand je suis derrière mon ordi seul à la maison.
09:02Et en fait, je suis un gros geek.
09:04Je pense qu'ils ont compris un peu.
09:07Mais voilà, derrière mon ordi, je suis comme un tac-tac.
09:11Je travaille avec trois écrans, ouvrir cinq programmes en même temps, parler à des IA, faire un montage en même
09:17temps.
09:18C'est peut-être ça que le public me voit tout le temps posé, concentré surtout.
09:22Ce n'est pas posé, c'est concentré.
09:24C'est-à-dire que moi, comme je dis, quand j'ai choisi cette vie d'artiste, je ne peux
09:29pas enlever ma blouse pour dire que je travaille plus.
09:31Dès que je sors de chez moi, je suis un peu au travail.
09:34Donc, je dois rester concentré sur la mission que je me pose.
09:37Donc, c'est pour ça.
09:38Donc, le côté foufou, c'est plus mes proches qui le voient.
09:46Pour les 25 ans, c'est une célébration.
09:49Donc, j'avais envie de prendre le temps de revenir sur tout ce qu'on a partagé sur ces 25
09:55ans.
09:55C'est vrai que moi, je suis toujours dans une démarche de proposer une nouvelle chanson, un nouveau concept,
09:59c'est innover, expliquer où je vois, où je veux aller.
10:02Là, la vie aussi m'a montré qu'il faut prendre le temps de célébrer le chemin parcouru, de regarder
10:07en arrière,
10:09de prendre le temps de se dire oui, c'est ça qu'il fête, c'est ça, ça qu'a
10:12représenté.
10:14Parce que j'ai remarqué qu'il y a quand même ce phénomène de fuite en avant, en tout cas
10:19pour ma personne.
10:20« Bon, j'ai fait ça, mais ce n'est pas moi qui ai fait ça. »
10:23Et donc là, cette célébration, c'est à ça qu'on doit s'attendre à ce qu'on revienne musicalement,
10:29sur tout ce qu'on a partagé depuis 25 ans.
10:31Et puis, des fenêtres sur ce que je vivais en même temps dans ma vie d'homme pendant ces périodes
10:38-là.
10:38Donc, je vais partager mes traversées du désert.
10:41Comme j'expliquais, mon premier album, ma première année, c'est une dépression, des envies difficiles.
10:46Alors, j'ai eu un énorme succès.
10:48Et donc voilà, c'est un peu ça, rendre hommage aux personnes.
10:52Donc, aux frères, aux sœurs, aux tati, aux tonton, aux petits frères, aux petites sœurs qui ont contribué à mon
10:57chemin.
10:58Donc, en tant qu'invité.
10:59Donc, ça va se passer sur scène, mais aussi en digital.
11:02J'ai vraiment envie de rendre hommage à toutes les écoles dont je suis un descendant.
11:07L'école Ragamoffine, l'école du Zoop, l'école du live, musique jouée.
11:11Et donc, c'est un peu, c'est vraiment ça.
11:13C'est pour ça que la tournée s'appelle UK25 Célébration.
11:16Cette envie de célébrer ma relation avec ce public.
11:20Voilà, depuis 25 ans, ce dialogue d'amour, ce dialogue de vérité, je l'espère.
11:24Et donc, voilà, c'est ça, UK25 Célébration.
11:31Toujours le même soldat, oui.
11:34Mais pour ceux qui ont la rêve de Star Wars, je dirais qu'on est passé du jeune padawana.
11:41Débutant Jedi.
11:42On va dire ça comme ça, aujourd'hui, je me sens.
11:44C'est toujours le chemin de mon cœur qui est la boussole de ce que je vis.
11:53Et bien, l'actualité, aujourd'hui, donc, c'est 24 heures.
11:57C'est la tournée de célébration.
11:58Et j'essaye aussi un peu de changer ma façon d'être en relation avec vous.
12:01Un peu moins sur les plateformes de streaming.
12:04Plus sur mon site EasyKeninga.fr.
12:06Donc, rendez-vous là-bas pour toutes les infos.
12:08L'amour pour toujours.
Commentaires

Recommandations