00:00La manifestation pacifique initiée par plusieurs acteurs du sport roi au Gabon en vue de contester la nouvelle candidature de
00:08Pierre-Alain Mungengi à la présidence de la Fédération Gabonaise de Football a été avortée par une intervention musclée des
00:16forces de police nationale ce vendredi 3 avril 2026.
00:20Le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité aurait justifié sa décision forte par l'absence de quittus, un
00:28argumentaire que les initiateurs balaient d'un revers de la main.
00:32Initialement prévu pour dénoncer une gouvernance jugée désuette et illégale, la marche du salut a été stoppée dès son entame.
00:40Le motif invoqué par les autorités compétentes est l'absence d'autorisation du ministère de l'Intérieur, une justification peu
00:48convaincante pour les organisateurs qui énoncent le principe du silence administratif valant accord après 72 heures sans réponse.
00:58Face au déploiement sécuritaire, les leaders du mouvement ont choisi la voie de la sagesse en demandant la dispersion des
01:05troupes.
01:05Sur fond de désolation, les leaders du dit mouvement pacifique ont fait le réquisitoire d'une gestion illogique d'une
01:13situation de plein droit.
01:14A ce propos, le docteur Axel Ngemaïdou, candidat évincé de la course à la présidence de la Fégafout, a fustigé
01:22des manigances occultes.
01:24Justement, nous voulons mettre fin à ces manigances, à ces situations occultes, parce qu'aujourd'hui nous sommes une génération
01:32éveillée,
01:33nous sommes une génération consciente qui a décidé de ne plus vivre ce que nos prédécesseurs ont vécu.
01:40Donc par conséquent, nous allons tout faire, mais par tous les moyens, pour démontrer que la situation que nous vivons
01:46aujourd'hui n'est pas l'affaire du docteur Axel Ngemaïdou,
01:48mais c'est l'affaire de l'ensemble de la population. L'ensemble des Gabonais aujourd'hui disent non à
01:53cette manipulation,
01:55à ce comité exécutif sortant, dirigé effectivement par M. Pierre-Alain Ngemaïdou.
02:00Selon ce dernier, cette situation serait ponctuée d'une manipulation du processus électoral.
02:05Ce dernier appelle le ministre de tutelle à prendre ses responsabilités juridiques pour mettre fin à cette cacophonie à 15
02:12jours du scrutin.
02:13S'il n'a pas manqué d'affirmer sans sourcier qu'il n'y aura pas élection, la réalité semble
02:20prendre toute autre voie.
02:21Conscient de la possibilité de contournement de la clameur populaire par des passerelles inavouées,
02:27Rémi Ebanega, ancien international, a mis en exergue la dimension sociale et morale.
02:34Le football, c'est un sport, mais les enjeux du football sont sociaux.
02:37Quand on viole un enfant, ce n'est pas le football.
02:40Vous comprenez ? C'est une famille qui souffre. C'est ce qu'on est en train de vous faire
02:43comprendre.
02:43Le football, ce n'est pas l'équipe nationale du Gabon.
02:46Le football, c'est l'éducation, l'éducation de nos enfants.
02:49Vous comprenez ? L'éducation de la jeunesse gabonaise.
02:52Et pour ça, il faut qu'on ait à la tête des gens qui ont de l'éthique, de l
02:56'intégrité et qui ont des valeurs.
02:58Pour le président de l'ANFPG, l'enjeu dépasse le terrain pour toucher à l'éthique et à la protection
03:04de la jeunesse.
03:05Dans la même veine, Parfendon n'a pas mâché ses mots.
03:09L'ancienne gloire d'Azingo a d'ailleurs qualifié la candidature de Pierre-Alain Mungengi de « crime contre la
03:15jeunesse ».
03:16C'est impossible. Impossible.
03:18Là, vraiment, le pays marche vraiment sur la tête.
03:21Pas sur les pieds, mais sur la tête.
03:22Mungengi ne peut pas être candidat.
03:24Je suis désolé de vraiment laisser Mungengi se représenter comme candidat, mais c'est vraiment un crime.
03:28Un crime contre la jeunesse gabonaise.
03:30C'est un crime.
03:33Reconverti éducateur sportif, Parfendon a rappelé le passif judiciaire du président sortant et l'incohérence d'une fédération qui organiserait
03:43des élections sans être elle-même en règle administrative.
03:47Un élément révélé récemment par le ministère des Sports.
03:50Pour ce dernier, malgré les promesses de retrait en 2022 et un séjour en détention, le candidat unique à ce
03:58jour, à sa succession, serait un danger à écarter à tout prix.
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