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Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe sur les échanges entre Donald Trump et Emmanuel Macron : «Les attaques de Donald Trump sont d'une grande vulgarité».

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Transcription
00:00Déjà, les propos auxquels vous faites référence, les attaques personnelles de Donald Trump sont de grande vulgarité
00:06et ne correspondent pas à ce qu'on devrait attendre d'un chef d'État.
00:10Les États-Unis sont nos alliés, c'est un pays avec lequel on travaille, on travaille sur le soutien à
00:16l'Ukraine,
00:17on a des échanges réguliers, vous savez que le président a toujours eu des échanges à la fois constructifs,
00:21mais très francs, très exigeants avec le président des États-Unis, que ce soit lors de son premier mandat et
00:26ce mandat,
00:27et on continuera à en avoir. Mais l'enjeu, une fois de plus, c'est comment on se donne les
00:30moyens,
00:31collectivement au niveau européen aussi, d'assumer des rapports de force quand il le faut,
00:35de défendre nos intérêts et d'être moins dépendants. Parce que fondamentalement, au-delà de la question de Donald Trump,
00:40vous savez, moi j'ai vécu aux États-Unis, travaillé dans des think tanks, j'ai vu plusieurs administrations américaines
00:45et en réalité, on a vu une grande continuité. L'Europe est beaucoup moins prioritaire, il se tourne vers l
00:51'Asie,
00:51il nous demande d'en faire plus pour nos propres défenses. L'enjeu aujourd'hui pour nous, c'est de
00:55prendre en charge
00:56notre destin, notre sécurité et d'être capable d'agir sur la scène internationale.
01:01Les États-Unis sont nos alliés, mais est-ce que Donald Trump est notre ami ?
01:06En tout cas, là, ses propos et son comportement vis-à-vis de nous n'est pas très amical.
01:11Non mais je vous parle franchement, le comportement n'est pas très amical.
01:16Mais la question fondamentale, encore une fois, moi vous savez, on peut faire du commentaire,
01:20essayer d'analyser, de passer au temps à faire l'exégèse des propos des uns et des autres.
01:23Ce qui m'intéresse, c'est comment...
01:24Ce n'est pas rien, c'est notre relation avec le président des États-Unis.
01:26Vous avez raison, vous avez raison.
01:28Mais ce qui est important, c'est comment se donnent les moyens d'agir sur la scène internationale
01:32et de défendre nos intérêts.
01:34Et ça, encore une fois, c'est très concret.
01:36C'est ce qu'on fait, par exemple, sur les deux mandats du président de la République,
01:39on aura doublé le budget de défense de la France.
01:41Il faudra continuer ce travail de réarmement.
01:43On le fait aussi en investissant dans des coopérations industrielles au niveau européen.
01:48On le fait en soutenant le principe de préférence européenne,
01:52c'est-à-dire que maintenant, l'argent du contribuable européen,
01:54il doit aller à soutenir des technologies européennes,
01:56à soutenir des armements européens et non pas aller acheter américains.
02:00Ça, c'est des choses très concrètes qu'on pousse au niveau européen,
02:03précisément pour ne plus avoir à dépendre des États-Unis ou d'autres d'ailleurs,
02:06puisqu'on voit aussi la pression commerciale de la Chine.
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