00:00Ces craintes de pénurie, ces prix qui flambent, évidemment les professions qui utilisent l'automobile tous les jours,
00:07eh bien le vivent, le subissent et se disent que ça ne peut plus durer.
00:10Jean-Wilfried Forkest, vous êtes dans le Gers à Hoche.
00:14Oui, c'est ça, dans le Gers avec des chauffeurs de taxi qui sont venus de l'Ariège également,
00:19qui sont du Gers, il y a des ambulanciers, il y a des agriculteurs.
00:23On est avec Thierry qui gère une société d'ambulance. Bonjour Thierry.
00:26Bonjour, bonjour tout le monde.
00:27Votre société, ce sont 18 véhicules. Au quotidien, ça veut dire quoi, cette essence qui augmente, ce gazole qui augmente
00:35?
00:36Eh bien ça nous fait quand même un coût vraiment supplémentaire, entre 3 000 et 3 500 euros par mois.
00:43Le surcoût tous les mois lié à cette augmentation ?
00:45Complètement. On en est là aujourd'hui avec cette grosse augmentation du carburant.
00:52Ça nous impacte. Nous ne pouvons pas l'impacter sur nos prix puisque les prix sont établis et fixés avec
01:00une convention au niveau des caisses.
01:03Donc nous ne pouvons que le prendre. Vu que nos marges déjà sont réduites, nous on va travailler souvent à
01:10perte.
01:11Donc vous subissez cette situation ? Vous ne pouvez pas faire autrement ?
01:14Complètement. On n'a aucun impact et aucun retour là-dessus. Donc il y a des choix, même des fois
01:23de course, où on va perdre de l'argent,
01:26que l'on est obligé de faire subir à la patientèle. C'est-à-dire qu'on ne peut pas
01:32les amener pour qu'ils établissent leurs soignes.
01:34Voilà, mobilisation donc ici des ambulanciers, des agriculteurs, des chauffeurs de taxi.
01:40Ce matin, ils sont allés déposer une motion à la préfecture et dans quelques minutes, ils projettent de se rendre
01:45au conseil départemental du Gers.
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