00:00En français on dit, j'ai écouté du Big Flow et au lit.
00:04Mais un fan de rap dirait.
00:06A la base, on pensait que c'était du rap commercial,
00:08des hits et des basses, pour remplir des salles.
00:11On a vu la vague passer, des bons élèves en haut du panier.
00:14Pardon, je crois qu'on s'est jamais autant plantés.
00:17Pardon d'avoir vu trop tard cette rage qui vient du ventre,
00:20de gars avec le trac, de gars qui rêvaient juste de sortir de leur chambre.
00:24Choupi, et inventeur de tacos, qui cuisine des 16 avec la rage de vivre.
00:27Le problème, c'est qu'ils ressemblaient à tout le monde.
00:30Et eux, ils n'avaient pas honte de le dire.
00:33J'ai découvert des mots, des promesses, perdues dans un mêlu-mêlo,
00:36d'adieux, de souvenirs qui nous reviennent dans le métro,
00:38de ces premières, dernières fois où l'on se dit à demain,
00:41et qu'après un voyage sur la lune dont l'on revient,
00:43le plus dur, c'est de réapprendre à marcher sur un fil incertain.
00:47Big Flow et au lit, c'était bien l'histoire de deux frères,
00:50défoncés au rap, dans la cour de la première ère.
00:52Mais si aujourd'hui je suis, je n'écris pas ces verbes pour m'excuser,
00:55parce que dommages et coups de vieux seront toujours éclatés.
00:59Mais sans coup du destin, il y a au moins 400 coups de poing
01:01à encaisser sans coup de main, jusqu'à comprendre enfin
01:04qu'essayer est le plus beau coup du karma.
Commentaires