00:00– Plan proposé à Donald Trump à la demande du président américain
00:04par l'armée américaine, un plan pour saisir l'uranium enrichi en Iran,
00:08plan qui nécessiterait d'acheminer des centaines ou des milliers de troupes
00:12et des engins de terrassement, le tout arriverait par les airs
00:15et ça pourrait prendre des semaines.
00:17– C'est ce qu'on vous disait.
00:18– Didier François, oui mais Didier François, alors ok.
00:20– On pourrait lui suggérer de le mettre dans la fusée justement.
00:23– Mais donc qu'est-ce qu'il a dit, dis-donc ?
00:25– Pour vous c'est non, ça n'arrivera pas.
00:27– Pourquoi dit-il sur les réseaux sociaux et dans ses entretiens aujourd'hui
00:31qu'il accorde à Reuters et au Télégraphe que finalement
00:34ce n'est pas la peine d'aller chercher l'uranium enrichi parce qu'il est enfoui
00:38et qu'on peut surveiller ça très bien par sa élite ?
00:41Parce qu'il a vu le plan qui lui a été soumis,
00:44il a mesuré à quel point c'était complexe, lourd,
00:47mais aussi ce que dit cet article du Washington Post,
00:50extrêmement dangereux pour les troupes qui sont concernées
00:53et donc il s'est rendu compte que pratiquement
00:55que l'équation risque-bénéfice de cette proposition n'était pas tenable.
01:00Et donc il pivote et il dit en fait j'ai jamais voulu aller le chercher,
01:04on peut très bien se contenter de le voir enfui
01:06et de l'observer par satellite.
01:09– Donc on abandonne cette option-là Bertrand Gallichet,
01:11ce soir on la raye, il ne va pas annoncer tout à l'heure
01:13dans son allocution présidentielle, on y va,
01:15j'ai envoyé des hommes sur le terrain, on va récupérer l'uranium.
01:18– On la raye jusqu'à ce qu'il dise le contraire
01:20et vous savez c'est la stratégie du fou,
01:22il ne faut pas oublier ça quand même.
01:24C'est, on s'en souvient peut-être,
01:27quelque chose qui avait été surtout utilisé par Nixon
01:29pour la guerre du Vietnam,
01:31c'est une référence historique intéressante,
01:33parce qu'il avait laissé entendre que tout était possible
01:36et on a vu comment ça s'est terminé,
01:38c'est-à-dire très mal pour les Américains.
01:40Là en l'occurrence il joue évidemment beaucoup sur cette incertitude,
01:44alors dira-t-il ce soir ce qu'il va faire
01:47et surtout fera-t-il ce qu'il dit s'il dit quelque chose ?
01:50Parce que ça n'est pas non plus certain.
01:53Concernant spécifiquement cette affaire d'uranium,
01:57effectivement il y a cette contradiction
01:59qui a été soulignée à l'instant par Thierry Arnaud,
02:02mais le problème c'est que s'il se contente de dire
02:07finalement cet uranium il est inatteignable
02:11et donc on laisse les choses en l'état,
02:14je pense que ça ne suffira pas à rassurer les opinions occidentales.
02:18Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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