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  • il y a 2 jours
Action militaire au sol ou menace d’anéantissement, l’île de Kharg Island, point névralgique de l’industrie pétrolière iranienne, est au cœur des dernières mises en garde de Donald Trump pour tenter de faire pression sur Téhéran. Michel Fayad, spécialiste du Moyen-Orient, rappelle que l’Iran ne peut tenir que trois mois économiquement. Pour lui, « quand les soldats ne sont plus payés, le régime tombe ».

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Transcription
00:00Mais moi je ne crois pas qu'il puisse s'entendre avec les Iraniens, du coup je pense qu'il
00:04va aller vers la prise de l'île de Karg,
00:06parce qu'il y a quelque chose qui est très important, qui est passé un peu inaperçu, c'est qu
00:10'il y a quelques jours,
00:11le président iranien, Pézez Kian, a dit au parlement iranien que l'Iran ne peut tenir que trois mois économiquement.
00:17Sans l'île de Karg ?
00:18Non, non, non. Il a parlé en général, vu la situation, les sanctions économiques, toutes les frappes et la guerre,
00:24et oui, il y a un énorme problème de sécheresse, puisque juste avant la guerre, il était question d'évacuer
00:30Téhéran,
00:31évacuer Téhéran par manque d'eau, et donc il dit lui-même que l'économie iranienne ne peut pas tenir
00:36au-delà de trois mois.
00:37Or, si vous prenez l'île de Karg, et donc vous prenez le contrôle de 90% des exportations de
00:42pétrole,
00:43les trois mois sont drastiquement réduites.
00:45Et puis ce qu'on oublie également, c'est que la République islamique d'Iran, en réalité, d'un point
00:49de vue économique,
00:50c'est une économie socialiste. Il y a énormément de fonctionnaires, il y a énormément de subventions données aux Iraniens,
00:57que ce soit pour l'eau, pour l'électricité, etc.
01:00Et donc s'il n'y a plus de subventions, s'il n'y a plus de salaire, parce que
01:03ces soldats et ces gardiens sont aujourd'hui payés avec quelques semaines de retard,
01:07mais là, s'il n'y a plus l'île de Karg, il n'y a plus de revenus...
01:10Il n'y a plus de carburant.
01:10Il n'y a plus de carburant.
01:12Là, c'est l'explosion.
01:13Ah oui, là, c'est une explosion.
01:14C'est pour ça qu'il disait que le régime s'effondrerait de l'intérieur.
01:16Il y a beaucoup de soldats et beaucoup de gardiens qui refuseront d'aller se battre s'ils ne sont
01:19pas payés, s'il n'y a pas de salaire.
01:21Michel, le risque, moi, que je vois, c'est qu'ils sont perdus, parce qu'évidemment, le régime serait coupé
01:27d'une partie importante de ses recettes.
01:29Ce qu'il peut déclencher sur des infrastructures gazières, ils l'ont déjà fait avec Qatar Énergie ou Pétrolière,
01:35risque de provoquer un chaos énergétique et économique mondial.
01:40C'est ce dont je parlais tout à l'heure.
01:42Ils vont probablement, à ce moment-là, demander aux outils de frapper sur l'Arabie saoudite et les champs pétroliers
01:46saoudiens.
01:47Eux-mêmes, comme vous dites, ils vont peut-être frapper le champ gazier qu'ils partagent avec le Qatar.
01:52Donc, ils ont déjà paralysé 15 à 17 %, ils pourraient le paralyser à 100 %.
01:55Je suis bien d'accord, il peut y avoir des répliques énormes.
01:58Mais eux-mêmes ont un vrai problème économique qui peut conduire à leur chute.
02:03Il ne faut quand même pas oublier une chose, deux choses, en réalité.
02:06La première, c'est que la Serbie, à l'époque, avait reçu énormément de bombardements.
02:11Et quand les bombardements se sont arrêtés, quelques mois après, le régime de Slobodan Milosevic était tombé pour des raisons
02:17économiques.
02:17Ça, c'est une chose.
02:18L'autre chose, le régime de Bachar el-Assad, qui a tenu pendant 13 ans de guerre,
02:23il est tombé en huit jours à partir du moment où Assad ne pouvait plus payer ses soldats.
02:28Quand les soldats ne sont plus payés, le régime tombe.
02:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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