00:00C'est un double problème. A la fois c'est devenu un répertoire d'action de gens de passer directement
00:04à la violence.
00:04Quand on voit les images, on sent que c'est organisé quand ils attaquent la mairie de Fresnes.
00:07Surtout qu'ils attaquent la mairie de Fresnes avec des mortiers d'artifices qu'on peut trouver sur Internet.
00:11Ce n'est même plus des armes interdites.
00:13Donc c'est non seulement délibérément, c'est voulu en fait, mais c'est aussi organisé.
00:17C'est ce que disait Charles Tilly, un sociologue américain, qui disait c'est un répertoire d'action.
00:20C'est-à-dire que vous l'avez déjà légitimé comme pratique par des personnes politiquement plus hiérarchiquement que vous,
00:26donc c'est votre moyen d'action.
00:27Mais quand Vincent Jambrun utilise le terme de brutalisation ?
00:31La brutalisation c'est aussi un terme qu'on a déjà utilisé par le passé,
00:34notamment c'est George Moss, un historien américain,
00:36qui avait décrit la brutalisation au sortir de la guerre 14-18 pour dire que c'est ce qui a
00:41amené le fascisme.
00:42La brutalisation politique amène des mouvances de ce type-là.
00:46Donc la question elle est éminemment politique, mais aujourd'hui, ni à droite ni à gauche, on a répondu à
00:51tout ça.
00:51On a plutôt fait en sorte de s'indigner, on est capable de cibler momentanément des personnes dans l'espace
00:56public
00:56qui vont légitimer ce type d'action, je pense à Jean-Luc Mélenchon,
00:59mais concrètement on a toujours été lâches sur ce sujet, sur le sujet de la violence politique.
01:03Le sujet de la violence des jeunes, on parlait du sujet de la manière dont le maire de la petite
01:09commune de Montcour,
01:10si je ne me trompe pas, a été violenté.
01:12Mais la violence aux élus, ça fait très longtemps qu'elle est présente dans l'espace public.
01:16On n'en parle pas des petits maires qui se font agresser sans arrêt.
01:18Donc ce sujet-là, la manière dont il est abordé, c'est d'une lâcheté politique depuis au moins 20
01:23ou 30 ans.
01:24Personne n'a voulu mettre les mots dessus.
01:26Et aujourd'hui, on est à rebours totalement du sujet.
01:29On n'a pas véritablement les armes, je pense, politiques pour répondre à ça.
01:32Et pour moi, c'est avant tout, c'est la lâcheté.
01:35Pour moi, nous sommes des lâches sur ce sujet.
01:37Judith.
01:38Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Commentaires