Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
Sur CNEWS, ce lundi 22 septembre, l'analyste politique Mehdy Raïche s'est exprimé sur la gestion des OQTF en France : «Le président Tebboune rit en voyant ce genre de situation».

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Alors là, il y a plusieurs points à noter.
00:02Le premier, c'est qu'on voit qu'il y a une stratégie.
00:04Je demande l'asile en Belgique, parce que je sais très bien qu'en France, on ne me le donnera pas.
00:07Donc on voit que c'est une stratégie diplomatique qu'il faudra avoir au niveau de l'Union européenne.
00:10Donc là, il y a une structuration, à la fois sur la question des frontières, mais aussi de la diplomatie.
00:15Ce n'est pas juste le cas français, c'est au niveau européen, que fait-on ?
00:18Donc là, il y a un vide politique ici qui est important.
00:20Moi, j'ai un avantage sur ce type de sujet, c'est que j'ai une double culture.
00:24Mes parents, mon père, est algérien.
00:25Je vous assure que du côté algérien, ils rigolent en voyant cette situation.
00:29Ils en rient.
00:30Quelqu'un comme Téboune, il rit de cette situation.
00:33Je m'explique.
00:34Pour l'Algérie, tout à l'heure, tu parlais de faire un bras de fer avec la France.
00:38Je ne pense pas qu'aujourd'hui, la France soit en capacité de faire un bras de fer avec l'Algérie.
00:41Parce que l'Algérie, plus on va rentrer dans le bras de fer avec elle,
00:45plus pour elle, ce sera un objet de politique intérieure.
00:47Et précisément, avec ce type de personnes qui arrivera sur le territoire,
00:51ils vont jouir de cette situation, puisqu'ils vont se dire,
00:53« Regardez, tous nos délinquants à nous, vous allez les prendre.
00:57Pour nous, dans ce cas-là, ça sera une arme migratoire contre vous.
01:02Et plus vous aurez de problèmes avec nos migrants, plus nous, ça sera une politique intérieure.
01:05Regardez, on est contre la France. »
01:07Donc il n'y a qu'une solution à tout ça ?
01:09Le bras de fer, je ne sais même pas si on a une capacité de le gagner aujourd'hui.
01:12C'est arrêter les accords de regroupement familial et les accords de pension.
01:15Sur le cas de Bolem, c'est ça.
01:16Est-ce que ça, c'est possible à mettre en œuvre à un moment donné ?
01:18Je ne pense pas aujourd'hui. Parce qu'en fait, l'Algérie est devenue quand même pas mal indépendante vis-à-vis de ces questions-là.
01:24Elle peut... Elle s'est rapprochée de la Chine, elle s'est rapprochée de la Russie.
01:28Elle essaie de s'installer comme une puissance régionale en Afrique.
01:30Je pense aussi à la question de Bolem Sansal.
01:33Je pense à ce que disait Arnaud Bénéditi sur ce type de questions.
01:35Pour eux, c'est devenu un symbole.
01:37En fait, quand ils condamnent, par exemple, à 5 ans de prison, c'est symbolique pour eux.
01:41Ils savent très bien qu'il a atteint un cancer, qu'il est à la fin de sa vie.
01:43Ils ne vont pas lui mettre 15 ans ou 20 ans de prison.
01:45Ça n'a aucun sens.
01:46Ça n'a pas de sens.
01:47Ils ne vont pas lui coller un an de prison.
01:48Parce que s'ils le collent un an de prison, c'est un signe diplomatique pour dire
01:51« Écoutez, on peut négocier sur sa libération. »
01:53Non, ils en collent 5.
01:54Comme ça, quand on vous colle 5 ans de prison en Algérie,
01:57vous allez les faire et vous allez crever en prison.
02:00Cette stratégie-là, c'est une stratégie du pouvoir algérien.
02:02Donc, ce qu'on a aujourd'hui, c'est non seulement l'incapacité de la France
02:06sur ces sujets, sur ces sujets diplomatiques, l'Algérie a entamé un bras de fer,
02:09mais c'est surtout que le corps diplomatique français a été dépecé depuis des années.
02:12Sous-titrage Société Radio-Canada
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations