00:00Pour rendre visite à ses patients, cette infirmière libérale parcourt jusqu'à 1300 km par semaine,
00:05soit deux pleins de carburant, qu'elle paye évidemment de plus en plus cher.
00:09Un plein c'est 20 euros de plus approximativement.
00:12Ça fait vite une belle enveloppe à la fin du mois en plus.
00:15Et elle ne peut pas réduire son activité puisqu'elle a une obligation de continuité des soins envers ses patients.
00:19Elle leur facture 2,75 euros le déplacement, un montant qui n'a pas évolué depuis 4 ans et qui
00:24ne couvre pas ses frais réels.
00:25Ça peut impacter le salaire qu'on va se verser, oui.
00:27Ça c'est sûr, c'est un peu déprimant.
00:30Déprimant parce qu'on s'investit, on se donne à fond et en fait on n'est pas payé pour
00:37notre travail.
00:38Et cela impacte aussi ses potentiels nouveaux patients.
00:40S'il est en dehors de mon circuit habituel, je dirais non parce que ce ne sera pas rentable.
00:46Contrairement aux transporteurs routiers ou aux pêcheurs, la profession n'est pas concernée par les aides du gouvernement annoncées vendredi
00:51dernier.
00:52Liliane et le syndicat qui la représente se sentent abandonnées par l'État.
00:55On va dire qu'on est quelque part un petit peu fataliste parce que ce n'est pas la première
01:00fois qu'on nous oublie.
01:02Mais en même temps, on ne peut pas laisser passer cette attaque concernant l'accès aux soins de nos patients.
01:09Donc nous, il nous faudrait au moins 20 centimes au litre d'aide.
01:13Sans cela, elle n'exclut pas d'organiser une grève de nouveaux soins, ce qui pénaliserait les patients qui n
01:18'ont pas encore d'infirmiers libéraux.
01:19Merci.
01:20Merci.
01:21Merci.
01:21Merci.
01:21Merci.
01:22Merci.
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