00:00À l'instant, le Premier ministre israélien qui réagit sur l'autre polémique de la journée, Olivier Ravanello,
00:06il dit que dans le fait d'interdire l'accès au Saint-Sépulcre pour la messe des Rameaux,
00:11une semaine avant Pâques, je le cite, il n'y avait pas d'intention malveillante.
00:14Il s'agit de finir cette polémique pour Benjamin Netanyahou.
00:18Oui, exactement, d'un début de crise diplomatique qui a commencé à poindre depuis le début de la journée,
00:24autour de cet événement inédit, pour faire très simple et rapide,
00:29le patriarche latin voulait entrer dans le Saint-Sépulcre,
00:33qui est le lieu le plus saint pour les chrétiens, là où il a le tombeau du Christ,
00:38non pas pour y célébrer une grande messe, parce que ces grands rassemblements sont interdits en Israël
00:43depuis le début de la guerre, que ce soit pour les chrétiens, que ce soit dans les mosquées ou dans
00:47les synagogues,
00:47mais pour continuer la liturgie, il y a à l'intérieur du Saint-Sépulcre
00:52quelques membres grecs orthodoxes, franciscains, qui sont à demeure,
00:55et donc de célébrer avec eux une petite messe, mais qui permet, encore une fois,
01:00de marquer la continuité de la liturgie sur le Dimanche des Rameaux,
01:03qui est un moment extrêmement important, puisqu'on est une semaine avant Pâques.
01:06Et donc, le patriarche, avec un autre responsable religieux,
01:12ont été arrêtés par les policiers dans la vieille ville, qui est à moitié vide,
01:16et puis on ne l'a pas laissé rentrer, on ne l'a pas laissé aller jusqu'au Saint-Sépulcre.
01:19Et ça, c'est complètement inédit depuis des siècles.
01:22Donc, ça a créé une émotion très vive de la part du patriarche,
01:25qui a dû célébrer une messe sur le Mont des Oliviers, à l'extérieur de la vieille ville.
01:29Ça a créé une émotion extrêmement importante en Italie,
01:32où Giorgia Meloni a été choqué par ce qui a été dit,
01:36et de la part d'Emmanuel Macron.
01:37Pourquoi le président français s'est-il prononcé ?
01:41Parce que la France, depuis François 1er et Soliman le Magnifique,
01:45a la responsabilité morale et aussi logistique d'assurer la sécurité
01:50de tous les pèlerins, de tous les chrétiens qui sont dans cette région.
01:53Donc, Emmanuel Macron, lui aussi, s'est ému de ce qui s'était passé.
01:57Et là, Benyamin Netanyahou, peut-être avec un peu de retard,
02:01finit par dire qu'en gros, c'est un policier qui a fait un excès de zèle.
02:04C'est un faux pas, parce qu'on rappelle en fait que les trois lieux sains de Jérusalem
02:08étaient fermés depuis la fin février.
02:11officiellement, pour des raisons de sécurité,
02:14là, il y a eu excès de zèle.
02:15Oui, de la part d'un policier qui avait des ordres de ne laisser personne rentrer
02:19et qui n'a pas fait la différence avec le patriarche.
02:23Oui, c'est un peu facile.
02:25On ne portera pas de jugement de valeur.
02:26On est simplement là pour dire qu'il y avait potentiellement, en effet,
02:30une crise diplomatique s'il y avait eu une intention délibérée
02:33d'empêcher le patriarche.
02:35On peut dire qu'elle est dénouée.
02:36Ce que dit Netanyahou, c'est qu'il n'y a aucune volonté de cela.
02:38Et il cherche à apaiser les choses.
02:40Encore une fois, une réaction peut-être un peu plus rapide
02:42pour éviter cette petite escalade diplomatique qu'on a connue dans l'après-midi.