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  • il y a 9 minutes
Disant être âgé de 17 ans et de nationalité sénégalaise, un homme interpellé dans la nuit de vendredi à samedi a affirmé avoir été recruté sur Snapchat pour mener cet attentat contre la somme de 600 euros.

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Transcription
00:00Et monsieur le ministre de l'Intérieur, le parquet national antiterroriste s'est très vite saisi de cette affaire, de
00:06cet attentat à déjouer. Pourquoi ?
00:08Alors d'abord, permettez-moi de revenir sur les faits, peut-être dans la nuit, effectivement, entre 3 et 4
00:13heures du matin,
00:14donc rue de la Boétie, dans les locaux de cette banque, Bank of America,
00:20les effectifs de la préfecture de police, dont je veux saluer vraiment la réactivité et l'efficacité,
00:25qui sont des dispositifs de sécurisation dans le contexte international.
00:28Il faut savoir que partout sur le territoire national, j'ai demandé aux forces de sécurité intérieure d'être extrêmement
00:34attentives
00:34à la protection des intérêts américains et des intérêts de la communauté juive également.
00:39Etats-Unis, Israël, avec cette confusion toujours entre nos compatriotes juifs et les intérêts israéliens,
00:46donc on est extrêmement attentifs parce qu'on sait que dans le contexte, il y a une menace évidemment qui
00:50pèse,
00:50et donc les forces de sécurité intérieure sont attentives et font énormément de missions de sécurisation.
00:55Et c'est ce qui s'est passé cette nuit, où un équipage de la brigade anticriminalité du 8e arrondissement
01:00de Paris
01:01a aperçu deux individus qui déposaient effectivement ce qu'on appelle un engin explosif improvisé,
01:06avec un bidon contenant probablement de l'hydrocarbure et un dispositif de mise à feu,
01:11au moyen d'un gros pétard, étaient en train d'essayer d'allumer cet engin,
01:15pendant qu'un autre filmait d'ailleurs, et donc ils sont intervenus, on en a interpellé un,
01:19et le second est évidemment activement recherché.
01:22Donc ils étaient là au bon moment, au bon endroit, ou ils avaient eu des signaux d'alerte ?
01:26Non, ils étaient là au bon moment, au bon endroit, comme sur de nombreux sites dont nous adsocions la sécurisation,
01:30énormément de sites, encore une fois, beaucoup de sites de la communauté juive et beaucoup de sites d'intérêt américain,
01:36donc il y a un gros dispositif de sécurisation qui a été déployé depuis le déclenchement du conflit en fait,
01:40on l'a dit à plusieurs reprises dans les médias, et donc ils ont interpellé un individu,
01:44le second est activement recherché, et pour répondre très précisément à votre question,
01:48pourquoi le parquet national antiterroriste se saisit ?
01:50Il se saisit parce que cette affaire, elle nous fait vraiment penser à d'autres types d'actions exactement similaires
01:57qui se sont déroulées dans d'autres pays ces jours derniers, en tout cas depuis le déclenchement du conflit,
02:02aux Pays-Bas, en Belgique, au Royaume-Uni, on a eu aussi la Norvège,
02:08avec l'ambassade des Etats-Unis à Oslo qui a été touchée.
02:11Sans faire de victimes, mais effectivement avec le même mode opératoire.
02:15Un engin explosif improvisé, qui est déposé par des individus qui sont soit des mineurs, soit des jeunes hommes,
02:21qui appartiennent plutôt à la délinquance de droit commun, et qui sont rétribués pour mener ces actions.
02:26Et d'ailleurs, dans les pays européens que je cite, il y a eu en plus une revendication,
02:31par un groupuscule dont on le connaît, dont on ne s'est pas vraiment identifié,
02:35mais un groupuscule identique qui revendique ces actions.
02:39Donc, manifestement, il y a une action concertée, et donc le parquet national antiterroriste s'est saisi.
02:44Il a saisi, comme vous l'avez dit, la direction générale de la sécurité intérieure
02:48et la section antiterroriste de la police judiciaire.
02:50Mais c'est très important ce que vous êtes en train de nous dire.
02:52On va parler évidemment de la garde à vue de cet individu dans un instant, ce qu'il dit, son
02:55profil.
02:56Mais vous faites, vous, directement le lien entre ce qui s'est passé la nuit dernière à Paris
03:01et le conflit au Moyen-Orient.
03:03Oui, bien sûr. Je fais évidemment le lien comme ministre de l'Intérieur.
03:07Le procureur national antiterroriste fait le lien entre les actions qui ont été menées
03:11dans ces pays européens voisins, ou les revendications qui ont été publiées sur les réseaux sociaux.
03:19Dans les pays européens, que je cite, les actions ont abouti.
03:22C'est-à-dire qu'il y a effectivement eu des mises à feu.
03:24Il n'y a jamais eu uniquement du dégât matériel, jamais de blessés.
03:29Mais les revendications qui ont été exprimées dans ces pays faisaient référence au conflit.
03:33Donc la France est désormais dans le camp des méchants ?
03:35Non, la France n'est pas dans le camp des méchants.
03:38Ce sont des actions qui visent les intérêts américains, vous l'avez vu.
03:41Donc c'est pour cela que nous sommes présents, que nous protégeons ces intérêts.
03:45Et je veux rappeler que dans cette affaire, les individus ont été interpellés.
03:48L'un d'entre eux a été interpellé.
03:49Alors précisément.
03:50Et surtout, l'action a été déjouée. Cette action violente n'a pas eu lieu.
03:54Mais un homme, un deuxième individu est toujours dans la nature, vous allez nous en parler.
03:58Mais pour celui qui a été interpellé, 17 ans, d'origine sénégalaise, ces informations sont confirmées ce soir ?
04:05C'est le parquet national antiterroriste qui le confirmera.
04:07Mais je peux vous dire évidemment que c'est un individu mineur, on verra ce qu'est le second.
04:11En tout cas, ce sont comme dans ces pays européens dont je parlais, manifestement deux individus
04:17qui ont des profils plutôt de délinquants de droit commun,
04:19qui accomplissent ces actions violentes moyennant une rétribution et qui appartiennent plutôt au milieu de droit commun.
04:25C'est ce qu'on appelle, en langage policier, je me permets ce terme, des proxys.
04:29Connus des services de police, donc ces individus...
04:31Pour des affaires de droit commun.
04:32Pour des affaires de droit commun.
04:34Le deuxième est toujours dans la nature ou est-ce qu'il a été interpellé ?
04:37Est-ce que vous avez des informations à nous donner à ce sujet ?
04:39Je ne peux pas donner d'informations.
04:41Il est évidemment activement recherché.
04:44Est-ce qu'il parle en garde à vue, celui qui a été interpellé ?
04:47Est-ce qu'il pointe des commanditaires ?
04:49Non, je ne peux pas vous prévéler des éléments d'enquête.
04:51Ce que je peux vous dire, c'est que le parquet national antiterroriste
04:54et l'ensemble des services et le procureur vont évidemment tout faire
04:56pour remonter la chaîne des commanditaires.
04:58Selon nos informations, il dit donc qu'il a été recruté sur Snapchat pour 600 euros.
05:04Vous, vous faites directement le lien avec le conflit au Moyen-Orient.
05:08Allons droit au but.
05:09Qui peut donc se cacher derrière cette attaque ?
05:11Qui peut être le commanditaire ?
05:12C'est un mode...
05:13Alors d'abord...
05:14On parle de l'Iran ?
05:15C'est un mode opératoire.
05:16C'est le mode opératoire habituel.
05:17Vous savez, quand le conflit s'est déclenché, avec le Premier ministre
05:21et un certain nombre de ministres, nous avons reçu des représentants
05:23des partis politiques à Matignon pour leur exposer ce qui se passait
05:26évidemment sur zone et puis les menaces qu'il pouvait y avoir
05:30sur le territoire national.
05:31Ce type de menace, nous l'avons clairement exposée.
05:34Nous le disons depuis le début.
05:36Dans ce type de conflit, vous avez effectivement un certain nombre
05:41de services iraniens qui sont susceptibles de mener des actions
05:44telles que celles-là, ont moyen de proxy.
05:46Est-ce que c'est le cas au cas d'Espèce ?
05:48Je n'en sais rien du tout.
05:49Je n'en sais rien du tout.
05:50Simplement, ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a une grosse similitude
05:52entre cette action et ce qui s'est passé dans d'autres pays européens
05:54où des acteurs qui ont été interpellés, puisqu'il y a eu aussi des interpellations
05:58dans d'autres pays européens, avaient posté des vidéos
06:00qui faisaient clairement référence au conflit.
06:02Voilà.
06:02Je ne pointe pas à un commanditaire.
06:04Je dis, voilà, il y a quand même une suspicion importante.
06:05Vous nous expliquez le scénario privilégié, c'est-à-dire que ça passe par les services
06:09iraniens ?
06:10Ça, c'est l'enquête.
06:10C'est l'enquête qui va le déterminer.
06:12C'est une suspicion importante.
06:13Moi, ce que je veux vous dire comme ministre de l'Intérieur...
06:14Mais la responsabilité iranienne est davantage privilégiée que la responsabilité russe ?
06:19Évidemment.
06:20Mais ce que je veux dire comme ministre de l'Intérieur, c'est que surtout,
06:22nous avons un dispositif de protection depuis le déclenchement du conflit
06:25qui a pris en charge, à titre individuel, un certain nombre d'opposants iraniens
06:29qui sont protégés physiquement.
06:31Nous protégeons l'ensemble des synagogues, l'ensemble des sites d'intérêt américains.
06:36Et nous sommes présents sur l'ensemble.
06:38Les forces de sécurité intérieure sont présentes.
06:40C'est ce que j'ai demandé.
06:41C'est ce que le Premier ministre a demandé également.
06:44Nous sommes présents sur l'ensemble du territoire.
06:46On a augmenté le niveau, le volume de militaires sentinelles engagés.
06:50J'en remercie madame la ministre des Armées pour protéger nos concitoyens
06:55et protéger notre territoire.
06:55Mais ça veut dire, monsieur le ministre, et on en a donc la preuve a priori concrète,
07:00que dans cette guerre asymétrique dont on parle tant,
07:03l'Iran pourrait se servir du territoire français pour mener des attaques
07:08à moindre frais, à moindre coût, contre les intérêts israéliens et américains ?
07:13C'est ce que nous avons dit dès le début.
07:14Ce sont évidemment ces intérêts-là qui sont ciblés.
07:16Oui, mais là, ça se concrétise.
07:17Ce n'est pas la France qui est ciblée.
07:18Ce n'est pas la France qui est ciblée par ses actions.
07:20Ce sont évidemment ici les intérêts américains.
07:23Mais ce que je veux encore vous dire, c'est que ça n'est pas nouveau.
07:25Les services de renseignement connaissent parfaitement ces modes opératoires.
07:29Nous les avons vus à l'œuvre ces jours derniers dans un certain nombre de pays européens.
07:32Et nous avons un dispositif de protection qui est parfaitement adapté
07:35pour faire face à cette menace.
07:36Toujours sur le mode opératoire, a priori il y a peu d'employés
07:39devant une banque à 3h du matin.
07:41Et on avait affaire aussi à un deuxième individu qui visiblement filmait le premier.
07:45Ça, qu'est-ce que ça nous indique selon vous ?
07:47Ça, ça indique très clairement qu'il filmait probablement pour poster une vidéo
07:51de revendication de cette action, si elle avait réussi.
07:54Et encore une fois, c'est bien pour cela que le procureur national antiterroriste,
07:58que les policiers placés sous mon autorité et sous l'autorité du procureur pour cette action,
08:02font évidemment le rapprochement avec les actions qui ont eu lieu ailleurs en Europe.
08:05Manifestement, il voulait revendiquer cette action.
08:07On n'est pas sur une action de dégradation gratuite, manifestement.
08:11Il y avait un message politique qu'il voulait faire passer.
08:14Et encore une fois, ce sont des proxys, ce sont des individus qui, généralement,
08:17pour quelques centaines d'euros, quelques milliers d'euros, réalisent ce type d'opération.
08:20C'est-à-dire que les proxys iraniens, ça peut aussi prendre cette forme-là.
08:24Ce ne sont pas simplement les outils au Yémen, ce n'est pas simplement le Hezbollah au Liban.
08:30Ça peut être aussi ça, les proxys d'Otéron.
08:32Des délinquants de droit communs qui peuvent être effectivement manipulés pour mener ce type d'action.
08:36Et encore une fois, nous avons un dispositif qui est vraiment à la hauteur.
08:39Nous sommes prêts.
08:40Oui, bien sûr, nous sommes prêts.
08:41Mais vous savez, le risque zéro n'existe jamais.
08:43Mais on va continuer notre dispositif de protection, évidemment, à très haut niveau.
08:49Vous dites, évidemment, le risque zéro n'existe jamais.
08:51Mais malgré tout, c'est un tournant quand même, non ?
08:54Qu'il y ait une action de ce type sur le territoire national dans le contexte, c'est la première
08:59fois.
08:59Après, vous parlez au ministre de l'Intérieur.
09:02Moi, je travaille avec les services de renseignement, avec les forces de sécurité intérieure.
09:05On en a discuté avec le Premier ministre.
09:06Vous savez, on l'a évoqué devant les représentants des partis politiques.
09:10Il y avait une probabilité que ce type d'action soit tentée sur le territoire.
09:13Ça a été le cas.
09:14Ça a été déjoué.
09:15On va rester dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent, évidemment, extrêmement vigilants.
09:19Voilà.
09:19Mais on ne peut pas dire...
09:20Nous ne sommes pas surpris du déploiement de ce mode opératoire.
09:23Ce qui compte, c'est la réaction que nous avons, qui est à la hauteur de cet événement, manifestement.
09:27Voilà.
09:28C'est vrai que vous l'avez...
09:29Juste, sur l'engin explosif improvisé, il visait manifestement à commettre des dégâts,
09:35mais il ne vaut mieux pas ne pas passer à côté quand il est mis à feu et qu'il
09:38explose.
09:39Cet engin peut être létal.
09:41Bien sûr.
09:41Je ne relativise pas du tout.
09:43Bien sûr.
09:44C'est du jargon policier de dire que c'est un engin explosif improvisé.
09:48Ça veut dire que c'est quelque chose qui est confectionné, qui est assez rudimentaire.
09:51La mise à feu, c'était un pétard, mais ça peut faire quand même des dégâts.
09:53Mais ça peut avoir des conséquences dramatiques.
09:55C'est vrai que vous l'avez dit, au premier jour de la guerre, vous avez envoyé deux circulaires coup
10:00sur coup
10:00à tous les préfets, disant attention, alerte rouge, enfin surveiller particulièrement
10:04tous les sites américains et la communauté juive.
10:09Mais quand même, comme le dit Alice, on pensait être un peu préservé dans notre relation avec l'Iran.
10:16Est-ce que ce n'est pas un signe que la France devient un théâtre d'opération possible ?
10:23Non, très honnêtement, non.
10:27Au cas d'espèce, c'était des intérêts américains.
10:29Il y a eu, par le passé, je vous le rappelais,
10:31Laurent Valdiguet, vous connaissez parfaitement ces sujets.
10:34Lorsque j'étais haut fonctionnaire, directeur général de la sécurité intérieure,
10:37nous avons déjoué un attentat qui était dirigé contre l'association des Moudjanin du peuple.
10:41Honnêtement, ce n'est pas nouveau, ce n'est pas quelque chose qu'on découvre.
10:43Ce qu'il faut vraiment retenir, c'est que c'est quelque chose qu'on a anticipé
10:46avec le Premier ministre, avec l'ensemble du gouvernement.
10:48Évidemment, moi, comme ministre de l'Intérieur, on a anticipé la protection de notre territoire à très haut niveau.
10:53C'est ce que nous faisons.
10:54Votre homologue allemand a dit qu'il craignait la présence de cellules dormantes en Allemagne iranienne.
11:02Ce sont des éléments de renseignement, je ne m'étendrai pas là-dessus,
11:05mais vous imaginez bien que nous avons parmi les meilleurs services de renseignement du monde,
11:09entre la DGSI, la DGSE,
11:11vous imaginez bien qu'il y a évidemment un certain nombre d'individus, d'objectifs,
11:15qui font l'objet d'un suivi particulier.
11:16Il faut s'en féliciter. C'est plutôt rassurant qu'inquiétant, je dirais.
11:19C'est plutôt rassurant qu'inquiétant.
11:21Voilà ce que je voulais dire.
11:22Encore une fois...
11:22En tout cas, il y a une vigilance maximale, on l'a compris.
11:25Vous nous avez dit qu'on est prêts et on savait que ça pouvait potentiellement se passer.
11:31Mais malgré tout, je reviens sur la présence des policiers ce soir-là,
11:34au bon moment, au bon endroit.
11:36Vous nous affirmez qu'il n'y avait eu aucun signaux d'alerte quelques jours avant ?
11:39Mais non, mais ce sont des dispositifs de sécurisation.
11:42Vous savez, quand un ministre de l'Intérieur s'exprime,
11:44on voit des circulaires qui demandent au préfet de prendre en compte la sécurisation d'un certain nombre de points.
11:48Quand je m'exprime en disant que nous sécurisons un certain nombre de sites,
11:51ce ne sont pas des mots, ce sont des actions.
11:52Donc on est présent sur le terrain et au cas d'espèce, il y a eu effectivement une intervention.
11:56Et je félicite le préfet de police, l'ensemble de ses équipes.
11:59Voilà, c'est une action violente qui a été déjouée.
12:02Maintenant, pas de triomphalisme, on va rester extrêmement concentrés dans les jours et dans les semaines qui viennent.
12:06C'est ce que me demande le Premier ministre et le Président de la République.
12:08Mais vous faites totalement le lien avec ce conflit au Moyen-Orient.
12:12Qu'est-ce que vous dites ?
12:13Je fais le lien, encore une fois, par similitude entre cette action et ce que l'on a vu dans
12:194 pays européens ces jours derniers
12:22et de la revendication qui a été exprimée à ce moment-là.
12:25Je ne doute pas une seule seconde que si cette action avait abouti et que si la vidéo avait été
12:30postée,
12:31heureusement, ça n'a pas été le cas.
12:33Je ne doute pas une seule seconde que cette référence aurait été faite également.
12:35Oui, mais ce n'est quand même pas anodin que...
12:38Rien n'est pas dans ce type d'action, il n'y a rien d'anodin.
12:40Et qu'est-ce que vous dites aux Français qui nous regardent et qui se disent
12:42« Mais nous, on n'a rien à voir avec ce conflit, on n'en veut pas de cette guerre,
12:46on n'a pas en payé le prix sur le sol français »
12:48et qui s'inquiètent de voir ce qui s'est passé malgré tout ?
12:51Encore une fois, il n'y a pas eu de victime, l'attentat a été déjoué,
12:54les policiers ont fait leur travail.
12:56Cette fois, tout s'est bien passé.
12:57Mais qu'est-ce que vous dites aux Français qui nous regardent là et qui s'inquiètent ?
13:00Mais c'est qu'on est très présent, qu'on a un dispositif de protection qui est à très haut
13:03niveau
13:04depuis que le conflit a démarré.
13:06Voilà, protection encore une fois de tous les sites que j'ai cités,
13:08je ne vais pas me répéter, mais c'est ça, on a un dispositif de protection à très haut niveau.
13:12Une dernière question qui concerne le reste de l'actualité,
13:17qui n'a rien à voir avec ce conflit au Moyen-Orient,
13:19mais ce sont des images qui ont marqué les esprits, qui ont interpellé.
13:22C'est la mairie de Frennes qui a été visée par des tirs de mortier
13:26et qui a été saccagée par plusieurs individus, on le voit avec le visage dissimulé.
13:32Une enquête a été ouverte.
13:33Le tout s'est passé à la veille de l'installation du nouveau conseil municipal.
13:39Monsieur le ministre, est-ce que vous voyez une dimension politique dans ces images ?
13:45Est-ce qu'on peut imaginer que ce soit, malgré tout, une tentative d'intimidation
13:50pour les futurs occupants de la mairie,
13:52alors qu'on sait que le climat a été très tendu au lendemain des municipales ?
13:56Alors d'abord, je condamne évidemment fermement cette action.
13:58Je l'ai fait dès ce matin sur les réseaux sociaux,
14:02en disant que c'est une atteinte à la République.
14:03On voit la violence de cette attaque, les dégradations qui ont été commises.
14:08Ce sont des individus qui rentrent dans l'accueil de la mairie
14:10et qui pénètrent dans certains bureaux, qui commettent des dégradations.
14:12Donc je condamne fermement.
14:13Je peux vous dire que les motifs, les mobiles ne sont pas connus.
14:18Il faut rester prudent.
14:19Il y a la sûreté territoriale du Val-de-Marne, de la préfecture de police, qui est saisie.
14:24Donc moi, je fais toute confiance aux enquêteurs pour rapidement confondre les auteurs.
14:28Il y a un chemin de...
14:29Ces personnes sont arrivées.
14:31Il y a eu un...
14:33Je suppose qu'on a de la vidéoprotection qui a pu filmer des images.
14:37Voilà, il y a un chemin de fuite sur lequel les enquêteurs vont travailler,
14:39comme ils le font d'habitude.
14:40Je suis persuadé qu'ils vont réussir à confondre certains auteurs.
14:43Et toute la lumière sera faite sur ce fait qui est très grave
14:45et que je condamne à nouveau très fermement.
14:47C'est vraiment une attaque.
14:48Est-ce qu'il y a de la France aujourd'hui, quand on voit ce type d'événements
14:51qui se produisent après une élection ?
14:54Ça dénote... Je ne le relis pas.
14:57On verra ce que l'enquête dit.
14:58Mais vous savez, je crois que je l'ai dit à l'Assemblée aux questions d'actualité,
15:02la campagne des municipales s'est déroulée dans un climat de tension,
15:05en tout cas un climat beaucoup plus tendu que les années précédentes.
15:08Voilà, ce que ça dit, c'est qu'il y a quand même une radicalisation,
15:11une brutalisation dans les échanges politiques, dans les rapports politiques,
15:14qui inquiète et à laquelle nous apportons une réponse ferme
15:18et qui doit rester extrêmement ferme.
15:19C'est la vie démocratique qui est en jeu.
15:21Gérald Darmanin a parlé aujourd'hui d'un climat pré-révolutionnaire électoral.
15:25Les mots sont forts.
15:26Merci beaucoup, Laurent Nunez, d'avoir été avec nous sur ce plateau.
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