00:00C'est-à-dire que c'était un homme connu à la fois pour son humilité, sa discrétion,
00:04mais c'était un homme qui revendiquait d'être un homme d'État.
00:07Il a concouru à la magistrature suprême, il a été un grand serviteur de la République
00:13dans plusieurs fonctions, d'élus local, de parlementaires, de ministres de l'éducation,
00:16de premiers ministres, de membres du Conseil constitutionnel.
00:19Et donc moi je trouve que c'est un moment de concorde national
00:21et je mesure l'ampleur et la diversité des témoignages,
00:25y compris de ceux qui ont été ses adversaires politiques,
00:27qui considèrent qu'il a servi dignement.
00:30Et c'est un beau mot qui lui va, la dignité, qu'il a servi dignement le pays.
00:33Et donc c'est légitime et nécessaire d'avoir cet hommage national.
00:37C'était un acteur de la gauche d'hier, vous êtes un acteur de la gauche d'aujourd'hui,
00:39vous voulez être un acteur de la gauche de demain.
00:41Qu'est-ce qu'il y a à retenir de la gauche de Lionel Jospin pour la gauche de demain
00:44?
00:45C'est que c'est possible de concilier la gauche du réel,
00:48celle qui est consciente des contraintes, du sérieux budgétaire,
00:51mais en même temps d'une aspiration de transformation de la société.
00:55Moi j'ai un souvenir au moment où il met en place, il est Premier ministre en 1997,
00:59avec ses grandes mains de basketteurs, et dans un environnement qui n'est pas facile,
01:03et il explique qu'il va faire les 35 heures.
01:05Et il a cette image, je la revois comme ça, il prend sa main et il dit,
01:08ce qu'on peut prendre, on le prend.
01:12Et donc, parce qu'il l'a fait intelligemment,
01:15dans la négociation avec les partenaires sociaux,
01:18avec l'outil législatif à la fin pour contraindre.
01:21Et donc voilà, c'est cette intelligence des situations,
01:24la transformation radicale de la société,
01:26enfin vraiment, le bilan de ce quinquennat Jospin,
01:29même s'il n'a pas été président de la République,
01:31mais ses cinq années de Premier ministre,
01:32c'est un bilan qui matrice encore notre pays.
01:35Les 35 heures, je viens d'en parler,
01:37il y a des gens qui sont pour, des gens qui sont contre,
01:38mais personne ne les a remis en question.
01:40Mais il n'a pas été.
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