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  • il y a 2 jours
Transcription
00:00La prochaine exclu PS5 arrive bientôt et elle va faire du bruit.
00:04Saros, c'est le nouveau projet de Housemarque, le studio derrière Returnal.
00:07Un jeu spectaculaire et extrêmement nerveux, mais aussi super difficile.
00:12Du coup, Saros est-il aussi hardcore que Returnal ou est-il plus accessible ?
00:16Une chose est sûre, il pourrait bien être la prochaine bombe de la PlayStation 5.
00:25Alors cette preview, on l'a faite directement chez Housemarque, dans leur loco à Helsinki en Finlande.
00:30Les développeurs nous ont d'abord présenté le jeu, leur vision et leurs inspirations, histoire de poser le décor.
00:35Puis, on a enfin pris la manette.
00:37On a joué un peu plus de 3h sur PS5, mais ça suffit déjà pour prendre la température.
00:40On a aussi pu discuter avec Gregory Lauden, le creative director.
00:44C'était l'occasion d'en apprendre un peu plus sur les intentions du studio et sur la direction que
00:48prend Saros.
00:48Et très honnêtement, eh ben Saros va faire très mal.
00:51Première chose à savoir, ce n'est pas la suite de Returnal.
00:54Il est complètement indépendant, donc pas besoin d'avoir joué à Returnal.
00:58On joue Arjun Devraj, un agent envoyé sur une planète appelée Carcosa.
01:02Au départ, la mission paraît assez simple.
01:03Une colonie humaine installée sur cette planète a soudainement cessé de donner signe de vie.
01:08Plus de messages, plus de communications, plus rien.
01:10L'organisation Soltari envoie donc plusieurs agents sur place pour comprendre ce qui s'est passé
01:14et retrouver les membres des expéditions précédentes.
01:17Et parmi les disparus, il y a quelqu'un de très proche d'Arjun.
01:20Ce qui rend évidemment la mission beaucoup plus personnelle.
01:23Arjun est incarné par Raoul Coley, un acteur qu'on a déjà vu dans plusieurs séries
01:27comme Ice Zombie, Sermon de minuit ou encore La chute de la maison Usher.
01:31Dès les premières scènes, on sent que le personnage a du charisme,
01:33même s'il est encore assez discret au début de l'aventure.
01:36On a vraiment l'impression qu'il y a beaucoup de choses derrière lui
01:38et qu'il va se dévoiler progressivement.
01:40Très vite, la mission prend une tournure beaucoup plus étrange.
01:43Carcosa est une planète profondément hostile, menacée par une éclipse permanente,
01:47qui influence tout ce qui se passe à sa surface.
01:49Au fil de l'exploration, on comprend que cette éclipse n'est pas juste un phénomène astronomique.
01:53Elle joue un rôle central dans ce qui arrive à la planète
01:55et dans la disparition de la colonie.
01:57La narration fonctionne de manière assez particulière.
02:00Le jeu ne raconte pas tout d'un coup.
02:02On découvre les choses petit à petit au fil de l'exploration
02:05grâce à des enregistrements audio,
02:07à certains éléments dans les décors
02:08et à des cinématiques qui viennent ponctuer les moments importants.
02:11Et c'est quelque chose qu'on a vraiment aimé.
02:13On découvre les secrets de Carcosa, tentative après tentative.
02:17Une mort, une nouvelle information.
02:18Une run, un nouvel indice.
02:20Du coup, mourir ne donne pas seulement l'impression d'échouer,
02:23ça fait aussi partie de la progression.
02:24Certains moments nous ont particulièrement marqué.
02:26La découverte de l'hologramme de la femme d'Arjun par exemple.
02:29C'est un passage assez fort.
02:30À ce moment-là, on comprend beaucoup mieux ce qui motive le personnage
02:32et pourquoi il continue à avancer.
02:34Les enregistrements audio sont aussi très bien utilisés.
02:37Ils donnent des informations importantes,
02:38sans tout révéler, ça entretient le mystère
02:41et ça donne envie de continuer à explorer.
02:43Tout ça va créer une narration sombre, mystérieuse, très atmosphérique.
02:47L'histoire se construit autour du gameplay et de l'exploration
02:49et les cinématiques viennent récompenser la progression du joueur.
02:53Bon, difficile d'oublier l'univers de Saros tellement il est marquant.
02:56On est dans de la science-fiction horrifique et cosmique
02:58avec une ambiance sombre et bien flippante.
03:00Très vite, on reconnaît certaines inspirations.
03:02Les visuels font penser à Alien.
03:04Il y a un petit côté métal hurlant, un peu étrange, un peu expérimental.
03:08Et même des vibes qui rappellent l'ovni japonais Blame.
03:12On sent aussi l'influence de Lovecraft,
03:13surtout dans cette idée d'une entité cosmique qui dépasse l'entendement humain.
03:17Mais bon, le jeu ne va pas juste reprendre des références.
03:19Il mélange plein d'inspiration différentes pour créer quelque chose d'unique.
03:23Au centre de tout ça, il y a Karkoza.
03:25La planète donne l'impression d'être vivante.
03:27C'est un monde bizarre, inquiétant,
03:29qui évolue et qui réagit à ce qui se passe autour de nous.
03:32Dans les premiers biomes qu'on a pu explorer,
03:34on découvre déjà pas mal de choses intrigantes.
03:36Des créatures très particulières, des structures gigantesques,
03:39des paysages qui donnent envie d'aller voir ce qu'il y a plus loin.
03:42Certains ennemis font penser à des divinités, comme Shiva,
03:45et on sent que plusieurs cultures,
03:47plusieurs cosmogonies sont à l'origine de ce monde étrange.
03:50Il y a aussi un conflit assez central.
03:52D'un côté, l'organisation Soltari,
03:55très tournée vers la technologie et l'exploration scientifique.
03:57Et de l'autre, un culte mystérieux qui vénère l'éclipse
04:00et qui semble défendre des valeurs beaucoup plus sombres,
04:02comme la corruption ou la cupidité.
04:04Très vite, on comprend que ce culte joue un rôle important
04:07dans ce qui se passe sur la planète.
04:09On sent qu'il y a derrière tout ça un mystère bien plus grand,
04:11quelque chose qui pourrait même redéfinir l'univers de Saros.
04:14Visuellement, Saros impressionne déjà beaucoup.
04:16Le jeu utilise le moteur graphique bien connu Unreal Engine 5,
04:19mais avec des petites modifs internes, appelées graphites.
04:22L'objectif, c'est d'offrir un monde extrêmement détaillé et dynamique.
04:25Et il y a plusieurs moments où on s'est carrément arrêté pour observer
04:29genre une structure en ruines gigantesque ou certaines statues,
04:32juste parce qu'on avait envie de les admirer.
04:34De leur côté, les combats deviennent parfois un véritable spectacle visuel.
04:38Les tirs, les explosions, les capacités spéciales
04:41transforment l'écran en une sorte de feu d'artifice permanent.
04:44Les effets visuels sont partout, mais le jeu reste lisible,
04:48ce qui est essentiel dans un jeu aussi nerveux.
04:50Les simulations environnementales sont très réussies.
04:53Le brouillard, l'eau, les particules, tout ça réagit de manière naturelle
04:56et ça participe à l'atmosphère générale du jeu.
04:59On a l'impression d'explorer une planète vivante.
05:01Et puis le jeu tourne en 4K, 60 images par seconde sur PS5.
05:04C'est indispensable pour un titre aussi exigeant.
05:07Au-delà de la technique, c'est surtout la direction artistique qui nous a frappés.
05:10Chaque zone possède une identité visuelle forte
05:12et les décors sont souvent gigantesques, parfois presque irréels.
05:16Les deux premiers biomes qu'on a explorés nous ont bluffés,
05:19tout comme certaines créatures et surtout les boss,
05:21des sortes de cerises bien vénères sur un gâteau sombre et hardcore.
05:31Comme on pouvait s'y attendre, Saros reste un jeu exigeant.
05:35La philosophie du studio est toujours la même,
05:36un gameplay facile à apprendre mais difficile à maîtriser.
05:39Le jeu adopte une structure roguelite
05:41dans laquelle la mort fait partie intégrante de l'expérience.
05:44On meurt souvent, surtout face aux boss qui représentent de véritables défis,
05:47et on retente notre chance encore et encore.
05:50Mais c'est aussi ça qui rend le jeu addictif.
05:52Les premières morts sont presque amusantes,
05:54on recommence, on apprend et on progresse.
05:56Et même quand on bloque vraiment vraiment vraiment longtemps sur un boss,
05:59on finit par relancer une partie, juste pour le plaisir de souffrir.
06:03Les combats sont extrêmement nerveux,
06:05les développeurs parlent d'un balai de balles
06:07et l'expression décrit parfaitement ce qu'on ressent manette en main.
06:10Tout repose sur le mouvement.
06:11Les ennemis attaquent rapidement,
06:13les projectiles envahissent l'écran
06:14et chaque affrontement demande de rester en déplacement.
06:17Les contrôles sont très intuitifs,
06:18ça permet de prendre rapidement le jeu en main,
06:20mais derrière cette accessibilité,
06:22il y a une vraie profondeur.
06:23Chaque combat demande des réflexes,
06:25du timing,
06:26des prises de décision rapides.
06:27Le nouveau système de bouclier apporte aussi une dimension stratégique intéressante.
06:31Il permet d'absorber certaines attaques ennemies
06:33et de les renvoyer sous forme de pouvoir psychique.
06:36Par moments, les affrontements ressemblent presque à un ping-pong cosmique permanent
06:40entre Arjun et les ennemis.
06:41Un autre détail qui a son importance dans un roguelite,
06:43les niveaux ne sont pas générés de manière procédurale.
06:46En clair, les zones sont conçues à la main
06:48et puis elles sont réassemblées différemment à chaque tentative.
06:52Donc ça permet de garder un level design précis,
06:54mais ça renouvelle toujours l'expérience quand même.
06:57La planète Carcasa elle-même évolue constamment,
06:59ça renforce l'impression d'explorer un monde vivant.
07:02Saros est un jeu qui peut vous faire perdre votre calme
07:04et vous faire rire aux larmes,
07:06des larmes de somme et de plaisir.
07:08On se souvient par exemple d'un combat contre un boss
07:10où on découvre enfin la troisième phase
07:12après deux premières déjà très difficiles.
07:14L'adrénaline monte, on commence à comprendre le pattern
07:17et là on meurt instantanément parce qu'on était mal placé.
07:19Sur le moment, on a éclaté de rire
07:21tellement la tension était retombée d'un coup.
07:24Le jeu introduit aussi plusieurs systèmes
07:25pour rendre la progression plus accessible.
07:27Pendant l'exploration, on récupère différentes ressources
07:29qui servent à améliorer les attributs d'Arjun
07:31et à débloquer définitivement de nouvelles compétences.
07:34La devise de Saros pourrait être « Reviens plus fort »
07:37et c'est 100% vrai.
07:38À ça s'ajoutent aussi les modificateurs liés à Carcosa
07:41qui peuvent faire varier les conditions de jeu
07:43d'une tentative à l'autre.
07:45Selon les cas, ils peuvent aider à survivre plus longtemps
07:47ou au contraire rendre les choses encore plus compliquées.
07:50C'est une manière de garder un vrai niveau de challenge
07:52tout en apportant un peu plus de variété
07:54et de flexibilité aux joueurs.
07:56Les runs restent relativement en cours.
07:58Généralement, c'est entre 15 et 30 minutes.
08:00Ça permet d'enchaîner rapidement
08:01et ça limite le sentiment de frustration.
08:03On sent une volonté de faciliter un peu l'expérience
08:06par rapport à Returnal
08:07mais Saros reste clairement un jeu exigeant
08:10et d'ailleurs on est mort très souvent pendant notre session
08:12par inattention, par méconnaissance d'un ennemi
08:15ou parfois simplement par malchance.
08:17Et malgré tout, on est reparti pour un tour.
08:27Saros reprend clairement l'ADN de Returnal
08:30des combats très nerveux, un gameplay très arcade
08:32et un jeu qui ne vous fera clairement pas de cadeaux.
08:35Mais en même temps,
08:36on sent que Housemarque essaye de tendre la main au grand public.
08:39Son univers de science-fiction sombre est intriguant,
08:42la direction artistique fonctionne bien,
08:44la technique impressionne
08:45et la planète Carcosa donne clairement envie d'en voir beaucoup plus.
08:48Après, il reste une grande question, la difficulté.
08:51Parce que oui, ça reste un jeu exigeant
08:53et ça ne plaira pas forcément à tout le monde.
08:54Mais si vous aimez les jeux vidéo où chaque victoire se mérite,
08:58alors Saros est le jeu à surveiller sur PS5 en 2026.
09:02Nous, on en a bavé, on a adoré et on a hâte d'y retourner.
09:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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