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  • il y a 1 semaine
Michel Fayad, analyste politique, était invité de l’émission 100% Actu sur CNEWS ce dimanche 22 mars. «Si les unités de désalinisation de l’eau sont détruites, les pays du Golfe entreront en guerre», a-t-il évoqué. 

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Transcription
00:00Je pense que justement les pays arabes du Golfe regardent un peu ce qui va être détruit de leur côté.
00:05Si jamais leurs unités de désalination de l'eau sont détruites, c'est quelque chose qui les pousserait peut-être
00:13à rentrer en guerre.
00:14Et de même que le fait que leurs sites pétroliers de champs de production de pétrole ou de gaz, s
00:20'ils venaient à être visés encore plus,
00:23forcément que c'est aussi quelque chose qui pourrait les entraîner à rentrer dans le conflit.
00:27Et aussi une troisième chose dont on parle très très peu, c'est la présence d'une minorité chiite très
00:33importante dans plusieurs pays arabes du Golfe.
00:36Et même au Bahreïn, les chiites sont même majoritaires, ils sont plus des deux tiers de la population.
00:40Mais en Arabie Saoudite, les chiites sont 15%, mais ils sont majoritaires dans tous les champs pétroliers.
00:45Au Qatar et au Koweït, ils sont plus de 25% de la population. C'est quand même assez conséquent.
00:53Et puis pareil, il y a à peu près une vingtaine de pourcents, si ce n'est plus, aux Émirats
00:57Arabes Unis.
00:57En fait, ces chiites peuvent à un moment donné être utilisés, instrumentalisés.
01:02D'ailleurs, durant les années 2010, au moment du printemps arabe, enfin du soi-disant printemps arabe,
01:08qui s'est transformé en automne islamiste, mais c'est une autre histoire,
01:11il y avait eu déjà un conflit entre sunnites et chiites au Bahreïn,
01:15et qui avait entraîné l'Arabie Saoudite à faire rentrer son armée au Bahreïn,
01:20pour maintenir le roi sunnite face à sa population majoritairement chiite.
01:23Donc tous ces jeux peuvent également être utilisés par la République islamique d'Iran.
01:27Une déclaration qui vient de nous parvenir, Michel, peut-être un premier commentaire,
01:30puisque vous avez la main.
01:32Le président du Parlement iranien, qui s'exprime par un communiqué,
01:37je ne sais pas si on peut l'afficher.
01:38Voilà, merci aux amis en régie.
01:41Immédiatement, après que les centrales électriques et les infrastructures de notre pays seront visées,
01:45les infrastructures vitales, ainsi que les sites énergétiques pétroliers dans toute la région,
01:50seront considérées comme des cibles.
01:52Donc ils confirment ce qu'on est en train de commenter.
01:56Ce sont des cibles légitimes et seront détruites de manière irréversible.
02:00Le prix du pétrole restera élevé longtemps.
02:02Jetez à terre ce que vous tenez dans votre main droite.
02:04Cela engloutira ce qu'ils ont construit.
02:07Il y a un commentaire.
02:09Déjà, ce qu'il faut bien comprendre...
02:10Il pourra y d'en pour d'en, c'est vraiment, on est dans cette logique.
02:13Oui, et Mohamed Barer Halibaf n'est pas n'importe qui.
02:17Il n'est pas non seulement président du Parlement iranien,
02:19il a longtemps été le maire de Téhéran.
02:21C'est un des plus grands officiers des gardiens de la révolution iranienne.
02:26C'est un des cinq grands personnages qui dirigent aujourd'hui le pays.
02:31Il est beaucoup plus important que le président de la République islamique d'Iran,
02:35ce qu'on vous dit, le président, le président,
02:36mais il a finalement très peu de pouvoir, très peu de charisme, très peu de puissance.
02:40Halibaf, lui, en a énormément.
02:42Et donc, quand il dit qu'il va frapper les infrastructures vitales,
02:47c'est ce dont on parlait, donc les unités de désalignement de l'eau.
02:50Quand on parle des sites énergétiques et pétroliers,
02:53il faut revenir à ce que je vous disais tout à l'heure,
02:55que demain, en principe, les Houthis vont faire l'annonce de leur entrée en guerre.
02:59Et là aussi, ça veut dire que l'Iran et les Houthis pourraient tous les deux frapper les sites énergétiques
03:05dans les pays arabes du Golfe.
03:06Donc, les Houthis pourraient frapper toute la production de pétrole en Arabie Saoudite.
03:12L'oléoduc Sumed, donc Suez-Méditerranée, qui traverse le canal de Suez,
03:15pour nous transporter en Europe 2,5 millions de barils de pétrole.
03:19Et de l'autre côté, la République Sumed-Iran, elle, elle peut donc frapper un peu le reste,
03:23y compris, comme je l'ai dit tout à l'heure aussi, l'oléoduc qui traverse Bakou, en Azerbaïdjan,
03:28pour venir en Turquie, à Sayan, qui transporte et du pétrole et du gaz,
03:32et sur lequel est Mme von der Leyen mise pour compenser la perte du gaz russe.
03:37Ah, oui.
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