00:00Il faut toujours rester optimiste dans la vie, mais comme le dit Michel, ça risque fort de se compliquer.
00:10Concernant cette coopération des 20 pays, il faut noter que pour l'instant il s'agit de paroles et pas
00:16d'actes.
00:16Pourquoi ? Parce qu'en fait on n'a pas les moyens sur place, il faut le temps de ramener
00:19tous les bateaux.
00:20Et si vous analysez soigneusement ce qu'a dit notre président Emmanuel Macron,
00:24il a dit lorsque le moment sera venu et que la situation se pacifiera.
00:29Pourquoi il dit ça ?
00:30Moi il se trouve que j'étais sur place officier de marine au détroit d'Ormuz en 1981, au moment
00:35du deuxième choc pétrolier,
00:36pour garder ouverte la route du pétrole.
00:38Le golfe Persique, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que c'est une mer fermée, avec un petit
00:42détroit au bout.
00:42Si vous faites rentrer un bateau militaire là-dedans, en termes un petit peu imagés, c'est ce qu'on
00:48appelle un trois-ras.
00:49C'est-à-dire vous rentrez, mais pour ressortir, il faut être à portée de tous les canons, de toutes
00:53les mines,
00:53de tous les plongeurs et de tous les petits sous-marins de poche que l'Iran a encore.
00:57Alors, autrement dit, quand nous on y était en 1981, on ne rentrait pas dans le golfe.
01:01On ne faisait pas rentrer les bateaux, les gros bateaux, les frégates, multimissions, etc. dans le golfe,
01:05parce que vous êtes coincés, une fois que vous êtes dedans.
01:08C'est quelques dizaines de mètres de profondeur, le golfe Persique.
01:12200 mètres de profondeur maximum, profondeur moyenne 80 mètres.
01:16Donc vous êtes à portée de tout, et notamment de l'Iran, de haut en bas.
01:20Et donc les bateaux de guerre, ils évitent de rentrer dedans, surtout sous le feu de l'Iran.
01:26Alors il faudrait pacifier une zone par l'armée de terre.
01:31C'est pour ça que sans doute Trump envoie des hommes pour...
01:35Il faut pacifier toutes les îles qui sont au milieu, plus une bande côtière sur une distance suffisante,
01:41pour ne pas pouvoir tirer les roquettes, les missiles, etc. sur les pétroliers.
01:45Donc c'est un très gros travail, ce n'est pas demain la veille.
01:48Et pour l'instant, les bateaux restent en dehors, par prudence.
01:52L'ultimatum, c'est 48 heures.
01:53L'ultimatum, c'est 48 heures.
01:54C'est cette donnée qu'il faut prendre en compte.
01:55C'est la problématique que vous êtes en train de souligner, qui est très importante.
01:59Et en même temps, cet ultimatum, c'est-à-dire que dans les 48 heures,
02:02si tout cela n'est pas rentré dans l'ordre, vous avez Donald Trump qui jure de frapper les installations
02:07électriquiraniennes.
02:07On verra ce qu'il se passera.
02:08Mais je doute qu'il se passe grand-chose dans 48 heures.
02:11Trump tente le quitte ou double en demandant la capitulation de l'Iran, en quelque sorte.
02:15L'Iran, ils n'ont pas du tout l'intention de capituler.
02:17Donc il est fort à craindre que ça chauffe encore davantage dans 48 heures.
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