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  • il y a 12 heures
Sarah Knafo, députée européenne et vice-présidente de "Reconquête", était l'invitée du Face à Face sur BFMTV et RMC ce vendredi 20 mars.

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Transcription
00:00Il est 8h28, vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Sarah Knafow.
00:04Bonjour Pauline Demer.
00:05Vous êtes députée européenne, vice-présidente de Reconquête.
00:08Vous étiez candidate à la mairie de Paris.
00:10Vous vous êtes qualifiée pour le second tour, mais vous vous êtes retirée.
00:15Emmanuel Macron est intervenu à différents niveaux pour faire en sorte d'aider aux retraites de Sarah Knafow.
00:22Voilà ce qu'affirme Emmanuel Grégoire, le candidat de la gauche à Paris.
00:25Est-ce qu'Emmanuel Macron est intervenu pour que vous vous retiriez ?
00:29Ça s'appelle un mensonge.
00:30J'ai écouté M. Emmanuel Grégoire ce matin sur RTL.
00:33Je l'ai trouvé bien moins affirmatif qu'il ne l'était hier déjà,
00:36puisque maintenant il nous dit « c'est ce qu'on m'a dit, c'est ce que j'ai
00:38entendu ».
00:39M. Grégoire entend des voix.
00:41Vous savez, si quelqu'un avait voulu peut-être me faire douter de me désister,
00:45ce serait si Emmanuel Macron avait osé m'appeler pour me demander une chose pareille.
00:49Ce n'est pas Emmanuel Macron qui a dit à ma place le premier soir de mon annonce de candidature
00:53sur TF1
00:53que jamais je ne ferai perdre la droite et que je ferai tout pour battre la gauche.
00:56C'est moi qui l'ai dit, c'est mon sens des responsabilités.
00:59Et quand on demande à M. Grégoire, pourquoi est-ce qu'il imagine qu'Emmanuel Macron serait intervenu ?
01:04Vous savez ce qu'il dit ?
01:05Il dit parce que Sarah Knafo a réalisé un score historique à la ville de Paris
01:08et que c'est un trop gros sacrifice de se désister pour entrer au Conseil de Paris
01:12parce que c'était historique.
01:14M. Grégoire est un politicien depuis tellement longtemps
01:16qu'il ne peut même pas envisager que dans la vie,
01:19parfois, il y a des sacrifices parce qu'on a le sens des responsabilités.
01:22Parce qu'il appartient à un parti de magouilleurs et qu'il pense que tout ne repose que sur les
01:26magouilles.
01:27Et bien moi, je lui dis, je vais vous surprendre, M. Grégoire,
01:29parce que mon retrait ne repose sur aucune magouille.
01:32Il repose sur mon sens des responsabilités.
01:34Vous savez, il y a une personne qui m'a poussée à me désister.
01:37C'est un homme.
01:37Il s'appelle Emmanuel Grégoire.
01:39Alors, c'est lui, c'est son bilan.
01:40C'est le fait qu'il ait couvert depuis dix ans, l'omerta,
01:43dans des affaires de viol d'enfants de trois ans, dans le périscolaire.
01:47Une omerta.
01:47Quand on est au courant depuis dix ans,
01:49quand depuis dix ans vous avez un rapport qui prévient la mairie de Paris
01:52et que rien n'est dit et que rien ne sort,
01:55c'est M. Grégoire en personne qui m'a poussée à me désister avec son programme communiste
01:59qui veut réquisitionner des logements,
02:01qui veut imposer jusqu'à 40% de logements sociaux à Paris,
02:04qui veut transformer la capitale en un HLM géant.
02:06C'est lui qui me pousse à me désister ce matin
02:08et j'appelle mes électeurs à faire barrage à ce M. Grégoire
02:11qui, non seulement a un programme communiste,
02:14non seulement est allié avec des antisémites,
02:16mais en plus, ce matin, nous prouve à quel point c'est un menteur.
02:19Sarah Knafo, concrètement, il revient sur ses propos.
02:23Il dit qu'Emmanuel Macron est personnellement intervenu
02:28auprès d'un certain nombre de personnes
02:32qui pourraient être des soutiens de reconquête.
02:36Je vous pose la question très clairement.
02:38On l'a bien compris, Emmanuel Macron ne vous a pas appelé.
02:41Mais est-ce qu'il a appelé certains de vos proches ?
02:43Est-ce qu'il a fait appeler certains de vos proches ?
02:45Est-ce que vous...
02:46Que nous dire ce matin, rien, zéro, nada, personne.
02:48Rien, zéro, nada, personne.
02:50Je vous ai entendu hier, au moment où cette information est sortie.
02:52Vous avez dit qu'Emmanuel Macron ait intérêt à faire cela, pourquoi pas,
02:55mais que Sarah Knafo obtempère.
02:57Je vous ai entendu, vous l'avez dit,
02:58et j'ai trouvé ça intelligent,
02:59parce que je pense que tous ceux qui nous écoutent se disent,
03:01voilà un homme.
03:02C'est-à-dire qu'il a intérêt aujourd'hui à se revendiquer
03:05effectivement d'un choix d'Emmanuel Macron.
03:07Voilà un homme, Emmanuel Macron,
03:08qui n'a même plus autorité sur ses soutiens.
03:10C'est la débandade partout dans la Macronie.
03:11Il ne se fait plus respecter par des gens
03:13qu'il a lui-même nommé Premier ministre.
03:14Mais ce monsieur Macron va avoir une influence
03:17sur ses opposants, sur moi.
03:18Moi, je vais obéir à...
03:19Les mots d'Emmanuel Grégoire, c'est
03:22Emmanuel Macron est donc intervenu à différents niveaux
03:24pour faire en sorte d'aider au retrait de Sarah Knafo
03:26auprès d'intermédiaires,
03:28auprès de gens qui ont historiquement soutenu Reconquête.
03:31Il y a des gens entre vous et Emmanuel Macron
03:33qui auraient pu...
03:34Je vais vous le répéter.
03:35Rien, il y a une personne qui m'a poussée à me désister,
03:37c'est monsieur Grégoire.
03:38Mais je comprends que dans son esprit
03:40de vieux politiciens, de vieux briscards de la politique
03:43qui a écumé au PS pendant des années,
03:45je comprends que pour lui,
03:46ce soit étrange de voir une jeune femme
03:48qui débarque en politique et qui se dise
03:49moi j'ai un sens des responsabilités,
03:51je ne veux pas que ce monsieur-là
03:52remporte la mairie de Paris.
03:53Et je vous avoue que oui, Apolline,
03:55c'est un sacrifice.
03:56Quand j'aurais pu faire entrer
03:57entre 10, 12, peut-être 14
03:59élus au Conseil de Paris,
04:00il faut que les gens me mesurent ce que c'est.
04:02C'était les meilleurs.
04:03Les gens sur ma liste,
04:04personne d'autre n'a travaillé autant qu'eux.
04:06Sur aucune des listes,
04:07des gens n'ont été aussi rigoureux qu'eux.
04:08Sarah Knafo, vous avez hésité ?
04:10À me désister ?
04:11Moi, ce que j'ai hésité,
04:12c'est que je voulais une union.
04:13Pendant ces quelques heures
04:14qui m'ont séparée de mon résultat,
04:16manifestement oui.
04:17Et vous savez pourquoi c'est raté ?
04:18J'ai eu Mme Dati au téléphone.
04:19Vous savez ce qu'elle m'a dit ?
04:20C'est M. Edouard Philippe
04:21qui en empêche.
04:22C'est M. Edouard Philippe
04:23qui pose un veto.
04:25Rachida Dati vous a dit
04:25Edouard Philippe pose un veto ?
04:27Ça veut dire que si Edouard Philippe
04:28n'avait pas posé le veto,
04:29elle aurait fait alliance avec vous ?
04:29Maintenant, Dieu seul le sait,
04:31puisque c'est ce qui s'est passé.
04:32Mais vous savez,
04:33ces vieux barons de LR...
04:36Vous êtes en train de dire ce matin,
04:37en fait, j'ai parlé
04:38avec Rachida Dati.
04:39Tout à fait.
04:45Exactement.
04:45Puisque le lundi matin,
04:46j'ai mon score.
04:47Je vois que je dépasse les 10%,
04:4810,40.
04:49Je remercie d'ailleurs mes électeurs
04:50qui ont voté pour une ville heureuse
04:52et j'espère, j'espère
04:53que leur voix sera représentée.
04:54Qui appelle ?
04:55Parce que si Mme Dati gagne,
04:56ce sera grâce à eux.
04:57Qui appelle ?
04:57Et je voulais leur dire.
04:58C'est quelqu'un de son équipe
04:59qui appelle pour nous mettre en relation.
05:00Et là, tenez-vous bien,
05:02elle me dit
05:02Edouard Philippe et Pierre-Yves Bournazel
05:04mettent un veto
05:05à cette union des droites
05:06que j'ai appelé de mes voeux
05:07depuis le premier jour de ma candidature.
05:08Moi, j'ai toujours été cohérente.
05:09Attendez, je vais finir.
05:10Qui dit que j'appelle de mes voeux ?
05:11Je vais vous donner d'autres informations.
05:14Donc, quand je commence ma candidature,
05:16je dis que je sois première,
05:17deuxième ou troisième,
05:18peu importe,
05:19je tendrai la main
05:19et j'appellerai à une union des droites.
05:21Résultat, quand j'ai mon score,
05:22c'est exactement ce que je fais.
05:24Je dis, je tends la main
05:24à Mme Dati.
05:26On s'appelle
05:26et à ce moment-là,
05:27elle me dit
05:28Edouard Philippe pose un veto.
05:29Et ça, j'espère que les gens
05:30l'entendent bien
05:31et s'en souviendront
05:32pour 2027
05:33et s'en souviendront
05:33dans les mois qui viennent.
05:34Parce que, je dis
05:35M. Edouard Philippe,
05:36mais aucun baron de LR,
05:38aucun,
05:38n'a appelé à une union des droites.
05:40Et M. Bertrand
05:41et Mme Pécresse.
05:42Vous êtes un flot de parole.
05:43Sarah Knafo,
05:44je suis invitée pour ça.
05:46Je voudrais,
05:47vous êtes invitée
05:48pour poser des actes,
05:51des mots
05:51sur des questions,
05:53des rumeurs.
05:54Vous êtes en train
05:55vous-même de dire
05:56en réalité,
05:57l'équipe de Rachida Dati
05:59m'a appelée
06:00lundi après-midi.
06:01Rachida Dati
06:02m'a dit
06:03si Edouard Philippe
06:04s'oppose
06:05à cette union,
06:06est-ce qu'elle a fini
06:07la phrase en disant
06:08sinon je l'aurais faite ?
06:09Non, elle n'a pas fini
06:10cette phrase.
06:10C'est pour ça que je vous dis
06:11Dieu seul le sait.
06:12Donc Rachida Dati
06:13ne vous a pas dit
06:14j'aurais voulu faire
06:15l'union de la droite
06:16avec vous ?
06:16Non, elle n'a pas dit ça.
06:17Non, ce que je vous dis.
06:18Elle n'a pas dit ça.
06:19Ce que je vous dis.
06:19Non, parce qu'il y a
06:20beaucoup de choses
06:20qui sont prêtées aux uns
06:21et aux autres.
06:21Ne prêtons pas des choses
06:22aux uns et aux autres.
06:23Soyons clairs.
06:24M. Bournazel,
06:25lorsqu'il a posé son veto
06:25il a fait un tweet
06:26et il l'a fait clairement.
06:27Donc là,
06:28on n'est pas en train
06:28d'entendre des voix
06:29ou de supputer
06:30sur les intentions
06:30des uns et des autres.
06:31Mme Pécresse,
06:32M. Bertrand,
06:33M. Larcher,
06:34M. Copé,
06:35tout ce qu'ils ont dit,
06:36ils l'ont dit publiquement.
06:37Quand ils n'ont dit
06:38jamais d'union avec la droite,
06:39ils l'ont dit
06:40à vos antennes,
06:41ils l'ont dit
06:41sur des plateaux de télévision.
06:42Rachida Dati
06:42n'a pas fait l'union avec vous ?
06:44Exactement.
06:44Moi ce que je dis,
06:45c'est que tout ce qui vient
06:46de se passer cette semaine,
06:47que les électeurs de droite
06:48s'en souviennent,
06:49qu'ils sachent
06:50qui a été de leur côté
06:51et qui ne l'a pas été.
06:52Moi je suis du côté
06:53du peuple de droite.
06:54Nous sommes du côté
06:55des Français
06:56qui demandent cette alliance.
06:57Et par conséquent,
06:58puisqu'elle a été refusée,
06:59j'aurais pu me dire
07:00en réflexe,
07:01disons d'orgueil blessé,
07:03puisqu'elle refuse
07:03ma main tendue,
07:04je ne me retire pas,
07:06je reste et elle perdra
07:07et elle verra.
07:07Mais, mais,
07:09aujourd'hui je ne me retire pas
07:10pour Mme Dati,
07:10je me retire pour Paris,
07:11je me retire pour mes enfants,
07:13je me retire pour la capitale
07:14de mon pays.
07:15Parce que ce qui se passe
07:15à Paris est trop grave.
07:16Parce qu'après 25 coups
07:18de déploiements socialistes.
07:18Vous étiez parlé avant ?
07:19Vous étiez parlé avant
07:19avec Rachida Lassou ?
07:20Je veux dire tout au long
07:21de la campagne, jamais ?
07:21Absolument pas.
07:22C'est la première fois
07:22que vous vous parliez ?
07:23C'était la première fois.
07:23Oui, l'un d'après-midi
07:24puisqu'on ne se connaissait pas.
07:25Vous le dites,
07:26vous auriez aimé
07:26cette union des droites.
07:28Clairement,
07:28on le voit,
07:30elle n'a pas eu lieu,
07:31cette union des droites
07:31au niveau des appareils.
07:33LR a rejeté partout
07:36la possibilité éventuelle
07:37d'une union des droites
07:38et les quelques-uns
07:39qui auraient été tentés
07:41comme abris contre Baird
07:42ont été expulsés du parti.
07:44Les RN rejettent également
07:46cette idée d'union des droites
07:48ce que vous appelez à nouveau.
07:51On entend Jordan Bardella
07:52qui vous accuse
07:53de semer la zizanie à droite,
07:55de n'être là au fond
07:56que pour faire perdre la droite.
07:58Voilà ce qu'il dit.
07:59Est-ce que vous considérez aujourd'hui
08:00que c'est quand même un échec ?
08:02C'est un échec de l'union de la droite
08:03que vous appelez ?
08:03Parlons du Rassemblement National.
08:05Voilà le Rassemblement National
08:06qui a pris la décision
08:08de se maintenir dans plus de 10 villes
08:10de plus de 30 000 habitants
08:11au risque de faire perdre la droite.
08:13C'est le cas à Dijon,
08:14à Clermont-Ferrand,
08:15à Brest,
08:15à Tours,
08:16à Limoges,
08:16à Avignon,
08:17à La Roche-sur-Yon,
08:18dans toutes ces communes.
08:19Le RN,
08:19alors qu'il n'a aucune chance
08:20de gagner,
08:21qu'il fait parfois 11-10%
08:23a décidé de se maintenir
08:25au risque de faire perdre la droite.
08:26Voilà la différence
08:27entre un parti responsable,
08:28celui que je représente
08:29et qui dit
08:30qu'au-delà des enjeux partisans,
08:32qui fait qu'aujourd'hui
08:33les Français détestent les politiques
08:34parce qu'on sait
08:35qu'ils ne font tout ça
08:36que pour avoir
08:37quelques petits postes
08:37de conseillers municipaux par-ci.
08:39Moi, je dis
08:39soyons responsables.
08:41Ils décident,
08:41tous ceux que vous avez cités,
08:42d'être la droite la plus bête du monde,
08:44je décide d'être plus intelligente qu'eux.
08:46Et en étant plus intelligente qu'eux,
08:47j'espère faire battre la gauche dimanche
08:50et j'appelle mes électeurs
08:51à faire barrage à la gauche.
08:53Vous appelez vos électeurs
08:54à faire barrage à la gauche,
08:55est-ce que vous les appelez
08:56à voter Dati ?
08:56Alors Kishikiru,
08:58il n'y a pas le choix.
08:59Il faut voter Dati
09:00si on veut faire barrage
09:01à la gauche dimanche.
09:02Vous appelez vos électeurs,
09:05ce que vous voulez dire,
09:07c'est que vous ne voulez pas voter
09:09Dati par défaut ?
09:10Oui, pour faire barrage à la gauche.
09:12Vous avez préféré voter pour vous.
09:13Exactement.
09:14Est-ce que vous pensez
09:14que je crois que c'est l'idéal ?
09:15Non.
09:16La liste de Marlène Schiappa
09:17et de Rachida Dati,
09:18ce n'est pas mon idéal en politique.
09:19Ça, je ne vais pas vous le cacher.
09:20Je ne me suis pas transformée
09:21en macroniste dans la nuit.
09:22En revanche,
09:23entre un programme dangereux
09:24qui est celui de M. Grégoire
09:26et le moindre mal,
09:27je sais choisir le moindre mal.
09:28Vous savez, c'est ça aussi parfois,
09:29avoir le sens des responsabilités.
09:31C'est de dire
09:32que ce n'est pas mon idéal.
09:32Mon idéal, c'était une ville heureuse.
09:34C'est le programme que j'ai construit
09:35et c'était mon équipe
09:36qui est de loin la meilleure.
09:38Et je le dis sans prétention
09:38puisque c'est mes équipes
09:40que je valorise,
09:40mes colistiers
09:41qui ont été extraordinaires
09:42dans cette campagne
09:43et qui auraient tous mérité
09:44d'être au Conseil de Paris.
09:45À la place de ça,
09:46nous sommes tous responsables
09:47et nous disons
09:48barrer la route
09:49à la gauche dimanche.
09:51Ça peut être historique
09:52et je dis à mes électeurs
09:53si vous allez voter
09:54contre la gauche dimanche,
09:55ce sera grâce à vous
09:56si Mme Dati
09:57l'emporte finalement.
09:59Et elle devra écouter
10:00ce que vous avez dit.
10:01Et d'ailleurs, je remarque
10:01que Mme Dati
10:02a d'ores et déjà repris
10:03une des mesures de mon programme
10:05qui est la baisse
10:05de la taxe foncière
10:06qui ne figurait pas
10:07à son programme de premier tour
10:08et elle l'a reprise hier,
10:10elle l'a annoncé hier.
10:10Et là, je dis à mes électeurs
10:12c'est une première victoire pour vous.
10:13Vous allez être écoutés,
10:14vous allez être respectés
10:15et c'est la seule condition
10:17à la victoire.
10:17Sarah Knafou,
10:18lundi matin,
10:19vous ferez quoi ?
10:20Vous allez faire quoi maintenant ?
10:21Déjà, on va attendre dimanche
10:23et là, ce sera historique
10:24si jamais la droite l'emporte.
10:27En tout cas,
10:27vous allez faire quoi maintenant ?
10:29Je suis une élue de la nation
10:32donc oui, absolument,
10:33je vais être fidèle au poste.
10:34J'ai énormément de batailles
10:35à mener,
10:36j'ai énormément d'idées.
10:37J'ai mené beaucoup de combats
10:38l'année précédente
10:39de lutte contre les gabegies
10:41de l'aide française au développement,
10:44de lutte contre les gabegies
10:45de France Travail et d'autres.
10:46J'ai encore énormément de combats
10:48dans les semaines qui viennent.
10:50Je reprends mon rôle fidèle au poste
10:52au Parlement européen
10:53puisque je suis une élue de la nation
10:54et donc je continue
10:55corps et âme en redoublant d'efforts.
10:56Vous avez un peu grand remplacé
10:58Éric Zemmour, non ?
10:58Absolument pas.
10:59Alors ça, vous savez,
11:01écoutez, il est au combat lui aussi.
11:02Il a soutenu nos candidats
11:03partout en France
11:04qui ont été candidats
11:05pour les municipales.
11:06On a eu des maires
11:08qui ont été élus dimanche.
11:09C'est vous qui avez mené la campagne,
11:10il ne sera plus candidat.
11:11Enfin, je dis aux présidentielles,
11:12c'est vous maintenant.
11:13Ah non ?
11:13Vous savez, moi j'ai été candidate à Paris
11:15donc forcément j'ai mené ma campagne.
11:16Vous auriez voulu que je ne mène pas ma campagne ?
11:17Non mais je veux dire ça y est.
11:18Moi quand je m'engage dans quelque chose,
11:19je le mène corps et âme.
11:20Franchement, vous imaginez une seule seconde
11:21que maintenant ce soit lui
11:22qui soit candidat à la présidentielle ?
11:23Mais évidemment,
11:23et pourquoi une seule seconde ?
11:24Je ne sais pas, ça y est,
11:25vous êtes là, vous avez avancé.
11:27Merci beaucoup.
11:28Je vous remercie.
11:29Vous êtes désormais d'ailleurs
11:30un des personnages clés.
11:31Emmanuel Grégoire parle de vous,
11:33Rachid Adati parle de vous.
11:35Je vous remercie de ses compliments
11:37mais ça n'enlève en rien
11:39le rôle éminent que joue et réglement.
11:41C'est sûr, ça y est, c'est fait,
11:41c'est décidé,
11:42vous vous êtes chacun réparti des tâches ?
11:44Écoutez, il l'annoncera lui-même.
11:45Vous savez, ce n'est pas lui,
11:46Xavier Bertrand,
11:46qui va annoncer sa candidature
11:47tous les trois matins
11:48à toutes les antennes.
11:49Donc quand il aura décidé
11:50d'annoncer sa candidature,
11:52vous l'inviterez peut-être
11:52qu'il l'annoncera à votre antenne.
11:53Et vous avez complètement renoncé
11:55à l'idée vous-même
11:55d'être candidate à la présidentielle ?
11:56Pourquoi vous avez renoncé à l'idée ?
11:57Je n'ai jamais aimé l'idée
11:58d'être candidate à la présidentielle.
12:00Ça ne vous a jamais traversé l'esprit ?
12:01Éric Zemmour prendra sa décision
12:03et il l'annoncera.
12:04Moi, je vous dis,
12:05on a énormément de batailles à mener
12:07dans les prochaines semaines,
12:08dans les prochains jours,
12:09dans les prochaines heures
12:09puisque là,
12:10on est en train de parler
12:11de l'avenir,
12:12on peut être futuriste
12:12à la bord de 2032.
12:14Vous aviez entendu
12:14Laurent Wauquiez,
12:15par exemple,
12:16parler d'une primaire,
12:17je cite,
12:17de Gérald Darmanin
12:19à Sarah Knafow.
12:20Il ne dit pas à Éric Zemmour,
12:21il dit à Sarah Knafow.
12:22En quelque sorte,
12:23vous avez fait oublier
12:26Éric Zemmour.
12:27Figurez-vous que le même
12:28Laurent Wauquiez l'a dit
12:28puisqu'il a déjeuné
12:29avec Éric Zemmour
12:30et ensuite il a dit
12:30et si c'était Éric Zemmour,
12:32c'est à eux de choisir
12:32qui est le candidat.
12:33Il a déjeuné avec Éric Zemmour ?
12:34Oui, absolument.
12:35Ce n'est pas une information,
12:35c'est déjà sorti depuis longtemps,
12:37il y a quelques mois.
12:38Et donc Laurent Wauquiez a dit
12:39et si c'était Éric Zemmour,
12:39c'était Éric Zemmour.
12:40Ils se sont dit quoi ?
12:41Ils ont parlé de cette primaire.
12:43Donc à mes yeux,
12:44si on se projette
12:45un peu plus loin,
12:46évidemment qu'il faudra
12:47une primaire de la droite
12:49pour changer la question.
12:49Si ils ont déjeuné ensemble
12:50et qu'ils ont parlé
12:51de cette primaire,
12:51ça veut dire que vous êtes
12:52en train de nous dire
12:53que Laurent Wauquiez,
12:54il est en train de conclure
12:55une alliance avec Éric Zemmour.
13:03sur la ligne du premier toit.
13:04C'était cordial ce déjeuner ?
13:05Très cordial.
13:06Là, je pense qu'on s'égare
13:07un peu sur les sujets actuels.
13:09On ne s'égare pas.
13:10On parle d'informations
13:11qui sont sorties dans la presse
13:12il y a quelques temps.
13:13On ne fait pas l'alliance,
13:13mais en même temps,
13:13on déjeune ensemble
13:14et on prépare une sorte d'alliance.
13:16Alors si vous voulez me dire
13:17qu'il y a énormément
13:18de personnalités à droite
13:19qui veulent cette alliance,
13:20la réponse est oui.
13:21Mais ils n'ont pas.
13:22Laurent Wauquiez souhaite
13:22cette alliance.
13:23Alors là, on parle d'une primaire
13:24encore une fois.
13:25Maintenant, si vous voulez me dire
13:25qu'il y a une vraie différence
13:27puisqu'il y a une primaire
13:28pour vous affronter,
13:29vous faites confiance.
13:30Ça veut dire qu'après,
13:31une fois qu'il y en a un qui gagne,
13:32tous les autres sont derrière.
13:33Donc si on fait une primaire
13:34avec Éric Zemmour
13:35et qu'Éric Zemmour gagne cette primaire,
13:36ça veut dire qu'il mettra LR
13:38au service du candidat Éric Zemmour.
13:40On est bien d'accord ?
13:41On est d'accord que ça veut dire
13:42que tous les autres se retirent
13:43au profit de ce candidat.
13:44C'est une alliance.
13:45Ça veut dire que tous les autres
13:45se retirent au profit de ce candidat.
13:47Quand vous avez eu des primaires
13:48dans les années précédentes,
13:50on n'a pas vu les perdants
13:51faire beaucoup de zèle
13:52pour soutenir le vainqueur.
13:53En revanche,
13:53ils acceptent le résultat des urnes
13:55et ils se retirent
13:56pour arrêter de faire concurrence.
13:58Dans ce cas-là,
13:58on ne demande pas à M. Bertrand
14:00de devenir un porte-parole d'Éric Zemmour,
14:01mais seulement d'accepter son échec
14:03et de se retirer.
14:03C'est tout.
14:04C'est le principe d'une primaire.
14:05Et je l'appelle de mes voeux,
14:06moi aussi,
14:07et je crois qu'on est nombreux.
14:07Il y a David Lissnard
14:08qui d'ailleurs est le premier
14:09à en avoir eu l'idée.
14:10Il y a Laurent Wauquiez.
14:11J'espère qu'on sera
14:12de plus en plus nombreux
14:13à vouloir cette primaire
14:14parce que je pense
14:14que c'est la seule manière
14:15de faire que la droite
14:16soit représentée et entendue.
14:18On a aujourd'hui
14:19des représentants du Rassemblement...
14:20Contre le RN ?
14:21C'est ce que j'allais vous dire.
14:22J'allais sur ça.
14:22Le Rassemblement National
14:23n'est pas de droite.
14:24Il nous le répète
14:24à longueur de journée.
14:26Marine Le Pen nous dit
14:26« Mon électorat,
14:27c'est des socialo-communistes,
14:29donc je ne reconnais pas la droite,
14:30je n'aime pas la droite. »
14:31Jordan Bardella nous dit pareil
14:32« Ni droite, ni gauche ».
14:33Là, la décision
14:34qu'a prise Jordan Bardella
14:35et qu'a prise Marine Le Pen,
14:36c'est de maintenir
14:37tous leurs candidats
14:38dans des seconds tours
14:39où ils vont faire perdre la droite
14:41et ils ont pris ce risque
14:42alors qu'ils n'ont aucune chance
14:43aucune de gagner.
14:45Et là, vous voyez la différence
14:46entre eux et nous,
14:47si je puis dire.
14:48Nous, on s'insère
14:48dans cette grande famille de la droite
14:50et on dit
14:50« On sait choisir le moindre mal ».
14:52On n'est pas là
14:52pour grappiller quelques postes
14:54par-ci, par-là.
14:55On est là pour le bien commun.
14:56Si on se bat
14:56pour le bien commun,
14:57à la fin,
14:57il ne faut pas oublier
14:58la finalité de l'engagement.
15:00On n'est pas là
15:00pour quelques postes
15:01de conseillers municipaux.
15:02On est là
15:03pour faire gagner nos idées.
15:05Et si, à Paris, dimanche,
15:06on peut mettre fin
15:07à 25 ans de déclin socialiste,
15:09alors on dira
15:09que c'est grâce à nos électeurs.
15:10Vous dites, Sarah Knafo,
15:11que vous, votre truc,
15:12c'est le pouvoir d'achat,
15:13l'argent, les impôts,
15:15les gabegies,
15:16comme vous dites.
15:16La sécurité,
15:17la lutte contre l'immigration.
15:18Quand vous entendez ce matin
15:20les prix à nouveau
15:21du gaz,
15:23de l'essence,
15:24est-ce que vous invitez
15:25le gouvernement
15:26à baisser les taxes ?
15:27Évidemment.
15:28Quand vous voyez
15:29que sur 2 euros d'essence,
15:30il y a 1 euro de taxe,
15:31on s'aperçoit bien
15:32qu'il y a comme un problème.
15:33Donc oui,
15:34j'invite le gouvernement
15:35à baisser les taxes.
15:36Par exemple,
15:37baisser la TICPE de 30%,
15:38ça coûterait de l'argent.
15:40C'est un manque à gagner
15:41pour l'État
15:41à hauteur de 12 milliards d'euros.
15:43Mais pour cela,
15:44il faut réussir
15:44à dépenser moins.
15:45Et puisque ces irresponsables,
15:47tous,
15:47de RN à LFI,
15:49n'acceptent pas
15:50les baisses de dépenses
15:50parce qu'ils n'en ont pas
15:51le courage politique,
15:52alors forcément,
15:53avec eux,
15:53on ne pourra pas
15:54baisser les taxes.
15:55Avec le programme
15:56que nous représentons,
15:57nous disons,
15:58il faut dépenser moins
15:58pour pouvoir taxer moins
16:00pour que les Français
16:01gagnent plus.
16:02C'est exactement
16:02ce que j'ai proposé à Paris
16:03avec un plan d'économie
16:05de 10 milliards d'euros
16:06sur 10 ans.
16:06C'est ce que je propose
16:07à l'échelle de la France
16:08avec un plan d'économie
16:09d'urgence de 80 milliards d'euros
16:11qui me sert ensuite
16:12à baisser les taxes.
16:13L'Union européenne
16:14qui, officiellement l'a dit,
16:17autorisera tous les pays
16:18qui le souhaiteront,
16:19l'Italie l'a annoncé hier,
16:21à baisser ses taxes.
16:22Est-ce que ça veut dire aussi
16:22que l'Union européenne,
16:23aujourd'hui,
16:24qui n'est pas franchement
16:25votre meilleure amie,
16:27laisse une plus grande liberté,
16:29une plus grande souplesse
16:30associée aux différents États ?
16:31J'allais dire encore heureux.
16:32Et vous avez raison de dire
16:33qu'il n'est pas ma meilleure amie.
16:34D'ailleurs, je pense que
16:34Mme von der Leyen
16:35est très déçue aujourd'hui
16:36que je ne devienne pas maire de Paris
16:37puisque je vais retourner
16:38dès la semaine prochaine
16:39au Parlement européen
16:40pour l'affronter
16:41et défendre les intérêts
16:42des Français.
16:43Et j'en suis très fière
16:44parce que je représente
16:45les électeurs qui m'ont élu.
16:46Rendez-vous à 10h30 ce matin.
16:49Je vous donne l'information
16:50pour ce sondage exclusif,
16:52le tout dernier sondage
16:54de la campagne
16:55des municipales à Paris.
16:57Ce sera un sondage
16:58Elab, BFM TV.
17:00Rendez-vous donc à 10h30
17:01pour ce tout dernier sondage.
17:03Sondage qui aura été fait
17:04après le fameux débat,
17:07le débat sur BFM TV.
17:10Une partie des sondés
17:12pourront donc s'exprimer
17:13après avoir vu ce débat
17:16avec les trois candidats.
17:18Merci Sarah Knapho
17:18d'avoir répondu
17:19à nos questions ce matin.
17:20On l'a bien compris.
17:21Désormais, vous retournerez
17:22à Strasbourg et à Bruxelles.
17:24Députée européenne,
17:25vice-présidente de Reconquête.
17:26Il est 8h46 sur RMC BFM TV.
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