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Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 19 mars 2026.
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00:01Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi, les auditeurs ont la parole, nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30
00:07d'infos, de décryptage et de témoignages car cette émission, vous le savez, c'est d'abord la vôtre, c
00:12'est vous qui la faites, comme chaque jour, vous avez la parole, vous réagissez, on vous attend dès à présent
00:18par téléphone au 3210 mais aussi par SMS, vous envoyez votre message au 74900 en commençant par le mot midi
00:25et puis bien sûr l'application RTL, vous cliquez sur l'onglet à laisser un message.
00:29A la une aujourd'hui, la guerre au Moyen-Orient qui vire plus que jamais à la bataille de l
00:34'énergie, l'Iran a visé ces dernières heures de nombreuses installations énergétiques, résultat, le prix du gaz flambe, plus 35
00:41% pour le gaz européen, plus 10% pour le baril de Brent, on va voir très concrètement quelles pourraient
00:47être les conséquences sur votre quotidien, ce que peut aussi faire ou ne pas faire le gouvernement.
00:54Une nouvelle réunion sur le sujet a lieu en ce moment même à Matignon, sujet en tout cas qui continue
00:59de vous faire réagir. Alain, par exemple, vient de nous laisser un message au 3210.
01:03Ces hommes politiques ne payent pas le gasoil, ne payent rien, c'est nous qui leur payons pour mettre dans
01:08leur charmant de voiture, donc à un moment, il faut peut-être qu'ils se mettent dans la tête qu
01:11'il faut baisser les taxes, quoi.
01:13Sinon, on arrivera à un moment à faire comme certaines personnes, on volera le gasoil dans les stations-service et
01:19on partira sans payer.
01:21Dans ce journal également, les municipales à Paris qui s'invitent à Bruxelles, Emmanuel Macron a même été obligé de
01:27se justifier, vous l'entendrez.
01:29Et puis Patrick Bruel, visé par deux plaintes pour viol et agression sexuelle, l'avocate de l'une des plaignantes
01:35prend la parole ce soir sur RTL.
01:37Extrait dans un instant.
01:39La météo avec vous, Peggy Broch. Bonjour Peggy.
01:41Bonjour Amandine, bonjour à tous.
01:42Et c'est toujours très très printanier.
01:44Oui, à part quelques petites averses au pied des Pyrénées, c'est un grand ciel bleu partout ailleurs et des
01:48températures souvent comprises entre 16 et 20 degrés.
01:51Merci beaucoup Peggy. Météo complète, bien sûr, après le journal.
01:58RTL midi, les auditeurs ont la parole.
02:00Mais pour commencer donc, parole à ceux qui s'inquiètent face à cette flambée des prix du gaz.
02:06Plus 35% ce matin, je vous le disais.
02:08Et les agriculteurs risquent d'être très vite impactés, car le tarif des engrais dépend directement de celui du gaz.
02:16Bonjour Patrick Tégéraud.
02:17Bonjour Amandine, bonjour à tous.
02:19Vous avez échangé avec l'un d'eux un céréalier de Lafitte-Vigordane.
02:24C'est à une trentaine de kilomètres de Toulouse, en Haute-Garonne.
02:26Oui, et pour lui, il ne manquait plus que ça.
02:28Benoît Lacaze, pour lui, c'est un sale coup de plus.
02:31Déjà, l'engrais avait augmenté à cause du coût des transports avec la guerre au Moyen-Orient.
02:35Mais cette fois, c'est la fabrication qui va être plus coûteuse, car le gaz est la principale matière première
02:41pour la fabrication des engrais azotés.
02:43On est passé de 600 à 850 euros la tonne d'azote.
02:48Et ce n'est pas fini.
02:49On n'a pas de limite haute sur ces produits-là.
02:51C'est-à-dire que ça peut valoir 1000 euros la tonne dans trois semaines.
02:55Ce n'est pas impossible.
02:56Alors, c'est toute l'activité qui va être impactée.
02:57On est hyper dépendant de ces engrais-là parce que c'est vraiment le facteur de production principal.
03:03C'est un poste qui va passer de, mettons, 500 euros l'hectare à 1000 euros l'hectare.
03:09Même si vous avez des céréales qui progressent de 20%, on est dedans.
03:14Une situation intenable pour les céréaliers.
03:16Ils sont déjà fragilisés, même si les cours des céréales montent un peu.
03:19C'est devenu un problème de capacité d'investissement et de rentabilité à court terme.
03:25Ce n'est pas possible.
03:25Je pense qu'il y a des gars qui ne vont pas emblaver leur sol, qui ne vont pas semer
03:29ce printemps.
03:31Benoît est donc très inquiet d'expérience.
03:32Il sait que le prix du gaz augmente beaucoup plus vite qu'il ne baisse.
03:35Même si la situation devait s'améliorer rapidement dans le détroit d'Ormouz,
03:38la production céréalière en France et dans le monde sera impactée au moins d'ici la fin 2027.
03:44Merci beaucoup Patrick Tégéraud, l'un des correspondants de RTL dans le sud-ouest.
03:49Bonjour Nathan Bocard.
03:50Bonjour.
03:50Plus 35%, je le disais, sur le cours du gaz européen.
03:54Est-ce que ça risque de se répercuter sur nos factures à nos particuliers ?
03:57Oui, mais pas tout de suite et pas autant.
04:00C'est ce que résume le spécialiste de l'énergie.
04:02Francis Père, un directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques.
04:06Nous serons touchés, les consommateurs, les industriels, l'économie française par cette hausse des prix.
04:11Mais cette augmentation ne sera pas la même en pourcentage.
04:15Ce sera une hausse nettement moins forte qui peut être de l'ordre de 10%.
04:19Mais normalement, la répercussion interviendra pour le consommateur dans les prochaines semaines.
04:24Alors pourquoi dans les prochaines semaines ?
04:26Parce que le prix repère du gaz qui gouverne la plupart des contrats de particulier fonctionne avec un léger décalage.
04:32Les événements du mois de mars se répercutent sur les factures du mois de mai.
04:36Mais il faut enfin voir ce que vont faire les gouvernements pour limiter la casse.
04:40Ça va jouer sur les factures.
04:41Des réunions sur le sujet ont lieu en ce moment à Matignon et à Bruxelles.
04:45D'ici là, une manière de se protéger, c'est de souscrire à un contrat de gaz à prix fixe
04:50qui ne bouge pas pendant au moins un an, malgré les soubresauts du marché.
04:54Et c'est ce qu'on fait beaucoup d'industriels.
04:56Merci beaucoup Nathan Bocard, alors que vous soyez particulier ou professionnel,
05:01agriculteur par exemple comme celui qu'on vient d'entendre, ou industriel très dépendant du gaz.
05:06Appelez-nous, dites-nous si ça vous inquiète ou pas.
05:09J'attends vos témoignages au 3210, à l'origine de cette nouvelle flambée des cours du gaz.
05:14Il y a ces frappes, ces dernières heures au Moyen-Orient, contre des installations énergétiques.
05:19Bonjour Émilie Beaujard.
05:20Bonjour.
05:20L'Iran a notamment visé le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié au monde, au Qatar.
05:26Oui, le site de Raslafan, à 80 km au nord de Doha.
05:30C'est là-bas que le gaz extrait d'Iran, notamment, est traité liquéfié pour ensuite être exporté.
05:36Le Qatar produit environ 20% du gaz naturel liquéfié mondial,
05:40deuxième exportateur au monde, derrière les Etats-Unis.
05:42Les destructions vont avoir des conséquences sur plusieurs mois,
05:46car c'est toute la chaîne gazière qui est touchée.
05:48Les gisements iraniens bombardés hier, le raffinage Qatari aujourd'hui
05:53et les sites d'exportation avec le blocage du détroit d'Ormuz.
05:57Toute la chaîne se retrouve donc paralysée.
05:59Le gaz n'est plus extrait, plus liquéfié, plus exporté et donc les prix augmentent.
06:04La guerre est entrée dans une nouvelle phase.
06:06Il s'agit de toucher les poumons économiques.
06:09Israël et les Etats-Unis détruisent les réserves iraniennes de gaz.
06:12Téhéran répond en s'en prenant aux installations du Golfe.
06:15Chaque coup est rendu dans une spirale qui semble incontrôlable.
06:19Émilie Beaujard du service international de RTL.
06:21Depuis Bruxelles où il participe au sommet européen, Emmanuel Macron a dénoncé tout à l'heure
06:26une escalade inconsidérée.
06:28Ce sont ses mots.
06:28Le président français appelle à des discussions directes entre Iraniens et Américains.
06:33Hier j'ai eu l'occasion d'échanger avec l'émir du Qatar qui a été directement frappé.
06:38Plusieurs autres pays du Golfe ont été frappés pour la première fois.
06:41Cette escalade est inconsidérée.
06:43Et je le dirais ici, nous défendons l'idée d'un moratoire sur les infrastructures civiles,
06:47les personnes civiles dans ce conflit.
06:49Une désescalade rapide.
06:51Et alors que la région entre dans une période de fêtes religieuses,
06:54je pense que tous les esprits devraient se calmer.
06:56Le combat devrait stopper au moins pour quelques jours
06:58pour essayer de redonner une chance aux négociations dans la région.
07:03Emmanuel Macron à Bruxelles ce matin sur le front des carburants à présent.
07:07Le cours du pétrole lui a bondi ce matin de 10%.
07:10Le baril de Brent est à 118 dollars.
07:12Il était autour de 70 avant le début de cette guerre.
07:15Des hausses qui commencent, et on en parle depuis plusieurs semaines maintenant sur RTL,
07:20à peser lourdement sur le quotidien des automobilistes
07:22et particulièrement ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler.
07:26Bonjour Pauline Jaco.
07:27Bonjour à tous.
07:28Vous avez échangé ce matin avec deux aides-soignantes,
07:31l'une en Ile-de-France et l'autre à Chambéry.
07:33Aude Emmanuel, exactement.
07:34Elle doit faire le plein deux fois par mois
07:35pour aller s'occuper de ses patients répartis un peu partout en Savoie.
07:39Son budget essence a doublé.
07:41C'est aujourd'hui 150 euros par mois.
07:43Un carburant extrêmement précieux, dit-elle,
07:46qu'elle s'efforce d'économiser, notamment lors de sa pause déjeuner.
07:49J'arrive à rentrer de temps en temps, mais là je ne rentre plus.
07:52Avec l'essence qui a augmenté en 15 jours, c'est la folie.
07:56Et on est toutes comme ça avec les collègues.
07:57Alors on se retrouve sur un parking en ville,
07:59où on se retrouve à des endroits et on mange ensemble,
08:02pour dire de ne pas toute seule.
08:03On est de plus en plus de collègues à se retrouver comme ça pour manger.
08:06Elle explique aussi ne plus aller au marché,
08:08ne plus acheter ni viande ni poisson.
08:10En région parisienne cette fois-ci,
08:12Marie est à la tête d'une entreprise de service à la personne,
08:15des auxiliaires de vie qui font entre 800 et 1000 kilomètres par mois.
08:19On a une petite flotte de véhicules,
08:21mais pas pour tous les auxiliaires de vie.
08:22Ça veut dire qu'au niveau de l'essence,
08:24effectivement, c'est un impact quand même très important.
08:26Et il y en a d'autres qui prennent leur véhicule personnel,
08:28que l'on rembourse sur une base donnée,
08:30et qui justement sont en train de nous demander d'augmenter cette base,
08:34parce qu'elles ne s'en sortent plus en fait.
08:35Des montants de remboursement qui pourraient augmenter de 10%,
08:39précise-t-elle, autant d'argent en moins pour les primes,
08:42les augmentations, les recrutements dans un secteur
08:44qui a déjà beaucoup de mal aujourd'hui à embaucher.
08:47Merci beaucoup Pauline Jaco.
08:49Et si comme cette aide-soignante,
08:50vous avez complètement changé vos habitudes,
08:52que par exemple vous ne rentrez plus chez vous,
08:53déjeunez, ou que vous utilisez moins votre voiture,
08:56que vous limitez certains déplacements,
08:59appelez-nous 3210, prenez la parole,
09:02racontez-nous à quel point votre quotidien est ou non bouleversé
09:05depuis ces dernières semaines.
09:07Bonjour Pierre Chasserey.
09:08Bonjour Amandine.
09:09Et merci beaucoup d'être l'invité d'RTL Midi.
09:11Vous êtes le délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes.
09:14À vos côtés, Jacques Veils, bonjour.
09:17Bonjour.
09:17Et bienvenue à vous également.
09:19Vous êtes le propriétaire d'une station-service dans l'Aveyron,
09:21président de la branche carburant de la Fédération Nationale de l'Automobile.
09:25Christophe Bourroux, notre spécialiste auto, est aussi à nos côtés.
09:29Bonjour Christophe.
09:29Bonjour Amandine, bonjour à tous.
09:30Pierre Chasserey, Jacques Veils,
09:32vous venez tous les deux nous annoncer le lancement d'une grande opération
09:34dans quelques 2500 stations-service indépendantes,
09:38un peu partout en France.
09:39Opération Transparence, c'est comme ça que vous l'avez baptisée.
09:42De quoi s'agit-il, Pierre Chasserey ?
09:44Très simple en fait, un appel de Jacques que je ne connaissais pas
09:48et qui est devenu aujourd'hui très rapidement un ami pour les automobilistes
09:52parce qu'il m'avait appelé sur la fameuse ligne qu'on a mis en place
09:55pour les automobilistes dans notre opération Balance Ton Plein.
09:58Et il m'a raconté l'histoire de sa station-service dans l'Aveyron
10:02en m'expliquant que les Français ne savaient pas véritablement
10:05de quelle était sa marge à lui.
10:07Et évidemment, les prix dans la France des régions,
10:10ce qui alimente le territoire,
10:13les prix sont quelquefois un petit peu plus hauts.
10:15Donc je lui ai dit, en toute transparence,
10:17c'est combien ta marge, Jacques ?
10:18Je veux savoir.
10:20Et quand il m'a sorti le chiffre,
10:228 centimes,
10:23je me suis dit que là, avec 40 millions d'automobilistes,
10:25on avait effectivement raison.
10:278 centimes sur un litre à 2 euros.
10:29C'est ça, Jacques Veils ?
10:30C'est ça.
10:308 centimes.
10:31Il y a 8 centimes seulement qui vont dans votre poche sur 2 euros.
10:33Ça va de 5 à 10 centimes suivant le moment d'achat.
10:38Mais en fait, il faut savoir qu'en moyenne, c'est 5 centimes.
10:415 centimes, ça veut dire que sur 40 litres,
10:43ça me fait une marge brute de 2 euros.
10:46C'est-à-dire le prix d'un café.
10:47Et ça veut dire que, j'imagine en plus,
10:49que plus le prix du carburant augmente quand vous, vous l'achetez,
10:54moins votre marge est importante.
10:56On essaie de rester tout le temps avec la même marge,
10:58entre 5 et 8 centimes, à peu près.
11:01Et c'est pour ça que les dernières augmentations de carburant,
11:05nous, on a décidé de jouer la non-spéculation.
11:08On avait du carburant en stock.
11:09On a dit, on le laisse au même prix, en gardant notre marge.
11:12Et je vois que tout le monde n'a pas joué le jeu.
11:14Parce qu'on aurait pu mettre le carburant le lendemain à 2 euros.
11:17Et ça passait.
11:18Donc ça veut dire qu'il y en a qui ont spéculé ?
11:20C'est ce que vous êtes en train de nous dire ?
11:21Oui.
11:22Beaucoup de grandes surfaces,
11:23beaucoup de grands faiseurs.
11:25Voilà, comme d'habitude.
11:26Pierre Chasserey,
11:28cette opération transparence,
11:29très bien, effectivement,
11:30on voit le détail du prix.
11:33Donc ça va être affiché, c'est ça ?
11:35C'est ça.
11:36Ce n'est pas ça qui va faire baisser mon plein à l'arrivée ?
11:39Dans un premier temps, non.
11:41Mais on va informer.
11:41La transparence va permettre quoi ?
11:43Elle va permettre à l'automobiliste
11:44qui arrive dans ces stations-service,
11:46qui joue le jeu de la transparence,
11:49ça va permettre à l'automobiliste
11:50de voir et de comprendre
11:52où part son argent.
11:53Quel est le montant des taxes ?
11:54Parce que sur cette affiche
11:55que vous tenez, Amandine,
11:56on a la décomposition du prix.
11:58Alors on a mis les taxes
12:00que payent les Français
12:01et on a mis la marge
12:03de la station-service.
12:05L'idée, c'est quoi derrière ?
12:07C'est que l'État ne puisse plus se cacher
12:08derrière des formules
12:10qui ont été des véritables insultes
12:12faites aux Français.
12:13Quand j'entends, ce matin,
12:15Maud Bréjon, porte-parole du gouvernement,
12:17dire, bon, ok,
12:19le gouvernement s'est trompé
12:20sur son anticipation de la crise carburant
12:23et sur l'impact sur les automobilistes.
12:24Mais on ne baissera pas les taxes.
12:2740 millions d'automobilistes
12:28a été, dès le début,
12:30le premier jour de la crise,
12:31en alerte, en demandant la baisse
12:33de la fiscalité.
12:34Aujourd'hui, elle est inéluctable.
12:37Nos voisins européens le font.
12:39On n'a plus le choix, il le faut.
12:40Christophe Bourreau,
12:41on rappelle comment se décompose un plein.
12:43Les taxes, c'est quoi ?
12:4450 à 60% à peu près ?
12:45On va prendre un plein,
12:47enfin, on va prendre le litre du gazole
12:48qui est à 2 euros.
12:49Vous avez environ 1,10 euros
12:51qui est consacré aux taxes.
12:52Vous avez une taxe qui est fixe
12:53et puis sur laquelle s'ajoute la TVA
12:55qui est de 20%.
12:56Donc, c'est une taxe sur la taxe.
12:58Ensuite, vous avez environ 60 centimes
12:59qui correspondent au pétrole lui-même
13:01et au raffinage.
13:02C'est la partie qui fluctue le plus
13:04au gré des tensions internationales.
13:06Et puis, enfin, il reste 30 centimes
13:07pour acheminer le carburant
13:08jusqu'à la station,
13:10rémunérer toute la chaîne de distribution.
13:12Et en effet, dans ces 30 centimes,
13:13la station service ne gagne que quelques centimes.
13:16Il faut rappeler que le carburant
13:18rapporte chaque année
13:19entre 35 et 40 milliards d'euros
13:21à l'État et aux collectivités.
13:23Roland Lescure, le ministre de l'économie,
13:25était ici même.
13:26Vendredi, il a accepté de jouer
13:29au jeu des questions-réponses
13:31avec les auditeurs
13:32qui l'ont interrogé,
13:33ont demandé la suppression des taxes.
13:36Pierre Chasseret, il leur a répondu
13:37très clairement, c'est non,
13:39ça coûte trop d'argent.
13:40La TVA, c'est 11 milliards d'euros.
13:42Déjà, c'est faux.
13:42En fait, c'est une mécanique fiscale.
13:45C'est une hérésie fiscale
13:46de considérer cela.
13:48Actuellement, qu'est-ce qu'on voit
13:49dans tous ceux qui...
13:50Qu'est-ce qu'il faut, pardon ?
13:50Tous ceux qui appellent RTL aujourd'hui
13:52nous disent quoi ?
13:53Ils nous disent
13:53j'ai renoncé
13:55à ma consommation
13:56de certains produits.
13:57Qu'est-ce qu'on va créer avec ça ?
13:59Une baisse de la croissance
14:00en France.
14:01C'est une évidence.
14:02Si, au contraire,
14:03on baissait la fiscalité,
14:04on rend de la confiance
14:05aux ménages français
14:06qui vont consommer.
14:07S'ils consomment,
14:08on crée de la croissance.
14:09Bref, ça paraît assez évident.
14:12Au contraire de l'immobilité
14:14parce que l'immobilité
14:15n'a jamais été vecteur
14:16de croissance en France.
14:17Donc, Roland Lescure,
14:18j'ai envie juste de le mettre
14:19devant ses responsabilités
14:20et de lui dire
14:21Monsieur le Ministre,
14:22pour vous,
14:23ce n'est peut-être pas très important.
14:24Pour vous, c'est inutile
14:25une baisse de la fiscalité.
14:26Mais pour les Français,
14:27c'est absolument essentiel.
14:29D'ailleurs,
14:29nos voisins européens,
14:30les uns après les autres,
14:31finalement,
14:32appliquent cette baisse
14:33des taxes et des carburants.
14:34Pierre Chasseret,
14:35Jacques Veils
14:35et Christophe Bourroux,
14:36vous restez avec nous
14:37parce qu'on va prolonger le débat
14:38dans un instant
14:39avec les auditeurs.
14:40Et on va aller avec
14:41Maura Djabari aussi
14:42dans quelques toutes petites minutes
14:43voir justement
14:44comment ça se passe
14:45chez nos voisins italiens.
14:47Depuis ce matin,
14:48il y a du changement là-bas
14:48à la pompe.
14:49A tout de suite.
14:50Votre avis nous intéresse.
14:52Appelez le 30 de 10.
14:5450 centimes la minute.
14:57Amandine Bégaud,
14:58RTL Midi,
14:59les auditeurs ont la parole.
15:00Il est 12h48 sur RTL.
15:02On évoquait à l'instant
15:04la possibilité ou pas
15:06pour l'État
15:07de baisser les taxes
15:08pour faire baisser
15:09les prix du carburant.
15:10Et bien justement,
15:11c'est ce qu'a choisi de faire
15:12l'Italie.
15:13Bonjour Maura Djabari.
15:14Bonjour.
15:15Moins 25 centimes
15:16sur chaque litre de carburant
15:18depuis ce matin.
15:18La mesure est effective
15:20donc depuis aujourd'hui.
15:21Oui, mais dans les pompes
15:22à essence italiennes,
15:23rien de nouveau.
15:24Ce matin,
15:25les prix n'ont pas baissé
15:26d'après Paolo Boulanger
15:27à Milan.
15:29Il n'y a encore
15:30aucune modification.
15:31Là où je vais,
15:32c'était 1,82 hier
15:33et c'est encore 1,82 aujourd'hui.
15:36Sur d'autres stations-service,
15:37on voit 1,90,
15:391,95 pour l'essence.
15:40Le diesel est encore plus cher.
15:42Très probablement,
15:44enfin j'espère,
15:44les modifications
15:45seront appliquées
15:46soit dans la journée d'aujourd'hui
15:48soit au plus tard demain.
15:51Effectivement,
15:51la baisse devrait se faire ressentir
15:53dans les prochaines heures.
15:54Une réduction
15:55de 25 centimes
15:56par litre
15:57pour une durée
15:58de 20 jours
15:58en diminuant
15:59les taxes
16:00sur l'essence,
16:00le diesel
16:01et le GPL.
16:02Forcément,
16:02une bonne nouvelle
16:03pour les porte-monnaies
16:03italiens.
16:04Mais c'est une mesure
16:05temporaire,
16:06trois semaines à peine.
16:07Cesare,
16:08ingénieur à Turin,
16:09redoute une envolée
16:10des prix
16:10à la pompe
16:10juste après.
16:11Le décret a été adopté
16:15de manière temporaire
16:15pour faire face
16:16à une situation d'urgence.
16:18Il n'y aura donc pas
16:19d'effet sur le long terme
16:20et il y aura aussi,
16:21si l'on veut,
16:21une dimension politique
16:23de la part du gouvernement
16:24qui cherche d'une certaine manière
16:25à maintenir le soutien populaire
16:27dans cette période historique.
16:28D'autres mesures figurent
16:30également dans ce décret
16:31comme une aide exceptionnelle
16:32accordée aux transporteurs routiers
16:35et aux pêcheurs italiens.
16:36Merci beaucoup,
16:37Mourad Djabari.
16:38Ce sujet,
16:38on le disait,
16:39est surveillé
16:40de très très près
16:41bien sûr
16:42par le gouvernement.
16:43Bonjour Pauline Théveniot.
16:44Une réunion a lieu
16:45en ce moment même
16:45à Matignon
16:46sur cette question.
16:47Oui et c'est bien
16:48le message
16:48que veut faire passer
16:49Sébastien Lecornu.
16:50Ne pas oublier
16:51ce sujet brûlant
16:52pendant que toute la tension
16:52se porte sur les municipales.
16:54Alors cette réunion
16:55c'est un point d'étape
16:56avec deux axes
16:57selon l'entourage
16:58du Premier ministre.
16:59Contenir les hausses
17:00et lisser les évolutions de prix.
17:02Identifier les solutions
17:02pour protéger
17:03la trésorerie
17:04des entreprises
17:04les plus fragiles.
17:06Un sujet,
17:06surveillé très près
17:07vous le disiez
17:08car en coulisse
17:10toujours une inquiétude
17:11confie un ministre.
17:12Un conseiller de l'exécutif
17:13lui s'alarme.
17:14C'est mis sous un couvercle
17:15pendant les municipales
17:16mais ça va revenir très vite.
17:18Il peut se passer
17:19des choses très graves
17:19dans le pays.
17:20Des gens vont se sentir
17:21pris à la gorge
17:21et le même de citer
17:23les particuliers
17:23les agriculteurs
17:24les commerçants
17:25ou les professionnels
17:26qui utilisent leurs voitures.
17:27Des français
17:28que le gouvernement
17:28ne veut pas retrouver
17:29dans la rue
17:30ou sur des ronds-points.
17:31Pauline Théveniot
17:32du service politique
17:33de RTL.
17:34Pauline vous évoquiez
17:35à l'instant
17:35le second tour
17:36des municipales.
17:37On est à trois jours
17:38et désormais
17:38on a la photographie exacte
17:41de ce qui nous attend dimanche.
17:43Bonjour Thomas Després.
17:44Bonjour.
17:44Alors il n'y aura finalement
17:45pas de septangulaire
17:46ni de sexangulaire.
17:48Oui, cela dit
17:49ça nous arrange
17:49parce que ce n'est pas
17:50très facile à dire.
17:51En revanche,
17:51il y aura bien
17:52des quinquangulaires.
17:5416 précisément
17:55des villes
17:55où 5 listes
17:57s'affronteront dimanche.
17:58On peut citer
17:58Plaisir par exemple
17:59dans les Yvelines
18:00où toutes les listes
18:02du premier tour
18:02étaient en mesure
18:03de se maintenir
18:04et aucune ne s'est retirée.
18:06Il y aura 159
18:08quadrangulaires
18:08avec 4 listes
18:09803 triangulaires
18:11548 duels
18:12mais pour beaucoup
18:13de ceux qui nous écoutent
18:14ces élections municipales
18:15sont déjà un peu
18:16de l'histoire ancienne
18:17puisque pour 6 français
18:18sur 10
18:19il y a déjà
18:20un maire
18:20dans leur commune.
18:21Ces deuxièmes tours
18:22en réalité
18:23ne concernent quasiment
18:24que les grandes villes.
18:2596%
18:26je rappelle ce chiffre
18:27des communes
18:27ont élu leur maire
18:28effectivement dimanche dernier
18:30dès le premier tour.
18:30Alors Thomas
18:31il y a quand même
18:31une triangulaire
18:32dont on parle beaucoup
18:33jusqu'au plus haut sommet
18:35de l'état
18:36c'est à Paris.
18:37Oui la capitale
18:38où l'entre-deux
18:38tourvira à l'affrontement
18:40entre les différents candidats
18:41dernier rebondissement
18:42en date
18:42ce matin
18:43avec cette accusation
18:44d'Emmanuel Grégoire
18:45le candidat socialiste
18:46il accuse Emmanuel Macron
18:48d'être intervenu
18:48personnellement
18:49pour obtenir
18:50le retrait
18:51de Sarah Knafo
18:52la candidate
18:52reconquête
18:53au profit
18:53de Rachida Dati
18:54complotisme
18:55répond l'eurodéputé
18:56je n'obéis
18:57à personne
18:58réponse d'Emmanuel Macron
18:59il y a quelques minutes
19:00depuis Bruxelles
19:01ces propos n'ont aucun sens
19:02ils déshonorent un peu
19:03la personne qui les dit
19:04comme ça à l'emporte-pièce
19:05c'est pas sérieux
19:06je ne connais pas
19:06Madame Knafo
19:07à titre personnel
19:08et je n'interviens pas
19:08du tout dans ces municipales
19:10j'ai largement
19:10autre chose à faire
19:11propos recueillis
19:12par Nicolas Burnan
19:13l'entourage d'Emmanuel Grégoire
19:14lui maintenit ses propos
19:16il y a des faisceaux
19:17d'indices très convergents
19:18dit-il à Arthur Bélier
19:19tout en reconnaissant
19:20ne pas pouvoir
19:21apporter de preuves
19:23à Paris toujours
19:24à noter ce tweet
19:25de Marine Le Pen
19:25il y a quelques minutes
19:26appelant à faire barrage
19:28au candidat socialiste
19:29Merci beaucoup Thomas Desprez
19:30Paris c'est en effet
19:31l'un des scrutins
19:32qu'on regarde de près
19:33après Rachid Adati
19:34et Sofia Chikourou
19:35ce matin
19:35c'est Emmanuel Grégoire
19:37qui sera demain
19:38l'invité de RTL
19:39rendez-vous donc demain matin
19:41avec Thomas Soto
19:42à 7h40
19:43et puis la santé
19:45les professionnels
19:46de la chirurgie esthétique
19:47sonnent l'alerte
19:48figurez-vous
19:48les injections illégales
19:50de Botox
19:51ou encore d'acide hyaluronique
19:52explosent
19:53plus 243%
19:56de signalement
19:57à l'ordre des médecins
19:58au cours de ces 3 dernières années
19:59bonjour Agatelande
20:01les spécialistes
20:02réclament désormais
20:03des sanctions
20:04plus dures
20:05pour lutter contre le phénomène
20:06Exactement
20:07car seul un médecin
20:07peut faire une injection
20:08dans le visage
20:09pourtant sur les réseaux sociaux
20:11de nombreuses personnes
20:12sous pseudonyme
20:13proposent des rendez-vous
20:14pour pratiquer des injections
20:15moins chères
20:16qu'en cabinet
20:17en toute illégalité
20:18car elles ne sont pas médecins
20:19Maître Laetitia Fayon
20:21est avocate
20:22au barreau de Paris
20:22depuis 6 ans
20:24elle a porté
20:25une trentaine de plaintes
20:26devant les tribunaux
20:27pour faire condamner
20:28ces arnaques
20:28c'est essentiellement
20:29des femmes
20:30plutôt jeunes
20:31on va dire
20:31entre 20 et 30 ans
20:32et souvent
20:33qui ont des formations
20:35d'esthéticiennes
20:36qui présentent
20:37des faux diplômes
20:37et qui font croire
20:40qu'elles sont tout à fait
20:41habilitées
20:41à pouvoir injecter
20:43on a un vrai sujet
20:44de santé publique
20:44et il va falloir
20:45effectivement
20:46que le droit pénal
20:47s'en préoccupe
20:48car aujourd'hui
20:49ces arnaqueuses
20:50ne risquent que
20:51deux ans de prison
20:51et 30 000 euros d'amende
20:53pour exercice illégal
20:54de la médecine
20:55pas suffisamment
20:56dissuasif
20:57estime le syndicat
20:58des chirurgiens plastiques
20:59qui parle d'un phénomène
21:00hors de contrôle
21:01qui fait des ravages
21:02selon le syndicat
21:03chaque médecin esthétique
21:04reçoit en moyenne
21:05une patiente
21:07par semaine
21:07dans son cabinet
21:08des victimes
21:09qui présentent
21:10des infections
21:10voire des mutilations
21:11au visage
21:12à cause d'injections illégales
21:13Agathe, l'un des spécialistes
21:15santé ici à RTL
21:16et puis pour la première fois
21:17depuis les révélations
21:18de Mediapart
21:19l'avocate d'une des deux femmes
21:20qui accuse Patrick Bruel
21:21prend la parole
21:22et c'est sur RTL
21:23Maître Jade Doucelin
21:25raconte une agression sexuelle
21:26dans un taxi
21:27puis une tentative de viol
21:29des faits
21:29qui remonteraient
21:30à 1997
21:32lors d'un festival
21:33de cinéma
21:33à Acapulco au Mexique
21:34un entretien
21:35qui sera à découvrir
21:36ce soir sur RTL
21:37avec Anne-Sophie Lapix
21:38à partir de 18h30
21:39mais en voici
21:40un premier extrait
21:41Elle est victime
21:42d'une agression sexuelle
21:43dans ce véhicule
21:44dans un taxi
21:45Exactement
21:45dans un taxi
21:46à ce moment-là
21:47elle est plutôt sidérée
21:48et puis il va la conduire
21:49dans son bagelot
21:50et elle me dit
21:50que c'est à ce moment-là
21:51qu'elle réalise
21:52ce qui est en train
21:52de se passer
21:53la violence de ce qui
21:54est en train de se passer
21:55elle dit
21:56si je ne m'enfuis pas
21:57à ce moment-là
21:57j'ai conscience
21:58de ce qui va se passer
21:59et c'est pour ça
22:00qu'on est sur une tentative
22:01de viol
22:01parce qu'elle a eu le courage
22:02de s'enfuir à ce moment-là
22:03Elle décrit un geste violent
22:04quelque chose d'abusif
22:05quelque chose contre lequel
22:06elle a eu un temps de réaction
22:08avant de réussir
22:09et de parvenir à s'enfuir
22:10face à la sidération
22:11Voilà l'effet
22:11qu'elle dénonce aujourd'hui
22:12Maître Jade Doucelin
22:14l'avocate
22:14d'une des deux plaignantes
22:15de Patrick Bruel
22:16un entretien
22:17qui sera à découvrir
22:18donc ce soir
22:18à 18h30 sur RTL
22:20De son côté
22:21Patrick Bruel
22:22lui fait savoir
22:22par la voix de son avocat
22:24n'avoir jamais cherché
22:25à contraindre
22:25quiconque
22:26à un acte sexuel
22:27jamais outrepasser
22:29un refus
22:29jamais forcer un geste
22:30ou un rapport sexuel
22:32Fin de citation
22:33La météo avec vous
22:34Peggy
22:35Bon bah c'est bien
22:36Ah bah c'est très bien même
22:38Un temps officiellement demain
22:39mais là aujourd'hui
22:40On y est finalement
22:41on y est encore aujourd'hui
22:42déjà aujourd'hui
22:43avec un beau soleil
22:44petit bémol tout de même
22:45au pied des Pyrénées
22:46où on a quelques nuages
22:47quelques averses
22:48un peu de neige
22:49des 1900 mètres
22:50pas grand chose
22:51on peut avoir aussi
22:52quelques nuages
22:53au sud de la Garonne
22:54mais ce sont des nuages
22:55de beau temps
22:55sans conséquence
22:56également sur le massif central
22:58et les Alpes
22:59et puis on a ce vent d'est
23:01qui est en train de faiblir
23:03on le retrouve donc
23:04sur la région toulousaine
23:06par exemple à 60 km heure
23:07et puis quelques averses
23:09possibles également
23:09sur le sud de la Corse
23:11avec un peu de vent
23:12les températures
23:13elles sont printanières
23:1413 degrés à Cherbourg
23:1516 du côté d'Orléans
23:17Mulhouse
23:17Nancy et Clermont-Ferrand
23:1817 à Lyon
23:19comme à Toulouse et Montpellier
23:2118 à Paris
23:22Marseille et Rennes
23:2219 à Bordeaux et Biarritz
23:24et 20 degrés
23:25à Limoges et Cognac
23:26Est-ce que ça va continuer
23:26ce week-end ?
23:27Vous nous dites ça
23:27dans un tout petit instant
23:28A tout de suite Peggy
23:29RTL Midi
23:31les auditeurs