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  • il y a 7 minutes
Les trois candidats au second tour pour la mairie de Paris débattaient hier soir sur BFMTV pour la première fois de la campagne

Retrouvez « L'édito politique de Patrick Cohen » sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-edito-politique

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Transcription
00:00Voici l'édito politique, bonjour Patrick Cohen.
00:02Bonjour Florence.
00:03Retour sur les éclatresses sonores de la bataille de Paris.
00:06Ceux du débat à trois de BFM TV hier soir, souvent trop sonore, parfois cacophonique.
00:12Mais enfin, tous les sujets débattus hier soir, logement, propreté, circulation, sécurité, impôts, déficit,
00:18auraient dû arriver bien plus tôt dans la conversation commune, ne serait-ce que par respect de la vérité des
00:24faits,
00:25pour une raison simple, quand un mensonge est proféré, on peut dire qu'ils sont volés en escadrille tout au
00:29long de la soirée.
00:30Les médias, les journalistes font leur travail de vérification et le bobard, normalement, disparaît du débat suivant.
00:38Mais là, à quatre jours du second tour, il n'y aura pas de deuxième débat.
00:41Les électeurs hésitants du scrutin le plus important de dimanche prochain, incertains comme jamais depuis 25 ans,
00:48devront s'en tenir à cette foire d'empoigne, sans avoir pu entendre dans un tel cadre des projets des
00:53deux autres acteurs de cette campagne,
00:55Pierre-Yves Bournazel et Sarah Knafo, c'est fort dommage.
00:57Et sans comprendre, faute d'explications crédibles, pourquoi Rachida Dati a fini par accepter cet unique débat après avoir refusé
01:04tous les autres.
01:05Donc vive le débat, mais a-t-il été à la hauteur de l'enjeu ?
01:08Non, il a été globalement dominé par des postures tactiques ou morales, par la fébrilité, au moins au début d
01:14'émission, des deux favoris,
01:16Emmanuel Grégoire et Rachida Dati, qui avaient chacun beaucoup à perdre, par la liberté de ton de l'outsider Sofia
01:22Chikirou,
01:23qui, elle, n'avait rien à perdre, et par le déséquilibre subi par Emmanuel Grégoire, prise en tenaille par deux
01:28adversaires,
01:29celle qui brigue le même fauteuil de mer et celle qui veut faire la peau du Parti Socialiste.
01:33Au passage, personne en plateau n'a pris le temps de s'interroger sur cet étrange casting de second tour
01:39et de tenter d'éclaircir les raisons de la disparition des deux autres listes qualifiées.
01:44Les 180 000 électeurs parisiens qui ont voté Bournazel et Cnafo dimanche dernier sont sûrement curieux de comprendre
01:50ce qui les a conduits l'un et l'autre à mettre un terme à leur engagement, sans même un
01:55mandat de conseiller de Paris.
01:56Le premier, au centre, en fusionnant avant de s'effacer, la deuxième, à l'extrême droite, en s'effaçant sans
02:02avoir fusionné.
02:03Un jour, peut-être, on saura, mais c'était l'un des non-dits de ce débat.
02:07Il explique la prudence, parfois le flou, des deux favoris soucieux de ménager ou de séduire des électeurs orphelins, mais
02:14antagonistes.
02:15Dernière remarque, la réforme de la loi PLM Paris-Lyon-Marseille était une bonne réforme, plus personne ne le conteste.
02:22Les maires de ces trois villes seront élus dimanche dans la clarté, avec à Paris des bulletins Chikiru, Dati et
02:28Grégoire.
02:29La gauche a eu tort de crier au tripatouillage et Rachida Dati, raison d'insister, même si dimanche dernier,
02:35le découplage entre le vote pour les maires d'arrondissement et la mairie centrale a par endroits tourné en sa
02:40défaveur.
02:41Mais au fait, selon vous, qui a gagné ce débat ?
02:44Alors, j'ai mon idée, mais par respect pour les électeurs et pour ne pas donner l'impression de penser
02:49à leur place, je vous le dirai lundi prochain.
02:52Ça, c'est du teasing, comme on dit. Merci Patrick Cohen.
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