- il y a 10 heures
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Municipal 2026
00:30Municipal d'opposition depuis 2020, candidat Horizon à LIA Renaissance pour la liste Vivre Rennes et qui a totalisé 22
00:35,47% des suffrages.
00:38Et Marie Messmeur, bonjour, députée de la première circonscription d'Ille-et-Vilaine, candidate de la France Insoumise pour les
00:43municipales avec la liste Faire Mieux pour Rennes qui a enregistré 18,61% des voix.
00:49Merci d'avoir accepté de participer tous les trois à ce débat, je l'espère qu'il sera constructif.
00:55Et je précise que vos places dans ce studio ont été tirées au sort, voilà pour ceux qui nous regardent
00:59à la télévision.
01:00On commence tout de suite ce débat.
01:06Et je voudrais d'abord qu'on vous entende tous les trois sur le financement de vos programmes respectifs.
01:12On sait que les dotations de l'État sont en baisse pour les collectivités locales.
01:17Alors, Nathalie Apéret, là aussi, ça a été tiré au sort. Comment vous faites-vous pour continuer, si vous êtes
01:24élue dimanche prochain, avec un budget contraint ?
01:26Vous devrez augmenter les impôts des Rennes ?
01:28On a un programme qui est sobre et financé.
01:33Et pour ma part, je n'ai pas augmenté les impôts communaux depuis que je suis maire.
01:38Les impôts à Rennes n'ont pas augmenté sur les taux communaux depuis plus de 15 ans.
01:43Et c'est un engagement que j'avais pris en 2014 et en 2020.
01:46Je ne souhaite pas particulièrement, et je le dis très nettement, augmenter les impôts.
01:52Il n'empêche qu'il y a aujourd'hui un tel niveau d'incertitude avec les budgets de l'État,
01:57avec, vous l'avez dit, des dotations en diminution,
02:00mais aussi une partie de notre épargne qui est prélevée, une partie de nos recettes fiscales qui sont remises en
02:05cause,
02:06et en même temps des transferts de charges qui se font vers les collectivités.
02:09Ce qui fait que le niveau d'incertitude est très élevé.
02:12Et sur la durée du mandat, je pense qu'aucun candidat sérieux ne peut prendre l'engagement de ne pas
02:20augmenter les impôts,
02:21surtout lorsque, comme mes concurrents, ils promettent des dépenses à coup de dizaines ou centaines de millions d'euros.
02:28Alors justement, vous, Charles Compagnon, vous n'êtes pas un candidat sérieux apparemment,
02:31puisque vous, dans votre programme, il y a écrit que vous n'allez pas augmenter les impôts si vous êtes
02:34élu maire de Rennes.
02:35Alors moi, je suis un candidat très très sérieux, effectivement, on a un projet et un programme ambitieux et optimiste.
02:42Ce programme, il est financé par une gestion rigoureuse.
02:45Oui, on l'a dit, on n'en manquera pas les impôts.
02:47Cette gestion rigoureuse qui est juste aussi suivre les recommandations de la Chambre régionale des comptes.
02:53Et effectivement, dans notre programme, on a l'arrêt des dérapages financiers,
02:57150 millions de dérapages financiers dans la construction de l'incinérateur de Ville-Jean,
03:0230 millions pour le parking Villaine et les aménagements que aucun Rennes n'ont demandé.
03:08Voilà des millions d'économies.
03:09Ça, ce n'est pas de l'argent que vous allez pouvoir récupérer sur les projets qui sont votés.
03:12Oui, mais vous voyez que les dérapages, ils ont été tout au long de ces 12 ans de dérapages financiers.
03:19Et qu'en fait, une gestion sérieuse et rigoureuse va permettre, sans augmentation de l'impôt,
03:2435 millions par an, sans augmenter les impôts.
03:30Et le programme, il est sérieux, il est financé, il est optimiste, il est ambitieux.
03:34Et nous n'encontrons pas les impôts, mais par contre, nous ferons une politique que demandent les Rennes et les
03:39Rennes.
03:40Marie Messmer, même question, surtout que dans vos propositions, certaines sont attendues mais coûteuses.
03:44Je pense par exemple à la gratuité des transports en commun.
03:475% du budget de Rennes-Métropole, donc c'est un très bel investissement pour la circulation.
03:51Et comment on fait pour financer vos autres propositions ?
03:54Par exemple, la Cour régionale des comptes nous explique que la masse salariale de la ville,
03:57qui est plutôt en âge et qui a du coup monté en compétence et qui coûte plus cher,
04:02va partir à la retraite.
04:03Donc on va avoir une masse salariale plus jeune qui va du coup nous permettre d'avoir des capacités d
04:06'investissement.
04:07Il y a aussi arrêter d'investir dans les caméras qui nous coûtent un pognon de dingue,
04:10plus d'un million cinq par an.
04:12Voilà, on a plein de leviers techniques comme ça, où arrêter de financer des projets hors sol,
04:15comme par exemple une exposition de M. Pinault qui est un multimilliardaire à un million d'euros au couvent des
04:20Jacobins en 2019.
04:21Ça pour moi c'est lunaire quand on voit les besoins.
04:24Par contre, on dirait quand on écoute cette discussion avec Mme Apéry, socialiste et M. Compagnon du gouvernement en place,
04:30que la casse des budgets de l'État, ça arrive comme ça de manière magique.
04:34Alors qu'en fait, c'est des budgets qui sont présentés par le gouvernement et par les équipes de M.
04:38Compagnon
04:39et qui sont votés et accompagnés par les socialistes.
04:41Mais bien sûr M. Compagnon.
04:44Excusez-moi M. Compagnon, je ne vous ai pas coupé et vous vous engagez pour Rennes,
04:47mais très bien, soyez congruents.
04:48Le budget de votre gouvernement a coupé 11 millions pour Rennes et 4,4 millions à Rennes Métropole.
04:54Et moi pour le coup, en tant que députée, j'ai aussi défendu le rétablissement de la dotation globale de
04:59fonctionnement,
05:00la DGF, qui permet aux villes d'avoir des capacités d'investissement.
05:03J'ai gagné cet amendement, le défendant en hémicycle.
05:05Par contre, derrière, l'accord macroniste et socialiste a fait que cet amendement a été supprimé.
05:10Donc ce sont les politiques nationales.
05:11Et donc il faut se battre pour nos villes, pour nos capacités de penser l'avenir, l'urbanisme, les projets.
05:16Donc vous avez un espoir de récupérer de l'argent au niveau local.
05:19Récupérer de l'argent localement et se battre nationalement pour les capacités d'investissement des villes.
05:22Les résultats de prochaines élections.
05:24Passons maintenant justement à la sécurité.
05:25Vous avez évoqué les caméras de vidéosurveillance.
05:28Chers compagnons, je me tourne vers vous parce qu'effectivement c'est dans votre programme.
05:31Vous voulez tripler leur nombre sur Rennes.
05:33Vous voulez aussi augmenter la police municipale.
05:36Ce sujet, il n'existait pas avant à Rennes, celui de la sécurité.
05:40Aujourd'hui, effectivement, il est dans cette campagne électorale des municipales.
05:45Pourquoi c'est important pour vous ?
05:47Parce que c'est important de protéger tout simplement les rennaises et les rennés.
05:51Aujourd'hui, objectivement, la sécurité, c'est un échec du précédent mandat.
05:56Le sujet, il est commencé à exister déjà 2014-2020, mais on n'en parlait pas.
06:00Après, on ne peut plus le cacher, en 2020, ça explose.
06:03Les violences du quotidien se multiplient.
06:05Les statistiques sont là, plus de 20% de croissance dans la délinquance.
06:09Donc, il faut effectivement doubler les policiers municipaux.
06:12Et les armer, avec des armes létales.
06:14Là, vous n'êtes pas d'accord.
06:16Il faut les armer, il faut tripler les caméras vidéo, il faut une brigade de nuit.
06:20Et il faut aussi, vous voyez, c'est à 360 degrés, il faut aussi remettre la lumière dans la ville.
06:26C'est hyper important, ça fait partie de cette chaîne de sécurité.
06:29Il faut également avoir une meilleure coopération avec la police nationale.
06:33Enfin, il faut revoir complètement le système parce qu'aujourd'hui, quand on est sur le terrain,
06:37c'est la première demande des rennaises et des rennés.
06:40La sécurité, vous êtes d'accord avec ça, Marie-Mesma ?
06:42De cette manière, les rennés et les rennés savent que les opérations coûtent point de communication de deux heures dans
06:46les quartiers,
06:46ça ne change rien, ni les caméras de vidéosurveillance.
06:48C'est même une étude des gendarmes qui disent que ça résout au maximum 7% des enquêtes.
06:52Et pourtant, ça nous coûte un pognon dingue.
06:54Quatre caméras, c'est un fonctionnaire.
06:56Donc, vous ne mettez pas plus de caméras à la règle ?
06:57Non, pas du tout, pas du tout.
06:58Parce que justement, c'est un échec.
07:00Tout le monde le dit, même la gendarmerie.
07:02On peut constater quand même que...
07:04Je ne peux pas dire ça, c'est fou.
07:05Oh là là, j'étais éducatrice spécialisée.
07:08Redire plein de fois la même chose ne veut pas dire que c'est une règle.
07:10On va écouter, on va écouter,
07:12M. Compagnon,
07:13exactement, M. Compagnon néglige les études de la gendarmerie.
07:17C'est rigolo.
07:17Pour donner ce sentiment de sécurité que certains n'ont plus à règle,
07:21qu'est-ce que vous faites, Marie-Mesma ?
07:21Vous savez, j'étais éducatrice spécialisée à l'époque où je me suis formée, en 2014.
07:24On connaissait le nom des éducateurs de rue, des policiers de prévention et de proximité
07:28qui étaient dans les quartiers, dans les villes.
07:29Donc, la police municipale.
07:30Qui intervenait même, mais oui, tout à fait, parce que c'est leur mission première,
07:33qui intervenait même dans la résolution des conflits familiaux.
07:36Donc, c'est ça qu'il faut refaire.
07:36Quand quatre caméras, c'est un fonctionnaire avec autant de millions d'euros.
07:39Moi, j'aimais beaucoup de fonctionnaires.
07:40La police de prévention et de proximité.
07:42Et des éducateurs de rue.
07:44Avec un plan global, parce que c'est très sérieux, les questions de sécurité.
07:47D'ailleurs, il n'y a pas que le narcotrafic.
07:48Il y a aussi la sécurité alimentaire, la sécurité du logement.
07:50Et on rallume les lampadaires, par exemple, la nuit, comme le propose Charles Compagnon ?
07:53Et penser, penser en fonction de la circulation des individus.
07:57Et je suis tout à fait d'accord.
07:58D'ailleurs, la lumière ne doit pas être pensée plus en centre-ville que dans les quartiers.
08:02Comme la dignité sur les logements, comme l'accès aux services publics.
08:05Ça doit être une politique globale.
08:07Nathalia Perret, vous étiez au commande ces six dernières années.
08:10Sur cette insécurité qui a augmenté dans la ville de Rennes,
08:13qu'est-ce que vous répondez à vos adversaires ?
08:15Et ces six dernières années, j'ai doublé les effectifs de police municipale.
08:19J'ai triplé le nombre de pattes rouges.
08:21J'ai aussi installé des caméras là où c'était nécessaire, de manière pragmatique.
08:25Je pense qu'il faut amplifier cette présence humaine.
08:28Je crois au rôle de la police municipale,
08:30qui est un rôle tout à fait complémentaire et différent de celui de la police nationale.
08:34Je propose de poursuivre l'augmentation de ces effectifs.
08:38Et dans un partenariat étroit avec la justice, avec la police nationale,
08:43dont nous avons besoin et dont c'est la responsabilité première de démanteler,
08:47notamment les réseaux de criminalité organisés du narcotrafic,
08:51nous pouvons mener, nous, des missions qui sont complémentaires à 360 degrés.
08:57Bien sûr, celle de la police municipale,
08:59mais aussi tout ce qui va concerner l'éducation, la médiation, la prévention, la santé.
09:04Parce que l'une des premières causes de cette délinquance
09:07est liée à la question du trafic de stupéfiants.
09:10Et s'agissant des consommations notamment,
09:13je suis convaincue qu'une politique offensive de prévention,
09:18d'accompagnement des consommateurs et de santé
09:20participe aussi de ceux qui luttent contre le trafic de stupéfiants.
09:25Et rapidement, sur l'armement avec des armes létales des policiers municipaux,
09:28est-ce que vous avez évolué ?
09:29Vous avez souvent dit à ce micro que vous étiez contre ?
09:31Aujourd'hui, nos policiers municipaux sont équipés de tasers,
09:35de pistolets à impulsion électrique.
09:36Mais une arme létale, une arme de poing.
09:37On considère qu'au regard de leur mission, qui encore une fois par la loi,
09:41sont très différentes de celles des policiers nationaux,
09:43il n'est pas justifié de les doter d'armes létales.
09:47On va poursuivre ce débat.
09:48Il est 7h49 sur ICI Armonique.
09:54Nous sommes avec les trois candidats encore qualifiés à Rennes
09:57pour le second tour des municipales dimanche prochain.
10:00Nouveau thème de campagne important dans la capitale bretonne, le logement.
10:04On sait qu'à Rennes, cette question est importante.
10:06Entre les étudiants qui n'en trouvent pas, les Rennes qui voudraient devenir propriétaires,
10:10mais qui ne peuvent pas, faute de moyens ou d'opportunités,
10:13il y a 63% par exemple de locataires à Rennes.
10:16Marie Messmer, c'est la priorité numéro un, le logement, dans votre programme ?
10:19C'est aussi la priorité des Rennes et des Rennes, quand on les questionne.
10:22Et c'est une vraie problématique.
10:23En effet, vous parliez des étudiants, 70 000 étudiants sur Rennes,
10:266 000 logements étudiants.
10:27Donc il y a quelque chose de gravissime dans cette situation.
10:30On n'a pas planifié, on n'a pas prévu.
10:32Et donc on laisse des personnes dans une précarité sans nom.
10:34Donc pour ça, moi j'ai trois mesures structurantes.
10:36En effet, c'est la rénovation de logements, 5 000 par an,
10:39c'est le PCAET qui nous le demande,
10:40mais d'ailleurs priorisé sur les quartiers populaires
10:42parce qu'ils sont des fois dans des situations d'insalubrité insupportables.
10:45Donc on rénove des logements pour y mettre des étudiants ?
10:47Non, non, on rénove des logements pour tout le monde.
10:49Pour les étudiants, on construit des logements spécifiquement pour eux
10:51avec une politique incitative via le CRUS et via l'État,
10:54le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
10:56On construit du logement social et intermédiaire.
10:58Et on demande, on fait une politique très ferme avec l'État
11:01pour qu'ils mettent en place l'encadrement des loyers.
11:03C'est lui qui peut le mettre en place.
11:04Et trois mesures outillantes pour ça.
11:06Une brigade anti-mal logement, parce que tout ça ne sert à rien
11:08si on n'a pas des fonctionnaires sur le terrain qui accompagnent gratuitement
11:11les locataires à faire leur démarche contre les pratiques illégales des bailleurs.
11:15Une réquisition des bâtiments, puisque d'ailleurs l'INSEE nous dit
11:17qu'on a plus de 9000 logements vacants
11:19et qu'actuellement on a plus de 20 jeunes qui sont,
11:22et enfants, et familles, de familles qui sont en tente à Beauregard.
11:25C'est inadmissible dans une ville comme Rennes.
11:27Donc on a une politique à faire là-dessus.
11:29Et enfin, c'est une politique d'injonction, de rapport de force avec l'État
11:33par rapport à sa mission qui est régalienne.
11:35Parce que le droit au logement, c'est un droit fondamental ici dans notre Constitution.
11:38Alors pour les Rennes, Nathalie Appéré, on construit encore des logements ?
11:41Il en faut toujours plus ? Vous l'avez fait ce précédent mandat.
11:44Combien vous voulez encore en construire des logements dans les 6 années à venir si vous êtes réélu ?
11:47Oui, on continue à construire pour permettre aux Rennes et aux Rennes
11:51de se loger à des prix abordables.
11:55Il faut savoir que depuis 2017, on voit du fait de décision nationale,
12:00et il faut le dire très clairement, s'aggraver une crise nationale en matière de logement
12:05et ça aboutit à une restriction de l'offre et à une augmentation des prix.
12:09C'est les conséquences d'un certain nombre de mesures, comme la diminution des APL,
12:13la suppression de l'APL accession, plus d'aide à la pierre, plus de capacité à construire du logement social.
12:18Ici, on se positionne en résistance par rapport à ça, avec un certain nombre de mesures
12:23que je souhaite continuer et amplifier.
12:25C'est d'abord construire, oui, construire du logement social avec des aides significatives de la métropole
12:31pour construire ce logement social, construire aussi du logement intermédiaire et du logement en accession.
12:37C'est notamment ces BRS que nous avons mis en place, qui consistent à pouvoir acheter,
12:41en fonction de ces revenus, entre moins 30 et moins 50% du marché,
12:45en étant propriétaire des murs et pas propriétaire du sol.
12:52Et puis utiliser tous les leviers qui permettent de réguler,
12:55notamment le marché privé qui ne produit rien de bon.
12:58Je pense en particulier au Airbnb, je pense au permis de louer,
13:03à tout ce qui fait que l'on peut encadrer aussi les loyers, les plafonner
13:08et faire en sorte que chacun puisse se loger là où il le souhaite,
13:12quels que soient ses revenus dans la métropole.
13:14Charles Compagnon, vous étiez conseiller municipal ces six dernières années également.
13:18Vous, j'ai vu dans votre programme, le bail réel solidaire, vous êtes pour également.
13:22Vous l'avez accompagné avec la majorité sortante et vous voulez l'amplifier également
13:27si vous êtes élu dimanche prochain ?
13:29Oui, tout à fait, parce que quand une mesure est bonne, on la reprend.
13:33On a des divergences sur la manière de voir le logement,
13:37mais sur des mesures comme le bail réel solidaire qui permet aussi l'accession à la propriété
13:41dans ce parcours d'accession, effectivement, nous avons les mêmes chiffres
13:46que se proposait aujourd'hui.
13:48Aujourd'hui, les classes moyennes, elles sont chassées de Rennes.
13:51Aujourd'hui, les étudiants ne trouvent pas de logement.
13:54C'est pour ça qu'on a un programme aussi qui est ambitieux sur le logement.
13:59avec une règle d'or qui est construire, accueillir, s'en détériorer la qualité de vie des Rennes
14:05qui vivent aujourd'hui à Rennes et sans abîmer l'identité des quartiers.
14:11Parce qu'aujourd'hui...
14:11C'est le moratoire sur les Grandes Tours, c'est de ça dont vous voulez parler ?
14:14Sauf qu'il est plus précis que ça.
14:15C'est moratoire sur les Grandes Tours dans les quartiers où il n'y en a pas.
14:20Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, on a une destruction ces six dernières années,
14:24majeures je dirais même ces dix dernières années,
14:26du parc privé urbain végétalisé, c'est-à-dire les jardins privés
14:32qui ont tous été détruits les uns après les autres,
14:34qui sont des véritables bombes de diversité dans la ville.
14:37Et aujourd'hui, on a détruit des hectares de verdure,
14:40on a arraché des milliers d'arbres pour construire dans le diffus.
14:45Je ne peux pas laisser dire ça.
14:47On a un PLUI, un plan d'urbanisme, qui a augmenté le coefficient de végétalisation,
14:52l'obligation de planter.
14:54Et on a une politique très offensive en matière de biodiversité, de plantation.
14:59Je pense que ce qui est dit là n'est pas juste.
15:02C'est complètement vrai.
15:03Il suffit d'aller rue de Saint-Malo pour voir qu'en cœur d'îlot,
15:06on a détruit un quart de la végétalisation,
15:09on a détruit des arbres qui avaient plus de 50 ans.
15:12Donc c'est factuellement vrai.
15:14Par contre, on a des zones qui sont très peu denses,
15:17sur lesquelles on ne travaille pas à Rennes.
15:18Et puis surtout, on a une coopération à mener.
15:20Lesquelles ?
15:21Mais donc on laisse des tours là où il y a déjà des tours,
15:23c'est ce que vous voulez dire aussi, chère compagnie ?
15:24Oui, là où il y a des tours.
15:25Mais on a détruit la coulée verte du Blône,
15:29qui a été existée, dessinée par Henri Fréville,
15:32et maintenue par N-Hervé.
15:34Aujourd'hui, on a densifié dans le Boulne.
15:36Les habitants...
15:37On a densifié sur les parkings, pas sur la coulée verte.
15:39Oui, et donc vous avez détérioré la qualité de vie des habitants,
15:42qui s'en plaignent, Nathalie Apéry.
15:44Oui, mais les habitants s'en plaignent, Nathalie Apéry,
15:47parce que là où ils avaient la lumière,
15:48ils ont une tour en face de...
15:49Précisément pour avoir plus d'espace vert,
15:49et pour avoir une qualité de vie.
15:50C'est moi où je suis sur le terrain,
15:52et c'est ce que me disent les habitants de Nathalie Apéry,
15:54toutes les semaines.
15:55Moi je les écoute,
15:55et je ferai une politique pour les Rennes et les Rennes.
15:57Alors malheureusement,
15:58j'aurais bien aimé qu'on vous entende sur le Roison Park,
16:00mais je vois qu'il est déjà 7h55,
16:01donc on ne va pas pouvoir évoquer ce dossier
16:04qui aurait pu intéresser d'ailleurs au-delà de Rennes,
16:06puisqu'on sait que les supporters du stand Rennes n'habitent pas qu'à Rennes.
16:09Je voudrais qu'on termine ce débat en vous entendant chacun votre tour,
16:13pour que vous nous disiez,
16:14si vous êtes élue dimanche soir maire de Rennes,
16:17quelle est votre première décision,
16:19celle que vous prenez vraiment dans les premiers jours,
16:21premières semaines, dès que vous le pouvez ?
16:23On va commencer par vous Marie Messmer.
16:24La gratuité des transports publics,
16:26qui est une des mesures qui est la plus attendue par les Rennes et RLS,
16:29et je pense qu'après 12 ans de mandat écologique et social,
16:31c'est une anomalie que Rennes ne soit pas comme les 49 autres territoires
16:34qui l'ont mis en place,
16:35une ville où on applique les transports gratuits,
16:38qui par ailleurs fait baisser de 80% le nombre d'incivilités,
16:40qui est une mesure juste écologiquement et socialement,
16:43et qui est, je vous le dis, vraiment très plébiscitée.
16:45Donc j'ai hâte que Rennes soit une ville porteuse sur ce sujet.
16:48Charles Compagnon, même question, vous êtes élue dimanche,
16:50qu'est-ce que vous essayez de mettre en place le plus vite possible ?
16:52Je suis élue dimanche, je dis merci aux Rennes et aux Rennes d'avoir choisi l'alternance,
16:56parce que cette alternance elle est vitale,
16:57et la première mesure c'est de nous occuper de la sécurité des Rennes
17:01et des Rennes et de lancer la grande concertation sur les rythmes scolaires,
17:04parce que c'est aussi quelque chose qui est demandé.
17:06Vous avez deux mesures.
17:06Ah oui, mais il y en a beaucoup plus, il y en a beaucoup plus, mais...
17:08Pourtant un programme de 6 pages après un mandat entier, c'est étonnant.
17:12Moi j'ai un programme de 72 pages, monsieur Contamon.
17:14Les parents étaient à mes compagnons, donc...
17:16La parole était à moi, et si on fait le concours,
17:18moi j'ai écrit un livre de 142, donc vous voyez si on compte...
17:20Et on va terminer avec vous Nathalie Apéry, même question,
17:22vous êtes réélu dimanche soir,
17:23qu'est-ce que vous mettez rapidement en place de votre programme ?
17:26Une mutuelle de santé municipale,
17:28parce que la question de l'accès aux soins est vraiment une préoccupation très forte
17:32des Rennes et des Rennes,
17:33et parce que c'est une mesure de justice
17:36et de pouvoir d'achat également,
17:38permettre d'avoir des tarifs plus bas
17:41dans une mutuelle communale
17:43pour la complémentaire santé.
17:44Eh bien merci à tous les trois d'avoir participé
17:47à ce débat de l'entre-deux-tours des municipales à Rennes,
17:49qui sera évidemment à retrouver en replay d'ici quelques instants
17:52sur notre site ici.fr
17:53et dimanche soir pour les résultats
17:55dans les 96 communes bretonnes où on vote encore dimanche.