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00:00La semaine du premier tour des municipales, le dimanche 15 mars, on reçoit jusqu'à vendredi les principaux candidats à
00:06la mairie de Rennes.
00:07Premier invité de cette série, Julien Masson, candidat du Rassemblement National, tête de liste Rassemblement pour Rennes.
00:13Bonjour Julien Masson.
00:14Bonjour.
00:15Alors votre liste, elle réunit également des membres de l'UDR, le parti d'Éric Ciotti et ceux du parti
00:20de Marion Maréchal.
00:22Vous voulez remettre Rennes en ordre, c'est ça Julien Masson ? Ça veut dire quoi, remettre Rennes en ordre
00:27?
00:27C'est le constat que depuis de nombreuses années, les Rennes ne reconnaissent plus leur ville, notamment sur l'insécurité.
00:33C'est un constat qui est largement partagé.
00:36Donc il faut remettre Rennes en ordre en renforçant les effectifs de police municipale, en les armant et en les
00:43déployant notamment dans tous les quartiers
00:45avec des postes d'appui et de contact que je propose pour que les habitants dans les quartiers puissent avoir
00:50une présence rassurante,
00:51une police de proximité rassurante dans les quartiers.
00:53Donc aujourd'hui, il y a 115 policiers municipaux pour la ville de Rennes. Vous voulez en avoir combien de
00:58plus ?
00:58On va aller jusqu'à, surtout le mandat, jusqu'à 240.
01:02Donc plus du double ?
01:04Oui, pour avoir au moins un policier municipal pour 1000 habitants. C'est la moyenne nationale.
01:09On est 13 ans de ça aujourd'hui à Rennes, puisque la gauche rennaise n'a pas mis les moyens
01:14adéquats pour rassurer les Rennes,
01:16pour tranquilliser l'espace public. Donc je constate qu'effectivement, il faut agir pour la tranquillité des Rennes.
01:22Et vous voulez l'armer cette police municipale ? Pourquoi l'armer ?
01:25L'armer, puisque je pense que c'est complètement irresponsable de ne pas armer la police municipale aujourd'hui,
01:30dans une situation où Rennes fait tous les jours, toutes les semaines, des chroniques sur tel ou tel fusillat, tel
01:37ou tel coup de feu, tel ou tel coup de couteau.
01:39Donc c'est une sécurité pour les policiers municipaux eux-mêmes et pour les habitants aussi qui sont en première
01:45ligne dans les quartiers.
01:46Mais pour l'instant, Julien Masson, ces policiers municipaux, ils n'ont pas les mêmes droits que les policiers nationaux
01:51en termes d'intervention.
01:52Alors il y a une loi actuellement à l'étude au Parlement.
01:55Et pour l'instant, ces policiers municipaux n'ont pas les mêmes droits, en tout cas les mêmes prérogatives.
01:59Alors la police municipale, elle doit compléter effectivement l'action de la police nationale.
02:03Et de fait, amener cette présence rassurante dans les quartiers, harceler les points de deal.
02:08C'est vraiment ce que j'ai envie de faire.
02:10Parce qu'aujourd'hui, de nombreux Rennes se sentent abandonnés par la gauche rennaise.
02:14Et c'est quoi ces postes de contact dont vous nous avez parlé dans les quartiers ?
02:18Eh bien, ce sont des locaux.
02:19Donc un commissariat ?
02:20Alors, ce n'est pas des commissariats parce que les commissariats en tant que tels, ils nécessitent le concours de
02:24l'État.
02:24On a vu à Sesson-Sévigné, il y a eu la création d'un commissariat de police.
02:28Mais qui a mis beaucoup de temps à être mis en œuvre.
02:31Avec en plus, quasiment zéro policier sur le terrain.
02:34Zéro policier national sur le terrain à Sesson.
02:37Donc c'est la solution qui est proposée par Charles Compagnon.
02:39Moi, je propose des points d'appui et de contact uniquement de police municipale.
02:43Qui peuvent être mis en œuvre très très rapidement.
02:45Au contact des habitants, très rapidement après l'élection.
02:48Vous ne voulez parler que de sécurité, Julien Masson, pour cette campagne municipale à Rennes ?
02:53Pas du tout.
02:54Les trois points, c'est vraiment la sécurité, l'immigration.
02:57Puisqu'il y a un sujet avec tous les campements de migrants indignes qui se multiplient chaque année.
03:00Alors ça aussi, ce n'est pas totalement de la compétence municipale.
03:03En tout cas, c'est l'État qui doit s'occuper de l'homme.
03:05Oui, effectivement, c'est l'État.
03:07Mais de fait, aujourd'hui, la gauche rennaise, elle met en place des dispositifs attractifs.
03:11C'est Didier Leski, le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, qui le dit.
03:14Rennes est prise au piège de ses choix.
03:18En développant des dispositifs attractifs, elle attire aussi des migrants.
03:22Et le constat, la conséquence, c'est la multiplication de ces campements indignes chaque année.
03:27Donc vous, élu maire de Rennes, il n'y aura plus de campements ? Comment on fait ?
03:31Eh bien oui, je le dis, je l'affirme.
03:33Non, je veux couper les pompes aspirantes.
03:35Je veux couper ces 4 à 6 millions d'euros qui sont dépensés chaque année par la gauche rennaise.
03:40Mais on ne peut pas empêcher les gens de rentrer dans une ville, s'ils veulent venir s'installer là
03:44?
03:44Justement, en fait, si vous voulez, Didier Leski le dit très bien, c'est que l'information, elle passe auprès
03:48des migrants.
03:49Ils savent que, même s'ils viennent d'Europe de l'Est ou d'Afrique, qu'à Rennes, il y
03:53a des dispositifs attractifs.
03:54Et ce qui leur donne envie de venir.
03:56Moi, je veux couper les pompes aspirantes.
03:57Je veux mettre cet argent sur la sécurité des Rennes.
04:00Donc ça, c'est une priorité.
04:02Insécurité, immigration et évidemment aussi qualité de vie.
04:05Puisque je pense, comme de nombreux Rennes, que la qualité de vie se dégrade.
04:09Aussi bien sur le plan de circulation, sur la politique anti-voiture,
04:12sur ces tours de grande hauteur qui défigurent des quartiers,
04:16qui déséquilibrent l'équilibre de quartiers entiers.
04:19Il n'y en a pas encore beaucoup des tours de grande hauteur à Rennes ?
04:22De plus en plus.
04:22Vous voulez en tout cas interdire leur future construction, c'est ça ?
04:25Je veux en tout cas construire de façon raisonnée, de façon concertée avec les habitants.
04:30Mais on accueille chaque année près de 10 000 habitants nouveaux à Rennes.
04:33Comment on les loge, ces habitants ?
04:34On les loge avec des constructions vraiment de façon harmonieuse.
04:38On n'est pas obligé de faire du béton.
04:40On n'est pas obligé de reproduire, par exemple, le quartier Beauchardonnay,
04:42qui, à mon sens, n'est pas un bon modèle pour l'avenir de Rennes.
04:46Il faut sortir aussi de cette métropolisation, de cette hyper-concentration des activités à Rennes.
04:51Je pense que Rennes et le désert breton, ce n'est pas une bonne solution.
04:54Moi, je ne me résous pas à voir que Rennes se concentre tout
04:57et qu'à 30 ou 40 kilomètres, on voit des bourgs qui perdent leurs médecins,
05:01qui perdent leur salle de classe, qui perdent leur jeunesse, leur famille.
05:03Ce n'est pas un modèle pour moi.
05:05Je pense que l'aménagement du territoire est à revoir.
05:06Julien Masson, vous avez un objectif pour ce 15 mars, le premier tour des élections ?
05:115% ? 10% ? Qu'est-ce que vous envisagez ?
05:14Parce que la ville de Rennes est une des villes françaises qui votent le moins pour votre parti.
05:18Bien évidemment, mais depuis 2020, nous avons multiplié par 3 notre score à Rennes.
05:24Donc, nous avons beaucoup d'espérance pour cette élection.
05:26Dépasser les 10% déjà pour arriver au second tour
05:29et proposer aux Rennes une autre voie, un autre chemin.
05:33Et une alliance avec un des autres candidats, c'est envisageable ou pas au second tour ?
05:37Nous verrons bien au soir du premier tour quels seront les résultats.
05:41Mais toujours est-il que nous, nous représentons de nombreux Rennes
05:44qui veulent avoir des représentants à la mairie.
05:46Ça, c'est une certitude.
05:47Merci Julien Masson.
05:49Vous étiez l'invité d'ici à Armorix ce matin, candidat RN,
05:52pour Rassemblement pour Rennes, pour les municipales, premier tour 15 mars.
05:55Demain, nous recevons Marie Mesmer qui représente la liste de la France insoumise.

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