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À un an des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, Code source vous emmène à la rencontre de cinq athlètes qui ont accepté de raconter leur parcours. Entre espoirs, doutes et dépassement de soi, tous s’entraînent pour décrocher leur place - ou une médaille - dans la compétition. Pour ce cinquième et dernier épisode, Code source a rencontré la grimpeuse Hélène Janicot, qui vise les JO après un burn-out.

Championne du Monde d’escalade en 2012, à seulement 19 ans, Hélène Janicot est vouée à un avenir prometteur. Mais le rythme soutenu des compétitions et les lourdes contraintes liées à son quotidien d’athlète de haut niveau usent petit à petit la grimpeuse. En pleine ascension, elle fait un burn-out et met fin à sa carrière en 2019. Après une pause de presque trois ans, elle retrouve progressivement le goût de grimper. Et revient avec un objectif : Paris 2024.

Hélène Janicot témoigne au micro d’Ambre Rosala.

#jeuxolympiques #escalade #paris2024

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Transcription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12À un an de Paris 2024, Jeux Olympiques du 26 juillet au 11 août, puis Paralympiques du 28 août au
00:188 septembre,
00:19Codesource vous propose 5 podcasts consacrés à l'événement, 5 témoignages de sportives et de sportifs qui se préparent en
00:26ce moment pour les JO,
00:27Quel est le travail que ça représente ? Quels sont leurs doutes, leurs espoirs ? Quel est le parcours qui
00:32les a amenés jusqu'ici ?
00:34Cinquième et dernier épisode de cette série aujourd'hui, Hélène Janicot, une grimpeuse française de 29 ans,
00:39qui a fait une pause de 3 ans dans sa carrière sportive suite à une dépression,
00:44avant de reprendre l'entraînement en 2022 avec en tête les prochains JO.
00:48Elle se confie au micro d'Ambre Rosala.
00:57Allez, encore, encore, encore, encore, rien. Allez, fort. Allez.
01:02Hélène Janicot s'entraîne dans la salle d'escalade du tremplin sport formation à Voiron, en Isère, où elle habite.
01:08Allez, tu crois, allez, fort.
01:12Elle se prépare pour les nombreuses compétitions qui l'attendent avant les JO en 2024,
01:17mais quand elle grimpe le mur d'escalade, elle garde cet objectif en tête.
01:21C'est un peu le graal de tout athlète, les JO olympiques, c'est une fois tous les 4 ans.
01:28C'est sûr qu'à Paris, en plus, c'est à la maison, ça va être une compétition énorme,
01:32ça va être un événement magnifique et d'y participer, ce serait l'un des plus gros accomplissements de ma
01:39carrière.
01:42Hélène est née le 13 décembre 1993 à Clermont-Ferrand.
01:45Elle grandit en Auvergne, à Rion, avec son petit frère et leurs parents.
01:49Son père est médecin et sa mère, médecin de profession elle aussi, arrête de travailler pour s'occuper de ses
01:55enfants.
01:56Quand elle a 10 ans, Hélène découvre l'escalade à l'école.
02:00Comme sa professeure de sport trouve qu'elle se débrouille plutôt bien,
02:03elle conseille à ses parents d'inscrire Hélène dans le club de sa ville
02:06et la petite fille se passionne tout de suite pour ce sport.
02:09Ça m'a toujours plu de grimper, d'essayer de me dépasser, d'aller en haut des voies,
02:13trouver des solutions quand ça ne marchait pas.
02:16Moi, j'ai toujours été très réservée, j'ai toujours été très timide.
02:20J'étais vachement dans mon coin et je pense que ce qui m'a plu aussi dans l'escalade,
02:23c'est que très vite, j'ai réussi à m'intégrer, ce que je n'arrivais pas à faire à
02:26l'école
02:27ou dans les autres activités que j'avais essayées.
02:29J'avais l'aspect social, j'avais trouvé une mini famille où je me plaisais bien,
02:34où ça se passait bien.
02:36C'est ce qui fait aussi, je pense, que j'ai autant accroché au sport.
02:39Hélène commence les compétitions quand elle a 14 ans.
02:42Elle s'entraîne plusieurs fois par semaine
02:44et comme il n'y a pas beaucoup d'infrastructures dans la ville où elle habite,
02:47ses parents l'accompagnent un peu partout dans la région
02:49pour qu'elle s'entraîne dans les meilleures conditions possibles.
02:52J'avais une demi-heure de voiture pour avoir un mur qui était un petit peu plus haut
02:56mais sinon, c'était que du bloc ou un mur où j'ai commencé,
03:00il fait 6,50 mètres.
03:01En compétition, les murs, ils font 15 mètres.
03:04Mes parents m'amenaient un peu tout le temps à droite, à gauche
03:07et c'était lourd pour eux comme pour moi
03:10parce qu'avec l'école et tout, ce n'était pas facile.
03:13Quand je suis passée cadette, vers mes 16 ans, en première,
03:17j'étais à Aix-en-Provence.
03:19J'avais des aménagements scolaires avec le lycée,
03:21j'avais des cours du soir parce que je ratais certains cours pour aller à l'entraînement.
03:25Du coup, je l'ai rattrapé en cours du soir.
03:27C'était tout organisé pour qu'on puisse allier le sport et l'école.
03:32Hélène fréquente ce centre de formation à Aix-en-Provence
03:35pendant sa classe de première et de terminale.
03:37Elle passe son bac, puis elle intègre une fac de langue,
03:40toujours avec des cours aménagés, pour qu'elle puisse continuer l'escalade.
03:44Hélène participe à de nombreuses compétitions et elle progresse vite.
03:47Elle arrive régulièrement en finale,
03:49mais elle ne parvient pas à finir sur la première marche du podium.
03:53En 2012, quand elle a 19 ans,
03:54elle participe à la coupe du monde d'escalade à Briançon dans les Hautes-Alpes.
03:58Les concurrentes doivent grimper chacune leur tour sur un mur d'environ 15 mètres de haut.
04:03Il faut arriver le plus haut et le plus vite possible.
04:06Après la demi-finale, elle est à la première place du classement,
04:09ex-aequo avec une autre concurrente.
04:13J'attendais mon tour et j'avais compris qu'il fallait que j'aille en haut, sinon c'était fichu.
04:18Il y avait déjà plusieurs filles qui avaient été toutes en haut.
04:22Je suis partie dedans en sachant que je n'avais pas le droit à l'erreur.
04:25J'ai bien grimpé, j'ai bien grimpé, malgré une petite erreur au milieu qui aurait pu me coûter très
04:30cher,
04:31mais que j'ai réussi à récupérer, j'arrive à aller en haut.
04:34Et puis après, c'était du stress parce que j'étais avant-dernière à passer.
04:37Je savais que la dernière, elle pouvait aller en haut,
04:39mais là-haut, elle commence à un peu hésiter et elle perd le temps que moi, j'avais été efficace.
04:46C'est moi qui gagne.
04:47C'était beaucoup de joie parce que c'était énormément de travail, énormément d'investissement.
04:53Ça faisait un moment que j'essayais de l'avoir, cette première place.
04:56C'était beaucoup de joie.
05:00Je suis partie à 4h du matin, le lendemain matin de la compète,
05:03parce que j'avais le championnat d'Europe senior en Autriche,
05:06qui avait lieu deux jours après à peine.
05:08C'est des saisons qui sont longues et où j'enchaîne beaucoup.
05:12Il y a l'école, il y a les entraînements, il y a les compétitions.
05:15C'est un rythme de vie qui est soutenu,
05:17mais je ne me suis jamais posé la question que mon emploi du temps était trop chargé,
05:21parce que juste ça me faisait plaisir et aussi de faire autant de compètes, c'était un choix.
05:26J'ai un emploi du temps soutenu, mais ça me plaît, donc je m'en sors.
05:29Le rythme de vie d'Hélène est de plus en plus intense.
05:32Elle a toujours de bons résultats,
05:34mais elle se met beaucoup de pression pour être la meilleure possible
05:37et vit très mal les échecs.
05:39Petit à petit, les séances d'entraînement sont de plus en plus contraignantes.
05:43De te lever pour aller te faire une séance de résistance à 8h du matin,
05:47faire attention à ce que tu manges,
05:49parce que quand tu es sportif de haut niveau,
05:52tu as à faire attention pour la récu, pour le poids, pour plein de choses.
05:57Voilà, de manger sainement, équilibré, tout ça,
05:59c'est vrai que ça ne va pas toujours de soi.
06:02C'est accepter les échecs,
06:04c'est avoir envie d'aller toujours chercher un peu plus loin
06:06et toujours te demander que, ok, là c'est bien ce que j'ai fait,
06:08mais par contre, il y a ça, ça et ça, il faut que je le travaille,
06:11qu'est-ce que je mets en place, qu'est-ce que je fais,
06:12et tout ça, quand tu as envie, tu le fais assez facilement,
06:16entre guillemets, parce que ça vient tout seul
06:18et quand tu en as marre, tu sortiras,
06:21mais ça devient des contraintes au quotidien, en fait.
06:25Pendant trois ans, Hélène tient le coup et continue les compétitions.
06:29En 2019, à 26 ans,
06:31elle devient championne de France dans sa catégorie.
06:33Mais juste après ça,
06:35elle décide d'arrêter sa carrière.
06:37J'aimais plus ce que je faisais, non.
06:39Je ne prenais plus de plaisir,
06:40donc j'ai poussé pendant trois ans,
06:42avant de me dire, là, ça suffit.
06:45J'ai eu un burn-out,
06:46j'en ai eu marre et j'avais organisé
06:49toute ma vie autour de ça.
06:51Je n'avais fait que ça
06:53et je pense qu'à la fin,
06:56je me définissais
06:57en tant que personne de par mes résultats
06:58et je pense que ce qui a provoqué mon ras-le-bol,
07:01c'est aussi ça.
07:02J'avais besoin de me définir autrement
07:04que par la compétition d'escalade.
07:05Je me mettais beaucoup trop de pression
07:07sur mes résultats,
07:08sur mes attentes,
07:09sur plein de choses
07:10et que, voilà,
07:12au bout d'un moment,
07:13j'ai explosé en plein vol.
07:15Pendant trois mois,
07:16Hélène n'a plus du tout envie de grimper
07:18alors que c'est sa passion
07:19depuis plus de 15 ans.
07:20Puis, petit à petit,
07:22elle recommence à faire de l'escalade
07:23pour le plaisir.
07:25Elle grimpe en extérieur,
07:26avec des amis
07:27et progressivement,
07:28elle réapprend à aimer son sport.
07:31Elle décide d'entraîner
07:32de jeunes grimpeurs
07:33à Voiron où elle habite.
07:34Elle passe aussi son diplôme
07:35pour devenir ouvreur
07:37et concevoir les voies d'escalade
07:39pendant les compétitions.
07:40Mais il est hors de question pour elle
07:42de reprendre le sport de haut niveau.
07:44J'ai tourné la page,
07:46je me reconstruis
07:46et je me suis fait embaucher
07:49sur le centre d'entraînement.
07:50Du coup, je suis entraîneur
07:52sur le pôle France de Voiron.
07:55Et voilà, je prends du plaisir,
07:56ça me fait plaisir d'entraîner les jeunes
07:57et me creuser la tête
07:59avec mes collègues
08:00pour essayer de mettre en place
08:01ce qu'on peut
08:01pour les amener sur le plus haut niveau,
08:03pour les amener dans leurs projets,
08:05pour les accompagner.
08:06À côté, du coup,
08:08je joue sur des compétitions.
08:09Enfin, ça me faisait plaisir
08:11de m'investir là-dedans à fond.
08:14Donc, c'était bien.
08:15Hélène commence aussi une psychothérapie
08:17pour mieux appréhender son sport.
08:19Et après plus de deux ans de pause,
08:20elle commence à envisager
08:22de refaire de la compétition.
08:23En fait, ça me manque.
08:25Il y a des choses
08:25que j'ai encore envie de faire.
08:26Ça a été toute ma vie
08:28et finir là-dessus,
08:29c'était quand même...
08:30Je trouve que ça aurait été dommage.
08:32J'en discute avec une de mes collègues
08:34qui me dit qu'elle m'aidera
08:36si jamais j'ai envie de m'y remettre
08:37et qu'elle peut m'entraîner.
08:40Petit à petit,
08:41dans un coin de ma tête,
08:42je me dis pourquoi pas
08:43parce que j'ai envie encore
08:46de faire des choses,
08:47j'ai encore envie de pousser
08:48et pourquoi pas ?
08:50Après deux ans de pause,
08:51Hélène décide de reprendre
08:52sa carrière d'athlète.
08:54Elle démissionne alors
08:55de ses deux postes
08:56d'entraîneur et d'ouvreur.
08:58Je prenais un gros risque,
08:59c'est-à-dire que j'étais obligée
09:00de quitter les deux métiers
09:02que j'avais mis trois ans
09:03à construire
09:04parce que je ne pouvais pas
09:05entraîner les gens
09:06contre qui j'allais être
09:07en concurrence.
09:08J'ai dû démissionner
09:09de mon poste d'entraîneur,
09:11j'ai dû mettre en pause
09:12ma carrière d'ouvreur
09:14et du coup,
09:14c'est plus de l'appréhension
09:16par rapport à
09:17« bon, ok,
09:17j'ai mis toute ma vie
09:18sur la table ».
09:19Du coup, maintenant,
09:20il faut mettre les choses
09:21en place
09:22et avancer sereinement.
09:25Ça a été compliqué
09:27de retrouver ces marques
09:28parce que du coup,
09:29je passais d'un statut
09:30d'entraîneur
09:30à un statut d'athlète.
09:32Il faut se remettre
09:33dans une charge d'entraînement,
09:34donc il y a toute la fatigue
09:35qui va avec.
09:36Je n'avais plus le volume
09:37d'entraînement
09:38que j'avais pu avoir.
09:40Je ne repars pas zéro,
09:41mais je repars de loin.
09:42Donc oui,
09:43ce n'est pas facile,
09:44mais par contre,
09:45je me fais plaisir.
09:46Je suis contente d'y aller,
09:47j'ai des nouveaux objectifs,
09:49j'ai des envies.
09:49j'ai fait un énorme travail
09:52de prépa mentale
09:53depuis ma reprise
09:54pour ne pas retomber
09:55dans mes travers.
09:57Le 12 juin 2021,
09:58Hélène participe
09:59à sa première compétition
10:00depuis sa pause.
10:02Ça se passe chez elle,
10:03à Voiron,
10:03pour une épreuve sélective
10:05pour entrer en équipe
10:05de France.
10:06Il me manquait des choses
10:07parce que forcément,
10:08des voies de haut niveau
10:10comme ça,
10:10ça faisait un moment
10:11que je n'avais pas été dedans
10:12et du coup,
10:12il fallait que je remette
10:13plein de choses en place
10:14et puis mes petites routines,
10:16des choses.
10:17En compétition,
10:18tu as des routines,
10:19mais mes routines,
10:19elles ne marchaient plus
10:20parce que j'avais évolué
10:21depuis mes 16 ans,
10:22bien évidemment.
10:24Mais ça se passe bien
10:25et ça me permet
10:27de prendre des points
10:28pour entrer en équipe.
10:30Ça me fait plaisir,
10:31c'est un premier pas
10:32sur le chemin
10:32que j'ai décidé d'engager.
10:34Ça donne du courage
10:36pour la suite.
10:38Hélène termine
10:39huitième de la compétition,
10:40mais c'est suffisant
10:41pour qu'elle intègre
10:42l'équipe de France d'escalade.
10:43Le 23 octobre 2022,
10:45elle gagne une épreuve
10:47au format olympique
10:48à Laval,
10:49en Mayenne.
10:49Et le dimanche 9 juillet 2023,
10:52elle participe
10:53à la Coupe du monde
10:54d'escalade
10:54à Chamonix.
10:56C'est une des compètes
10:57que j'attendais le plus
10:58parce que Chamonix,
10:59ça a été ma première
11:00Coupe du monde,
11:01mon premier podium
11:01en championnat d'Europe
11:02en senior.
11:03Donc c'est une compétition
11:04qui a beaucoup de place
11:06pour moi.
11:07Donc j'attendais
11:09avec impatience.
11:10Après,
11:11en qualif,
11:12ça ne se passe pas très bien.
11:13J'étais trop stressée,
11:14je n'arrive pas
11:15à mettre ma grimpe en place.
11:17Je n'arrive pas
11:17à faire ce qu'il faut,
11:18mais ça passe
11:19pour les demi-finales.
11:21En demi-finale,
11:23j'ai eu beaucoup d'attente,
11:24j'ai eu un peu du mal
11:25à m'en détacher
11:26et du coup,
11:27c'était dur
11:28en toute la voie,
11:29c'était dur
11:29parce qu'il n'y a rien
11:30qui venait naturellement.
11:31J'étais obligée
11:31de me forcer
11:33à avancer dans la tête.
11:34Ce n'était pas facile,
11:35mais malgré le fait
11:37que je n'avais pas
11:38les sensations
11:38que j'aurais voulu avoir,
11:40je m'en sors quand même
11:41vraiment bien.
11:41Du coup,
11:42c'est plutôt vraiment positif.
11:43Hélène se qualifie
11:44pour la phase finale
11:45et doit affronter
11:46cette autre concurrente.
11:48Je pense qu'en finale,
11:49j'ai réussi
11:50à me relâcher.
11:52C'était fluide,
11:53c'était naturel.
11:54J'ai réussi
11:55à tout mettre en place.
11:56Tout ce que j'ai pu bosser
11:57dans l'année,
11:58c'est récompensé
11:59par une troisième place.
12:00Donc, c'était génial.
12:03C'est un podium
12:04qui a énormément d'importance
12:05parce que c'est un retour
12:06au plus haut niveau.
12:08Quand j'ai repris,
12:09je ne me suis pas dit
12:10que j'allais refaire des podiums.
12:11J'en rêvais,
12:12mais me dire
12:13que c'était possible,
12:14c'était compliqué
12:15d'où je partais.
12:16Donc, c'est beaucoup de bonheur,
12:18c'est beaucoup d'émotion.
12:22Je pense que sur beaucoup de choses,
12:23j'apporte les choses
12:24vraiment différemment.
12:27Je sais que si jamais
12:28la compétition,
12:29ça ne marche pas,
12:29ce n'est pas un drame.
12:31Forcément,
12:31je serais déçue,
12:32mais par contre,
12:33je sais que
12:35je peux faire d'autres choses
12:36à côté,
12:37que ma vie ne s'arrêtera pas là.
12:39Du coup,
12:39ça permet à apporter
12:40de la sérénité
12:41dans les entraînements,
12:42dans ce que je mets en place.
12:44Je pense que j'arrive
12:45à beaucoup mieux le gérer
12:46que plus jeune.
12:49Pour se qualifier
12:50aux Jeux Olympiques de Paris,
12:51sept grimpeuses
12:52sont encore en compétition
12:53pour seulement quatre places.
12:55Hélène n'est donc pas encore
12:56sûre d'y participer,
12:57mais elle a déjà
12:58plusieurs objectifs
12:59pour ses JO.
13:00Y aller,
13:01ce serait génial
13:01et de profiter à fond
13:04de cette nouvelle chance
13:05que je me suis donnée
13:05pour prendre du plaisir,
13:07aller chercher
13:08les résultats
13:09que j'ai envie de chercher.
13:09et moi,
13:11j'aimerais bien y aller
13:12et aller en finale
13:13sur ces Jeux,
13:15ce serait l'accomplissement
13:15d'une carrière.
13:17Quand j'ai repris,
13:18c'était dans un coin
13:19de ma tête
13:19et c'était un peu
13:20l'idée de ma reprise,
13:21c'était de me qualifier
13:22pour ces Jeux à la maison
13:23et c'était le rêve
13:25dans un coin de ma tête
13:26et j'y crois
13:28et je mets tout en place
13:29pour pouvoir y arriver.
13:44Reportage signé
13:45Ambre Rosala
13:46Cet épisode de Code Source
13:48a été produit par
13:49Emma Jacob
13:49et Thibaut Lambert
13:50Réalisation
13:51Julien Moncouquiol
13:52Code Source
13:53est le podcast quotidien
13:54d'actualité du Parisien.
13:56Vous pouvez nous suivre
13:57sur Twitter
13:57ou nous écrire directement
14:00codesource
14:01at leparisien.fr
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