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Le dixième long-métrage du cinéaste est en pleine campagne pour les Oscars aux Etats-Unis. Après ses quatres récompenses aux derniers Golden Globes, tous les espoirs sont permis. Code source raconte les coulisses de ce succès avec trois journalistes du service culture du Parisien : Catherine Balle, Renaud Baronian et Eric Bureau.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert et Raphaël Pueyo - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network -
Archives : Golden Globes, Festival de Cannes.
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00:01Bonjour, c'est Thibaut Lambert et vous écoutez Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Jusqu'où ira la moisson de récompense pour Emilia Pérez, le dixième long métrage du réalisateur français Jacques Audiard.
00:18Le film est reparti avec quatre statuettes au dernier Golden Globes, le dimanche 5 janvier aux Etats-Unis,
00:24dont celui du meilleur film musical et de la meilleure musique originale.
00:28Il a donc ses chances pour les Oscars, la cérémonie la plus prestigieuse outre-Atlantique au mois de mars.
00:35Déjà récompensé du prix du jury au Festival de Cannes en 2024,
00:39Emilia Pérez connaît depuis sa sortie cet été un succès critique et public avec plus d'un million d'entrées
00:45en France.
00:46Pourtant, rien au départ ne laissait présager un tel engouement pour ce projet,
00:50un drame musical en espagnol avec pour thème principal la transidentité sur fond de narcotrafic au Mexique.
00:58Codesource raconte les coulisses de ce Paris fou et la campagne du film aux Etats-Unis.
01:03Avec nous, trois journalistes du service culture du Parisien,
01:06Catherine Balle et Renaud Barognan, reporter cinéma,
01:09et Eric Bureau, spécialiste musique.
01:21Catherine Balle, le week-end des 18 et 19 mai 2024,
01:26vous êtes au Festival de Cannes qui a démarré quelques jours plus tôt
01:29et vous assistez à la projection du nouveau film de Jacques Audiard,
01:33Emilia Pérez en compétition.
01:35Qu'est-ce que vous vous dites à la sortie ?
01:37Je me dis, ça y est, on peut tous rentrer chez nous.
01:39Audiard a plié le match.
01:40Le festival, il a commencé le mardi soir.
01:43À ce moment-là, on est samedi quand Emilia Pérez est projetée.
01:46Et vraiment, le film est totalement époustouflant.
01:49C'est beaucoup mieux que tout ce qu'on a vu jusqu'à présent.
01:51Et je me dis, ça va être extrêmement dur de passer après Emilia Pérez.
01:57De quoi ça parle en quelques mots ?
01:58Emilia Pérez, c'est une comédie musicale en espagnol
02:01qui met en scène une avocate mexicaine qui s'appelle Rita,
02:04qui est jouée par Zoé Saldania, l'actrice d'Avatar.
02:06Et Rita va être enlevée par un narcotrafiquant mexicain
02:09qui veut devenir une femme.
02:11Il veut surtout changer de vie.
02:12Il veut expier ses péchés.
02:14Et il va l'entraîner dans une aventure complètement dingue.
02:16Et il va changer aussi son destin à elle, à Rita.
02:21Alors, on va voir comment ce film a su tirer son épingle du jeu.
02:24Vous allez nous en raconter les coulisses.
02:26Mais avant, il faut retracer rapidement la carrière de son réalisateur,
02:30Jacques Audiard.
02:31Il a 72 ans.
02:32Il est né à Paris le 30 avril 1952.
02:36Et lorsqu'il grandit, son père est déjà un grand nom du cinéma français.
02:40Oui, son père, c'est Michel Audiard.
02:42Il a réalisé quelques films.
02:43C'est surtout le dialoguiste et le scénariste des Tontons Flingueurs,
02:46d'Un 5 Jean Niver, de Mélodie en sous-sol,
02:48Flic ou Voyou, Tendre Poulet.
02:50C'est le plus grand dialoguiste du cinéma français.
02:53Je vais lui montrer qui c'est Raoul.
02:54Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver éparpillé par petits bouts façon puzzle.
02:58Moi, quand on m'en fait trop, je ne correctionne plus.
03:01Je dynamite.
03:02Je disperse.
03:04Je ventile.
03:05Et Jacques Audiard, il grandit dans l'ombre de ce père
03:08qui est autodidacte, mais d'une culture immense,
03:12qui est entouré de livres en permanence.
03:14Jacques Audiard, il raconte que son père, il pouvait déclamer des vers
03:17qu'il connaissait par cœur.
03:18Voilà, c'était vraiment un puits de science.
03:19Et donc Jacques Audiard, il grandit auprès de ce père
03:22qui est un très, très grand nom du cinéma
03:24et en même temps, qui, selon lui, méprise un peu le cinéma.
03:27C'est-à-dire qu'il considère que le cinéma, c'est un métier,
03:30mais que le vrai art, c'est la littérature.
03:33Et Jacques Audiard, lui-même, va lire énormément de livres.
03:35Sur le plan personnel, Jacques Audiard perd son grand frère François
03:39quand il a 23 ans dans un accident de voiture en 1975
03:43et son père, Michel Audiard, meurt 10 ans plus tard en 1985.
03:48Jacques Audiard évolue ensuite dans le milieu du cinéma,
03:51mais il attend longtemps avant de réaliser son premier film.
03:54Oui, Jacques Audiard, il dit qu'il est passé par une phase de détestation du cinéma,
03:57c'est-à-dire qu'il ne voulait pas faire comme son père.
04:00Il a commencé par des études de lettres,
04:02il se destinait à l'enseignement et puis, en fait, le cinéma l'a rattrapé.
04:05Il a commencé comme assistant-monteur avec Polanski pour Le Locataire,
04:09puis il a été monteur pour Chéreau.
04:12Il a ensuite été scénariste, notamment du Professionnel avec Belmondo.
04:15Et il a continué à écrire des scénarios, notamment avec son père.
04:19Le premier scénario qu'il a écrit avec son père, c'est Mortel Randonnée en 1983,
04:23donc deux ans avant la mort de Michel Audiard.
04:25Et son premier film, il le réalise seulement à 42 ans,
04:28c'est Regarde les hommes tombés en 1994 avec Jean-Louis Trintignant et Mathieu Kassovitz.
04:32Donc voilà, ce n'est pas un réalisateur très précoce.
04:35Renaud Barognan, je précise que vous enregistrez cet épisode à distance.
04:39Dites-nous à quoi ressemble le cinéma de Jacques Audiard dans les années 90-2000.
04:43C'est un cinéma d'auteur.
04:45Il y a un ton assez unique.
04:46Alors évidemment, il soigne les dialogues.
04:48Ce n'est pas le fils de Michel Audiard pour rien.
04:50Il y a un ton assez unique dans ses films.
04:52Il y a une patte Jacques Audiard qu'on reconnaît,
04:54à la fois sur ce côté un peu auteur et à suspense, on va dire.
04:58Et il se révèle tout de suite comme un formidable directeur d'acteur.
05:03Ce qui fait que c'est des films d'auteurs qui marchent plutôt bien.
05:07Par exemple, Sur mes lèvres fait 400 000 entrées à peu près.
05:10Et De Battre mon cœur s'est arrêté fait pratiquement un million d'entrées.
05:14À l'époque, 931 000 entrées.
05:16En 2009, son cinquième long métrage sort en salle,
05:19Un prophète, un thriller qui se déroule dans une prison
05:22avec les acteurs Tah, Rahim et Nils Arestrup.
05:25Et c'est un triomphe.
05:27C'est un triomphe à la fois public et critique.
05:30Il va avoir le Grand Prix à Cannes,
05:32qui est un peu la palme d'or bis.
05:34Le film va faire 1,3 million d'entrées.
05:38Et puis un peu plus tard,
05:40il va glaner 9 Césars dans des gros Césars.
05:43Et il va avoir une carrière assez incroyable à l'international.
05:46Il a des prix dans tous les festivals où il passe.
05:49Et il va être aussi nommé à l'Oscar du meilleur film étranger,
05:53même s'il ne va pas l'avoir.
05:54On m'a dit que tu avais pris 6 ans.
05:55Putain, ça va être long 6 ans.
05:57J'ai déjà eu des problèmes dans la cour.
05:58Tu crois que tu vas tenir longtemps sans protection ?
06:00Je tiendrai le temps qu'il faudra.
06:01Et à partir de là, il bascule en fait au diar.
06:05Il passe de cinéaste d'auteur qui a un joli petit succès
06:08à cinéaste qui compte parmi les grands cinéastes français
06:12et qui va faire des grands films avec des grands succès à chaque fois.
06:16Dans les années 2010, il réalise plusieurs films dans d'autres langues que le français.
06:21En tamoul, par exemple, pour le film Deepan qui décrochera la palme d'or en 2015.
06:26On peut aussi citer le film Les Frères Sisters, écrit et tourné en anglais,
06:30alors que Jacques Audiard le parle à peine.
06:33Même très peu l'anglais.
06:35Il bredouille un peu l'anglais plus qu'autre chose.
06:37On se demande toujours comment il fait.
06:38Alors la question avait été posée à Joaquin Phoenix,
06:40qui jouait dans Les Frères Sisters, un des rôles principaux.
06:43Et Joaquin Phoenix, en rigolant, il avait répondu par télépathie.
06:46Il avait expliqué qu'en fait, quand ça fonctionne bien entre un réalisateur et des acteurs,
06:51les regards suffisent en fait quelque part.
06:52C'est-à-dire qu'ils sont sur la même longueur d'onde.
06:54Alors évidemment, il y a des aides dans tout ça.
06:56C'est-à-dire qu'il y a des assistants qui, eux, parlent les langues,
07:00qui font un peu la jonction entre le cinéaste, les comédiens, les techniciens.
07:04Mais ils se débrouillent en fait, on va dire.
07:06Et c'est vrai qu'il a une relation tellement particulière avec les comédiens
07:09que parfois, la langue, c'est pas trop la peine en fait.
07:13Ils se comprennent par les yeux.
07:15On fait un saut dans le temps, Catherine Ball.
07:17En 2019, la lecture d'un roman donne à Jacques Audiard l'idée de faire un nouveau film.
07:22Oui, Audiard raconte qu'il a lu un roman de Boris Razon qui s'appelle Écoute,
07:26dans lequel il y a un personnage de narcotrafiquant qui veut devenir une femme
07:29pour échapper à la concurrence.
07:31Razon développe assez peu ce personnage dans le livre.
07:34Mais Audiard dit, je ne sais pas pourquoi ça m'a touché.
07:36Et c'est vraiment le point de départ d'Emilia Pérez.
07:38Quel projet est-ce qu'il imagine au départ ?
07:40Il se met à écrire.
07:41Il écrit 30 pages en un mois.
07:43Et il dit qu'il voit ça comme un opéra.
07:45Il dit, ça m'est venu sous forme d'actes.
07:48Ce qui est étonnant, c'est qu'Audiard dit qu'il est très très fan de musique,
07:50qu'il en écoute beaucoup, mais qu'il n'est pas du tout musicien,
07:53qu'il n'est pas du tout chanteur, pas du tout danseur.
07:55Il dit, je me trémousse quand il y a de la musique.
07:57Mais voilà, il a cette espèce d'inspiration.
08:00Et donc, il imagine cet opéra.
08:02Eric Bureau, Jacques Audiard, se rapproche alors d'un musicien
08:05qui s'appelle Clément Ducol.
08:07Qui est-il et comment se passe cette rencontre ?
08:10Pour moi, Clément Ducol, c'est un génie.
08:12Mais c'est un génie de l'ombre.
08:13Il a 43 ans, il est d'origine lyonnaise.
08:16Et jusqu'à présent, il était dans l'ombre de grands albums.
08:21Je pense au dernier album de Christophe, par exemple.
08:24Je pense au deuxième album de Vianney, qui a énormément marché.
08:26Et il est le compagnon de la chanteuse Camille
08:31qu'il connaît depuis une quinzaine d'années
08:33et avec qui il collabore depuis.
08:35Il est contacté en octobre 2019 par SMS, par Jacques Audiard.
08:41Jacques Audiard a cherché vraiment dans le gratin
08:44des compositeurs et des musiciens
08:47pour l'aider à développer ce qui était à l'époque un opéra.
08:51Par exemple, Tom Waits, Damon Albarn, The Blur,
08:54avec qui les contacts n'ont pas abouti.
08:57Et par un ami, Philippe Thie, qui est producteur,
09:00il contacte Clément Ducol.
09:02Et quand il reçoit ce synopsis,
09:06il est avec Camille.
09:07Et Camille, qui regarde par-dessus son épaule,
09:10elle m'a raconté ça quand je les ai rencontrés en octobre dernier,
09:14a tout de suite un coup de cœur pour cette histoire
09:17qu'elle trouve shakespearienne
09:18et pour laquelle elle voit déjà des chansons.
09:21Donc, en fait, la réponse, elle est positive
09:24et c'est une réponse à deux.
09:26Ils se proposent tous les deux
09:27d'écrire des chansons
09:29et de faire à la fois le livret
09:31et les paroles de cet opéra
09:34qu'imagine Jacques Audiard.
09:40À partir de là,
09:41comment est-ce que Camille et Clément Ducol
09:43et Jacques Audiard se mettent à travailler tous les trois ?
09:46Ils créent, en fait, ensemble, en même temps,
09:49le scénario du film
09:51à travers les chansons.
09:53Ils vont vraiment rentrer en écriture,
09:57en résidence.
09:58Alors d'abord chez eux, en Dordogne,
10:00et puis ensuite dans une résidence d'artistes
10:05où il y a à la fois des studios d'enregistrement
10:07et des logements pour y rester plusieurs mois.
10:10Et pardon pour l'expression,
10:12mais c'est trois cases bonbons.
10:14C'est tous les trois des perfectionnistes,
10:17tous les trois dans leur domaine.
10:19Donc forcément,
10:20leur travail va durer très longtemps.
10:22Le couple me disait
10:24que ça avait duré quasiment cinq ans.
10:26Ils ont fait un nombre incroyable de versions,
10:30parfois 40 versions pour un même titre.
10:32Et forcément,
10:33le fait de travailler tous les trois
10:35en même temps,
10:36dans la même pièce,
10:38dans ce domaine,
10:39a duré des mois et des mois.
10:40Et d'ailleurs,
10:41Clément Ducol et Camille
10:43se sont installés avec leur famille
10:46dans ces endroits
10:47pour justement avoir ce projet
10:49au long et chaque jour de leur vie.
10:52Catherine Balle,
10:53pour incarner le personnage principal,
10:55Emilia Pérez,
10:56Jacques Audiard cherche pendant longtemps,
10:58mais il ne trouve pas l'actrice qui lui faut
11:00jusqu'à ce qu'il entende parler
11:01de Carla Sofia Gascogne.
11:03Alors Carla Sofia Gascogne,
11:04elle est repérée par le producteur musical
11:06d'Emilia Pérez.
11:07Avant de la rencontrer,
11:09Jacques Audiard avait rencontré
11:10beaucoup de femmes transgenres.
11:12Et là, il rencontre Carla.
11:13Carla Sofia Gascogne,
11:14elle est totalement inconnue en France.
11:16Elle a joué dans des télé-novélas
11:17en espagnol,
11:18au Mexique,
11:19elle a joué en Italie.
11:20Elle a fait un succès au Mexique,
11:21une comédie qui a très bien marché.
11:23Et au moment où Jacques Audiard
11:24lui propose le rôle,
11:26elle aussi,
11:26elle tombe amoureuse
11:27de ce rôle d'Emilia Pérez.
11:28Et lorsque Carla Sofia Gascogne passe les auditions
11:32pour le rôle d'Emilia Pérez,
11:33Jacques Audiard a une révélation.
11:34Oui, alors, il cherchait depuis longtemps
11:37et tout de suite, il se dit,
11:38c'est elle.
11:39Il y a juste un problème,
11:40c'est qu'elle est beau,
11:42elle a 52 ans,
11:43elle est beaucoup plus âgée,
11:44en fait,
11:45que ce qui était écrit
11:45dans le scénario initial.
11:47Et du coup,
11:48ça implique qu'il va devoir
11:50entièrement réécrire le scénario
11:52avec des personnages plus âgés.
11:55Ce qui va avoir des conséquences
11:56sur le casting aussi,
11:57c'est-à-dire qu'il va devoir aussi
11:58caster des comédiens plus âgés.
12:00Et ça va tout changer, en fait.
12:02Mais il va le faire
12:03parce qu'il est trop sous le charme
12:04de Carla Sofia Gascogne.
12:09Et Catherine Ball,
12:10au départ, Jacques Audiard,
12:11il cherche un acteur
12:13pour jouer Manitas del Monte,
12:15donc Emilia Pérez
12:16avant sa transition dans le film.
12:18Mais Carla Sofia Gascogne
12:19doit le convaincre
12:20qu'elle peut incarner le personnage
12:22à ses deux moments de sa vie,
12:24en homme et en femme.
12:25Oui, elle veut jouer Manitas del Monte,
12:27qui est donc le chef de cartel mexicain.
12:30qui va faire sa transition.
12:32Jacques Audiard,
12:32il dit qu'il avait des scrupules,
12:33il avait peur de la faire souffrir,
12:35il avait peur que de se remettre
12:37dans la peau d'un homme,
12:38ce soit vraiment très douloureux pour elle.
12:40Elle lui dit
12:41« Mais je veux absolument,
12:41je suis capable de le faire
12:43et ça me fera très plaisir. »
12:45Jacques Audiard cède
12:45et Carla Sofia Gascogne,
12:47elle est incroyable aussi
12:48dans le rôle de Manitas del Monte
12:49et elle dit qu'elle y a pris
12:51beaucoup de plaisir.
12:52Pour incarner les personnages secondaires,
12:54certaines des héroïnes du film,
12:56Jacques Audiard approche
12:57de grandes stars américaines.
12:58Oui, il veut des superstars
12:59qui parlent espagnol.
13:00Donc il pense à Zoé Saldania
13:02qui est la navi d'Avatar
13:04de James Cameron.
13:05Il pense aussi à Selena Gomez
13:07qui l'a vue dans Spring Breakers
13:08et dans Un jour de pluie
13:10à New York.
13:10Et il dit qu'il pensait naïvement
13:13qu'elle parlait espagnol.
13:14Il la rencontre
13:15et là il se rend compte
13:16qu'elle est texane
13:16et qu'elle ne parle pas
13:17du tout espagnol.
13:18Il en faut beaucoup plus
13:19pour décourager Jacques Audiard
13:21et Selena Gomez
13:22qui va apprendre l'espagnol
13:23pour le film.
13:24Et ce qui est amusant,
13:25c'est que
13:26et Selena Gomez
13:27et Zoé Saldania
13:27quand elles reçoivent
13:28le scénario,
13:30elles se disent
13:30mais qu'est-ce que c'est
13:31que ce truc ?
13:32Effectivement,
13:32un chef de cartel
13:34qui devient une femme.
13:35L'histoire se passe
13:36entre Bangkok,
13:37Israël,
13:38le Mexique,
13:39Londres.
13:40Elles se disent
13:40mais ce qu'on dit
13:41en américain
13:42what the fuck ?
13:43C'est-à-dire
13:43qu'est-ce que c'est
13:44que ce bordel ?
13:45Le casting est donc bouclé
13:47mais le film
13:47ne peut pas encore se faire.
13:49Pourquoi ça ?
13:49Parce que Zoé Saldania
13:50elle a oublié de dire
13:51un petit détail
13:52à Jacques Audiard
13:53c'est qu'elle doit tourner Avatar
13:54et que donc
13:55elle n'est pas du tout disponible
13:56avant un an.
13:57Jacques Audiard raconte
13:58qu'elle lui a écrit
13:58un petit mot charmant
13:59pour lui dire
14:00attendez-moi
14:01vous ne le regretterez pas
14:03et c'est ce qu'il a fait
14:04et il n'a pas regretté
14:05et pendant ce temps
14:06il a réécrit son scénario
14:07et il a tourné
14:08un autre film
14:09qui s'appelle
14:09Les Olympiades
14:10et qui se passe donc
14:11dans le quartier parisien
14:12des Olympiades.
14:13Le tournage d'Emilia Pérez
14:15se déroule en 2023
14:16comment ça se passe ?
14:18Alors au départ
14:18Jacques Audiard
14:19il pense qu'il va tourner
14:20au Mexique
14:20il fait beaucoup
14:21de repérage là-bas
14:22et puis il se dit
14:23que en fait
14:24filmer la réalité
14:26ça va l'immobiliser
14:27et ça va l'empêcher
14:28de créer
14:28et de faire
14:29ce qu'il adore
14:30c'est-à-dire styliser
14:31le réel
14:32et donc il a cette idée
14:33totalement dingue
14:34d'aller tourner
14:35entièrement en studio
14:36mais non pas au Mexique
14:37mais à Brissure-Marne
14:38en région parisienne
14:39parce qu'il se dit
14:40voilà je vais pouvoir
14:40faire ce que je veux
14:41et quand on voit le film
14:43on comprend
14:43c'est-à-dire que voilà
14:44le film visuellement
14:45il est assez incroyable
14:46il y a des atmosphères
14:47parfois l'image est plongée
14:48dans le noir
14:49il y a des lumières
14:50ouattées
14:50il y a des lumières
14:51fluorescentes
14:52il coupe l'écran en deux
14:53en quatre
14:53il veut tout créer
14:55et donc il réalise le film
14:56en dehors de certains plans
14:57évidemment
14:57de paysages
14:59qui sont tournés
15:00vraiment au Mexique
15:00il réalise le film
15:02entièrement en studio
15:03à Brissure-Marne
15:04et ce tournage est resté
15:05quand même assez secret
15:06oui on n'a pas vu dans la presse
15:07des photos de paparazzi
15:09disant que Zoé Saldania
15:10et Séléna Gomez
15:12tournaient aux portes de Paris
15:13et pourtant
15:14pendant plusieurs semaines
15:15au printemps 2023
15:16elles étaient
15:17à Brissure-Marne
15:20avant et pendant le tournage
15:21le film demande
15:22un gros travail
15:23à ses actrices
15:24au niveau du chant
15:25de l'apprentissage du texte
15:26et des chorégraphies
15:27oui alors
15:28Séléna Gomez
15:29évidemment est chanteuse
15:30Zoé Saldania
15:31elle a commencé
15:32comme danseuse
15:33donc voilà
15:33elles ne partent pas de rien
15:34mais elles doivent quand même
15:35toutes apprendre
15:36à chanter
15:37jouer
15:38danser
15:39en même temps
15:39donc elles ont toutes
15:40trois ou quatre coachs
15:41Séléna Gomez
15:42donc on l'a dit
15:42elle doit aussi apprendre
15:44l'espagnol
15:44donc c'est vraiment
15:45une préparation
15:46qui dure plusieurs mois
15:47et qui se fait
15:47sur plein d'aspects
15:49en même temps
15:49Eric Bureau
15:50ces actrices sont aussi
15:51accompagnées par les compositeurs
15:53de la musique du film
15:54Camille et Clément Ducoll
15:55oui Camille
15:56est présente
15:57sur le tournage
15:58tous les jours
15:58pour coacher
15:59les actrices
16:01c'est drôle
16:02il faut imaginer quand même
16:03Camille
16:03qui pour nous
16:04est une chanteuse
16:05très connue
16:05mais par rapport
16:07à Séléna Gomez
16:07évidemment
16:08ça n'a rien à voir
16:10et qui me racontait
16:12que Séléna Gomez
16:13est extrêmement
16:15sur le tournage
16:16humble
16:17et professionnel
16:18et donc
16:19se met vraiment
16:20au service
16:21de l'histoire
16:22et de l'oeuvre
16:23en fait de Camille
16:24et de Clément Ducoll
16:25donc en fait
16:26c'est une très très
16:27jolie collaboration
16:28qui apprend autant
16:29à Séléna Gomez
16:30qu'à Camille
16:31puisque c'est aussi
16:32un autre monde
16:33pour elle
16:40Eric Bureau
16:41en ce qui concerne
16:42la musique du film
16:43on est loin
16:44d'une comédie musicale
16:45classique
16:46et c'est sûr
16:47et c'est sûr qu'on est
16:47loin de la Lalande
16:48il y a à la fois
16:49des chansons de rap
16:50l'ouverture
16:54c'est quelque chose
16:54de très opératique
16:56très orchestré
16:57comme Clément Ducoll
16:58d'ailleurs
16:59sait très bien le faire
17:00puisque c'est sa formation
17:03il y a des choses
17:04extrêmement intimes
17:06comme quand
17:07Emilia Perez
17:08se retrouve
17:09toute seule
17:10dans la chambre d'hôpital
17:11où il n'y a que sa voix
17:12il y a la faim
17:13avec une fanfare
17:14enfin
17:15c'est d'une diversité
17:17assez incroyable
17:18pour justement
17:19une comédie musicale
17:23Renaud Baronian
17:23dans l'une des scènes
17:24les plus marquantes du film
17:25on voit Zoé Zaldania
17:27qui chante
17:27et qui danse
17:28sur des tables
17:29racontez-nous ce moment
17:32c'est là-dessus
17:33qu'on s'est dit
17:33en fait Zoé Zaldania
17:34c'est pratiquement
17:35le premier rôle du film
17:36parce que
17:36c'est une scène
17:37très compliquée
17:38en termes de chorégraphie
17:39et de chant
17:40parce qu'elle danse
17:41sur les tables
17:41c'est dans une espèce
17:42d'énorme gala
17:43il y a énormément
17:44de figuration autour d'elle
17:45beaucoup de gens
17:46et c'est une chanson
17:47qui s'appelle
17:48Elle mal
17:48vraiment où elle raconte
17:49toute l'horreur
17:51de ce que peut être
17:54cette espèce
17:54d'entourage
17:55un peu bizarre
17:56de gens
17:57qui financent
17:57mais qui sont aussi
17:58des gens
17:58plus ou moins mafieux
18:00il y a de la corruption
18:01c'est une chanson
18:01qui parle de corruption aussi
18:02et c'est une performance
18:05énorme
18:05que livre
18:06Zoé Zaldania
18:07parce qu'en termes
18:08de chorégraphie
18:09et de chant
18:10c'est très très complexe
18:11et la scène
18:12elle est magnifique
18:13et elle est très remuante
18:14elle prend au trip
18:23on en revient donc
18:25au début de cet épisode
18:26Catherine Ball
18:26au mois de mai 2024
18:27à Cannes
18:28après la projection
18:29le film est pressenti
18:31pour la palme d'or
18:32et finalement
18:33à la cérémonie de clôture
18:35le 25 mai
18:36il décroche
18:36le deuxième prix du festival
18:38le grand prix du jury
18:39mais le film récolte
18:41une autre récompense
18:42totalement inédite
18:43le jury du festival
18:45a décidé de récompenser
18:46les 4 actrices principales
18:48du prix d'interprétation féminine
18:50oui le jury du festival
18:52de Cannes
18:52a décidé de récompenser
18:54les 4 actrices
18:55donc Carla Sofia Gascogne
18:57Zoé Zaldania
18:58Séléna Gomez
18:59et Emilia Paz
19:00et c'est Carla Sofia Gascogne
19:03qui est la seule
19:03à être restée à Cannes
19:04ce soir là
19:05qui monte sur scène
19:06Merci
19:06Carla Sofia Gascogne
19:08elle est extrêmement émue
19:09elle est en larmes
19:10et elle dédie son prix
19:11à toutes les personnes trans
19:13qui souffrent tous les jours
19:14et elle dénonce
19:16toute la haine
19:16que subissent
19:17les personnes transgenres
19:19Merci Yank
19:20Merci
19:24Emilia Perez
19:24sort en salle en France
19:26le 24 août
19:27et franchit la barre
19:28du million de spectateurs
19:29au mois d'octobre
19:30Renaud Baronian
19:31dès le mois de septembre
19:32Jacques Audiard
19:33et Carla Sofia Gascogne
19:34se rendent de plus en plus
19:35souvent aux Etats-Unis
19:37pourquoi ça ?
19:38Alors en fait
19:38c'est la campagne des Oscars
19:40qui démarre
19:40ça a été la même chose
19:41l'année précédente
19:42pour Justine Trier
19:43Anatomie d'une chute
19:44c'est à dire que
19:44le distributeur américain
19:46en l'occurrence
19:47là c'est Netflix
19:47emmène le film
19:49pour commencer la campagne
19:50dans des festivals
19:51pour faire un espèce
19:52de parcours
19:53à travers les grands moments
19:55festival de New York
19:56festival de Telluride
19:57etc
19:57donc ça veut dire
19:58qu'il y a une
19:58ça demande une présence
20:00de l'équipe
20:00aux Etats-Unis
20:01Ce que vous nous dites
20:02Renaud Baronian
20:03c'est que Jacques Audiard
20:04n'a pas le choix
20:05il doit littéralement
20:06se plier à toutes les demandes
20:07de son distributeur américain
20:09et faire acte de présence
20:11dans beaucoup de cérémonies
20:12beaucoup d'événements
20:13pour avoir une chance
20:14d'être aux Oscars
20:16c'est ça ?
20:16C'est ça
20:16en fait c'est le prix à payer
20:17c'est la campagne
20:19l'académie des Oscars
20:21organise des pleins
20:22de petits événements
20:23tout le long
20:24pendant six mois quasiment
20:25et avec des cocktails
20:26des dîners
20:27des ce qu'on appelle
20:28des Q&A
20:29c'est à dire des questions réponses
20:30avec les votants
20:31et il faut assurer
20:32là une présence forte
20:34et être capable
20:35de répondre aux votants
20:36enfin voilà
20:36c'est plein plein
20:37d'obligations
20:38et c'est vraiment
20:39des obligations
20:40c'est à dire
20:41qu'on ne peut pas y couper
20:42Jacques Audiard
20:43les acteurs
20:44toute l'équipe
20:45ils ne peuvent pas y couper
20:46ils sont obligés
20:46d'assurer ça
20:47Et comment Jacques Audiard
20:48il vit cette période
20:49de campagne
20:50pour les cérémonies américaines ?
20:52Alors voilà
20:52ça c'est tout le problème
20:53c'est à dire qu'en fait
20:54comme beaucoup de cinéastes
20:56Jacques Audiard
20:56il considère que
20:57ce qu'il a à dire
20:58il le dit dans ses films
21:00et que ça s'arrête
21:00normalement ça devrait
21:01s'arrêter là
21:02il n'est pas très fan
21:03d'interviews par exemple
21:04Jacques Audiard
21:04il n'aime pas trop
21:06les honneurs
21:06or il vit un paradoxe
21:08en ce moment
21:09enfin depuis le mois d'août
21:10et jusqu'au mois de mars
21:11c'est qu'il est bien
21:13évidemment touché
21:14par le fait
21:14que les américains
21:15aiment le film
21:16mais franchement
21:18il ne le vit pas très bien
21:19parce que d'abord
21:20pour lui
21:20c'est un rythme infernal
21:22il doit sans arrêt
21:23faire des allers et retours
21:24et par ailleurs
21:25il doit répéter
21:26répéter toujours
21:27les mêmes choses
21:27et il n'aime pas trop ça
21:28Eric Bureau
21:29et ce qui est inédit
21:31aussi
21:31c'est que
21:32dans l'équipe
21:33Clément Ducol
21:34et Camille
21:35partent aux Etats-Unis
21:36pour faire campagne
21:37avec eux
21:38ils emmènent même
21:39leurs deux enfants
21:40qui sont adolescents
21:42avec eux
21:43pour au minimum
21:44quatre mois
21:45faire les festivals
21:46aussi
21:47rencontrer les distributeurs
21:48mais aussi côté musique
21:49pour que la musique du film
21:51ait une chance
21:52d'aller au Golden Globe
21:53et ça a même un impact
21:55sur la carrière de Camille
21:56parce que Camille
21:57devait sortir un album
21:58en septembre dernier
22:00et faire ses premières dates
22:02au mois de décembre
22:02et donc elle a repoussé
22:04d'un an
22:04son retour
22:05en solo
22:06on en vient aux événements
22:07les plus récents
22:08le dimanche 5 janvier
22:09c'est la 82e cérémonie
22:11des Golden Globes
22:12à Los Angeles
22:13les journalistes
22:14correspondants
22:15de la presse étrangère
22:16à Hollywood
22:16décerne chaque année
22:18des prix
22:18Emilia Perez
22:19est nommée dans
22:20dix catégories
22:21et Camille
22:22et son mari
22:22Clément Ducol
22:24décrochent la récompense
22:25de la meilleure chanson
22:26originale pour
22:27Elle Malle
22:27chantée par
22:28Zoé Zaldania
22:34Eric Buroux
22:35à ce moment là
22:35ils n'ont pas du tout
22:36l'air de réaliser
22:37ce qui leur arrive
22:38oui sur scène
22:39comme dans l'interview
22:39qu'ils nous donneront
22:40ensuite quand ils sont
22:41dans le taxi
22:42ils sont totalement
22:44éberlués
22:44par ce qui leur arrive
22:45Clément Ducol
22:46dira que c'est vertigineux
22:47et c'est vrai que c'est ça
22:49Camille parle
22:50d'Elton John
22:51qui remet un prix
22:52et dont elle était
22:53hyper fan
22:54quand elle était
22:54adolescente
22:55qui lui a donné envie
22:56entre autres
22:57de faire de la musique
22:58donc effectivement
22:59pour eux
23:00c'est aussi
23:01la possibilité
23:02de se retrouver
23:03aux Oscars
23:04donc ils se disent
23:05ça y est
23:06on peut y croire
23:07et ça va peut-être
23:09arriver
23:09ce qui est le but
23:10ultime quand même
23:12pour les cinéastes
23:13évidemment
23:13mais aussi
23:14quand on a fait
23:15une musique de film
23:15pour un auteur
23:17et un compositeur
23:18Emilia Perez décroche
23:19la statuette
23:20dans la catégorie
23:20du meilleur film étranger
23:22Zoé Zaldania
23:23se voit récompensée
23:24dans la catégorie
23:25meilleur second rôle féminin
23:27et enfin
23:27l'une des principales récompenses
23:30le Golden Globe
23:31du meilleur film musical
23:32Renaud Barognan
23:34racontez-nous ce moment
23:37Jacques Audiard
23:38il monte plusieurs fois
23:39du coup
23:39pour chercher ses prix
23:41sur scène
23:41et il fait des discours
23:42en français
23:43et il dit
23:44j'ai jamais eu de sœur
23:45et je crois que c'est la raison
23:46pour laquelle
23:47j'ai fait ce film
23:47si j'avais plus de sœurs
23:48dans ce monde
23:49peut-être serait-il meilleur
23:50il dit
23:51on s'est entroublé
23:52j'aimerais qu'Emilia Perez
23:53puisse être une lumière
23:54pour tous ceux
23:54qui n'ont pas la chance
23:55de compter parmi leurs amis
23:57une femme aussi puissante
23:58et passionnée
23:58que Carla Sofia Gascogne
24:00et une fois que Jacques Audiard
24:02il a terminé son discours
24:03il va demander à Carla Gascogne
24:05Sofia Gascogne
24:05de le rejoindre sur scène
24:06c'est au moment de la remise
24:07du prix du meilleur film musical
24:09et il va lui laisser la parole
24:11à sa suite
24:12et là elle va se lancer
24:18dans un grand discours
24:20sur le fait qu'elle soit
24:20une actrice transgenre
24:22vous pouvez nous mettre en prison
24:23nous battre
24:24vous ne pourrez jamais
24:25nous enlever notre âme
24:26notre résistance
24:27et notre identité
24:28faites entendre votre voix
24:29défendez la liberté
24:30j'ai gagné
24:31je suis qui je suis
24:32pas qui vous voudriez
24:33que je sois
24:34c'est un discours
24:35très très fort
24:43Renaud Barognan
24:44avec de telles récompenses
24:46est-ce que le film
24:46a de bonnes chances
24:47d'être nommé
24:48voire récompensé
24:49aux Oscars
24:50en mars prochain ?
24:51on dit d'abord
24:52que les Golden Globes
24:53c'est un peu
24:53l'antichambre des Oscars
24:54donc généralement
24:55ce qui se passe
24:56aux Golden Globes
24:56donne une idée
24:57assez précise
24:59mais ça ne marche pas
24:59à tous les coups
25:00de ce qui va se passer
25:01aux Oscars
25:02donc oui
25:02parce qu'ils ont quand même
25:03eu quatre prix
25:04moi je pense notamment
25:05à la musique
25:06je pense que franchement
25:08Clément Ducol et Camille
25:09ils ont une grande chance
25:11d'être nommés
25:12et d'être récompensés
25:13au moins pour une des chansons
25:14voire peut-être
25:15pour toute la BO
25:16mais c'est sûr que
25:18la mise en lumière
25:19des Golden Globes
25:20avec ses 10 nominations
25:21ces quatre prix
25:22ça va beaucoup aider
25:29Renaud et Catherine
25:30vous l'avez dit
25:30vous l'avez écrit
25:31vous avez tous les deux
25:32beaucoup aimé ce film
25:33de Jacques Audiard
25:34Catherine Ball
25:35je vous laisse le dernier mot
25:36qu'est-ce qui fait
25:36selon vous
25:37le succès d'Emilia Pérez ?
25:39moi ce que je retiens
25:40surtout de ce film
25:40c'est que
25:41ce qui est dément
25:42c'est la façon
25:42dont le film
25:43se réinvente à chaque plan
25:44c'est-à-dire qu'on part
25:44dans une direction
25:45et puis en fait
25:46Jacques Audiard
25:47il fait un virage
25:48à 180 degrés
25:49c'est hyper violent
25:50c'est romantique
25:51on change de continent
25:53on change de lieu
25:53de décor
25:54de musique
25:55de lumière
25:55c'est vraiment un film
25:56on a l'impression
25:57qui explose ses coutures
25:58à chaque instant
26:00ce qui est assez fou
26:01c'est de penser
26:01que c'est le 10ème film
26:02de Jacques Audiard
26:03qu'il a fait un western
26:04des drames sociaux
26:07il a fait
26:08maintenant cette comédie musicale
26:10en fait lui-même
26:11se réinvente de film en film
26:13mais ce film-là
26:14je trouve
26:14vraiment nous surprend
26:16nous éblouit
26:16à chaque plan
26:17parce qu'on ne s'attend jamais
26:19à ce qui se passe
26:19ce qui se passe à l'image
26:20merci à Catherine Balle
26:32Renaud Baronian
26:33et Eric Bureau
26:34cet épisode de Code Source
26:36a été produit par Raphaël Pueillot
26:38et réalisé par Pierre Chafanjon
26:39Code Source
26:40c'est le podcast quotidien
26:42d'actualité du Parisien
26:43n'hésitez pas
26:44à nous laisser un commentaire
26:45ou des petites étoiles
26:46sur votre application audio préférée
26:48ça nous aide à remonter
26:49dans les algorithmes
26:50et puis on vous invite également
26:52à écouter notre podcast
26:53entièrement consacré
26:55aux faits divers
26:55Crime Story
26:56chaque samedi
26:57une nouvelle affaire criminelle
26:59racontée par Claudia Prolongeau
27:00avec Damien Delsenis
27:01le chef du service
27:03police-justice du Parisien
27:04qui a été produit par
27:05et dépêtaient par
27:05non
27:06non
27:06non
27:06non
27:07non
27:07non
27:07non
27:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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