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  • il y a 22 minutes
Après une remarque de la journaliste Apolline de Malherbe, qui a demandé si un sourire qui venait d'être échangé entre les 2 candidates était un signe de «complicité», Rachida Dati a lancé un scud contre Emmanuel Grégoire:

"Ah non, ne faites pas comme Emmanuel Grégoire qui a dit “les deux qui se connaissent” en mode “les deux Arabes qui se connaissent”. Non on ne se connaissait pas, on n’a pas le même parcours mais on se respecte»,.

«C’est sûr que c’est mon genre de dire de telles choses, tout le monde croit ça», a tenté de balayer l’ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo. «Ben oui, c’est tout à fait votre genre. On l’a pris comme ça toutes les deux», a répliqué l’ex-ministre de la Culture.

"Moi je l’avais très mal pris', a confirmé Sophia Chikirou.

Cette séquence qui a désarçonné le candidat socialiste fait référence à une déclaration faite le 26 janvier au cours d’une interview sur CNews. Interrogé sur d’éventuelles tentations de s’allier avec LFI, Emmanuel Grégoire avait alors assuré que «tout le monde connaît les accointances entre Rachida Dati et Sophia Chikirou», que les deux femmes politiques se connaissaient «très bien» et que l’Insoumise «roulait» pour sa concurrente.

«Vous m’avez fait de la peine parce que je l’ai vécu comme une remarque qui nous ramenait au point commun que nous pouvons avoir», a expliqué Sophia Chikirou.

«C’est un point commun que je peux aussi avoir avec vous en tant qu’être humain, mais, en parlant d’accointance de cette façon-là, je l’ai vécue comme une façon de renvoyer deux personnes dos à dos à des origines situées de l’autre côté de la Méditerranée. Il m’a dit que ce n’était pas son intention et m’avait présenté ses excuses».

«Pas auprès de moi !» a lancé Rachida Dati !

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Transcription
00:00— Non, parce qu'on respecte le film. — Non, non. Nous ne faites pas comme M. Grégoire qui a
00:05dit les deux qui se connaissent, genre les deux Arabes qui se connaissent.
00:07Non, on ne se connaissait pas, n'a pas les mêmes parcours. Voilà. Mais on se respecte.
00:11— C'est ça que vous avez dit, Emmanuel Degas ? — Vous vous doutez bien. Oui, mais c'est
00:13mon genre de dire ce genre d'horreur.
00:15— C'est tout à fait votre genre. — C'est tout à fait votre genre. Mais bien sûr, madame.
00:20Tout le monde croit ça.
00:21— Et les gens qui me regardent croient ça. — On l'a reconnu toutes les deux.
00:22— Oui, bien sûr. — Vous l'avez ressenti aussi ? — Moi, je l'avais très mal pris, oui.
00:26J'avoue que...
00:27— Que j'évoque la proximité entre vous. Alors je vais vous dire, ça n'avait rien à voir avec
00:32ce que nous sommes.
00:33— Je voudrais que Sophia Chiquérou s'exprime. Ça vous ressemble, M. Grégoire.
00:37— Je l'ai fait après. Allez-y, allez-y. — Non, mais je disais honnêtement, je lui en avais
00:41parlé humainement.
00:42D'ailleurs, j'étais allée le voir en lui disant, oui, ça m'a fait beaucoup de mal de prétendre
00:46que j'ai des accointances avec Mme Dati,
00:48alors que comme je l'ai dit en introduction, je suis sa principale opposante ici. Personne d'autre sur ce
00:53plateau ne s'oppose à Mme Dati
00:55sur le plan politique autant que moi. Ce n'est pas une amie. Je ne suis pas son amie. On
00:59ne se connaît pas.
01:00Alors quand il dit à la radio sur CNews ce qui plus est, c'était très dur. Je vous l
01:06'avais dit.
01:07— Oui, je sais. — Et il me l'a répété.
01:09— Je vais le répéter encore ce soir, mais je vais vous dire pourquoi que vous ne nous souveniez pas
01:13de choses aussi désagréables.
01:16— Non, mais c'est comme M. Brossard qui me compare aux gamins de Sarcelles. C'est honteux en plein
01:21Conseil de Paris.
01:21Mais bien sûr que si, en plein Conseil de Paris.
01:23— Je ne sais pas quoi vous faites à lui dire. Si, pardon.
01:25— J'ai essayé de terminer mon propos, mais Mme Dati ne m'a pas laissé le faire.
01:30Et donc, pour vous dire les choses, j'en ai parlé avec Emmanuel Grégoire.
01:35Je lui ai dit « Vous m'avez fait de la peine, vraiment, dans ces termes-là, parce que je
01:40l'ai vécu comme une remarque qui renvoyait aux points communs que nous pouvons avoir,
01:46qui sont d'ailleurs des points communs que je peux aussi avoir avec vous. Nous sommes des êtres humains. Nous
01:51avons un parcours derrière nous.
01:52Nous avons à peu près, en tout cas tous les deux, le même âge. Nous sommes des gens qui venons
01:57de milieux, moi, assez modestes, vous, peut-être moyens.
02:00Mais voilà. Et de parler d'accointance entre elle et moi, de cette façon-là, je l'ai vécu comme
02:05elle le décrit,
02:06c'est-à-dire comme quelque chose qui renvoyait dos à dos deux personnes aux origines de l'autre côté
02:12de la Méditerranée.
02:13Il m'a dit que ce n'était pas son intention. Et je crois me rappeler même qu'il m
02:17'a dit « Si c'est le cas, je m'en excuse ».
02:19Voilà ce qu'il m'a dit.
02:20— Exactement. Parce que moi, j'ai l'habitude, quand on dit...
02:22— À vous, peut-être pas, mais moi, je suis allée lui en parler gentiment.
02:25— Vous vous excusez, Emmanuel Grégoire ?
02:26— Non, non, je ne m'excuse pas.
02:27— Ah ben voilà. Je dis juste que... Pardon. C'est possible de parler un tout petit peu, un peu
02:33plus de trois secondes ?
02:34Donc j'ai dit que quand quelqu'un prend mal quelque chose et sur un plan qui était mal interprété,
02:40je m'excuse de cette incompréhension et peut-être de la mauvaise façon dont je me suis exprimé.
02:45Mais lorsque j'ai voulu exprimer des accointances, et pardonnez-moi de le maintenir ce soir,
02:49j'évoque trois choses. Trois choses.
02:52La première, c'est l'obsession à me cogner dessus très très fort.
02:55— Ah là, c'est parce que...
02:55— Et de faire de moi le principal...
02:58— Pauvre Bichochotte.
02:58— Non, on dirait une victime.
02:59— C'est une victime.
03:00— Je voudrais qu'on le laisse parler pour le coup.
03:01— Non, franchement, vous faites la démonstration que ce qu'il dit est vrai.
03:05— Ah non, alors, allez-y.
03:06— Non, mais laissez-le parler.
03:07— Merci, madame.
03:08— Alors lui, quand il nous attaque, c'est normal.
03:10— Laissez-le parler.
03:11— Quand on répond, c'est anormal.
03:13— Laissez-le parler.
03:13— Donc la première, c'est l'obsession à nous cogner dessus de façon extrêmement brutale
03:26et, je le dis, un peu caricaturale.
03:28La deuxième, c'est que vous vous êtes croisés dans votre vie politique, toutes les deux,
03:32au moment de Nicolas Sarkozy, sur le début du quinquennat Sarkozy.
03:37Eh bien, quand, madame Sikirou, vous avez quitté le Parti Socialiste...
03:43— Mais M. Grégoire, jamais, mais arrêtez le mentir tout le temps.
03:45— Jean-Marie Bockel et l'aventure, le début de l'aventure gouvernementale avec...
03:50Je sais, vous étiez au Parti Socialiste, ensuite vous êtes parti chez Jean-Marie Bockel
03:54et donc avec Nicolas Sarkozy, avant de revenir à gauche, et c'est votre droit.
03:59Et le troisième, c'est un sujet de relation à la probité et à l'honneur qu'impose la fonction
04:06de maire.
04:07— On est des voleuses.
04:08— Voilà.
04:09— C'est-à-dire, vous êtes pas des voleuses.
04:10— C'est-à-dire, M. Grégoire...
04:11— Vous êtes les deux, vous voyez, en correctionnel.
04:12Et pas pour les mêmes faits, et pas pour la même gravité.
04:14J'avoue que, Mme Dati, vous êtes très, très loin au-dessus en matière de mise en cause.
04:18— Mais je veux dire, là-dessus, je peux vous répondre.
04:19— Et donc, je suis désolé.
04:20— Allez-y, après, je le fais.
04:21— Ce n'est pas parce que vous, vous voulez très, très fort,
04:23et vous devez y voir la moindre faiblesse chez moi.
04:26Vraiment.
04:26Et Mme Dati, on se connaît depuis suffisamment longtemps
04:28pour savoir que vos éclats de voix et vos menaces, etc.,
04:32— Vous me perturbe pas beaucoup.
04:35— Souvent, souvent.
04:36D'abord, moi, quand je vais au tribunal, c'est parce que vous avez porté plainte contre moi.
04:39Vous êtes la seule qui me conduit devant les tribunaux.
04:41C'est moi la troisième fois que vous portez plainte contre moi.
04:43Et le point commun de tout ça, c'est qu'à chaque fois...
04:44— Votre numéro 2, j'ai fait condamner Mme Elarage, qui a été condamnée.
04:47— Moi, vous avez toujours perdu face à moi.
04:49Mais moi, la seule fois que je vais au tribunal, c'est quand vous portez plainte contre moi.
04:51— Oui, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça.
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