00:00C'est pas comme M. Grégoire qui a dit les deux qui se connaissent, genre les deux arabes qui se
00:04connaissent.
00:04Non, on ne se connaissait pas, n'avait pas les mêmes parcours.
00:07Mais on se respecte.
00:08C'est ça que vous avez dit, Emmanuel Dégard ?
00:09Vous vous doutez bien, oui, mais c'est mon genre de dire ce genre d'horreur.
00:13C'est tout à fait votre genre.
00:14C'est tout à fait votre genre.
00:16Mais bien sûr, madame, tout le monde croit ça.
00:18On l'a reconnu toutes les deux.
00:20Oui, bien sûr.
00:21Vous l'avez ressentie ?
00:21Tout le monde croit.
00:22Moi, je l'avais très mal pris, oui, j'avoue que...
00:24Que j'évoque la proximité entre vous ?
00:27Alors je vais vous dire, ça n'avait rien à voir avec ce que nous sommes.
00:31Je voudrais que Sophia Chiquérou se fait exprimer.
00:33Ça vous ressemble, M. Grégoire.
00:34Après, allez-y, allez-y.
00:35Non, mais je disais, honnêtement, je lui en avais parlé humainement.
00:39D'ailleurs, j'étais allée le voir en lui disant, oui, ça m'a fait beaucoup de mal
00:42de prétendre que j'ai des accointances avec Mme Dati,
00:45alors que comme je l'ai dit en introduction, je suis sa principale opposante ici.
00:49Personne d'autre sur ce plateau ne s'oppose à Mme Dati sur le plan politique autant que moi.
00:54Ce n'est pas une amie.
00:55Je ne suis pas son amie.
00:56On ne se connaît pas.
00:58Alors quand il dit à la radio sur CNews ce qui plus est, c'était très dur.
01:03Je vous l'avais dit.
01:04Oui, je sais.
01:04Et il me l'a répété.
01:06Je l'ai vécu comme une claque le matin quand je l'ai empris, je l'ai empris,
01:11comme des choses aussi désagréables.
01:13Non, mais c'est comme M. Brossard qui me compare au gamin de Sarcelles.
01:17C'est honteux en plein conseil de Paris.
01:19Mais bien sûr que si, en plein conseil de Paris.
01:20Je ne sais pas quoi vous faites à lui dire.
01:22Si, pardon.
01:22J'ai essayé de terminer mon propos, mais Mme Dati ne m'a pas laissé le faire.
01:27Et donc, pour vous dire les choses, j'en ai parlé avec Emmanuel Grégoire.
01:32Je lui ai dit, vous m'avez fait de la peine, vraiment, dans ces termes-là,
01:37parce que je l'ai vécu comme une remarque qui renvoyait au point commun que nous pouvons avoir,
01:43qui sont d'ailleurs des points communs que je peux aussi avoir avec vous.
01:46Nous sommes des êtres humains, nous avons un parcours derrière nous, nous avons à peu près, en tout cas tous
01:51les deux, le même âge.
01:52Nous sommes des gens qui venons de milieux, moi, assez modestes, vous, peut-être moyens.
01:58Mais voilà.
01:58Et de parler d'accointance entre elle et moi, de cette façon-là, je l'ai vécu comme elle le
02:03décrit,
02:03c'est-à-dire comme quelque chose qui renvoyait dos à dos deux personnes aux origines de l'autre côté
02:09de la Méditerranée.
02:10Il m'a dit que ce n'était pas son intention.
02:12Et je crois me rappeler même qu'il m'a dit, si c'est le cas, je m'en excuse.
02:16Voilà ce qu'il m'a dit.
02:17Exactement.
02:18J'en ai dit à moi.
02:19Quand on dit...
02:20À vous, peut-être pas, mais moi, je suis allée lui en parler.
02:22Dites-le, vous vous excusez, Emmanuel Grégoire ?
02:23Non, non, je ne m'excuse pas.
02:24Je dis juste que...
02:25C'est pas ce que vient de dire, Emmanuel Chiquiot.
02:28C'est possible de parler un tout petit peu, un peu plus de trois secondes.
02:32Donc, j'ai dit que quand quelqu'un prend mal quelque chose et sur un plan qui était mal interprété,
02:37je m'excuse de cette incompréhension et peut-être de la mauvaise façon dont je me suis exprimé.
02:42Mais lorsque j'ai voulu exprimer des accointances, et pardonnez-moi de le maintenir ce soir,
02:46j'évoque trois choses.
02:48Trois choses.
02:49La première, c'est l'obsession à me cogner dessus très très fort.
02:52et de faire de moi le principal...
02:55On dirait une victime, c'est une victime.
02:57Je voudrais qu'on le laisse parler pour le coup.
02:59Non, franchement, vous faites la démonstration que ce qu'il dit est vrai.
03:02Allez-y.
03:03Non, mais laissez-le parler.
03:04Merci, madame.
03:05Alors lui, quand il nous attaque, c'est normal.
03:08Laissez-le parler.
03:08Quand on répond, c'est anormal.
03:10Laissez-le parler.
03:11Donc, la première...
03:12Il n'arrive pas à développer.
03:13Voilà.
03:14Je ne suis pas une victime.
03:15Je suis très attentive.
03:17Je suis très attentive.
03:18Allez-y, Emmanuel Grégoire.
03:19La première, c'est l'obsession à nous cogner dessus,
03:21de façon extrêmement brutale et, je le dis, un peu caricaturale.
03:25La deuxième, c'est que vous vous êtes croisés dans votre vie politique,
03:28toutes les deux, au moment de Nicolas Sarkozy.
03:31Ah, jamais.
03:32Sur le début du quinquennat Sarkozy.
03:34Jamais.
03:34Eh bien, quand, madame Sikirou, vous avez quitté le Parti Socialiste...
03:38Oui, jamais ils sont au PS avec vous.
03:39Vous avez quitté le Parti Socialiste pour rejoindre...
03:41Mais, monsieur Grégoire, jamais.
03:42Mais arrêtez de mentir tout le temps.
03:42Jean-Marie Bockel et l'aventure, le début de l'aventure gouvernementale avec...
03:48Jean-Marie Bockel.
03:48Je sais, vous étiez au Parti Socialiste.
03:50Ensuite, vous êtes partie chez Jean-Marie Bockel et donc avec Nicolas Sarkozy,
03:54avant de revenir à gauche.
03:55Et c'est votre droit.
03:56Et le troisième, c'est un sujet de relation à la probité et à l'honneur qu'impose la fonction
04:03de maire.
04:04On est des voleuses.
04:05On a des appointances.
04:06Vous n'êtes pas des voleuses, vous faites une mètre de renvoyer en correctionnel.
04:09Et pas pour les mêmes faits, pas pour la même gravité.
04:11J'avoue que, madame Dati, vous êtes très, très loin au-dessus en matière de mise en cause.
04:15Les ouvriers là-dessus, je peux vous répondre.
04:16Je suis désolé.
04:17Allez-y, après je le fais.
04:18Ce n'est pas parce que vous, vous voulez très, très fort, et vous devez y voir la moindre faiblesse
04:22chez moi.
04:23Vraiment.
04:24Et madame Dati, on se connaît depuis suffisamment longtemps pour savoir que vos éclats de voix et vos menaces, etc.,
04:29ne me perturbent pas beaucoup.
04:32Souvent, souvent.
04:33Bon, d'abord, moi, quand je vais au tribunal, c'est parce que vous avez porté plainte contre moi.
04:36Vous êtes la seule qui me conduit devant les tribunaux.
04:38C'est moi la troisième fois que vous portez plainte contre moi.
04:40Et le point commun de tout ça, c'est qu'à chaque fois, chaque fois, moi, vous avez toujours perdu
04:45face à moi.
04:46Mais moi, la seule fois que je vais au tribunal, c'est quand vous portez plainte contre moi.
04:48Merci.
04:49Merci.
04:50Merci.
04:51Merci.
04:51Merci.
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