- il y a 2 semaines
Au dix-huitième jour de la guerre en Iran, Israël et les États-Unis ont frappé le champ pétrolier de South Pars (selon la télévision iranienne). Il s’agit de la plus grande réserve de gaz connue au monde. Elle se situe entre l’Iran et le Qatar. On en parle avec : Alain Bauer, professeur émérite de criminologie, auteur de "Trump, le pouvoir des mots". Elsa Vidal, éditorialiste politique internationale BFMTV. Didier François, éditorialiste défense BFMTV. Ulysse Gosset, éditorialiste politique internationale BFMTV. Boris Kharlamoff, envoyé spécial BFMTV, avec Margaux Saive à Doha (Qatar). Nicolas Poincaré, grand reporter BFMTV, avec Benjamin Danan à Beyrouth (Liban). Chloé Giraud, envoyée spéciale BFMTV, avec Simon Pires de Sousaà Tel-Aviv (Israël). et Lisa Hadef, journaliste BFMTV.
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00:0018e jour de guerre en Iran. Alain Bauer avec nous dans une seconde, avec ce soir ce que certains présentent
00:06comme un tournant, une escalade dangereuse, une fuite en avant d'après la télé iranienne en tout cas.
00:11Israël et les Etats-Unis ont frappé le champ pétrolier de South Park. C'est la plus grande réserve de
00:18gaz connue au monde.
00:19Ça se trouve entre l'Iran et le Qatar et on va le voir ce soir, le prix du baril
00:25a immédiatement grimpé.
00:27On essaiera de retrouver Siavoj Gazi dans un instant du côté de Téhéran et on accueille donc Alain Bauer sur
00:33ce plateau qui vient s'installer à vue, comme on dit.
00:35Bonsoir Alain Bauer, merci d'être là. Professeur à mérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers et
00:40auteur de Trump, le pouvoir des mots aux éditions First.
00:44On va d'abord parler de ce champ pétrolier et gazier avec vous. Je salue celles et ceux qui nous
00:51accompagnent ce soir évidemment, Elsa Vidal, Didier François, Ulysse Gosset, Elisa Adef avec nous.
00:56Bonsoir à tous les quatre. Alain Bauer, on avait dit, me semble-t-il, et on va voir une carte
01:01évidemment pour savoir où se trouve précisément ce champ gazier et voir des images aussi de ce champ.
01:08On avait dit, j'avais cru comprendre qu'on avait dit que Trump avait dit, pas de touche aux installations
01:12gazières, pétrolières, de peur précisément de précipiter une hausse du baril, etc.
01:18Lui et Netanyahou auraient changé d'avis finalement ?
01:21Non, ils sont adaptés à une situation qui est, si tu tapes ça, je tape ci, et réciproquement.
01:27C'est un équilibre dont on peut discuter de l'efficacité, mais qui est parfaitement rationnel dans leur tête.
01:35Et donc à partir du moment où l'Iran a décidé de frapper une raffinerie, un champ pétrolier, deux oléoducs,
01:44parce qu'il ne faut pas oublier les oléoducs Fujaira et celui qui se trouve en Azerbaïdjan.
01:49Fujaira, c'est vraiment la pointe qui est au niveau du détroit d'Hormuz.
01:52C'est un oléoduc très important, parce que c'était la voie de sortie d'une partie du pétrole, si
01:57le détroit était véritablement fermé, ce qui ne l'est pas encore.
02:01Le deuxième oléoduc, c'est un oléoduc inter-saoudien qui, lui, n'a pas été attaqué, mais une raffinerie saoudienne
02:07l'a été.
02:07D'ailleurs, c'est assez régulier. Tous les dix ans, il y a une frappe sur cette raffinerie qui interrompt.
02:13Le champ gazier qatari est, lui, déjà fermé, a déjà été attaqué.
02:17Il y a eu d'autres attaques ces derniers jours, ces dernières heures même, ce qui a amené les Américains
02:23à faire deux choses importantes.
02:25D'abord, frapper les installations militaires de l'île de Karg, pas les installations pétrolières,
02:30qui permettent justement la libre circulation du pétrole iranien, dont je rappelle que c'est un des plus faciles à
02:37exporter et à utiliser au monde.
02:39Toutes les raffineries chinoises sont formatées sur ce pétrole-là, donc il a une importance très importante, très essentielle pour
02:46la Chine.
02:46Et puis, deuxièmement, de prendre position en disant, attention, il y a des limites à ne pas dépasser.
02:53Et le général de Saint-Quentin, tout à l'heure, expliquait très légitimement sur cette chaîne à quel point nous
02:59étions dans ce qu'on appelle l'échange de cartes postales.
03:02L'échange de cartes postales, c'est-à-dire ?
03:03Je frappe, mais pas trop, mais attention, si tu frappes plus fort, je frapperai aussi plus fort.
03:10Alors, c'est une logique plutôt russe, puisque ça s'appelle escalade pour la désescalade.
03:16Je frappe plus fort pour que tu descendes d'un rang.
03:19Si l'adversaire décide de frapper plus fort, on refrappe encore plus fort.
03:24À un moment, ça s'arrête.
03:25Je rappelle, sur ce champ gazier, 70% du gaz iranien passe par là, vient de là.
03:32Donc, on dit aux Iraniens, en gros, vous avez mis un bazar pas possible sur le marché mondial, du pétrole
03:38notamment.
03:39On va faire la même chose.
03:40On va vous frapper aussi au portefeuille.
03:42On essaie de couper aussi les revenus du gouvernement.
03:45Les pétroles ne viennent pas en Occident, ni en Europe, ni aux États-Unis.
03:48Ça va essentiellement dans les pays asiatiques, essentiellement en Chine et en Inde.
03:52D'ailleurs, ce sont les seuls pétroliers, à quelques exceptions, quelques Grecs, qui ont réussi à contourner.
03:58Oui, le Pakistan aussi.
03:59Et donc là, ce ne sont que des alliés de la Chine ou des Indiens qui sont directement concernés.
04:05Mais la réduction de la production et l'appel d'air vers ce qui reste disponible crée une augmentation des
04:12prix,
04:13nonobstant le lieu de production.
04:14Si le détroit d'Hormuz était totalement fermé, ça n'aurait aucune conséquence, ou quasiment aucune, même en gaz, sur,
04:21par exemple, la France.
04:23Mais comme l'ensemble du marché mondial est impacté, les prix augmentent, même si nous n'importons que très peu,
04:29ou quasiment pas, de pétrole ou de gaz passant par Hormuz.
04:32Et démonstration de ce que vous dites, Lisa Hadef, où en est le prix du baril ce soir ?
04:36À l'instant même, au moment où je vous parle, 107,96 dollars le baril.
04:40Hier soir, on était autour de ?
04:4193 ?
04:43Combien ?
04:4393 ?
04:44Oui, j'aurais dit 95, mais plus bas.
04:47On va vers 120, 130, par un effet mécanique, désormais de la peur, que l'Iran réplique par une frappe
04:55encore plus grande,
04:56puisque la direction iranienne est aujourd'hui de plus en plus radicalisée, et qu'il y a de moins en
05:01moins de discutants potentiels.
05:03Mais c'est pour ça aussi qu'on a voulu commencer par là, c'est parce qu'il y a
05:05des répercussions immédiates chez nous, on l'a bien compris.
05:08Elsa Vidal, on se rappelle de la remarque bravage de Donald Trump qui disait, mais attendez, allez-y, augmentez le
05:14prix du pétrole, de toute façon on est le premier producteur mondial,
05:16donc on gagnera beaucoup plus d'argent.
05:18Sauf que les consommateurs, qu'ils soient américains ou européens, ils vont aussi payer beaucoup plus cher leur pétrole, leur
05:24carburant.
05:25C'est un calcul extrêmement dangereux, même pour Donald Trump qui est effectivement à la tête des États-Unis, qui
05:30sont en principe autosuffisants et qui vendent du pétrole.
05:33Mais le problème c'est que les Américains, eux, sont impactés par les importations de tout type.
05:39Le prix du pétrole, il rejaillit sur le prix de vos œufs, vos prix des bananes, et le prix à
05:43la pompe a été directement impacté.
05:45Donc en surface, ça paraissait un argument assez viable, en réalité ça dérape complètement, et les mid-termes à l
05:51'horizon quand même dans 7 mois,
05:53font que Donald Trump va avoir du mal à tenir sur cette ligne s'il veut véritablement gagner les cœurs
05:58des Américains.
05:59La base Maga se fissure, il ne faudrait pas que le reste de la population républicaine se trouve difficilement impactée
06:05par ce changement du cours de pétrole.
06:08La plus grande réserve de gaz frappée aujourd'hui, c'est ce que disent ce soir les médias iraniens, avec
06:13la réponse de l'Iran qui dit
06:15« Toute installation pétrolière devient une cible », on avait compris que c'était déjà le cas en réalité, c
06:18'était déjà le cas depuis quelques jours.
06:20La guerre va frapper tout le monde, voilà ce que disent les Iraniens ce soir.
06:24En réalité, c'était littéralement déjà le cas. Eux-mêmes frappent depuis 18 jours maintenant les installations pétrolières de la
06:31région.
06:31Mais comme dira l'autre, c'était des frappes ciblées, structurées, il n'y avait pas 15 frappes sur la
06:36même raffinerie, 15 frappes sur l'oléoduc,
06:38il y avait un missile à Fujaira, deux en Azerbaïdjan, je ne parle pas des missiles vers la Turquie qui
06:43sont plus indistincts à comprendre en termes de logique,
06:47il y avait une frappe sur la raffinerie saoudienne mais pas deux.
06:49Les choix des Iraniens étaient des messages qui correspondaient exactement aux lettres qui avaient été envoyées à la lettre d
06:56'Ali Larijani à Donald Trump,
06:58passées par le sultan d'Omane, et à la tournée qu'il avait faite en disant « Si jamais nous
07:03étions attaqués, voilà ce qui allait vous arriver ».
07:05Et il y avait une liste de ce qui pouvait leur arriver, y compris de cibles extrêmement précises, notamment des
07:10installations pétrolières.
07:12Là, pour l'instant, rien n'était irrémédiablement détruit, même la principale raffinerie, on ne peut pas appeler ça comme
07:20ça,
07:20mais l'usine de gazéification qatarie a été arrêtée par les qataris mais n'est pas détruite ni même touchée.
07:27C'est pas loin, mais c'est pas là. Comme l'attaque israélienne près de la centrale atomique de Boucher,
07:34on n'a pas visé la centrale atomique,
07:35mais les installations militaires ou paramilitaires à côté de la centrale atomique.
07:39C'est un processus qui est pour l'instant très ciblé.
07:42Il n'y a pas eu de carpet bombing, de destruction massive. On n'est pas en Ukraine.
07:47On est dans le langage de la guerre ?
07:50– La grammaire, pardon. – Quand on est poli, on dit ça.
07:53Après, en fait, si vous continuez à faire les cons avec le pétrole, on va vous déchirer vos capacités énergétiques.
08:01C'est aussi simple que ça.
08:03Et évidemment, les États-Unis sont dans l'affaire, c'est pas eux qui ont tapé.
08:07Ils nous ont laissé faire les Israéliens, parce que Trump va pouvoir dire
08:11« Non, mais non, après du pétrole, on s'en occupe ».
08:13Mais il avait déjà prévenu, je rappelle que sur l'île de Cargue, il a cassé toutes les casernes,
08:18et il avait quand même expliqué, où là, il y a 90% des capacités d'exportation du pétrole iranien,
08:23qui leur avait dit « Écoutez, le coup d'après, on ne va pas se gêner, si vous continuez, on
08:28va y aller ».
08:29Et parallèlement, en revanche, les Américains, on est vraiment dans une bataille de l'énergie.
08:33Pourquoi ? Parce que c'est la bataille d'Hormuz.
08:35C'est la bataille du desserrement d'Hormuz.
08:38Et pendant que les avions israéliens tapaient pour prévenir de ce qu'ils seraient capables de faire sur le gaz,
08:48les avions américains, pour la première fois des B1 venus depuis la Grande-Bretagne,
08:54sont allés taper les missiles iraniens qui menacent l'étroi d'Hormuz.
08:59Donc vous voyez bien que tout ça est extrêmement bien posé,
09:02et que l'idée générale de manœuvre, c'est de dire aux Iraniens « Si vous continuez,
09:06eh bien oui, vous aussi, vous allez payer sur le gaz le pétrole,
09:09qui est quand même ce qui, aujourd'hui, finance leur effort de guerre et les gardiens de la Révolution,
09:13et surtout qui va poser un problème aussi à la population iranienne
09:16qui a besoin de ce gaz et de ce pétrole pour vivre ».
09:20– Ulysse, j'arrive, une petite parenthèse, vous l'avez vu en haut à droite de votre écran,
09:23cette image, Emmanuel Grégoire arrive à l'instant dans les locaux de BFM TV,
09:26dans le studio qui est juste à côté, qu'il découvre à l'instant donc.
09:29C'est là qu'aura lieu tout à l'heure, 21h, le débat pour Paris.
09:33Entre Emmanuel Grégoire, donc, Sofia Chikirou et Rachida Dati.
09:36Rendez-vous tout à l'heure à 21h, Ulysse Gosset, je vous rends la parole.
09:40– Oui, pour dire que l'Iran a été visé, et c'est très important,
09:44mais rappelons que ce gisement de gaz qui est le plus important du monde,
09:48il est souterrain et qu'il touche deux États.
09:51Au sud, l'Iran, au nord, le Qatar.
09:54Et il y a quelques minutes à peine, le Qatar affirme qu'il y a eu des dégâts considérables
09:59causés par une frappe iranienne sur, justement, ces installations gazières.
10:04Et le Qatar affirme que cela met en danger sa sécurité.
10:09Donc, ça veut dire qu'en fait, ça explose des deux côtés.
10:12C'est-à-dire que les Israéliens frappent l'Iran et ses capacités gazières,
10:17donc c'est déjà beaucoup et ça bouleverse le marché mondial du gaz.
10:19Mais le Qatar lui-même est touché par les Iraniens,
10:22donc c'est l'inflammation, c'est l'explosion de gaz, si j'ose dire, dans toute la région,
10:27avec des conséquences extrêmement graves, parce qu'effectivement, pour le Qatar,
10:31le gaz, c'est cent années de réserve.
10:34C'est comme ça que le Qatar est extrêmement riche
10:36et qu'il peut financer tous ses projets de soft power,
10:40notamment le PSG en France, mais pas seulement.
10:42Et donc, ça veut dire que ça donne une nouvelle dimension.
10:44Et c'est pour cela que ce soir, on peut parler d'une nouvelle escalade,
10:47parce qu'effectivement, Trump avait dit, on ne touchera pas au pétrole.
10:51Pourquoi ? Pas par bonté d'âme, mais parce qu'il se disait
10:53que s'il y avait changement de régime,
10:55il faudrait bien que l'Iran continue à avoir de quoi financer sa reconstruction
10:58et son développement avec d'autres dirigeants que les Mollars.
11:02Aujourd'hui, on touche au cœur, je dirais, non pas nucléaire,
11:05mais au cœur vraiment des réserves gazières et pétrolières de l'Iran,
11:09et c'est extrêmement grave.
11:11Boris Karlamov nous attend en direct de Doha au Qatar.
11:13Là aussi, démonstration de ce que l'on vient de dire, Boris.
11:16Les Iraniens avaient expliqué qu'en représailles,
11:19ils chercheraient à frapper le Qatar.
11:21Eh bien, chez vous, il y a une alerte en cours.
11:24Oui, absolument.
11:25Cette menace, elle a donc été mise à exécution.
11:28En tout début de soirée, ici au Qatar,
11:30c'est le complexe gazier de Ras Lafane,
11:34qui se situe sur la côte nord du pays,
11:36à environ 80 kilomètres de Doha.
11:40Une attaque iranienne qui a provoqué un important incendie.
11:44Mais Qatar Énergie communique ce soir et annonce qu'il n'y a aucun blessé,
11:49mais fait état d'importants dégâts dans son complexe gazier.
11:55Il y a une double alerte qui a sonné il y a quelques secondes,
11:58quelques minutes ici à Doha.
12:00Cette alerte, elle est désormais terminée,
12:02mais on sent que la tension est en train de monter d'un cran ici au Qatar,
12:06alors que la journée a été plutôt calme avec, entre guillemets,
12:09une seule alerte tôt ce matin et aucune alerte cet après-midi.
12:15Bref, l'Iran qui a donc décidé de réagir ce soir en visant directement le Qatar
12:21après l'attaque sur une centrale en dépôt gazier située en Iran.
12:30Une frappe qui avait été menée par les Israéliens et par les Américains.
12:34Et la particularité de cette installation gazière,
12:38c'est que le champ gazier iranien est partagé avec le champ gazier qataris.
12:44C'est donc peut-être une nouvelle escalade dans cette guerre
12:48qui est en train de débuter avec ces missiles
12:51qui ont donc visé un complexe de gaz ici au Qatar.
12:55Pour l'instant, aucun blessé, on va le rappeler,
12:58mais des dégâts très importants.
13:00Et les pompiers qui sont toujours en cours d'intervention
13:02pour tenter de mettre fin à cet incendie
13:06qui, on va le rappeler, se déroule donc dans un complexe gazier
13:08à 80 kilomètres au nord de Doha.
13:11Boris Karlamov avec Margot Seve en direct.
13:13Lisa Hadef.
13:14Après ces tirs de missiles sur le site gazier de RAS Lafane,
13:17la compagnie Qatar Énergie confirme qu'il y a des dégâts très importants.
13:21Et en représailles, le Qatar annonce à l'instant
13:22qu'il se réserve le droit de répondre.
13:26Alain Bauer, il se réserve le droit de répondre.
13:28Jusqu'à maintenant, tout le monde regarde le Qatar,
13:31les pays du Golfe en général, qui ne répondent pas,
13:33qui se défendent mais qui ne répondent pas.
13:34Est-ce que là, on a un début de quelque chose ?
13:36On va voir.
13:38L'attaque pose un problème parce que la précédente
13:41était une attaque que je qualifierais d'extrêmement calibrée,
13:44qui avait juste interrompu le fonctionnement
13:48à la demande des autorités qataris et pas du fait de dégâts.
13:52Alors, les dégâts dans une installation pétrolière, chimique ou gazière,
13:55c'est toujours extrêmement impressionnant.
13:57Quand le feu est éteint, on se rend compte que peut-être
13:59ce n'est pas aussi grave.
14:01Donc, on va voir aussi entre la déclaration et la réalité ce qu'il en est.
14:04Mais la déclaration en tant que telle est un élément
14:07parce que dans le discours qataris, il n'y avait pas du tout
14:11même de possibilité de répondre.
14:13Il n'y avait rien.
14:14Il n'y avait, ce n'est pas notre guerre,
14:16on ne comprend pas pourquoi on est attaqué.
14:17Là, il y a la possibilité de.
14:19On étudie la question qui est un petit élément,
14:23mais ça ne veut pas dire qu'ils vont répondre.
14:25Et d'ailleurs, à ma connaissance, ils n'en ont pas les moyens.
14:28Didier ?
14:29Non, mais ce qu'il y a d'intéressant,
14:31je m'excuse, c'est peut-être un peu détaché comme affaire,
14:34mais au départ, les Iraniens ont dit,
14:37on va aller taper.
14:38C'est eux qui ont commencé.
14:40On n'avait dit pas les lunettes,
14:41c'est eux qui ont fait tirer pour la première fois
14:43sur le gaz et le pétrole.
14:45Mais dans un premier temps, évidemment,
14:46l'idée, c'était de pousser l'Arabie Saoudite,
14:51les Émirats et Oman
14:52à faire pression sur Trump
14:54pour qu'il arrête la guerre.
14:55Ce qu'il y a d'incroyable, là, depuis quelques jours,
14:57c'est qu'ils viennent d'obtenir l'inverse.
14:59C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
15:01de manière discrète, comme d'habitude,
15:02parce qu'ils ne le crient jamais sur les toits,
15:03mais les Saoudiens, les Émiratis, les Qataris, etc.,
15:07disent à Trump,
15:07bon, maintenant, vous avez commencé avec les ozos, là,
15:09il faut les finir,
15:10parce que nous, on ne veut pas vous arrêter en plein milieu,
15:12qu'ils soient encore en place
15:13et qu'ils continuent à nous menacer
15:14pour le restant de nos jours.
15:15Donc, étonnamment, on a un mouvement
15:17qui est en train de changer
15:19sous la fête que les Iraniens, finalement,
15:21à vouloir étendre le domaine de la guerre,
15:23se privent de ce levier
15:25qu'était le monde arabe
15:26pour essayer de freiner Trump.
15:27– On reviendra tout à l'heure…
15:28– Mais il vise l'opinion publique occidentale, ça c'est sûr.
15:30– On reviendra tout à l'heure
15:31sur le fait qu'Israël a éliminé
15:32un nouveau dirigeant iranien.
15:34On vous présentera aussi
15:35le nouveau porte-avion français,
15:36le France Libre, c'est son nom,
15:38ça a été révélé aujourd'hui par Emmanuel Macron.
15:39On vous montre ça tout à l'heure.
15:40Mais j'ai une autre image
15:41à vous montrer, Alain Bauer, ce soir.
15:42Regardez, c'est le retour
15:44sur le sol iranien
15:46des joueuses de l'équipe de football d'Iran
15:49qui étaient parties en Australie pour jouer.
15:51On sait que là-bas,
15:52un certain nombre de joueuses
15:53a décidé de demander l'asile.
15:55Certaines, finalement, ont dit
15:56non, non, on va revenir au pays
15:57et elles sont toutes,
15:58là, elles sont à la frontière avec la Turquie,
16:00mais en chemin, donc, pour retourner
16:02et pour retrouver le sol iranien.
16:04Qu'est-ce qui peut arriver
16:07aux joueuses qui avaient demandé
16:09qui avaient fait une demande d'asile
16:10en Australie en disant
16:11on ne rentre pas
16:12qui finalement dit
16:13si on va rentrer ?
16:14Qu'est-ce qui peut leur arriver
16:14à ces joueuses-là ?
16:16Le pouvoir judiciaire iranien
16:17leur a expliqué
16:19qu'il ne leur arriverait
16:20que des choses extrêmement désagréables.
16:21Par ailleurs, ces joueuses
16:22ont des familles
16:23et les Iraniens n'ont jamais hésité,
16:25pas plus que toutes les organisations
16:28dictatoriales par rapport
16:29à leurs dissidents
16:29à faire pression sur les familles,
16:32même des pressions extrêmement dures.
16:34Alors, est-ce que la période
16:35est à l'élimination des dissidents
16:37ou a annoncé qu'elles sont toutes revenues
16:39et donc l'unité de la patrie
16:41est retrouvée ?
16:41Ça dépendra de la propagande locale,
16:44mais je ne pense pas
16:46qu'elles seront accueillies
16:46avec des pédales de rose.
16:48Non, mais concrètement,
16:48elles peuvent être
16:49soumises à des interrogatoires,
16:51elles peuvent être accusées
16:53de trahison,
16:54puisque officiellement,
16:55la propagande du régime
16:56les a accusées d'être
16:56des « traîtresses »
16:57entre guillemets,
16:58et donc elles peuvent être
16:59l'objet de sanctions.
17:00Et ce qui peut leur arriver aussi,
17:02c'est qu'elles soient exclues
17:03de l'équipe de foot
17:03et qu'elles aient interdiction
17:05de participer
17:06à d'autres compétitions
17:07à l'avenir.
17:08Oui, puis on doit aller
17:09un peu plus loin.
17:10Depuis deux jours déjà,
17:11on voit qu'il y a
17:12une pression accrue
17:13sur la société civile iranienne,
17:15qu'il y a à la télévision
17:17des messages
17:17qui diffusent
17:18les portraits
17:19et les adresses
17:20de ceux qui font passer
17:22encore de l'information
17:23à l'extérieur
17:23parce qu'il y a
17:24un « blackout ».
17:25Les exécutions ont repris
17:26et effectivement,
17:27ce qu'elles risquent
17:29au terme de cette accusation
17:30de traîtrise,
17:31c'est la pendaison
17:32et effectivement,
17:33hier,
17:34on a recommencé
17:34à pendre des jeunes
17:36qui manifestaient
17:37contre le régime.
17:37On voulait vous montrer
17:38cette image ce soir.
17:39Il faut aussi s'arrêter
17:40ce soir sur ce qui est
17:41en train de se passer
17:42au Liban.
17:43Je vais vous montrer ça
17:44aux cartes,
17:45aux cartes,
17:45aux murs, pardon,
17:46avec les cartes.
17:47Je veux simplement
17:47vous donner ce chiffre
17:48juste avant,
17:49depuis le début de cette guerre,
17:50déclenché par les tirs
17:51du Hezbollah.
17:52On le rappelle,
17:52les frappes israéliennes
17:53ont fait 968 morts,
17:56dernier bilan donné
17:57donc tout à l'heure
17:58par les autorités libanaises,
18:01968 morts
18:02depuis le 2 mars.
18:03C'est le ministère
18:03de la Santé
18:04qui donne ce chiffre.
18:05La carte donc,
18:07l'armée israélienne
18:08fait deux choses
18:09en ce moment.
18:09D'abord,
18:10elle prend petit à petit
18:11position
18:12dans le sud du Liban.
18:13Vous voyez ici
18:14cette zone en rouge
18:15avec ces images fournies
18:16par l'armée israélienne.
18:17On voit les soldats
18:18à pied
18:19prendre position
18:21dans le sud.
18:22Fief du Hezbollah,
18:23elle avance cette armée
18:24village par village.
18:25C'est là que l'organisation
18:27alliée de l'Iran,
18:28je le rappelle,
18:28tire une bonne partie
18:29de ses roquettes,
18:29de ses missiles.
18:30L'armée israélienne
18:31bombarde les ponts,
18:32par exemple,
18:33en ce moment,
18:34sur le fleuve Litani.
18:35Ce fleuve qui est ici,
18:36l'armée bombarde les ponts
18:37pour empêcher
18:38le ravitaillement en armes,
18:39pour assécher
18:40les stocks
18:41de l'organisation terroriste.
18:42Les israéliens
18:42ont demandé
18:43aux habitants
18:43de la zone
18:44de remonter,
18:45vous voyez ces flèches,
18:46de remonter vers le nord.
18:47Plus d'un million
18:48de personnes
18:49ont déjà pris la route
18:49vers le nord.
18:51Ensuite,
18:51vous avez
18:52les frappes ciblées.
18:53C'est en tout cas
18:53comme ça qu'elles sont présentées.
18:55Je vous montrerai
18:55les images spectaculaires
18:56de Beyrouth
18:57dans une seconde.
18:58Mais d'abord,
18:59Saïda.
18:59Saïda,
18:59c'est sur la côte
19:00méditerranéenne.
19:01On va voir ces images.
19:02Une frappe ce matin
19:03sur une voiture.
19:05Vous allez voir
19:05les images
19:07ici
19:07de cette voiture
19:09en feu.
19:10Grâce aux images,
19:10on a retrouvé
19:11l'endroit exact.
19:12C'est ici.
19:13On est vraiment
19:13sur la corniche.
19:15Là, d'ailleurs,
19:15on va le voir,
19:16là où des réfugiés du sud
19:18dorment dans leurs voitures.
19:20Ils ont trouvé refuge
19:20à Saïda.
19:21On ne sait pas précisément
19:22qui était visé
19:23dans cette frappe.
19:24Vous voyez ces deux images.
19:25En revanche,
19:25on sait par exemple
19:26que l'armée israélienne
19:27a ciblé ces dernières heures
19:29des stations-service,
19:30des stations
19:30dont les bénéfices
19:31partent directement
19:32dans les caisses
19:33du Hezbollah.
19:34Même logique
19:35à Beyrouth ce matin,
19:35on va le voir.
19:36Ça permet de comprendre
19:37ce qui est en train
19:38de se passer.
19:39Beyrouth, donc,
19:40frappe en plein centre-ville.
19:42Là, c'est un immeuble
19:43d'une banque
19:44liée au Hezbollah
19:45qui a de nouveau été ciblée.
19:46Avant la frappe,
19:47vous le voyez,
19:47il ressemblait à ça.
19:4812 étages.
19:49On va le voir,
19:50il ne reste rien.
19:51Rien ce soir.
20:08Frappe, donc,
20:09dans le centre-ville
20:09de Beyrouth.
20:10Il y a eu d'autres frappes
20:11ailleurs dans le pays.
20:12Aujourd'hui,
20:13notamment, on va le voir
20:13sur la carte
20:14du côté de Balbeck.
20:16On va le voir
20:17dans le nord-est,
20:18justement,
20:19du côté de Balbeck.
20:21Voilà la carte
20:22tout en haut au nord.
20:23Balbeck,
20:24autre fief du Hezbollah.
20:25On va retrouver tout de suite
20:26Nicolas Poincaré
20:27en direct de Beyrouth.
20:28Nicolas, on va revenir
20:29sur l'image que l'on voyait
20:29très impressionnante
20:30à l'instant.
20:31Vous êtes allé tout à l'heure
20:32sur les lieux de cette frappe
20:33qui a donc visé
20:34l'immeuble
20:35dont on parlait
20:35il y a une seconde.
20:38Oui,
20:39qui a provoqué
20:40une énorme sidération,
20:41Maxime,
20:41parce que ce qu'il faut
20:42comprendre,
20:42c'est que des bombardements,
20:44il y en a tous les jours
20:45depuis plus de 15 jours
20:46maintenant,
20:47ici à Beyrouth,
20:48mais essentiellement
20:49sur la banlieue sud,
20:50c'est-à-dire
20:50sur un quartier déserté.
20:52Alors que ce matin,
20:53à 5h30,
20:54après avoir donné l'alerte,
20:56les Israéliens
20:57ont frappé
20:57au cœur
20:58d'un quartier
21:00hyper peuplé.
21:01Et c'est bien sûr
21:02ce qui a provoqué
21:03un énorme choc
21:04ici,
21:05dans la partie nord
21:05de Beyrouth
21:07qui était plutôt épargné.
21:08Et en arrivant
21:09ce matin
21:10avec Benjamin Daban,
21:12vous allez voir le reportage,
21:13c'est ce qui nous a frappés,
21:14on est au cœur
21:14de la ville.
21:17Dégâts provoqués
21:18par une bombe
21:18de très forte puissance,
21:20bombe israélienne
21:20larguée à 5h30
21:22ce matin
21:22sur cet immeuble
21:24du centre-ville,
21:25immeuble de 10 étages
21:26qui abritait
21:27au premier état
21:28au rez-de-chaussée
21:29une banque
21:30censée être
21:31proche du Hezbollah
21:32et une quarantaine
21:33d'appartements au-dessus
21:34sur 10 étages.
21:36Et vous voyez
21:36ce qu'il reste,
21:37presque plus rien.
21:38Tout s'est effondré
21:39à 5h du matin
21:40lorsque l'armée israélienne
21:42a tiré cette bombe.
21:43Alors,
21:44heureusement,
21:44l'immeuble était apparemment
21:46complètement vil
21:46pour deux raisons.
21:47La première,
21:47c'est qu'il avait été touché
21:49jeudi dernier
21:50par une première frappe
21:50et donc les habitants
21:51avaient préféré
21:52s'en aller.
21:52Et puis,
21:53par sécurité,
21:54ce matin,
21:55une alerte a été donnée
21:56à 4h du matin
21:57en redonnant
21:58aux éventuels habitants
22:00de cet immeuble
22:00et à ceux d'à côté
22:01de faire attention
22:03puisque la frappe
22:04allait avoir lieu
22:04et de fait,
22:05elle a eu lieu.
22:06Alors,
22:06c'est très spectaculaire
22:07parce qu'on est vraiment
22:08dans l'hypersante
22:09de Beyrouth Ouest
22:10à seulement 300 mètres
22:11de la place des martyrs,
22:14place symbole
22:15du cœur de Beyrouth.
22:17Et il y a eu
22:17deux,
22:18trois autres frappes
22:19au moins
22:20dans ces quartiers nord
22:21cette nuit
22:21qui ont visé
22:22des appartements.
22:23Donc,
22:24c'est une nuit
22:24dans ces quartiers nord
22:25de Beyrouth.
22:26c'est vraiment
22:27la nuit
22:27la plus terrible
22:28depuis le début
22:29de la guerre.
22:30Ils avaient été frappés
22:31plusieurs fois
22:32mais de façon
22:32très ciblée
22:33alors que là,
22:33on a sept immeubles
22:36de dix étages
22:37qui s'étaient effondrés
22:37d'un coup
22:38et forcément,
22:39c'est très très marquant
22:41pour tous les habitants
22:42de ce quartier.
22:42Un reportage
22:43de Nicolas Poincaré
22:45et Benjamin Danan
22:46à la mobeur.
22:46Plus de 900 morts
22:48quand Israël
22:49parle systématiquement
22:50de frappes ciblées.
22:51Comment on explique ça ?
22:52Comment on explique
22:53la différence ?
22:54D'abord,
22:54il y a des dizaines
22:55de milliers de civils
22:57enfin des centaines
22:58de milliers de civils
22:58et des dizaines
22:59de milliers
22:59d'agents du Hezbollah
23:01et même d'agents iraniens
23:02qui eux-mêmes
23:03ont lancé
23:03les premières frappes
23:04du Hezbollah
23:04au tout début
23:05du conflit
23:06le 2 mars
23:07parce que c'est
23:07le corps des gardiens
23:09de la révolution
23:09qui supervise
23:10l'armement du Hezbollah
23:12forme, entraîne
23:13fournie
23:15paye
23:16une très grande partie
23:17de
23:17et c'est eux
23:17qui ont appuyé
23:18sur le bouton
23:18d'ailleurs
23:19le parti chiite
23:20à mal
23:20avait dénoncé
23:22la provocation
23:23du Hezbollah
23:24pour dire
23:24à quel point
23:25ceci allait entraîner
23:26la guerre
23:27deuxièmement
23:27il y a toujours
23:28comme d'habitude
23:29hélas
23:29des dommages
23:31collatéraux
23:31mais les Israéliens
23:33sont en général
23:33capables de vous expliquer
23:34qu'à l'appartement 4B
23:36en haut à gauche
23:37il y avait
23:37certes une famille
23:38d'hommes
23:39et un dirigeant
23:40qui lui-même
23:41voilà
23:42et donc ensuite
23:43ils vous font un listing
23:44très précis
23:44et très détaillé
23:45s'il n'empêche pas
23:46des pertes civiles
23:48parfaitement
23:49scandaleuses
23:50parfois
23:50parce qu'il y a vraiment
23:51des erreurs de frappe
23:52et en même temps
23:53il y a un certain nombre
23:54d'équipements du Hezbollah
23:55qui sont placés
23:56exprès
23:57sous des hôpitaux
23:58sous des écoles
24:00sous des bâtiments civils
24:01et c'est un jeu
24:02qui existe depuis très longtemps
24:03où il y a toujours
24:04un débat
24:05entre
24:05part du dommage
24:07collatéral
24:07par rapport à l'objectif
24:08principal
24:09il se trouve que
24:09depuis le 7 octobre
24:10les règles
24:11relativement strictes
24:13qui existaient à Tzal
24:14ont totalement disparu
24:15il n'y a plus aucune limite
24:17en tout cas
24:18la contrainte
24:191 pour 5
24:201 pour 10
24:21à sauter
24:22ce qui explique aussi
24:23une fois qu'on aura fait le tri
24:25parce que
24:26s'il y a 899
24:28militants du Hezbollah
24:30et deux civils
24:31je regretterais
24:32les deux civils
24:32un peu moins probablement
24:34les militants du Hezbollah
24:35après
24:36tout ça va nécessiter
24:37un très important travail
24:39d'identification
24:40de qui est qui
24:41je prends l'exemple
24:42du Hamas
24:42par exemple
24:43sur les 35 000 morts
24:44je vous rappelle de ça
24:45à un moment
24:46il y a eu une note
24:47du Hamas
24:48indiquant
24:48de leur point de vue
24:49eux-mêmes
24:50la part des militaires
24:52enfin de leur personnel
24:53directement concerné
24:54qui était beaucoup plus considérable
24:56que l'idée que nous-mêmes
24:57avions
24:58parce qu'on surestimait
24:59même s'il y a beaucoup de civils
25:00et beaucoup d'enfants morts
25:01entendons-nous bien
25:02mais il faut faire très attention
25:03le nombre n'explique pas tout
25:04et tous ne sont pas
25:06des civils innocents
25:06comme aurait dit
25:07un ancien premier ministre
25:08je reste sur cette politique
25:09d'élimination
25:10ciblée
25:10présentée par Israël
25:11ça vaut pour les combattants
25:12du Hezbollah
25:13on va regarder ces images
25:14fournies par l'armée israélienne
25:15vous allez voir
25:16d'un homme
25:17suivi par un drone
25:19filmé donc
25:20ça c'est le début de la scène
25:21et la fin
25:22c'est que quelques instants après
25:24on va le voir
25:25il est frappé
25:27immédiatement
25:28voilà pour le résultat
25:29de cette frappe
25:30ça vaut
25:30là on est sur le sol iranien
25:32libanais pardon
25:33ça vaut aussi évidemment
25:34pour les dirigeants iraniens
25:35un de plus tué aujourd'hui
25:37Esmail Khatib
25:38ministre du renseignement
25:40on a bien compris
25:41que le Mossad
25:42avait infiltré
25:43l'appareil d'État iranien
25:44on a bien compris
25:45que le Mossad
25:45savait parfaitement
25:46où frapper
25:47on avait ces images
25:48hier soir
25:48qu'on vous remontre
25:49ce soir
25:49de cette frappe
25:50extrêmement ciblée
25:51sur un barrage
25:52de Basij
25:53où en gros
25:54la cible doit faire
25:55la taille d'une valise
25:55j'exagère
25:57mais les frappes
25:57peuvent être précises
25:58à ce point
25:58mais une question
25:59à la boulevard
26:00qui sont les sources
26:01quand on dit
26:02que les Israéliens
26:04ont infiltré
26:05est-ce que ce sont
26:06des Israéliens
26:07littéralement infiltrés
26:08ou est-ce que ce sont
26:09des Iraniens
26:10qui ont été retournés ?
26:11Alors l'idée générale
26:12c'est qu'il y a un peu de tout
26:13lors de l'opération
26:14des 12 jours
26:14il y a eu des opérations
26:15menées par des agentes
26:17du Mossad
26:18et du renseignement militaire
26:19qui d'ailleurs
26:20ont été présentés
26:21ensuite à leur retour
26:22par la télévision israélienne
26:23pour montrer
26:24à quel point
26:24ils étaient capables
26:25d'infiltrer l'Iran
26:26il y a énormément
26:27d'agents infiltrés
26:28qui sont des Iraniens
26:29eux-mêmes
26:30et puis il y a une nouveauté
26:32depuis quelques jours
26:33une partie
26:34de la population civile
26:35est en train
26:36de fournir
26:36des renseignements
26:37pour se débarrasser
26:38notamment des Basij
26:39c'est-à-dire
26:39ils disent
26:40par des voix
26:41que je ne vais pas traiter ici
26:43parce qu'il n'y a pas
26:43de raison de le faire
26:44ils disent
26:45non mais
26:45alors il est au 42
26:47de la rue machin
26:48en bas à gauche
26:49sous une tente
26:49et donc ça remonte
26:51par un circuit
26:51de renseignement
26:52qui passe par des VPN
26:53et par une application
26:55qu'ils ont créée
26:55par une application
26:56et donc ça donne
26:58des informations
26:58venues de la société
26:59civile iranienne
27:00qui se dit
27:00on va en profiter
27:01on va se débarrasser
27:02du Basij
27:05qui nous pourrit la vie
27:07depuis 10 ans
27:07le moment est venu
27:08de s'en débarrasser
27:09et donc cet élément-là
27:10a permis aussi
27:11d'autres frappes
27:12ce qui fait que
27:13le niveau 1
27:15la société iranienne
27:16s'est préparée
27:17à la guerre
27:18grâce à Ali Larijani
27:19mais aussi
27:19un homme qui s'appelle
27:20Ali Jafari
27:22qui est probablement
27:23le remplaçant
27:24d'Ali Larijani
27:25c'est lui qui a inventé
27:26la défense mosaïque
27:27c'est l'ancien patron
27:28des gardiens de la révolution
27:29c'est-à-dire
27:29d'éclater le système
27:30de défense
27:30qui ne soit pas forcément
27:32centralisé
27:32de faire au moins
27:334 niveaux décisionnels
27:34opérationnels
27:35quoi qu'il arrive
27:35de le décentraliser
27:37de manière absolument massive
27:38sur tout le territoire
27:39dans les 31 provinces
27:40des gardiens de la révolution
27:41et partout
27:42d'avoir ce même système
27:43de 4 niveaux
27:44qui permettait
27:46de tenir
27:47ça a plus un starling chinois
27:49et des équipements russes
27:50de renseignement
27:51et de communication
27:52ça permettait de tenir
27:53mais là
27:54on a maintenant
27:55dans la société
27:56civile iranienne
27:57on est passé
27:58de la manifestation
27:59réprimée dans le sang
28:00une forme de résistance
28:02civile
28:02à minima
28:03par le transfert
28:04d'informations
28:05qui donne des éléments
28:06précis
28:07sur des éléments
28:08qui n'étaient pas
28:08immédiatement visibles
28:09pour les Israéliens
28:10ils voyaient bien
28:10le niveau 1
28:10le niveau 2
28:11le niveau 3
28:12était déjà un peu plus
28:13vaporeux
28:13le niveau 4
28:14on pensait qu'il allait
28:15apparaître
28:16de facto
28:17après l'immunisation
28:17là
28:18en fait
28:18il tape en bas
28:19et en haut
28:19en même temps
28:20et c'est un des éléments
28:21qui semble être
28:22un petit shift
28:24de tactique
28:25sur la capacité
28:26de taper
28:26par les deux bouts
28:27pour casser
28:28le régime
28:29puisque les Israéliens
28:30veulent son effondrement
28:31alors que les Américains
28:33voulaient surtout
28:33son désarmement
28:34j'ai une scène
28:35à vous montrer
28:35tout à l'heure
28:36Benjamin Netanyahou
28:38sur cette liste
28:39d'hommes à éliminer
28:40vous allez le voir
28:41sur les images
28:41tournées ici
28:42il est avec
28:43l'ambassadeur américain
28:44en Israël
28:44regardez
28:48je suis vivant
28:49mais j'ai cette liste
28:50et non
28:51ne lisez pas
28:52aujourd'hui
28:53j'ai rayé
28:53deux noms
28:53de cette liste
28:55et vous voyez
28:56combien il en reste à faire
29:02vous savez ce qui est bon
29:03mon nom n'est pas
29:04sur la carte perforée
29:05votre nom figure
29:08sur la liste
29:09des personnes admirables
29:10merci
29:11et ce que font
29:11le président
29:12et les forces armées
29:12américaines
29:13c'est incroyable
29:16nous sommes très fiers
29:17d'être à leur côté
29:20le jeu d'acteur est incroyable
29:22il a tous ses doigts
29:23c'est pas un deep fake
29:25oui c'est vrai
29:25parce qu'il y a eu
29:26toutes ces vidéos
29:27qui ont circulé
29:28le week-end dernier
29:29il y a une chose
29:30Didier François
29:31Netanyahou
29:31ça a été dit officiellement
29:33aujourd'hui comme ça
29:33Netanyahou et son ministre
29:35de la défense
29:35ont donné
29:36à l'armée
29:37un permis de tuer
29:38ont donné
29:39l'autorisation
29:40à leur armée
29:40de tuer tout
29:41aux responsables
29:42iranien
29:43c'est dit officiellement
29:44en réalité
29:44qu'est-ce que ça change
29:45en fait
29:46ce qui se passe
29:47c'est que
29:48toute opération
29:49de cette nature
29:50sur une cible
29:51un individu
29:52de haute valeur ajoutée
29:54il y a des listes
29:55qui sont faites
29:57des niveaux
29:58de responsabilité
30:00où
30:01les cibleurs
30:02enfin les gens
30:02qui ont décidé
30:03de l'opération
30:04ont en face
30:05ce qu'on appelle
30:06l'opconner
30:06c'est-à-dire la personne
30:07qui peut donner
30:08l'autorisation
30:09de la déléguer
30:10l'autorisation
30:11de frappe
30:12donc grosso modo
30:13vous avez
30:14le chef
30:14d'un état-major
30:16etc
30:16vous n'avez pas besoin
30:17de remonter
30:18au premier ministre
30:19pour le faire
30:19vous savez que
30:20vous avez en amont
30:21à ce niveau-là
30:23la délégation
30:24de décision
30:26opérationnelle
30:27vous revient
30:28en revanche
30:29un certain nombre
30:30de cibles
30:30qui sont beaucoup
30:31plus politiques
30:32ou beaucoup plus importantes
30:33que ce soit
30:34des individus
30:34ou des cibles
30:36à haute valeur ajoutée
30:37par exemple
30:37le gaz
30:38le pétrole
30:39ou certains individus
30:40là pour le coup
30:41ça demande une autorisation
30:42supérieure
30:43ça peut aller
30:44au chef d'état-major
30:45ça peut aller
30:46jusqu'au premier ministre
30:47et souvent
30:48sur des choses
30:48vraiment très stratégiques
30:49et c'est ça
30:50que nous sommes en train
30:51de vous démontrer
30:54Netanyahou
30:55et l'ambassadeur américain
30:57de démontrer
30:57ou de jouer
30:58oui mais c'est
30:59en fait c'est une façon
30:59de vous dire
31:00on est d'accord
31:01on s'est mis d'accord
31:02sur ces listes
31:03quand il n'y a pas
31:04de divergence
31:04entre les israéliens
31:06enfin tout le blabla
31:08qu'on entend
31:08le divorce
31:09etc
31:10le divorce
31:10mach propre toto
31:11ils ne sont pas d'accord
31:12c'est des conneries
31:14voilà
31:15ils sont parfaitement
31:16calés sur les cibles
31:17de toute façon
31:18dans l'état-major
31:19il y a un endroit
31:20de ciblage
31:20qui est un endroit
31:21coordonné
31:22où tout le monde
31:22travaille ensemble
31:23et il n'y a pas
31:24de ciblage
31:24qui soit fait
31:25sans que les autres
31:26le sachent
31:27puisque de toute façon
31:28aujourd'hui
31:28la distribution
31:29des frappes
31:30elle se fait
31:31par ce même état-major
31:32la seule différence
31:33qu'il y a encore une fois
31:34c'est ce qu'on appelle
31:35l'opconner
31:36c'est qui a l'autorisation
31:37de donner à quel niveau
31:38Ulysse je suis désolé
31:39ça fait deux fois
31:40je sais
31:41mais arrivé à l'instant
31:42de Rachid Adati
31:43ben oui
31:44qui participe pas tout à l'heure
31:4521h au débat
31:46sur BFM TV
31:46le débat pour Paris
31:47avec donc Rachid Adati
31:49Emmanuel Grégoire
31:49et Sophia Chikirou
31:50Rachid Adati
31:51maire du 7ème
31:52ancienne ministre de la culture
31:53qui arrive donc à l'instant
31:54dans nos locaux
31:55au débat dans maintenant
31:56moins d'une demi-heure
31:57vous pouvez répondre
31:58Ulysse Gosset
31:58non je pense que simplement
32:00il faut poser la question
32:01qui est importante
32:02l'efficacité israélienne
32:04est remarquable
32:05leur infiltration
32:06est absolument incroyable
32:07mais est-ce que c'est
32:09la bonne stratégie
32:10parce que
32:10à force d'éliminer
32:11les dirigeants iraniens
32:13est-ce qu'on va produire
32:14une nouvelle génération
32:15de démocrates
32:16qui vont prendre le pouvoir
32:17ou est-ce qu'on va
32:18en fait
32:19provoquer l'arrivée
32:20d'une nouvelle génération
32:22d'Iraniens
32:23de dirigeants iraniens
32:24encore plus durs
32:25encore plus
32:27qui ne peuvent
32:29absolument pas envisager
32:30une négociation
32:31avec l'ennemi
32:31donc en fait
32:32il y a des experts
32:33qui s'interrogent
32:34même aux Etats-Unis
32:34pour se dire
32:35est-ce que
32:36in fine
32:37malgré les résultats
32:38évidents
32:39et malgré les succès
32:40de cette liste
32:41d'assassinats
32:42ou d'éliminations
32:43comme on veut
32:43est-ce que ça va
32:45pas avoir l'effet inverse
32:46alors
32:47il est clair que
32:47Israël veut
32:48l'écroulement du régime
32:49je ne suis pas certain
32:51que Trump
32:51ait la même volonté
32:53je pense qu'il veut sortir
32:54de la guerre
32:54le plus rapidement possible
32:56et que c'est là
32:56qu'il y a une divergence
32:57entre les américains
32:58et les israéliens
32:59c'est combien de temps
33:00on fait la guerre
33:01Israël veut la faire
33:02jusqu'au bout
33:03donc effectivement
33:04changement total
33:05de régime
33:06effondrement
33:07Trump
33:07Trump
33:07il voudrait sortir
33:08assez rapidement
33:09pour penser à autre chose
33:10et notamment
33:11aux prochaines élections
33:12alors qu'est-ce que
33:13vous répondez à la question
33:13d'Ulis Gosset
33:14d'abord je pense que
33:15c'est une question
33:16d'occidentale parisienne
33:18qui ne comprend
33:18ni l'israélien
33:19ni Donald Trump
33:20mais c'est notre problème
33:21à tous
33:21c'est une interrogation
33:23des stratèges américains
33:25il n'y a pas
33:25des stratèges américains
33:26il y a deux politiciens
33:28qui ont été balancés
33:29à la tête du renseignement
33:30après avoir échoué
33:30aux élections
33:31et qui n'ont aucune compétence
33:33en matière de renseignement
33:34mais alors vraiment aucune
33:35mais ce n'est pas uniquement
33:36du renseignement
33:36c'est de la politique
33:40quand j'arrive à finir une phrase
33:41ça aide tout le monde
33:43y compris les téléspectateurs
33:44le deuxième sujet
33:46il est
33:46quel est l'objectif
33:48Ali Rahména
33:48il n'a pas été tué
33:49la dernière fois
33:50parce que
33:50le bouton n'a pas été pressé
33:52sur demande de Trump
33:53parce que ça remontait
33:54au premier ministre
33:54ce que vient de dire
33:55le premier ministre
33:55et ce qu'a expliqué
33:57Didier tout à l'heure
33:58c'est qu'il n'y a plus
33:59d'autorisation à demander
34:01à vue
34:02tu tires
34:02tu tues
34:03ça a été le cas
34:04d'ailleurs
34:05dans l'affaire
34:06Al-Qaïda
34:07au moment où
34:08Ben Laden n'a pas été éliminé
34:09parce que
34:10le président américain
34:11a dit
34:12on ne va pas le tuer
34:12tout de suite
34:13on a encore un espace
34:14de décision
34:15donc pour l'instant
34:16il y a une liste
34:17cette liste est précise
34:18ce qu'a voulu montrer
34:19effectivement
34:20le premier ministre
34:21Netanyahou
34:22c'est qu'il y a un accord
34:22complet avec les américains
34:23sur la liste
34:23or par exemple
34:24Ali Larijani n'était
34:25historiquement pas
34:26sur la liste des américains
34:27il était sur la liste
34:28des israéliens
34:28parce qu'Ali Larijani
34:29était l'homme qui négociait
34:30puis à un moment
34:31il y a eu un bascule
34:32pour des raisons
34:33que je ne connais pas
34:33et qu'on connaîtra un jour
34:35où il est revenu
34:36sur la liste
34:36et donc élimination
34:37la logique d'élimination
34:39elle correspond
34:39à la logique des iraniens
34:40les israéliens
34:41et les iraniens
34:42parlent le même langage
34:43tu as un système
34:44à quatre niveaux
34:45je détruis le système
34:46à quatre niveaux
34:47parce que déjà
34:47j'ai les plus radicaux
34:48dans le système à quatre niveaux
34:49il n'y a pas de négociateurs
34:50il n'y a pas de gentils
34:52il n'y a pas de démocrates
34:53les nouveaux
34:54qui sont en train d'arriver
34:55Ali Jafari
34:55Ahmad Vaidi
34:56Sadi Klarijani
34:58Ali Reza
34:59Arafi
35:00etc
35:01ils sont là
35:02donc la question
35:03que posent les israéliens
35:04c'est peut-être
35:05de trouver un négociateur
35:05un jour
35:06mais ils ne sont pas
35:07dans les listes
35:08du niveau 2
35:08ni du niveau 3
35:09niveau 4
35:10je ne sais pas qui c'est
35:11et à mon avis
35:11eux non plus
35:12mais ils les tapent
35:13par en dessous
35:13au lieu de les taper
35:14par en dessus
35:14l'idée générale
35:16c'est de casser le système
35:17pour éventuellement
35:17avoir cette apparition
35:18et si ça ne marche pas
35:20pour avoir un Iran
35:21tellement démoli
35:22qu'il ne sera plus
35:22un danger pour Israël
35:23là vous avez raison
35:24je termine
35:25c'est qu'effectivement
35:26ce n'est pas le même point de vue
35:27des américains
35:27in fine
35:28mais in fine loin
35:29puisqu'on est déjà
35:30à plus de 12 jours
35:31c'est déjà fait
35:31on va vers le mois
35:32parce que c'est le niveau
35:34de l'équilibre
35:34des munitions disponibles
35:36et du rapatriement
35:3714 jours
35:38pour voir arriver
35:39le corps expéditionnaire
35:40des marines
35:40pour éventuellement
35:41occuper l'île de Carre
35:42sans la détruire
35:42on sait quel est
35:43le temps disponible
35:45et plus ils vont éliminer
35:47le niveau 1
35:48qui est déjà totalement
35:49ou a quasiment liquidé
35:50le niveau 2
35:51et puis ce qui va descendre
35:53plus il y a une chance
35:53qu'effectivement
35:54le système puisse casser
35:55puisque moi je ne crois pas
35:56qu'il puisse s'effondrer
35:57mais qu'il puisse casser en deux
35:59comme une poutre termité
36:00Elsa
36:00moi je rejoins Ulysse
36:02parce que je pense que
36:03c'est très bien
36:04de nous déplier
36:04tout l'appareil militaire
36:05et la technique
36:06et la maestria
36:07et ce qu'on peut en attendre
36:09mais je pense qu'il y a
36:09quand même un débat
36:10qui est en train de se développer
36:11aux Etats-Unis
36:12sur les finalités de cette guerre
36:13et sur les effets produits
36:15par la tactique
36:16et notamment
36:18les activités
36:18à la fois de l'armée
36:20américaine
36:20mais aussi israélienne
36:21et on ne peut pas
36:22en faire l'économie
36:22et on ne peut pas non plus
36:24faire l'économie de l'interrogation
36:26sur les objectifs
36:27sont-ils concordants
36:28ceux des Etats-Unis
36:29et ceux d'Israël
36:30ils le sont peut-être
36:31pour l'illumination en Iran
36:32mais la vision du Moyen-Orient
36:34qui va en ressortir
36:35ça moi j'ai vraiment des doutes
36:36sur le fait que les Etats-Unis
36:38aient la même vision qu'Israël
36:39et on ne peut pas faire l'économie
36:40de retourner sur le terrain
36:41à retrouver Chloé Giraud
36:42on a vu à l'instant
36:42les images des obsèques
36:43aujourd'hui
36:44notamment d'Alil Haridjani
36:45on a vu la liste
36:47Chloé
36:47des hauts dirigeants iraniens
36:48tués qui s'allongent
36:49mais le régime
36:49est toujours capable
36:50de frapper
36:51l'Arabie Saoudite
36:52les Émirats Arabes Unis
36:53le Qatar
36:53le Koweït rien qu'aujourd'hui
36:54et Israël
36:55Chloé
36:56deux morts
36:57après une attaque
36:57d'un missile balistique
37:01Oui ça c'était
37:02la nuit dernière
37:03effectivement ici
37:04dans la banlieue
37:05de Tel Aviv
37:06et fait frappant
37:07c'est que la même commune
37:09de Ramad Gam
37:09a été à nouveau
37:10frappée aujourd'hui
37:12cette fois-ci
37:13pas de blessés
37:14mais à nouveau
37:14la sous-munition
37:15d'un missile à fragmentation
37:17s'est abattue
37:18dans l'après-midi
37:19sur un immeuble
37:20d'habitation
37:21détruisant quasiment
37:22totalement la partie
37:23rez-de-chaussée
37:24on a pu voir
37:24sur place
37:25un appartement
37:27complètement détruit
37:28fort heureusement
37:29les propriétaires
37:30la famille
37:31qui vit à l'intérieur
37:32de cet appartement
37:33n'était pas là
37:33au moment où la frappe
37:35s'est abattue
37:36et tous les autres
37:37habitants de l'immeuble
37:38se trouvaient
37:39dans l'abri
37:40anti-missile
37:40il n'y a donc pas eu
37:41de blessés
37:42mais énormément de panique
37:43forcément
37:44au moment de cette frappe
37:45d'autres lieux
37:46touchés
37:47et endommagés
37:48aujourd'hui
37:48notamment par des débris
37:49causés par les interceptions
37:51de missiles
37:51notamment une gare
37:53de Tel Aviv
37:54et puis aussi
37:54l'aéroport Ben Gurion
37:56où plusieurs avions privés
37:58ont été endommagés
37:59à la suite
38:00de frappes
38:00et ce qui est frappant
38:01je vous le disais
38:02c'est que
38:03ces communes
38:04de la banlieue
38:04de Tel Aviv
38:05sont frappées
38:06pour la deuxième fois
38:07en moins de 24 heures
38:08et ça fait même
38:09trois fois
38:10pour certaines d'entre elles
38:11qu'elles sont frappées
38:12durant les trois
38:14derniers jours
38:15pour vous donner
38:15un chiffre
38:16pour mieux comprendre
38:17puisque ici
38:18au centre du pays
38:19on est particulièrement
38:21visé en termes
38:22de missiles iraniens
38:23ces communes
38:24autour de Tel Aviv
38:25font partie de celles
38:26qui ont
38:27disons
38:28cumulé le plus
38:29d'alertes
38:29depuis le début
38:30de la guerre
38:30par exemple
38:31à Ramadgan
38:31où il y a eu
38:32ces deux morts
38:33la nuit dernière
38:33118 alertes
38:35depuis le début
38:35de cette guerre
38:36Chloé Giraud
38:37Chloé Giraud
38:38envoyée spéciale
38:38de BFM TV
38:39avec Simon Pérez
38:40de Souza
38:40à Tel Aviv
38:41Alain Bauer
38:41une image à vous montrer
38:42c'est l'une des images
38:43du jour
38:44en relation
38:45avec ce dont on vient
38:45de parler évidemment
38:46regardez
38:47j'ai des présentations
38:48à faire
38:48voici le nouveau
38:49porte-avions français
38:50le futur porte-avions
38:51le France libre
38:52le France libre
38:53c'est son nom
38:54révélé aujourd'hui
38:55par Emmanuel Macron
38:55mis en service
38:562038
38:57310 mètres de long
38:58deux réacteurs nucléaires
38:59à l'intérieur
39:00coût 10 milliards d'euros
39:01qu'est-ce qui va changer
39:02pour nous ?
39:04déjà il va remplacer
39:05un porte-avions vieillissant
39:08qui a une conception ancienne
39:11des équipements anciens
39:12mais qui est un élément majeur
39:13alors plus de stratégie diplomatique
39:16que de guerre
39:18parce que
39:19ça c'est la diplomatie
39:21c'est les armes de la diplomatie
39:22comme disait je ne sais plus qui
39:23tout à l'heure
39:24citant une citation
39:27en disant
39:28la diplomatie sans les armes
39:30ça ne marche pas
39:30et donc la réalité c'est ça
39:32alors d'abord
39:32ce n'est pas un porte-avions
39:33c'est un groupe aéronaval
39:34il est composé
39:36de frégates
39:37plutôt modernes
39:38de sous-marins
39:39qui se modernisent aussi
39:40donc c'est un enjeu
39:41et puis
39:41quand on fabrique
39:42un porte-avions
39:43de nouvelle génération
39:44toute l'industrie aéronautique
39:46en profite
39:47c'est comme
39:47quand on construit
39:48Concorde
39:48on crée Airbus
39:49quand on construit
39:51Diamant 2B
39:51on crée Ariane
39:52et ça se développe partout
39:54et ça permet une souveraineté
39:55à 90% à peu près
39:57il restera
39:58deux ou trois éléments
39:59malheureusement
40:00dont nous ne disposons pas
40:01encore
40:02je crois les catapultes
40:03et les avions
40:05de surveillance
40:06les avions radar
40:06encore qu'il y a une solution européenne
40:08qui semble
40:08qui semble se programmer
40:10et qui nous permettra
40:11de remplacer les Boeing
40:12par un outil nordique
40:14mais voilà
40:15donc c'est un enjeu
40:16absolument majeur
40:17alors comme toujours
40:17un porte-avions
40:19c'est bien
40:19deux porte-avions
40:20c'est mieux
40:20et ça ne règle pas
40:21un problème majeur
40:22parce que
40:23l'élément le plus essentiel
40:25de cette affaire
40:25ne seront pas les avions
40:26mais la partie des drones
40:27sur lequel nous avons
40:29un retard
40:29au-delà du considérable
40:31et sur la protection
40:32anti-drone
40:33encore plus
40:35là il y a un problème
40:36c'est-à-dire pour ça
40:36qu'une partie de notre flotte
40:38n'est pas en situation
40:40d'entrer dans le golfe d'Hormuz
40:41parce qu'elle serait vulnérable
40:42à des attaques
40:44par essaim de drones
40:45un par un ça va
40:46mais en essaim
40:47ça ne va pas du tout
40:48et il y a par exemple
40:49une seule
40:49une seule frégate américaine
40:52qui dispose
40:52d'un outil laser
40:53anti-drone
40:54par essaim
40:54une seule
40:56qui est d'ailleurs
40:57dans le golfe
40:58mais c'est un prototype
40:59donc on sent bien
41:00l'immense retard
41:01que nous avons
41:02en termes de protection
41:03mais l'enjeu
41:04en termes industriels
41:05de souveraineté
41:06de recherche
41:07de développement
41:09de modernisation
41:10est considérable
41:12au-delà même
41:13de ce porte-avions
41:14qui porte un très joli nom
41:15Le France Libre
41:16effectivement dévoilé
41:17je l'ai dit tout à l'heure
41:18par Emmanuel Macron
41:19avec la volonté
41:19visiblement pour le président
41:20de montrer la puissance française
41:23parfois d'ailleurs
41:24en reprenant les codes
41:25un peu déroutants
41:25de la Maison-Blanche
41:26on va voir ça avec vous
41:27Lisa Hadef
41:28cette guerre
41:29est aussi une guerre
41:30de communication
41:31et le narratif
41:33comme on dit
41:33prend de plus en plus
41:34la forme de vidéos
41:34courtes en musique
41:36postées sur les réseaux sociaux
41:37y compris donc par la France
41:38Regardez ce que le président
41:39de la République française
41:40Emmanuel Macron
41:41a posté ce matin
41:42sur X
41:56France is wild
41:57comprenez
41:58la France c'est le panache
41:59le courage
42:00la France ose
42:01et la France fait des choses
42:02grandioses
42:02le titre de la musique
42:03utilisé c'est
42:04Revenge
42:05la vengeance
42:05notre président
42:07suit le mouvement
42:08la mode
42:08la traîne
42:08comme on dit
42:09sur les réseaux sociaux
42:10trend lancé effectivement
42:11par Donald Trump
42:12pour promouvoir
42:13la force de frappe
42:14de son pays
42:14si vous avez vu
42:16la bande-annonce
42:16d'un film hollywoodien
42:17si vous avez déjà joué
42:18aux jeux vidéo
42:18à la Wii
42:19ou à la Playstation
42:19si vous avez déjà
42:21regardé des dessins animés
42:22par exemple
42:22la Maison-Blanche
42:23s'adresse à vous
42:46et pour faire de la guerre
42:48un spectacle
42:48la Maison-Blanche
42:49utilise toutes les références
42:51de la culture populaire
42:52qui sont à sa disposition
42:53même la musique
42:55la Macarena
42:55notamment
42:56et Israël a fait pareil
42:57ce que vous allez entendre
42:59et voir tout de suite
43:00a bien été posté
43:01sur le compte officiel
43:02de l'armée
43:03et vous devriez reconnaître
43:04tout de suite
43:16Alain Bauer
43:17moi qui pensais
43:17que la guerre
43:18était une chose sérieuse
43:19c'est une chose sérieuse
43:20mais elle s'adresse
43:20à une génération
43:21la génération Z
43:22qui n'obéit
43:23à aucun code ancien
43:24et qui ne répond pas
43:25au code ancien
43:25et qui ne répond pas
43:26non plus au code télévisuel
43:27mais au code jeu vidéo
43:29etc
43:29et votre traduction
43:31de wild était
43:32émame
43:32mais ça veut dire sauvage
43:33oui mais sauvage
43:34sauvage c'est
43:35non non
43:35il faut dire les choses
43:36oui mais on trouvait
43:37que le sauvage
43:37on s'est cassé la tête
43:40cet après-midi
43:40non non
43:41c'était sauvage
43:42au sens brutal
43:43ça veut dire sauvage
43:44au sens
43:45voilà
43:46on est dans la nature
43:47on est une bête féroce
43:48il y avait aussi
43:49les voitures
43:50ça montre la puissance
43:51technologique aussi
43:52oui mais c'est la sauvagerie
43:54c'est ça qu'il faut comprendre
43:55quand même
43:55c'est pas un choix hasardeux
43:56le français est une langriche
43:57en plus c'est du franglais
43:58c'est-à-dire contraire
43:59à toutes les règles
44:00d'utilisation du français
44:01dans les communications
44:02dites officielles
44:03mais il y a un enjeu
44:04dans cette affaire
44:05c'est qu'il s'adresse
44:06à la génération Z
44:08des jeunes hommes
44:09ceux qui vont être
44:10au cœur
44:11des mobilisations à venir
44:13des enjeux
44:13à la fois de souveraineté culturelle
44:16mais aussi
44:16des mobilisations éventuelles
44:18il s'adresse pas à Trump
44:19pas du tout
44:20pas du tout
44:20il n'y a pas un concours
44:22de vidéos
44:24posté entre présidents
44:25c'est-à-dire un concours
44:26de porte-avions
44:26et un concours de vidéos
44:27il est vrai qu'il tweet
44:28beaucoup plus
44:28et en lettres capitales
44:29notre président
44:30il n'est pas encore arrivé
44:31à ce degré de sophistication
44:33ou à ce que je raconte
44:34dans le livre
44:35c'est-à-dire un double niveau
44:36de langage
44:37un par population
44:38et de sexualisation
44:40mais la logique
44:41de ce type de communication
44:42s'adresse
44:43pour beaucoup
44:43à des gens
44:44qui ne sont pas sensibles
44:45à toutes les communications
44:47traditionnelles
44:47notamment
44:48celles des armées
44:49par exemple
44:49qui elles-mêmes
44:50sont en train
44:51de les modifier
44:51je crois que
44:52Didier qui voit bien
44:53les nouveaux clips
44:55des armées
44:55voit la différence
44:56avec les anciens
44:57on recrute comme ça
44:58les clips de recrutement
45:00c'est quasiment
45:02c'est presque
45:03c'est la classe à Paname
45:04c'est ça
45:04c'est gentil
45:06merci Alain Bauer
45:07en tout cas
45:07d'avoir été la Trump
45:08le pouvoir des mots
45:09aux éditions First
45:10merci d'avoir été avec nous
45:11merci à tous les 5
45:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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