00:10Générique
00:15Rappeler les règles de sécurité, c'est l'une des missions de la SNCF.
00:19Ce mercredi, une opération de prévention a été menée à Moron-les-Bains auprès des automobilistes mais aussi des piétons
00:25pour rappeler les bons comportements à avoir aux abords des passages à niveau.
00:29La SNCF dénombre des accidents encore trop nombreux.
00:33La clinique mutualiste de Saint-Etienne s'est dotée d'un nouvel équipement pour sa salle hybride,
00:38une technologie de pointe qui permet des opérations moins invasives et une récupération plus rapide pour les patients,
00:44notamment pour les chirurgies vasculaires et la radiologie interventionnelle.
00:48Nous avons suivi une opération dans cette salle.
00:51Pour la première fois depuis son couronnement en décembre dernier, Miss France 2026 Inopoko de Vez s'est rendue ce
00:58mercredi dans la Loire.
00:59Elle était présente au centre commercial au Shopping Villars pour rencontrer les Ligériens et échanger avec eux.
01:05Un moment privilégié qui a attiré de nombreux visiteurs, vous le verrez.
01:09Et enfin, l'association Eureka qui accueille et accompagne des personnes avec des troubles du spectre autistique
01:14lance le projet Plan d'Avenir pour sensibiliser les jeunes autistes aux techniques de maraîchage.
01:19Un projet qui a bénéficié d'un financement de 20 000 euros de la Fondation Orange.
01:24On était présent pour le lancement de ce début de saison.
01:28Bienvenue dans votre journal, je suis ravie de vous retrouver.
01:31Et on commence cette édition avec un obus de la Seconde Guerre mondiale
01:35qui a interrompu le trafic ferroviaire entre Saint-Etienne et Lyon.
01:39Sur les réseaux sociaux, la SNCF a d'abord posté un message indiquant un bagage oublié.
01:44Mais c'est en gare de Château-Creu à Saint-Etienne qu'on a pu lire sur les écrans
01:47que c'est la potentielle découverte d'un obus pendant des travaux qui a interrompu le trafic dans les deux
01:52sens.
01:53La circulation a progressivement repris sur les coups de midi 20.
01:56La SNCF n'a pas souhaité communiquer.
01:59Et ce mercredi matin, la SNCF réalisait une opération de prévention à la sécurité routière
02:05aux abords d'un passage à niveau.
02:07Chaque année, ils sont à l'origine d'accidents graves, parfois mortels.
02:10Pour tenter de faire changer les habitudes, une opération de sensibilisation
02:14était organisée à Moron-les-Bains, près de la gare.
02:18Automobilistes, mais aussi piétons, ont été directement interpellés
02:21par les équipes de SNCF Réseau et de la sécurité routière.
02:25Alessane Crouset était sur place.
02:28Bonjour. On fait une opération de sensibilisation au passage à niveau.
02:31Donc un petit flyer pour appeler les règles de sécurité à respecter.
02:34Dès que le feu rouge clignote, on s'arrête et on attend que les barrières soient complètement redressées
02:37pour pouvoir traverser.
02:39Des règles simples qu'il faut pourtant rappeler.
02:41Ce mercredi matin, à la gare de Moron-les-Bains,
02:44SNCF Réseau et la sécurité routière mènent une opération de sensibilisation
02:48au danger des passages à niveau.
02:50Je pense que c'est très bien, il faut, parce qu'on ne fait pas assez attention
02:54et finalement on arrive quand même, mine de rien, vachement vite sur ce genre de choses.
02:58Et on n'est pas assez attentif, finalement, à ce qui peut se passer.
03:03Les passages à niveau, ce n'est pas évident.
03:05Parce que quand vous passez, normalement il faudrait s'arrêter,
03:08mais bon, on passe à plus ou moins.
03:11Des comportements encore trop fréquents, inattention, impatience
03:15et des accidents qui continuent de faire des victimes chaque année.
03:18On est là aujourd'hui pour faire de la prévention au passage à niveau,
03:20pour appeler au grand public les règles de sécurité à respecter au passage à niveau.
03:24C'est-à-dire s'arrêter dès que le feu rouge clignote
03:27et attendre que les barrières soient complètement relevées pour pouvoir traverser.
03:30Et on a décidé de faire cette opération à Moron,
03:32puisque c'est un PN qui est en agglomération,
03:34il y a un flux routier qui est quand même important.
03:36Très, très, très important.
03:38Surtout pour les personnes qui ont passé leur permis de conduire il y a déjà quelques années,
03:43c'est un sujet qui n'était encore pas abordé.
03:46Et malheureusement, aujourd'hui, on se rend compte
03:48qu'il y a beaucoup d'accidents au niveau des passages à niveau
03:51avec des morts et des blessés graves.
03:53Mais le danger ne concerne pas que les automobilistes.
03:56En gare aussi, certains piétons prennent des risques en traversant sans attendre.
04:00Le client, quand il a le feu rouge, il doit obligatement s'arrêter.
04:06Pourquoi ?
04:06Il doit s'arrêter, puisqu'en fait, le train qui arrive, dans lequel il descend et qu'il se dit
04:11« je vais traverser de l'autre côté », il doit absolument s'arrêter,
04:15puisqu'en fait, de l'autre côté, il peut y avoir aussi une circulation.
04:18Le danger, c'est qu'il y a des circulations qui ne vont pas forcément s'arrêter.
04:21Et vous comprenez bien sûr le risque que ça peut engendrer.
04:24Automobilistes comme piétons, personne n'est à l'abri.
04:27Traverser sans vigilance, c'est mettre sa vie en danger.
04:30Chaque année en France, une centaine de personnes perdent la vie à un passage à niveau,
04:33alors que parfois, quelques secondes de patience peuvent suffire à éviter un drame.
04:38Le second tour des élections municipales approche à grands pas.
04:42Et dans la Loire, seulement huit communes sont encore concernées par ce second tour.
04:46Les 27 listes encore en compétition se sont toutes maintenues.
04:49Aucune fusion ni désistement n'a été enregistrée par la préfecture.
04:52A Saint-Etienne, Saint-Chamond et Firmini, les électeurs auront le choix entre quatre listes.
04:58Alors qu'à Rouen, Lorette, Vosche, Saint-Romain-le-Puy et Saint-Germain-les-Pinaces,
05:02trois candidats sont encore en lice.
05:05Rendez-vous aux urnes ce dimanche 22 mars.
05:09Depuis 2018, la clinique mutualiste de Saint-Etienne dispose d'une salle hybride
05:13pour réaliser des opérations de chirurgie vasculaire et de radiologie interventionnelle.
05:18Jusqu'en décembre, l'équipement était de seconde main
05:21et maintenant c'est du matériel neuf qu'utilisent ces chirurgiens.
05:25On a suivi une des opérations, regardez.
05:28A première vue, ce bloc opératoire est tout à fait normal
05:32et pourtant il est équipé de matériel de haute technologie.
05:36Dans cette salle, on retrouve tout ce dont un bloc opératoire a besoin
05:40mais aussi des outils de radiologie pour réaliser des chirurgies mini-invasives.
05:45Grâce à cette technologie, les interventions sont moins lourdes
05:48et la convalescence est plus rapide.
05:50On est beaucoup plus précis, il y a des logiciels extrêmement sophistiqués
05:54d'aide au guidage pour des procédures complexes.
05:59Ça c'est sûr et donc on peut traiter des malades de plus en plus âgés, fragiles ou autres
06:05ou comme le dossier qu'on va faire aujourd'hui qui est un dossier extrêmement complexe.
06:08On peut faire les deux interventions dans cette salle
06:10ou des interventions combinées endovasculaires mini-invasives
06:14et de grosses surgies sans avoir à transférer le malade d'une salle à l'autre
06:18et donc avec un système de sécurité optimum.
06:21Cette fois-ci, les chirurgiens vasculaires se retrouvent face à un anévrisme de la horte.
06:26Les médecins vont devoir neutraliser cet anévrisme
06:28et placer une endoprothèse pour qu'il ne soit plus alimenté en sang.
06:32L'intervention du jour, c'est la mise en place d'une endoprothèse fenêtrée.
06:36En fait, son anévrisme est situé dans une zone où il y a la naissance des artères viscérales,
06:41donc des artères qui alimentent les reins et les intestins.
06:44Donc on va lui mettre en place une endoprothèse qui est un ressort recouvert de prothèses
06:48qui permet de faire en sorte que le sang circule dans cette endoprothèse
06:51et plus dans l'anévrisme.
06:52On n'ouvre pas le ventre pour accéder à l'anévrisme.
06:54Tout se passe par navigation à l'intérieur des vaisseaux.
06:57Donc on pique dans les artères fémorales au niveau du pli de laine,
07:00sans grosse ouverture, c'est une petite ouverture d'un centimètre.
07:03Et à travers des cathéters qu'on met dans les artères fémorales,
07:06on navigue, on passe tout notre matériel à l'intérieur des artères.
07:09Ce genre d'opération peut durer au minimum deux heures et demie.
07:13Le patient restera hospitalisé entre quatre et cinq jours
07:16et pourra manger et marcher correctement dès le lendemain.
07:20En bref, l'actualité, c'est aussi la grève de l'intersyndicale de l'éducation nationale
07:24qui aura lieu ce jeudi 19 mars.
07:27Cette mobilisation a pour but d'alerter sur le manque de moyens
07:30consacrés à l'inclusion des élèves en situation de handicap.
07:34Deux manifestations auront lieu à 10h30 dans le département.
07:37Une première au départ de la Bourse du Travail à Saint-Etienne
07:40et une seconde depuis la rue Alexandre Raffin à Rouen.
07:44L'attaquant Georgien Zurico d'Habitashvili a remporté ce mardi 17 mars
07:49le trophée 1FP du joueur du mois de février de Ligue de BKT.
07:53Pendant cette période, il a été auteur de trois buts,
07:55dont deux contre Guingamp et un contre Laval.
07:57L'attaquant des Verts redevance le buteur troyen Ben Taïeb
08:01et le clermontois Djidjou.
08:04C'est officiel.
08:05Le quadruple médaillé olympique Léon Marchand sera belle et bien présent
08:08à Saint-Etienne pour les championnats de France de natation.
08:11La compétition aura lieu du 27 juin au 2 juillet prochain
08:15à la piscine Raymond-Sommet.
08:16Les places seront disponibles dès ce jeudi
08:19sur le site de la Fédération française de natation.
08:23La mythique course Saint-Etienne revient pour une 72e édition
08:26les 28 et 29 novembre prochains.
08:29Les inscriptions ont été lancées ce mardi
08:31et en seulement quelques minutes, les 17 000 dossards ont été pris.
08:35Certains coureurs ont même mis des rappels
08:38pour être sûrs de ne pas manquer le lancement des inscriptions.
08:41Thibault Rivière vous donne plus d'explications.
08:43Il a fallu moins d'une heure pour vendre tous les dossards disponibles
08:47pour la ASIC Saint-Etienne en 45 minutes
08:50pour la formule Rennes des 80 kilomètres.
08:52Il fallait donc être présent sur le site des 13 heures ce mardi
08:56à la minute près pour avoir une chance d'y participer.
09:00Sur le téléphone j'ai mis des alertes
09:02et puis après je me suis connecté vraiment
09:03enfin j'avais mis une alerte pour le jour
09:05et puis aujourd'hui être bien connecté à l'heure
09:08être sûr d'avoir une bonne connexion
09:09être sûr que tout fonctionne on va dire.
09:12En pic, la liste d'attente est montée à 28 000 personnes en même temps.
09:16Pour certains, ces quelques minutes de retard ont été fatidiques.
09:20Je me suis inscrit, je suis arrivé sur le site à 13 heures.
09:24Après je pense que j'ai eu un léger petit souci
09:26donc ça m'a fait sortir de la liste d'attente.
09:28Je suis retourné 5 minutes après.
09:30Bon ça a été les 5 minutes fatidiques.
09:32Une rapidité qui a surpris l'organisation
09:34mais qui peut décevoir les plus grands amateurs de trail.
09:37Les organisateurs souhaitent garder cet événement grand public
09:41sans limiter l'accès.
09:42L'idée c'est pas du tout de devenir élitiste
09:44parce que la Sainte-et-Lyon c'est justement une course plutôt populaire
09:49qui se veut un trail plutôt facile
09:52vis-à-vis d'autres trails qu'on pourrait connaître
09:55comme les UTMB ou d'autres trails
09:58qui sont beaucoup plus montagnes
10:00avec beaucoup plus de dénivelé etc.
10:03donc on reste quand même accessibles.
10:05On a des formats qui sont plus petits aussi justement
10:08pour essayer d'attirer plus de femmes,
10:10pour essayer d'attirer plus de novices
10:13qui peut-être d'année en année passeront sur des formats un peu plus gros.
10:17Pour les malchanceux, après les 17 000 dossards vendus,
10:20il en reste donc 3 000 réservés aux offres entreprises
10:22et aux sponsors de l'événement.
10:24Mais en se connectant sur le site,
10:26une liste d'attente permet aussi de récupérer des dossards invendus.
10:305 000 personnes sont déjà connectées pour attendre leur place.
10:34Miss France 2026 avait rendez-vous avec les Ligériens
10:37ce mercredi à Auchoping Villars.
10:40Inopoko Devez, sacrée le 6 décembre 2025,
10:43était présente pour une séance de dédicaces
10:45dans la galerie marchande cet après-midi.
10:47Thibaut Rivière s'est rendu au cœur de la longue file d'attente.
10:51Il fallait venir tôt pour rencontrer la Miss France 2026 à Villars
10:55et pour beaucoup d'entre vous, c'est une première.
10:57On est arrivés à 13h et du coup c'était à 14h que ça commençait
11:00donc on a attendu une heure et on était les cinquièmes dans la file d'attente.
11:0413h30 à peu près, ça fait une heure et demie.
11:07Du coup on a fini les cours et on est direct venus à 13h45.
11:11Ouais, ça fait une heure et quart, une heure et demie même.
11:15Arrivée sur scène, dédicaces photos.
11:17Et un petit mot, un moment de partage de quelques minutes
11:20à profiter un maximum.
11:22Ça fait bizarre parce qu'on l'a vu à la télé
11:23et là on l'a vu en vrai, on était à côté d'elle
11:25donc on est trop contente.
11:26Ça nous touche trop.
11:27C'est trop bien, c'est...
11:29Je pensais pas le faire un jour.
11:31Ouais, bah on lui a dit bon anniversaire, c'était hier, son anniversaire.
11:35Et du coup ma fille, c'était son anniversaire dimanche
11:38donc elle, voilà, elle lui a dit
11:40« Ah bah t'es comme moi un petit poisson ».
11:42Non, bah c'est intimidant, elle est vraiment super gentille.
11:44Bah elle est encore plus belle en vrai
11:46qu'à la télé forcément mais
11:48de toute façon nous, c'était notre préférée cette année
11:50donc on est contents.
11:51Elle est métissée comme mes enfants
11:53et elle ressemble beaucoup à ma fille, la grande
11:56donc elle, elle voulait absolument venir pour voir Miss France
12:00pour prendre photos avec elle, ça lui a fait plaisir.
12:03Un sentiment partagé aussi par Inupoko de Vez.
12:06Ça me touche énormément.
12:08Ça me touche énormément déjà de voir
12:10toutes ces personnes qui se déplacent pour venir à ma rencontre.
12:13Du coup chaque personne qui a une petite question quoi
12:15elle me la pose.
12:16On peut parler aussi de sujets comme la santé mentale
12:20sur les problèmes de confiance en soi.
12:22C'est juste que j'essaye de voir aussi mon expérience
12:24par exemple la confiance en soi, de donner un petit témoignage,
12:27une petite phrase
12:27pour que les gens se sentent peut-être plus à l'aise
12:32et plus apaisés après cette discussion.
12:34Même si la Miss connaissait Saint-Etienne
12:36par un supporter de foot en école primaire,
12:39c'est sa première fois dans la capitale ligérienne.
12:41Je viens tout juste d'arriver
12:42donc j'ai fait un peu voir les paysages de chez vous
12:44que je trouve très très très jolie.
12:46C'est à ce côté un peu,
12:47ça me fait passer un peu à ma petite campagne
12:49mais en même temps ville.
12:50Une venue dans la Loire et à Villars
12:52grâce au partenariat entre le comité Miss France
12:55et le propriétaire de Galerie Marchande au shopping.
12:59Et si les jardins étaient le meilleur terreau
13:01pour l'insertion professionnelle ?
13:03A Saint-Etienne, une initiative unique
13:05baptisée Plan d'Avenir,
13:07lancée par l'association Eureka,
13:09permet à des jeunes avec des troubles du spectre autistique
13:11de sortir de l'isolement
13:13et de s'insérer professionnellement dans la société.
13:16Entre les serres et les semis,
13:18nous sommes allés découvrir cette initiative.
13:20Un reportage signé Joris Mathieu.
13:23Au cœur du site des Brunondières à Saint-Etienne,
13:26Adrien a trouvé son rythme.
13:27A 27 ans, ce stagiaire du pôle insertion d'Eureka
13:30ne se contente plus de passer le temps.
13:32Il se forge un avenir professionnel dans le milieu ordinaire.
13:35Pour ce passionné qui vit dans l'habitat partagé attenant,
13:39chaque geste compte.
13:39J'aime bien le jardin.
13:41T'aimes bien planter ?
13:43Oui, j'aime bien planter et tout.
13:45J'aime bien faire la salade aussi.
13:48Et j'aime bien faire la terre aussi.
13:51Derrière ce simple plaisir se cache une urgence sociale.
13:54Pour les jeunes porteurs d'un trouble du spectre autistique
13:57associé à un handicap intellectuel,
13:59l'exclusion du monde du travail est quasi systématique.
14:02Lancé par Eureka,
14:04ce plateau technique maraîcher
14:05agit comme un laboratoire de pré-embauche
14:07pour valider des acquis fondamentaux.
14:09Notre volonté, c'était de pouvoir leur permettre
14:12d'avoir une première expérience à l'emploi.
14:14Et donc, ces plateaux techniques
14:15leur permettent de pouvoir découvrir le travail,
14:18le métier, la posture, l'attention, être à l'heure.
14:21Et ensuite, de pouvoir aller vers différents modules de découverte
14:26pour développer d'autres compétences.
14:28Pour que ces compétences fleurissent,
14:29il faut d'abord sécuriser l'environnement,
14:32des protections contre les nuisibles
14:34jusqu'à la simplification des consignes.
14:36Justine, encadrante technique,
14:38a dû entièrement repenser le métier de maraîcher
14:40pour le rendre accessible.
14:42Tout se joue dans l'ombre
14:43bien avant que la première graine ne soit semée.
14:46C'est presque le plus gros du travail,
14:47c'est toute la mise en place qui avance
14:48et comment on fait pour adapter ces tâches-là
14:50au fonctionnement des personnes qui viennent.
14:53On accueille principalement des personnes avec autisme.
14:55Donc l'idée, c'est vraiment d'avoir
14:58de la structuration visuelle
14:59pour qu'elles puissent s'emparer
15:00à la fois de l'emploi du temps,
15:02des consignes qu'elles puissent s'en souvenir.
15:04Donc c'est vraiment réfléchir
15:05à comment on découpe la tâche
15:07pour qu'elle soit intelligible
15:08et pour que les personnes,
15:09elles puissent être le plus autonomes possible.
15:11L'autonomie n'est plus un concept,
15:13c'est un résultat concret.
15:14Les légumes du jardin finissent directement
15:16dans les cuisines du food truck solidaire
15:18appartenant aussi à l'association Eureka.
15:21Mieux encore, un ancien stagiaire
15:23vient de signer un contrat
15:24avec le groupe d'Espinas.
15:26Une preuve que bien accompagné,
15:28la différence,
15:29c'est se rendre indispensable en entreprise.
15:31Tout quitter pendant 70 jours
15:34pour parcourir les 1700 kilomètres
15:36à pied de Saint-Jacques-de-Compostelle,
15:37c'est le défi de Denis Granottier,
15:39un chef d'entreprise de la Loire.
15:41Mais au-delà de la performance sportive,
15:43c'est une quête de sens
15:44et un combat pour les enfants malades
15:46que ce père de famille s'y apprête à vivre,
15:48sac sur le dos.
15:49Il partira de Dargoire le 1er mai prochain.
15:52Joris Mathieu l'a rencontré.
15:55Bonjour, bienvenue.
15:5745 ans, une entreprise de télécom à gérer
16:00et un emploi du temps réglé à la minute.
16:02Pour Denis Granottier,
16:04la vie est un sprint permanent.
16:06Mais dans quelques jours,
16:07ce père de 4 filles
16:08va troquer son costume de patron
16:10pour un sac à dos de 13 kilos.
16:12Un projet mûri sur un simple bout de papier
16:14comme un besoin vital de ralentir.
16:17J'ai envie d'évoluer personnellement.
16:19Il y a longtemps que j'avais ça en tête,
16:21que ça me trottait dans un coin de la tête.
16:23J'étais dans une période
16:24où j'avais pas mal de doutes,
16:27quelques soucis personnels
16:29où j'ai eu des amis proches
16:30qui ont disparu l'année passée.
16:33Et je me suis dit, pourquoi attendre ?
16:35Pourquoi attendre plus tard ?
16:36Le plus tard, c'est maintenant.
16:37Le maintenant, c'est un départ fixé au 1er mai.
16:40Trois séances de sport par semaine
16:42pour préparer un corps qu'il veut affûter.
16:44Car Denis ne marche pas seulement pour lui.
16:46Ce défi, il l'a dédié à l'AEC,
16:48l'association d'aide aux enfants cancéreux,
16:51malades ou handicapés.
16:53Un engagement né au cœur de son entreprise
16:55en voyant l'un de ses salariés
16:57se battre au quotidien pour son fils.
16:59Une épreuve qui a tout changé
17:00dans sa vision des autres.
17:02J'ai essayé de l'accompagner au mieux
17:05dès qu'ils ont su cette maladie
17:07et dès qu'ils ont eu à l'hospitaliser
17:10pendant de nombreux mois.
17:12Et ça m'a sensibilisé à tout ça.
17:14Et je me suis dit, voilà, ne pas attendre
17:16d'avoir des enfants malades
17:17pour essayer d'apporter modestement
17:21sa pierre à l'édifice.
17:23Denis ne partira pas du Puy-en-Velay.
17:25Fidèle à la tradition des anciens pèlerins,
17:28il part de chez lui,
17:29du parvis de l'église de Dargoire,
17:31un lieu chargé d'histoire pour sa famille.
17:33Depuis des générations,
17:34les gens de ma famille s'y rendaient régulièrement
17:37pour aller à la messe.
17:3870 jours de marche pour 70 entreprises
17:41ou particuliers.
17:42Pour chaque donateur qui soutiendra l'AEC,
17:45un jour du périple lui sera dédié.
17:47Une aventure humaine et solidaire
17:49à suivre dès le 1er mai
17:50sur les réseaux sociaux de Denis Granotier.
17:54C'est la fin de cette édition.
17:56Merci de l'avoir suivie.
17:57L'actualité revient ce jeudi à 19h.
18:00Mais en attendant, l'information s'étend continue
18:01sur nos réseaux sociaux et notre site internet.
18:04Merci à la fidélité.
18:14Sous-titrage Société Radio-Canada