00:00Moi je suis consterné par cet entre-deux-tours, sincèrement.
00:03En 2024, l'entre-deux-tours des législatives, par exemple, nous avait apporté une vraie leçon,
00:07c'était que si tout le monde s'y met, le Front Républicain peut être réactivé en tout cas en
00:11partie
00:12et peut inverser le résultat d'une élection.
00:14Là, je pense qu'il va être très compliqué de tirer des leçons politiques de l'entre-deux-tours
00:17parce qu'aucun parti politique, à l'exception peut-être de la reconquête,
00:23ils avaient un cas qui était Paris,
00:25mais aucun parti politique n'applique la même stratégie partout dans les différentes villes.
00:28Le RN, par exemple, Jordan Bardella reproche à Martin Vassal de se maintenir pour empêcher l'éviteur de Franck Elisio,
00:42mais par ailleurs, il maintient des candidats partout, il y a des candidats à Marseille, qui pourraient gagner.
00:46La France Insoumise retire son candidat à Marseille, mais pas à Paris.
00:50Les Républicains sont contre Éric Ciotti, qui était leur président il y a un an et demi,
00:54mais par contre, il n'y a aucun parti qui est lisible réellement.
00:57Et sincèrement, moi, Nice, je connais assez bien, non pas la ville, mais la situation politique que j'ai beaucoup
01:01couvert depuis une dizaine d'années.
01:03J'y suis allé beaucoup de fois, notamment avec Christian Estrosi.
01:06Je suis mort de rire.
01:07Ce qu'on vient de voir, sincèrement, me fait hurler de rire.
01:09Parce que, premièrement...
01:11Je ne suis pas sûre que ça passerait rire les Niçois, mais bon, écoutez, ceux qui décideront dimanche...
01:16Les Niçois, ils décideront dimanche, je pense qu'ils seront content du résultat.
01:18Mais ce qui est amusant, c'est qu'ils ont travaillé ensemble 20 ans, Estrosi et Ciotti, 20 ans.
01:23Aujourd'hui, Estrosi veut le faire oublier, mais ils l'avaient choisi comme collaborateur, c'était son cerveau.
01:29Donc, ils ont pensé pendant 20 ans exactement la même chose.
01:31À un moment donné, il y a une divergence stratégique, mais sur le fond, ce sont les mêmes.
01:35Mais il sait que ce n'est pas quelqu'un d'extrême droite.
01:38Et par ailleurs, moi, j'ai suivi en 2015 la campagne des régionales.
01:41Christian Estrosi était tête de liste pour l'UMP, elle est républicaine à l'époque, contre Marion Maréchal.
01:45Il me disait à moi, journaliste, quand je le suivais dans sa voiture, etc., je vais la doubler par sa
01:49droite.
01:50Et évidemment, il se retrouve au second tour face à elle.
01:52Il fait appel aux voix de gauche, qui d'ailleurs, c'était désisté pour lui.
01:54Donc, il a fait ça 20 fois de demander les voix de la gauche au second tour.
01:56Maintenant, peut-être que ça marchera.
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