- il y a 6 semaines
L'acteur Alban Lenoir endosse le costume du cow-boy le plus célèbre de la bande-dessinée dans la nouvelle série "Lucky Luke", disponible sur Disney+ dès le 23 mars puis sur France Télévisions, et projetée en avant-première au festival Séries Mania à Lille.
Retrouvez "À la régulière" sur France Inter et sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/a-la-reguliere
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00:10Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans La Régulière, l'émission de toutes les cultures.
00:14Ce soir nous sommes avec Alban Lenoir, la nouvelle star du cinéma d'action à la française.
00:19Mais avant d'être une tête d'affiche, il y a eu Dijon, les arts martiaux, un job dans un
00:23vidéoclub,
00:24la figuration à vélo dans Paris, les petits rôles, les années à s'accrocher,
00:27puis des rencontres décisives, Simon Astier avec qui il a fondé la série culte AeroCorp,
00:32des rôles marquants dans un français anti-gang, les crevettes pailletées,
00:35et bien sûr la déflagration balle perdue qu'il a installée comme un acteur populaire, physique et intense.
00:41Et aujourd'hui il s'attaque à un monument, une silhouette, un mythe de la bande dessinée,
00:45un personnage que tout le monde croit connaître mais qu'il faut pourtant réinventer à chaque époque, Lucky Luke.
00:50Dans cette nouvelle série réalisée par Benjamin Rocher, disponible à partir du 23 mars sur Disney+,
00:54il incarne le cow-boy qui tire plus vite que son ombre, on va en parler jusqu'à 23h,
00:59Alban Lenoir est avec nous, à la régulière, c'est maintenant.
01:02France Inter, à la régulière, Medimizing.
01:12Lucky Luke, l'homme qui tire plus vite que son ombre.
01:18Le travail en équipe, c'est pas trop ton truc.
01:20Tu connais rien à Wester Sauvage.
01:22Je suis tombée sur des bandits.
01:23Quel bandit ?
01:25La méthodienne.
01:26Billy the Kid.
01:27Joe Dalton.
01:29Ma mère, elle a été enlevée parce qu'elle a découvert un complot.
01:31Elle a l'endangé de mort, c'est sûr.
01:35Qu'est-ce qu'on fait ?
01:37Ok, tu débutes en menace, non ?
01:42Évasion, braquage, bisous-bisous avec les Dalton.
01:45T'es qui en fait ?
01:50Je ne pensais pas que ce serait aussi sympa de vous voir galérer tous les deux.
01:54Là, on vient d'écouter un extrait de la bande-annonce de la série.
01:58Lucky Luke, il y a tout l'univers qui est convoqué.
01:59Calamity Jane, les Dalton, Billy the Kid et bien sûr Lucky Luke qui est avec moi ce soir.
02:05Bonsoir.
02:05Alban Le Noir, comment ça va Alban ?
02:07Ça va très bien, écoute.
02:08Je suis très content que tu sois là.
02:09Vraiment, on va parler évidemment de toi et de ton parcours, de ta carrière.
02:12Mais on va commencer avec l'actualité chaude, bien sûr.
02:14C'est cette série.
02:15La première question, elle est un peu évidente.
02:17Mais comment ça se passe quand on propose de jouer Lucky Luke qui est un personnage iconique
02:23qui, je crois, avec lequel forcément tu as grandi.
02:25Genre de ta génération, de ma génération, on a grandi avec ce personnage-là.
02:29Que ce soit en bande dessinée ou en dessin animé ou même en film.
02:32Donc, qu'est-ce que ça fait quand on se voit proposer un rôle comme ça ?
02:36Écoute, ça se passe en plusieurs étapes.
02:37D'abord, je reçois les scénarios des épisodes vraiment où je suis conquis à la lecture,
02:43où je trouve ça innovant, où ça retourne les situations, où je trouve ça super intelligent
02:46et je me dis tu ne peux pas passer à côté de ça.
02:49Que tout 24 heures après, mais vraiment un choix de me dire
02:51« Mais mec, mais qu'est-ce que tu viens de faire ? »
02:55Tu viens d'accepter d'interpréter Lucky Luke.
03:00Donc, ayant conscience aussi de tout ce que ça peut déclencher chez les puristes,
03:04mais dans le bon sens.
03:06Et de me dire « Allez, stop, tu t'enlèves toute pression. »
03:10Ce que j'ai fait vraiment avant de tourner, où on a fait ce qu'on voulait faire,
03:13la vision qu'on avait avec Benjamin Rocher, le réalisateur et les producteurs.
03:16Avec qui tu as l'habitude de travailler, Benjamin Rocher ?
03:18Oui, qui m'a donné mon premier rôle principal dans « Goal of the Dead »,
03:21qui s'est battu pour que je fasse anti-gang.
03:23Et quand je peux dire qu'il s'est battu, il s'est battu parce que ce n'est pas
03:25spécialement moi qui voulait.
03:27Et j'adore cette amitié et cette fidélité qui commencent à dater des décennies.
03:33Et du coup, je me suis perdu dans ce que je voulais dire.
03:35Et c'est qu'à partir de maintenant où vraiment je me...
03:37C'est reprend les élan de mal au bide de dire « Oh là là, qu'est-ce que les
03:41gens vont penser ? »
03:41« Est-ce que ça va leur plaire ? »
03:42Et on a vraiment tout fait tout ce qu'on pouvait.
03:46Justement, comment on rentre dans un personnage comme celui-ci ?
03:48Parce que tu as joué des rôles très différents de ta carrière.
03:51Évidemment, souvent, on va te résumer un petit peu au rôle d'action.
03:56Je pense à un film comme Un Français, par exemple, qui devait aussi être une autre forme de préparation.
04:01Donc, quand on joue le Lucky Luke, c'est une silhouette particulière.
04:04Comment tu rentres dans la préparation d'un personnage comme celui-ci ?
04:07Est-ce que tu as tout lu ?
04:08J'imagine que tu t'es reprends dans les albums.
04:10Est-ce que tu as vu tous les films ?
04:11Comment ça se passe ?
04:12Comment on s'approprie un personnage comme celui-ci ?
04:15Je me suis retapé tous les albums avec grand plaisir.
04:18J'ai regardé énormément westerns.
04:19Et surtout, je me suis dit que je voulais casser quelque chose de physique.
04:22Donc, j'ai perdu un peu de poids pour être un peu plus longiligne.
04:25J'ai passé des dizaines, si ce n'est pas, des centaines d'heures à manier le revolver.
04:29Parce qu'autant j'étais calé, tout ce qui était pistolet, fusil d'assaut.
04:32Mais c'est une toute haute maîtrise.
04:33Au bout du coup, vraiment, c'est très, très différent de le revolver.
04:35Et puis, pour le coup, il est vraiment connu pour ça.
04:36Donc, tu ne peux pas te louper là-dessus.
04:38Et puis, à un moment donné, tu te dis, allez, go.
04:40Tu es Lucky Luke, tu mets le chapeau et puis tu y vas.
04:42Justement, sur la partie western, est-ce que toi, c'est des choses...
04:44Pour le coup, c'est aussi un genre qui n'est pas très investi en France.
04:48Là, ce n'est pas un film, mais c'est une série, vraiment, dans le western.
04:51Même si ça mélange des genres, on est dans l'action, dans l'humour.
04:54Est-ce que vous avez des références là-dessus, sur des westerns dont vous avez pu vous inspirer, par exemple
04:59?
04:59Non, pas trop.
05:00Moi, justement, j'ai plus regardé pour ne pas reproduire.
05:02En tout cas, pour trouver une crédibilité et justement de dire, tiens, ça, ce n'était pas bien.
05:06Le fais pas.
05:07Que de pomper des trucs.
05:08Après, d'un point de vue artistique, le réalisateur, je pense, automatiquement a dû avoir, voilà,
05:14dans la direction artistique, des petites références.
05:18Mais je ne saurais pas te dire lesquelles.
05:20Alors, il y a quelque chose, c'est que, on ne va pas spoiler, évidemment, l'intrigue,
05:23mais on a un Lucky Luke, parfois, dans les albums, qui peut être un peu lisse.
05:27On ne sait pas grand-chose sur lui.
05:28Léa, il y a finalement un Lucky Luke qui peut être un peu tourmenté, qui a des histoires personnelles.
05:33Ça aussi, est-ce que c'était une volonté, alors j'imagine, du réalisateur, du scénariste,
05:36mais peut-être aussi toi, parce que tu es producteur aussi exécutif du projet,
05:38de lui donner peut-être un peu plus d'épaisseur au personnage, en tout cas.
05:41Il a une histoire.
05:42Alors que Lucky Luke, parfois, on ne sait pas vraiment où il vient quand on prend un album comme ça.
05:46Mais on ne voulait pas être bridé.
05:48Et du coup, vraiment, très rapidement, on s'est dit, il y a deux solutions.
05:51C'est où ça se passe après les albums.
05:53C'est-à-dire que voilà, c'est un Lucky Luke qu'on ne connaît pas à cet âge-là,
05:56dans ses pensées, dans sa vision de la vie,
05:59où on se dit que la série, enfin, la BD est tirée de la série.
06:03Donc, tu vois, du coup, de ne pas avoir un peu main et poing liée pour ce qui peut vite
06:08casser, justement,
06:09l'envie artistique ou le développement d'idées.
06:11Et on s'est dit, écoute, on y va.
06:13On était tous cohérents sur la même vision.
06:16Et que oui, automatiquement, là, je vois quand la première photo qui est sortie,
06:20où mon gilet noir est fermé.
06:23Qu'est-ce qu'on n'a pas fait ?
06:25Ah, tu as vu des crises...
06:26Mais Lucky Luke, il a...
06:27Voilà, ça commence, c'est parti.
06:29Mais j'entends et je respecte en même temps.
06:32Mais ce que je sais, c'est que les gens, en tout cas, qui ont découvert la série,
06:35voilà, sont revenus en arrière.
06:36On dit, OK, c'est...
06:38Il fallait un truc de reboot parce qu'il fallait autant plaire aux puristes
06:41qui avaient bouffé toutes les BD comme à ceux qui connaissaient juste deux noms
06:44et en même temps les amener à nous et les zapper.
06:48Et l'action live, c'est plus compliqué qu'on le croit de mettre en scène,
06:51de sortir des images en bande dessinée réelle.
06:54Est-ce que tu te rends compte aussi que toi, d'un point de vue très personnel,
06:57le fait qu'on vienne aussi te proposer un rôle comme ça,
06:59ça n'aurait pas forcément été le cas il y a 5 ans, il y a 10 ans,
07:03que les choses ont aussi changé pour toi ?
07:05Est-ce que tu te rends compte que les projets, quand même, viennent un peu plus...
07:09Oui, oui, mais j'ai toujours reçu beaucoup de scénarios,
07:11j'ai toujours fait beaucoup de choix et parfois je me suis planté, mais...
07:15Tu as toujours eu le choix, en tout cas, tu as le choix depuis longtemps.
07:17On va dire qu'un Français a lancé ma carrière.
07:19Du jour au lendemain, Antigon, que j'ai tourné quelques mois après,
07:22vraiment à confirmer, ce qui était formidable pour moi,
07:24c'est que ça m'a amené dans le côté auteur et en même temps dans le côté action.
07:29Puis après, de pouvoir faire les crevettes pailletées ou les gamins,
07:32me garder ce truc de comédie que toute la profession a oublié,
07:35que je viens de Kaamelott, des records, de Lizzie Compagnie,
07:38et que j'adore, moi, justement, ce mélange des genres
07:40et que Benjamin Rocher a tout de suite décelé en se battant pour moi,
07:44comme je te disais plus tôt, pour Antigon,
07:45où il voulait ce côté aussi, pas que actionneur, un peu solaire,
07:48et il y avait de ça dans Lucky Luke.
07:49Mais même moi, ça m'a étonné qu'il vienne à moi,
07:53mais j'ai dit, allez, c'est un très beau challenge.
07:55Lucky Luke, finalement, c'est un peu un résumé de ce que tu as toujours fait.
07:59Il y a de la comédie, il y a de l'action, il y a un peu tout ça, finalement,
08:03dans cette série.
08:04Bon, je propose qu'on écoute un morceau,
08:05un morceau d'une chanteuse qui s'appelle Mickey,
08:07qui est sortie d'un album qui s'appelle Industrie Plante,
08:08elle était venue d'ailleurs le présenter dans cette émission,
08:10et elle vient d'ailleurs de sortir le clip du morceau,
08:12ça pique un peu quand même, qui est un peu le tube de l'album.
08:16On s'écoute ça et juste après, on est de retour avec Albon Le Noir pour la série Lucky Luke.
08:28Il y a de la piste dans ses yeux de pistache et je peux pas mieux faire.
08:31Il y a des bottes qui font tout à notre place,
08:33à part tirer un coup quand on n'a rien à faire.
08:36Sourire avec les yeux quand il sait si bien le faire, bâtard.
08:38C'est le monde à l'envers, c'est moi qui me demande si je fais pas tout de travers.
08:42Mais j'arrive pas à lui plaire, j'ai essayé de trouver la famille,
08:45il y a rien à faire.
08:46Je raccroche Monta, je me parle à moi, mais elle met du fou,
08:48c'était ça que je voulais au début, moi aussi, ouais putain, trop bien.
08:51Et toi, tu sais ça, ça tombe à pic ?
08:55Mais c'est pic, pic, pic, un peu quand même.
08:57Je cuisine pour une personne depuis au moins six semaines,
08:59ça fait tic, tic, un peu quand même.
09:02Pip, pip, c'est m'fouler.
09:04Mais c'est pic, pic, pic, un peu quand même.
09:06Je cuisine pour ma pomme depuis au moins six semaines,
09:08ça fait tic, tic, un peu quand même.
09:11Pip, pip, c'est m'fouler.
09:21J'suis comme un célibataire de 30 bolets
09:24Quand ça sonne dans ma porte c'est pour voisins d'en bas
09:26Et même quand c'est la pause, bosser jamais pour moi
09:28Moi j'suis là, j'ai des tailles, mets des lèvres dans l'frigo
09:31Y'en a un peu trop, j'pensais qu'tu viendrais mais j'suis solo
09:34Du coup j'y reste dans tes frites, dans tes frites
09:39Mais c'est pique, pique, pique un peu quand même
09:41Je cuisine pour une personne depuis au moins six semaines
09:44Ça fait tic tic, un peu quand même
09:46Pipe, pique, ça m'fous rien
09:48Vas-y pique, pique, pique un peu quand même
09:50Je cuisine pour ma pomme depuis au moins six semaines
09:53Ça fait tic tic, un peu quand même
09:55Pipe, pique, ça m'fous rien
10:05Ça fait pique, pique, pique, pique, pique
10:33C'était ça, pique un peu quand même, donc de Mickey, présent sur l'album Industrie Plante.
10:44Et nous sommes avec Albert Le Noir pour la série Lucky Luke qui sera disponible sur Disney
10:48Plus le 23 mars, donc là très très bientôt.
10:51Et alors, qui dit Lucky Luke dit aussi les Dalton, évidemment qui sont un peu les ennemis
10:57iconiques dans l'univers Lucky Luke.
11:00Il y a un casting aussi avec notamment Jérôme Niel qui joue Joe Dalton et tu me disais en
11:04quarantaine que pour toi c'était évident que ça allait être lui, comment le casting,
11:08parce qu'on comprend aussi, en discutant avec toi, je comprends que tu as aussi été impliqué
11:12dans la construction aussi de ce projet, enfin en amont.
11:14Oui, à une petite échelle, mais c'est vrai que comme je te disais justement, en aparté,
11:20avec Benjamin Rocher, on a un amour du cinéma, on fait la même chose, mais c'est une chance,
11:28même si ça paraît évident, c'est une chance incroyable quand vraiment un réalisateur,
11:31un acteur se trouve.
11:33Alors, évidemment, il aura toujours le dernier mot, c'est lui le boss, c'est le réalisateur,
11:36mais d'avoir un réalisateur qui est toujours à l'écoute et qui se dit je vais écouter
11:40voilà mon comédien, mon ami, et c'est ça que j'aime et quand il m'a proposé vraiment
11:47le rôle de Lucky Luke, dans la seconde c'était on est d'accord, c'est Jérôme Niel Jodalton,
11:52et il m'a dit bah évidemment que je l'ai en tête, je fais mais enfin et c'était
11:56une évidence
11:56pour nous deux, on a été très contents que Jérôme accepte.
11:59Est-ce qu'on peut dire que Benjamin c'est le Scorsese de ton De Niro ?
12:03Ouais, il y a un peu de ça, ça va commencer, mais ça va être avec Benjamin avec qui j
12:06'ai
12:06fait le plus de projets.
12:07Bah oui, mine de rien, c'est vraiment une forme de réalisateur un peu fétiche comme
12:10ça.
12:11Tu penses que ça change quelque chose sur un plateau, c'est mieux d'avoir ce genre d'ambiance-là
12:16en tout cas ?
12:17Bien sûr, il y a une confiance, il y a une écoute, puis on sait que quand l'autre bloque
12:21sur quelque chose, c'est que c'est pas gratuit, c'est pas pour faire un caca nerveux de comédien,
12:25c'est que pour nous avec Benjamin, c'est qu'il n'y a rien au-dessus de ce qu
12:27'on fait
12:27sur le moment, il n'y a rien au-dessus de la scène, il n'y a rien au-dessus
12:29du fine,
12:30il n'y a pas d'ego et le mec qui passe le balai, il a la meilleure idée, on
12:32va lui faire
12:32un bisou, on va l'apprendre quoi.
12:34Non mais c'est pas anodin, nous on est un peu anti-ego et c'est ce qui je trouve
12:38détruit
12:38beaucoup de choses sur les plateaux, sur les projets ou des égos mal placés et de
12:43pas penser au public parce qu'il n'y a rien de plus important en fait que de plaire, c
12:48'est
12:48pour ça qu'on fait ce métier.
12:49T'as été témoin de ça parfois en tout cas, de moments où tu sens que les égos empêchent
12:53des projets d'aller au bout ?
12:55Bien sûr que oui, que ce soit dans la construction ou même dans la fabrication, au milieu où
12:58tu sais que tu vas dans le mur, mais bon c'est partie du jeu.
13:02Mais est-ce que c'est pas aussi un métier d'ego ? Est-ce que parfois on n'est
13:04pas forcément
13:04un peu travaillé par ça ?
13:08Je sais pas quoi dire.
13:10Non mais dans le sens, je sais pas si c'est une question, mais quand t'as la chance de
13:15réussir,
13:16et Dieu sait qu'on n'est pas beaucoup, moi j'adore encore, je te jure, de regarder
13:19le matin, je n'arrive pas à croire que je suis ce petit-dijonais de 8 ans qui regardait
13:24Van Damme et qui dit « mec, t'es là où t'es » et à part devenir « t
13:28'as tout ! »
13:31Oui, les cas sont cochés en fait.
13:32T'es tout coché, soit cool, soit humble, soit à l'écoute, soit gentil.
13:37Puisque tu viens de parler de Van Damme, il y a aussi des scènes d'action bien sûr dans
13:41Lucky Luke, comment ça s'est mis en place ? Est-ce que c'est pas la même action
13:45que dans « Balle perdu » par exemple ? Parce que je pense que le ton aussi de la série
13:49n'est pas le même que dans « Balle perdu ». Comment ces scènes d'action ont été mises
13:52en place ? Est-ce que c'était beaucoup plus simple que dans « Balle perdu » ? Est-ce
13:55que c'était compliqué aussi avec les décors, avec tout ce que ça impliquait ? Et puis
13:58aussi peut-être, j'imagine, il y avait une volonté aussi de reconstituer, en tout cas
14:01de retransmettre le ton de Lucky Luke.
14:03Il ne fallait pas non plus être trop loin de ça, alors que des fois ça te démangeait
14:06avec ton expérience.
14:08Oui, c'était ça.
14:08De toute façon, c'est ce que tout le monde, avant même que je commence Lucky Luke, c'était
14:11« Ah d'accord, ça va être des coups de boule partout ». Et évidemment que non.
14:14Donc oui, il va mettre deux, trois petits bourgs pifs notre Lucky Luke, ce qu'il faisait
14:18aussi d'ailleurs de temps en temps dans la BD. Mais oui, on était très pointilleux
14:23justement à ne pas faire ne serait-ce d'anachronisme dans l'action, de rester dans le western
14:29et donc de revoir les chorégraphies, de faire très attention à ne pas faire de choses
14:34martiales dans les combats et puis de se dire « Ah mec, t'es Lucky Luke donc tu vas pas
14:37faire un triple sauté ».
14:40Est-ce que parfois il y a une frustration d'être catalogué ou vu comme le mec du
14:47cinéma d'action en France ? C'est d'un côté tuer le visage pour « Bonjour et
14:52de l'action » en France, mais en même temps est-ce que parfois tu as peur que c'est
14:54un peu réducteur ?
14:55Oui, mais c'est mon paradoxe.
14:58Mon rêve c'était enfant, faire de l'action, Juliette Van Damme, après il y a Jim Carrey
15:02qui est vite rentré dans ma vie où j'ai justement un peu fait ce mélange des deux
15:05quand je pouvais.
15:07Et d'être arrivé à ça c'est incroyable, donc du coup oui j'ai un peu enchaîné
15:11on va dire pendant 3-4 ans les balles perdues, les anti-gangues, les AK, mais que j'ai tellement
15:17aimé faire.
15:17Et oui malheureusement je me suis très vite rendu compte, je ne reçois plus les mêmes
15:21scénarios qu'avant.
15:22Avant c'était formidable, dans l'année je faisais « Balles perdues », « Les crevettes
15:24pailletées », « Gueule d'ange », épanouissement artistique 3000%.
15:29Et là j'ai vu que ça se réduisait un peu, donc là je ne te cache pas que j
15:33'ai
15:34calmé un peu tout ça et là je suis ravi, je viens de finir le tournage du prochain
15:38Christophe Honoré entouré de comédiens somptueux.
15:43Et je suis tellement heureux de revenir aussi à ça, qui a été un français pour moi le
15:49démarrage.
15:49Le film de 2014 exactement, où là tu prends une autre dimension et les gens je pense
15:53voient aussi autre chose en toi, mais tu parais quand on était petit, ton amour, ton
15:58immersion pour Van Damme, je crois qu'on est avec un film, c'est « Bloodsport », notamment
16:01c'est là.
16:02Est-ce que tu te souviens de ce que tu ressens quand tu vois Van Damme ? Et je pense
16:05que beaucoup
16:06de personnes de cette génération-là ont eu la même fascination pour lui.
16:09C'est très drôle parce que 5 ans avant ou 5 ans après dans les générations où t'en
16:11parles, tu passes un peu pour un teubé.
16:14Ceux 5 ans d'après, ils ont vu les nuls, enfin les films nuls, ils ont raté les « Bootssport
16:20»,
16:20les « Kidboxeurs », puis la période où…
16:21Oui, pas les nuls, les comiques, les films nuls !
16:24Bien sûr que non, on ne reste pas tout jamais aux nuls, Alain je t'aime, embauche-moi.
16:28On aime tous.
16:30Et du coup, j'étais vraiment dans cette période où j'ai 9 ans, si je développe sans
16:37rentrer dans le sujet, j'ai pas de papa, je suis qu'avec ma mère et j'ai pas de
16:41figure
16:42paternelle et ma mère ne fait pas sa vie et je vois ce gars-là et je fais mais en
16:45fait,
16:45je veux être lui, je veux être balèze, je veux être connu, je veux faire du cinéma,
16:49je veux être tout ça.
16:50Après, ce qui est marrant, c'est que tout s'estompe, plus les années passent, t'en
16:53a plus rien à foutre d'être connu.
16:55Tu t'en fous de faire de l'action, tu veux juste faire des bons films.
16:57Et donc, tu vois, il y a un peu ce truc.
16:59Et donc oui, je me suis senti enfermé, je l'ai senti un peu dans la profession et c'est
17:04pour ça que j'ai un peu, pas retourné ma veste, mais je suis allé voir 2-3 petits
17:08projets qui vont sortir court en 2026-2027 et puis surtout, j'attends vraiment le bon
17:12projet d'action.
17:13Si c'est pour faire des choses, c'est inutile, il faut qu'on casse les cotes, il faut qu
17:19'on
17:19retourne tout là.
17:20Albon Lenoir est avec nous jusqu'à 23h.
17:29J'aimerais qu'on discute d'un projet que j'ai rapidement mentionné, c'est Herocorp,
17:32parce qu'il y a quelques mois maintenant, Simon Astier, ton ami…
17:36Ah c'est plus… c'est mon…
17:38Mon frère !
17:39Ouais, mais frère, pis là c'est pas le frérot…
17:41C'est un vrai.
17:42Oui, c'est un vrai de vrai.
17:44Et bon, ça tombe bien parce qu'il faisait la même chose de toi.
17:47Et donc il était venu pour présenter le film Mac Walter.
17:49Donc on avait forcément parlé d'HeroCorp, qui est devenu une série culte, vraiment
17:52avec le temps.
17:53Alors que ça n'a pas forcément cartonné au moment où c'était diffusé.
17:56Mais en tout cas, c'est vraiment quelque chose qui, avec le temps, est devenu important
17:59pour beaucoup de personnes.
18:01Qu'est-ce que ça a changé pour toi ?
18:02Parce que là encore, c'est assez drôle, ça semble un peu aux antipodes de tes succès,
18:07en tout cas de ceux pour qu'on t'a connu.
18:08Mais pourtant, ça fait vraiment partie de ton parcours.
18:12Qu'est-ce que ça a changé ce projet dans ta carrière ?
18:19Alors non, mais là du coup, ça peut partir sur très longtemps.
18:22J'allais dire professionnellement, entre guillemets, rien.
18:25Et en même temps, c'est faux parce que ça m'a amené la Lazy Company, qui m'a amené
18:29à rencontrer un directeur de casting.
18:32Personne ne voulait me voir.
18:33Pendant 15 ans, quand je te dis que personne ne voulait me voir, comme tu as dit en début
18:36d'émission, j'étais sur mon vélo.
18:37Je revenais dans Paris, j'essayais de trouver des tournages, de faire des petites figurations
18:40par-ci, par-là.
18:42Jusqu'à la découverte de Michael Laguens, un grand directeur de casting, qui m'a
18:45fait passer cinq castings différents dans l'année et j'ai eu les cinq.
18:49Et ça a lancé ma carrière, dont un Français, dont Anti-Gang, dont
18:51Goal of the Dead, un Agatha Christie et Lazy Company.
18:55Donc sans aérocorp à ça.
18:56Mais surtout, ça m'a amené à ce que c'est vrai qu'on passait sur comédie.
19:00Donc vraiment assez confidentiel comme chaîne.
19:03Encore une fois, chaîne culte, mais relativement confidentiel.
19:05Après, on est passé sur Game One.
19:07Pareil.
19:08Feu Game One, qu'est-ce que c'était-ce ?
19:09Tout à fait, absolument.
19:11Et ça m'a amené...
19:14Comment dire ça...
19:17Mais l'amour...
19:18Enfin, je ne sais même pas si...
19:20L'amour des gens pour cette série...
19:22Il est fou.
19:23Il est fou.
19:24Et on m'en parle encore.
19:25Et la bienveillance...
19:28Tu sais, c'était le début de se dire...
19:29En fait, ça peut être très très cool d'être connu.
19:31Quand tu es entouré de gens autant bienveillants.
19:34Et ça, je ne sais pas ce qui explique ça.
19:36Ça n'a jamais quitté.
19:37J'ai une personne sur dix mille qui va être relou dans la rue.
19:42Et encore, il n'est même pas relou.
19:43Il est un...
19:45C'est méchant de dire ça.
19:46Non mais bon, tu vois...
19:48Et c'est formidable.
19:49Et je pense que c'est...
19:51C'est aussi lié à AeroCord.
19:52C'est lié à tout ça au début.
19:54Justement, parce qu'on parait de...
19:55Des succès notamment sur Netflix avec Balles perdues.
19:57Qui sont, à un moment, des films qui redonnent quelque peu...
20:01Quelque part, en tout cas, une forme de popularité à un cinéma d'action français.
20:05Qui est globalement un terrain qui a été un peu déserté.
20:08Complètement.
20:09Évidemment, il y a les grands films de Jean-Paul Belmondo.
20:11Mais qui était une autre époque.
20:13Il y a eu quelques succès dans les années 90.
20:14Je pense à Taxi notamment.
20:16Mais c'est assez rare.
20:18Est-ce que tu as le sentiment que ces films-là, ils ont pu exister grâce à des plateformes
20:22de streaming, en l'occurrence Netflix.
20:23Parce que le cinéma avait peut-être un peu délaissé ça.
20:25Peut-être parce que ça coûte trop cher.
20:27Enfin, je ne sais pas quelles sont les raisons.
20:29Mais que globalement, les plateformes de streaming ont permis à ces films d'exister.
20:33À 100%.
20:34Belles perdues avec Rémi Lottier d'InoxyFilm et Guillaume Pirel, réalisateur.
20:38On a vraiment toqué à la porte de tous les distributeurs cinéma.
20:41Mais bizarrement, qui étaient frileux.
20:43Mais ce n'était jamais des noms.
20:45Mais c'est chaud.
20:46Et puis, vous ne pourrez pas le faire à ce budget-là qu'on va vous allouer.
20:49Parce que vraiment, on nous proposait des cacahuètes.
20:52Et au bout du compte, Netflix a dit, vous savez quoi ? Nous, on mise.
20:55Donc, on a eu aussi des cacahuètes.
20:58Enfin, c'est vraiment un très, très petit budget.
21:00Je ne peux pas le dire là.
21:00Mais tu serais étonné du petit budget qu'est Bell Perduin.
21:04Qui a été doublé sur le 2 et triplé sur le 3.
21:08Mais évidemment, sans Netflix, sans Sarah May, sans Sonia Exil,
21:12ça ne voit pas le jour.
21:13Sans Sonia, le film Aka, qui avait approximativement le même mini-budget que Bell Perdu,
21:18a été le film le plus vu au monde hors langue anglaise en cette année 2023,
21:22avant de se faire dépasser par Sous-la-Seine et Advitam.
21:24Et c'est des superbes histoires avec ce rêve utopique de relancer l'action en France.
21:30À chaque fois, vous savez, je parle des films coréens.
21:32Où vraiment, on est tous hypnotisés par ces films coréens.
21:35Mais quel talent !
21:35Et moi, je me souviens, j'avais lu il y a 10 ans, mais qui nous rigolait au nez.
21:38Dans le sens, mais les gars, vous nous faites rire.
21:40Nous, on vous a tout pompé sur Melville.
21:43Évidemment qu'on l'a mis à notre sauce, mais on vous a tout pompé.
21:45Et quand on vous voit émerveillé à nous regarder, et c'est toujours le cas encore en ce moment,
21:52c'est drôle en fait.
21:55Les références se renvoient d'un côté et de l'autre et il reste l'amour du cinéma.
22:00Et un cinéma qui a influencé énormément de pays.
22:03Parfois, on tendance à l'oublier.
22:04Evidemment, La Nouvelle Vague et autres.
22:06Mais oui, c'est intéressant effectivement.
22:08Et quand tu as des films comme ça, comme Bell Perdu, qui sont vus dans le monde entier.
22:13Mais c'est ça qui fait le plus bizarre.
22:14Parce que ça, tu te rends compte en deux temps.
22:17A chaque fois, je raconte la même anecdote.
22:18Mais une fois, je suis à Disneyland avec mon gamin,
22:20tu as une famille de Mexicains qui arrivent avec leur téléphone.
22:23Donc vraiment, tu n'as aucun doute.
22:25Tu prends le téléphone pour les prendre en photo.
22:27Ils font, non, non, Lino, Lino, bala perdita.
22:30Et là, tu fais, ah ouais, il se passe un truc là.
22:31Et ça m'est arrivé après en Europe un peu, où vraiment, il y a des ice-contacts.
22:35Et puis du coup, même la profession américaine voit ses films.
22:41Donc tu te retrouves ou qu'on te propose des films américains,
22:44ce qui, pour le coup, comme je l'aurais pu dire auparavant,
22:47je rêvais de ça à dix ans.
22:49Mais ça, c'est totalement...
22:50Parce que, alors, j'ai raconté l'anecdote,
22:52mais je crois que tu as refusé un rôle dans Façane Furious
22:55pour des raisons, je crois, de planning.
22:56Mais est-ce qu'il n'y a pas cette envie quand même
22:59d'une carrière internationale au moins de tenter le coup ?
23:04Mais non, j'avais ces envies-là, ouais, c'est ça, il y a vingt ans.
23:06Elles sont complètement disparues aujourd'hui.
23:07Ah mais complètement, j'ai pu...
23:08Allez, pourquoi ?
23:09C'est déjà tellement compliqué de faire un bon film en France,
23:12qu'est-ce que je vais essayer d'en faire un...
23:15Je sais pas, tu pars six mois, tu vas être coupé,
23:17tu vas être dix minutes à l'écran, je sais pas.
23:20Après, il y en a qui font ça très bien.
23:21Omar fait très bien ça.
23:22Bien sûr.
23:22Et je le respecte et c'est beaucoup plus dur qu'on le croit aussi.
23:27Il tient le bateau, le bonhomme.
23:29Tu pourrais avoir l'envie en tout cas de le faire,
23:30ne serait-ce que pour cocher une case de plus ?
23:32Oui, bien sûr, pour une expérience.
23:34Après, j'ai pas eu le rôle inrefusable.
23:36Tu vois, on me dit, t'es le prochain méchant d'Edges Bond.
23:38Je fais, bon, attends, attends, on va en parler.
23:41Mais non, mais bon.
23:42Bien sûr.
23:42Mais voilà, c'est le vrai truc, quoi.
23:44Il y a quelque chose aussi qui est,
23:45en tout cas, quelqu'un d'un de tes rôles,
23:47c'est l'aspect physique.
23:48On sent qu'il y a évidemment, forcément, une préparation particulière pour ces rôles-là.
23:53Tu disais d'ailleurs que pour les collègues, tu avais perdu du poids
23:54pour être peut-être un peu moins barraqué, un peu plus longiligne.
23:58Cette préparation-là, est-ce qu'elle est...
24:00Enfin, est-ce que tu as cette hygiène de vie tout le temps ?
24:02Est-ce que c'est à chaque fois pour les rôles ?
24:04Quel type de pression tu te mets en termes de préparation pour ce type de rôle ?
24:08Mais c'est exactement ce que tu dis.
24:09Là, je vais vraiment me décrédibiliser.
24:11Moi, je suis une légende urbaine dans le métier.
24:13Non, mais quand je suis une légende,
24:14c'est-à-dire que tout le monde croit que je suis un sportif tous les jours.
24:17Moi, c'est l'image que j'ai.
24:18Mais je sais.
24:19Et je suis vraiment tellement teubé de dire ça à l'antenne en direct.
24:22Mais ce n'est pas du tout le cas.
24:23La seule chose qui va me donner...
24:25Je déteste aller dans une salle de sport.
24:27Autant j'aime les arts martiaux, mais je suis cassé de haut en bas.
24:30Mais vraiment de haut en bas.
24:31Donc, tu te préserves parce que dans les films,
24:32on se fait beaucoup plus mal qu'on pourrait le penser.
24:35Mais par contre, pour un rôle, ce n'est pas négociable.
24:38En fait, dans mon cerveau, ça met off.
24:40Et là, pour Aka, j'avais trois mois pour prendre 20 kilos.
24:42J'ai pris 20 kilos en trois mois en allant me buter
24:45cette fois par semaine à la salle
24:48en mangeant 5000 calories jour.
24:50Oui, donc tu te mets dans un mode...
24:51Et il n'y a rien qui peut me sortir de là.
24:53Par contre, rien d'autre qu'à part un rôle
24:56ne pourra m'amener cette discipline et cette motivation.
24:58Oui, donc c'est moins l'envie d'être barraqué
25:01que le fait d'être dédié à un rôle en fait.
25:03Mais c'est comme pour faire mes cascades.
25:07Je sais qu'il y a un documentaire qui va sortir dans pas longtemps,
25:09mais produit par Inoxyfilm.
25:12Netflix, à un moment, ne pouvait pas monter le making-of
25:14tellement je suis flippé dans la voiture.
25:16Mais quand je te dis que je suis flippé, je suis tremblant
25:19à dire, fais pas de la merde, fais pas de la merde.
25:21Tellement j'ai peur de décevoir les règles de la cascade.
25:23J'ai peur de flinguer quelqu'un.
25:24J'ai peur de planter une voiture.
25:25J'ai peur de faire perdre du temps.
25:26Et c'est pas l'ego qui parle.
25:28Tu vois, on en revient à l'ego.
25:28Moi, j'ai des gros machins.
25:29Je peux faire mes cascades.
25:31C'est juste que c'est tellement une évidence pour moi,
25:34pour l'immersion du spectateur,
25:35que j'ai pas envie que le réalisateur,
25:37ils doivent décaler l'axe de sa caméra.
25:38Bah attends, c'est pas Alban,
25:39donc il faut tourner ça et tout.
25:40Et que je sais que ça fait la différence sur Balperdu,
25:43où les gens qui m'ont découvert qu'ils ne me connaissaient pas,
25:45t'es avec Lino du début à la fin.
25:47Donc je ne peux pas faire 100% de mes cascades.
25:49On va dire que j'en fais 99 physique et 80 en voiture.
25:52Parce que dès qu'il y a du feu,
25:53il y a une mauvaise expérience sur Balperdu,
25:54et on m'a dit c'est fini tous les voitures
25:56quand il y a de la pyro avec Alban.
25:58Mais oui, j'aimerais tout faire.
25:59En tout cas, on sent que t'es dédié à chaque fois
26:01au rôle, au film et en tout cas à la mission du réalisateur.
26:05Je pense qu'on écoute un morceau, un morceau d'une chanteuse
26:07que j'aime beaucoup, qu'on avait reçu également dans l'émission.
26:09C'est Meryl qui a sorti un EP.
26:10Il s'appelle Woolo, volume 1.
26:11On va écouter le morceau « Ti société » !
26:13Oui, nous avons joué, pour ça nous avons joué,
26:17Mais je vois ça pas normal, oubliez qu'on nous paie.
26:23La joie de vivre c'est anti-société
26:25...
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