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  • il y a 23 heures

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Transcription
00:00L'occupation majeure des Sartois, les difficultés d'accès aux soins.
00:03Votre radio Issymen et France Info vous dévoilent ce matin en exclusivité
00:07le baromètre de la Fédération Hospitalière de France
00:11qui montre que les délais s'allongent pour voir un spécialiste.
00:15Bonjour Guillaume Laurent.
00:16Bonjour.
00:17Vous êtes le directeur de l'hôpital du Mans.
00:20Ce baromètre nous donne une moyenne en disant qu'on attend 22 semaines pour voir un dermato,
00:2517 semaines pour un cardiologue, 11 semaines pour un gynéco.
00:28Moi ça ne me semble pas si mal ça.
00:30Ce n'est pas le cas en Sarthe, c'est pire non chez nous ?
00:32C'est un petit peu plus dégradé en Sarthe en effet pour certaines spécialités, pas toutes,
00:36mais il est vrai que sur la dermatologie, la cardiologie, la neurologie,
00:40quelques autres spécialités, les délais sont plus longs encore,
00:43entre 6 mois et 12 mois parfois.
00:46Du fait du nombre de médecins spécialistes à la fois dans les hôpitaux et en libéral, en ville,
00:52ce nombre est insuffisant globalement sur ces spécialités-là.
00:56Typiquement pour un cardiologue par exemple, si on doit consulter au Mans,
00:59en ville, le délai d'attente est de combien ?
01:02Alors en moyenne, on va dire entre 8 et 12 mois.
01:05En fait, il faut être bien conscient que pour les urgences, les urgences réelles,
01:10il n'y a pas de délai.
01:11On va aux urgences, on appelle le SAMU, voilà.
01:14Parce que l'hôpital public compense en réalité.
01:16L'hôpital public est là pour prendre en charge les Sartois.
01:19Et donc en effet, nos spécialistes sont présents sur l'ensemble du territoire,
01:23à la fois au Mans bien sûr, mais aussi sur les sites des hôpitaux de proximité.
01:28On pense à La Ferté-Bernard, Saint-Calais, Montval, le pôle santé Sarté-Loire,
01:32où nous avons 70-80 médecins du CHM, de l'hôpital du Mans,
01:36qui vont régulièrement consulter, toutes les semaines, dans ces sites
01:41et donnent un accès localement à la population, à des soins plus proches et aussi plus rapides.
01:48Il y a une solidarité en fait qui joue pour prendre en charge ces patients-là.
01:51C'est notre défi, c'est notre ambition.
01:54L'accès aux soins, ça fait vraiment partie des missions du service public,
01:58à la fois sous l'angle financier.
02:00Il faut savoir que dans l'enquête que vous citez de la Fédération hospitalière de France,
02:03il y a trois facteurs qui font que les soins sont difficiles pour la population.
02:09A la fois la question de la distance géographique,
02:13dont nous notre réponse c'est justement des consultations avancées sur les différents sites de Sarthe.
02:18C'est la question du coût, il n'y a pas de surcoût pour les patients
02:21lorsqu'on consulte à l'hôpital public, il n'y a pas de dépassement d'honoraires, pas de reste à
02:25charge.
02:26Et puis la question des délais qui est la plus compliquée,
02:29puisqu'il nous faudrait davantage de spécialistes.
02:31Alors nous en recrutons, nous avons davantage de médecins à l'hôpital du Mans depuis quelques années,
02:36et ça c'est positif.
02:37Mais on s'appuie aussi sur d'autres dispositifs.
02:40Par exemple, nous créons des postes d'infirmiers de pratiques avancées
02:44qui permettent d'alterner les rendez-vous des patients entre un médecin et un infirmier.
02:50Un infirmier spécialement formé pour cela.
02:52Ils suivent notamment ces infirmiers de pratiques avancées,
02:55des patients qui ont des maladies chroniques stabilisées.
02:58Et ça c'est déjà en cours en Sarthe aujourd'hui ?
03:00C'est déjà en place.
03:00Ça se développe.
03:01Alors pour former un infirmier de pratiques avancées, il faut deux ans de formation.
03:05Donc c'est vrai qu'on a lancé les formations, mais ça prend un peu de temps bien sûr.
03:09Ici même, il est 8h moins 10.
03:11Guillaume Laurent, le directeur de l'hôpital du Mans, est notre invité ce matin.
03:14Alors on parle de ce sujet ce matin,
03:16parce que dans ce baromètre, on voit aussi que les patients renoncent à se faire soigner.
03:23Vous le constatez parmi les patients qui arrivent in fine à l'hôpital du Mans ?
03:27Oui, nous le constatons selon deux angles.
03:30Le premier, c'est qu'il y a des patients qui se présentent aux urgences sans réellement avoir besoin d
03:35'un service d'urgence.
03:36En réalité, ils ont besoin surtout d'être vus par un médecin généraliste.
03:39Il y a à peu près 20% de personnes en Sarthe qui n'ont pas d'accès à un
03:44médecin généraliste.
03:44Donc c'est une des raisons aussi du recours aux urgences.
03:49Et puis, le deuxième facteur, c'est que nos médecins spécialistes,
03:53neurologues, cardiologues, diabétologues, etc.,
03:57traitent non seulement la maladie pour laquelle c'est leur rôle,
04:00mais aussi, ils sont amenés à faire aussi de la médecine générale.
04:04Pour les patients qui viennent les voir, ils traitent aussi les autres maladies qui sont présentées.
04:10Ils sont ajoutées en fait.
04:11Quand on attend, quand on ne peut pas voir un médecin,
04:13notre état se dégrade et des maladies s'ajoutent.
04:16C'est le risque.
04:17Donc voilà, il faut agir sur les différents facteurs que j'évoquais tout à l'heure.
04:20La fédération hospitalière, ce matin, appelle à former les étudiants en médecine
04:25spécifiquement dans les disciplines dont on a besoin.
04:28Les cardiologues, les dermatologues, vous êtes pour ?
04:30Oui, bien sûr.
04:31Je suis surtout favorable à ce que la formation des médecins se fasse encore davantage
04:36dans les territoires en dehors des CHU.
04:38Ils sont très bien formés dans les CHU,
04:40mais nous avons besoin dans nos territoires ruraux, semi-ruraux,
04:43dans les villes moyennes, d'internes qui viennent faire des stages en médecine générale.
04:48Et là, il va y avoir une quatrième année de formation en internat de médecine générale
04:52qui peut être positive à ce titre-là, puisqu'ils viendront faire des stages en Sarthe en particulier.
04:57Et puis également sur les médecins spécialistes,
05:00nous en accueillons beaucoup en formation à l'hôpital du Mans.
05:03Je rappelle, 200 internes en permanence qui sont formés à l'hôpital du Mans
05:07dans toutes les spécialités.
05:08Ça, c'est aussi positif pour, par la suite, les voir s'installer dans notre département.
05:13Guillaume Laurent, merci.
05:14Vous êtes le directeur de l'hôpital du Mans.
05:17Il sera encore question de médecine.
05:19Tout à l'heure, dans Ma France, on évoquera la maladie de char.
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