- il y a 6 minutes
Le Jeudi 12 Mars 2026
MEETING Rouge Bordeaux Anticapitaliste
salle Amédée Larrieu rue de Pessac BORDEAUX
intervention
Johana Karina Béatrice Walylo Jacques RaimBeault Philippe Poutou
Merci Pour vos partages et vos Messages
reportage de tb33prod
MEETING Rouge Bordeaux Anticapitaliste
salle Amédée Larrieu rue de Pessac BORDEAUX
intervention
Johana Karina Béatrice Walylo Jacques RaimBeault Philippe Poutou
Merci Pour vos partages et vos Messages
reportage de tb33prod
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00:00:01On va peut-être inviter les gens à s'installer. Nous n'allons pas tarder de commencer.
00:00:10Merci d'être venus aussi nombreuses et aussi nombreux. On ne savait pas trop à quoi s'attendre s'il
00:00:14allait y avoir du monde,
00:00:15parce qu'on a quand même une diffusion qui est assez restreinte, donc on est quand même assez ravis que
00:00:22vous soyez présents.
00:00:23Il y a beaucoup de jeunes notamment. La soirée commence bien, on va dire.
00:00:28Pour ce soir, c'est notre dernier meeting. C'est juste le deuxième. On n'en a pas fait dix
00:00:36non plus.
00:00:38Dernier meeting de campagne avant ce premier tour fatidique.
00:00:43Il va y avoir plusieurs interventions et après on vous propose un débat.
00:00:49Donc, en premier, il va y avoir Renan qui est un humoriste et qui va faire la première présentation.
00:01:00Ensuite, ce sera moi, Béatrice, pour faire une petite introduction sur le pourquoi du comment de cette liste.
00:01:09Ensuite, ce sera Johanna pour les services publics, Jacques pour le logement et la précarité.
00:01:19Ensuite, Karina pour la culture et enfin Philippe Poutou pour le reste.
00:01:29Donc, avant de commencer, nous avons une table de presse avec du matériel, ce qu'on appelle du matériel de
00:01:35propagande,
00:01:36avec des affiches, des tracts, des autocollants.
00:01:40Il nous reste un jour pour tout utiliser.
00:01:44Donc, vous serez invité à la fin du meeting à prendre du matériel et à le diffuser près de chez
00:01:51vous,
00:01:51auprès de vos amis, à coller où c'est possible.
00:01:55Et nous aurons un petit pot en suivant.
00:02:00Donc, Renan, je vais te laisser le micro pour le début.
00:02:06Et bonsoir les camarades.
00:02:09Alors, je vais tenter de vous faire rire, mais c'est compliqué.
00:02:12C'est compliqué parce que dans le monde de l'humour, la concurrence est rude.
00:02:15En matière de blague, il y a des gars qui sont beaucoup, beaucoup trop forts.
00:02:18Alors, je l'accepte, c'est le jeu.
00:02:20Et c'est pour ça qu'en toute humilité, je dessine le prix du meilleur humoriste de Bordeaux
00:02:24à Pierre Urmic pour son sketch.
00:02:26Je vais armer la police municipale pour protéger les précaires et les policiers.
00:02:31Je ne l'aurais pas tenté aussi.
00:02:32Mais c'est très fort en matière de structure.
00:02:34Sans deux temps, il y a de l'ironie, de l'absurde, bravo.
00:02:36Mais j'ai l'impression que ça ne vous fait pas des masses rire.
00:02:39Moi non plus, parce que c'est une décision tellement conne
00:02:42qu'elle pourrait elle-même rater l'examen de police.
00:02:46Mais du coup, j'ai étudié le truc un peu, les dangers qui rèdent sur les policiers municipaux.
00:02:50Et après mes recherches, je peux vous le dire,
00:02:52le nombre de policiers bordelais tués sur le terrain pendant le mandat de Urmic est terrifiant.
00:02:57Je vous l'annonce, ce chiffre, il se situe entre 0 et 1000.
00:03:01C'est 0, c'est 0.
00:03:03Urmic, il a armé 25% des effectifs de police pour les protéger,
00:03:06donc il a sauvé 25% de 0.
00:03:08Peine prouesse.
00:03:09Il a réussi à diviser par 0, c'est quand même...
00:03:11Cela dit, par honnêteté, je dois vous dire qu'il y a bien eu deux policiers morts,
00:03:14mais ils se sont suicidés avec leur arme à feu.
00:03:16Alors peut-être du coup, si tu veux protéger les flics, désarmes-les.
00:03:18Voilà.
00:03:23Donc Urmic, quand il prend une décision, il fait des fiches,
00:03:25il se renseigne, il appelle des consultants, il potasse à fond le sujet.
00:03:28Et quand il est bien bien sûr de sa décision,
00:03:30il jette tout à la poubelle, il se cogne très fort le crâne sur son bureau
00:03:32pour se mettre à la hauteur intellectuelle de ses électeurs.
00:03:36Je voulais savoir ça aussi, entre un labrador qui fait une sieste,
00:03:38c'est une plaque d'égout.
00:03:40Alors oui, il y a des professions dangereuses,
00:03:42mais les policiers à Bordeaux, à part se fouler le poignet en tapant une infirmière,
00:03:45le danger est limité.
00:03:46Alors que si on prend au hasard les éboueurs bordelais,
00:03:50il y en a un qui s'est fait tirer dessus en 2021,
00:03:52il y en a un autre qui s'est fait percuter par une voiture en 2024,
00:03:54mais pour autant, on ne va pas se mettre à filer des kalachnikovs aux éboueurs.
00:03:58Après, ils se mettraient à tirer sur les déchets,
00:04:00et à mon avis, il y a une partie du conseil municipal de Bordeaux
00:04:02qui demande qu'un second de tir.
00:04:05Un jour, il y a une dame au demeurant fort sympathique
00:04:07parce qu'elle m'avait prise en stop,
00:04:08elle m'a dit « C'est marronant, je considère que la police,
00:04:10c'est le dernier rempart contre le fascisme. »
00:04:13Oui, bien sûr, et moi je suis le dernier rempart contre l'alcoolisme.
00:04:18Elle m'a fait mal cette phrase,
00:04:19parce que pendant les manifestations,
00:04:20quand ils nous visaient avec des armes de catégorie 3,
00:04:22je ne me suis pas dit « Tiens, ils défendent vachement la démocratie. »
00:04:24Non, j'ai plutôt l'impression qu'avec les moyens donnés par la mairie,
00:04:27ils se sont amusés comme des petits fous.
00:04:28C'était la cour de récré.
00:04:30Ils jouaient à flashball aux prisonniers.
00:04:32C'est les mêmes règles que la balle aux prisonniers,
00:04:34« Mais si tu touches, t'as perdu ton bras, ta jambe, ton oeil
00:04:37et ta confiance en l'État. »
00:04:39Pour conclure, sur la police,
00:04:40peut-être qu'il y a des bons flics, je ne sais pas.
00:04:42Peut-être qu'il y a des bons flics.
00:04:44Moi j'évite autant les commissariats que les policiers,
00:04:46évitent la librairie de Philippe.
00:04:47Mais vous savez combien il faut de bons flics
00:04:50pour changer une ampoule ?
00:04:52Je vous dis ça, quand un bon flic aura changé quoi que ce soit.
00:04:57Si on veut parler d'armes à feu à Bordeaux,
00:04:58des membres de la Bastille bordelaise
00:04:59ont été arrêtés en 2023 en Italie pour possession
00:05:01après avoir attaqué un bar.
00:05:03Hurmi préfère armer la police
00:05:04plutôt que désarmer les fachos, c'est dommage.
00:05:07C'est marrant parce que la Bastille,
00:05:08on sait où ils sont, on sait ce qu'ils font,
00:05:09ils sont armés, ils sont dangereux,
00:05:10ils font des ratonnades,
00:05:11ils attaquent le cortège de la Pragne,
00:05:12mais à aucun moment il s'agirait de demander leur dissolution.
00:05:14On a des néo-nazis à Bordeaux
00:05:16et Hurmi qui s'en fout.
00:05:18Pardon, j'ai dit néo-nazis,
00:05:19ils préfèrent dire néo-fascistes.
00:05:20Il ne faut pas mégenrer des mecs trans-hommes.
00:05:23D'ailleurs, si vous voulez,
00:05:24les pronoms des mecs de la Bastille,
00:05:26ce n'est pas il ou il, c'est hi.
00:05:30Je me rends compte que j'ai lancé un sujet bien tendu,
00:05:32en plus leurs locaux, ils ne sont pas loin.
00:05:34Pour détendre les bosseurs,
00:05:35c'est des infos rigolotes sur les municipales,
00:05:37peut-être que certains sont déjà au courant,
00:05:38mais en 2001, au municipal de Marseille,
00:05:41un des candidats à la mairie,
00:05:42c'est un teckel du nom de Saucisse.
00:05:45Après, tu me diras, c'est cohérent,
00:05:46prise dans celle, il y a bien des blaireaux.
00:05:49Il n'a pas gagné.
00:05:50Et malheureusement, Saucisse a été égléboussé par un scandale.
00:05:52Il a été surpris en train de renifier les fesses
00:05:54de Jean-Claude Godin, son adversaire,
00:05:56ce qui marqua donc la fin de sa guerre politique,
00:05:58mais la naissance d'une belle amitié
00:06:00avec Jean-Marc Morandini.
00:06:02En vrai, de vrai, Saucisse,
00:06:04il a fait 4,5% en élections.
00:06:06Si on fait moins, je te préviens,
00:06:08Philippe, pour les prochaines élections,
00:06:09on te met des oreilles de chat et tu t'appelleras gribouille.
00:06:13C'est cool de chercher des trucs
00:06:14un peu loufoques sur les élections,
00:06:15ça détend.
00:06:16Et en grattant, on peut découvrir des choses sur des candidats.
00:06:18et j'ai découvert un scoop.
00:06:19J'ai un scoop, nous avons au sein de notre liste
00:06:21un dangereux criminel.
00:06:23Philippe Poutou, arrêté par la police
00:06:25en 2017 au salon de l'auto
00:06:27pour avoir collé des stickers sur une Mustang.
00:06:30C'est inémissible.
00:06:30Monsieur Poutou, est-ce que vous condamnez les violences ?
00:06:34Cette pauvre Mustang qui allait être achetée
00:06:35par un ouvrier qui a travaillé toute sa vie
00:06:37pour se la payer,
00:06:37c'est quand même la preuve de la violence
00:06:39de la strade gauche.
00:06:40Je suis désolé, mais moi,
00:06:41en tant que colistier,
00:06:42je suis obligé de te sanctionner, Philippe.
00:06:44Avec effet immédiat,
00:06:45à partir d'aujourd'hui,
00:06:46tu n'as plus le droit de venir à la librairie
00:06:48en Mustang.
00:06:49Voilà.
00:06:50Tu ferais du couvret dans le salle de Cazenave.
00:06:53En vrai, j'ai vu que t'es arrivé en vélo.
00:06:55Madame, à partir de maintenant,
00:06:57tu ne peux plus garder ton vélo devant la librairie ?
00:06:59En fait, je vous explique,
00:07:01on en a parlé avec les copains.
00:07:02Et en fait, des fois, c'est gène.
00:07:04On ne peut pas poser nos bières
00:07:04sur le rebord avec lui.
00:07:07Bon, ça ne serait pas
00:07:08que tu fasses société aussi, Philippe, quand même.
00:07:11Merci d'avoir écouté, les amis.
00:07:12Pour terminer, je tiens à remercier sincèrement
00:07:13tous les camarades que j'ai pu rencontrer
00:07:14en me lançant avec vous dans cette campagne.
00:07:16Qu'importe le résultat de dimanche,
00:07:18en vrai, ce n'est pas la finalité.
00:07:19La finalité, c'est la lutte
00:07:20et à continuer après les élections.
00:07:22Et je pense que vous êtes tous
00:07:23et toutes fiers de vous.
00:07:25La qualité de votre engagement
00:07:26n'est n'égale que la beauté
00:07:27de vos convictions.
00:07:28Je vous kiffe, les potes.
00:07:30On se retrouve au comptoir.
00:07:31Merci beaucoup.
00:07:33Applaudissements
00:07:34Applaudissements
00:07:42Bon, moi, ça sera beaucoup moins de vous, là.
00:07:48Je vais revenir un peu
00:07:49sur le pourquoi du comment de notre liste
00:07:52et puis en avant pour dire
00:07:55dans quelle situation on est.
00:07:57Alors, vous le savez,
00:07:58la situation internationale,
00:07:59elle est particulièrement chaotique.
00:08:01Il suffit d'allumer
00:08:01la question d'information en continu
00:08:03pour s'en rendre compte
00:08:05entre les attaques au Moyen-Orient,
00:08:08les attaques sur l'Iran
00:08:09des USA et d'Israël,
00:08:11le génocide à Gaza,
00:08:13la guerre en Ukraine
00:08:14qui commence à durer,
00:08:15la flambée des régimes autoritaires
00:08:17et la montée des idées réactionnaires,
00:08:18sans parler, bien évidemment,
00:08:19des crises écologiques, sociales.
00:08:22Tout s'aggrave.
00:08:23Et puis, il y a un truc en commun,
00:08:27c'est que c'est le capitalisme
00:08:28dans toute sa splendeur
00:08:29qu'on voit se développer.
00:08:31En France, c'est pas bien meilleur.
00:08:33Ça fait quand même quelques années
00:08:35qu'on assiste à la montée
00:08:37des extrêmes droites,
00:08:39de leurs idées,
00:08:40qui sont bien relayées
00:08:41par les droites traditionnelles,
00:08:43entre les Darmanins,
00:08:44les Rotaillots, etc.
00:08:46On n'a pas...
00:08:47Macron qui voulait faire barrage
00:08:48à l'extrême droite
00:08:49a fait barrage à rien du tout
00:08:50et au contraire a bien accompagné
00:08:51cette extrême droite grandissante.
00:08:54On a aussi les chaînes d'info,
00:08:55que vous connaissez tous,
00:08:56les chaînes Bolloré,
00:08:57avec toute cette propagande
00:08:59qu'on a à longueur de temps
00:09:01dans la presse,
00:09:02dans la presse écrite,
00:09:03dans les médias.
00:09:04Et il n'y a pas beaucoup
00:09:05de contre-feu possible en ce moment.
00:09:07Donc, ces derniers temps,
00:09:09d'ailleurs, on a vu
00:09:10une offensive politique et médiatique
00:09:12extrêmement violente.
00:09:13Alors, ça a été,
00:09:14dans un premier temps,
00:09:16les attaques de la gauche radicale
00:09:18suite au génocide d'Israël
00:09:20sur Gaza.
00:09:21Là, on était tous antisémites.
00:09:23Donc, là, c'était...
00:09:24Les choses étaient inversées.
00:09:25Il n'y avait plus d'antisémites
00:09:27à l'extrême droite.
00:09:27C'était la gauche radicale.
00:09:29Alors, ça a été en première ligne.
00:09:30Ça a été la FI.
00:09:31Mais derrière la FI,
00:09:32c'est tout un camp qui est visé.
00:09:34Et puis là,
00:09:35dernièrement,
00:09:36avec la mort du néo-fasciste
00:09:39à Lyon,
00:09:40et bien maintenant,
00:09:41on est des fascistes.
00:09:42On est le nouveau visage du fascisme.
00:09:44C'est plus...
00:09:44Les choses sont vraiment inversées.
00:09:47Et donc, on est dans ce climat
00:09:49bien nauséabond.
00:09:50Et puis, ceux qui sont attaqués,
00:09:52c'est ceux qui se révoltent,
00:09:54ceux qui font des mouvements sociaux.
00:09:56C'est des militants,
00:09:57militantes antifascistes.
00:09:58C'est toutes celles et ceux
00:09:59qui se battent
00:10:00pour plus de justice sociale,
00:10:01pour l'égalité,
00:10:02pour l'écologie.
00:10:03On se rend compte que, voilà,
00:10:03c'est des répressions policières,
00:10:06c'est des répressions juridiques.
00:10:08Donc, on est quand même
00:10:09dans un climat, voilà,
00:10:10pas facile.
00:10:12Et les élections municipales,
00:10:13elles s'inscrivent dans ce climat-là.
00:10:16Donc, dans un climat aussi
00:10:17de résignation.
00:10:18C'est-à-dire qu'il y en a quand même
00:10:19plein qui se disent,
00:10:20bon, ben maintenant,
00:10:20comment est-ce qu'on peut lutter ?
00:10:21Comment est-ce que c'est possible
00:10:23de faire quelque chose ?
00:10:24Alors, nous,
00:10:25on avait l'expérience,
00:10:26en 2020,
00:10:27des élections,
00:10:29donc, on a eu,
00:10:30avec Bordeaux en lutte,
00:10:32on avait fait une liste unitaire
00:10:33avec la France Insoumise
00:10:34et puis plein d'autres,
00:10:35plein de gens
00:10:36des mouvements sociaux.
00:10:38Sauf que, en 2020,
00:10:39il y avait la réforme des retraites
00:10:41et il y avait surtout
00:10:42une grosse mobilisation
00:10:43avec des grosses manifs
00:10:44et qu'il y avait
00:10:44tout cet engouement.
00:10:46On s'était dit, bon,
00:10:47peut-être qu'on va pouvoir
00:10:48faire basculer le gouvernement,
00:10:49peut-être qu'il y a encore
00:10:50un point d'accroche.
00:10:51Bon, on s'est cassé la chaleur,
00:10:53mais on avait quand même réussi
00:10:55à créer une liste,
00:10:56il y avait une dynamique
00:10:57et c'était vraiment chouette.
00:10:58Là, on est six ans plus tard
00:10:59et puis, ben,
00:11:00le climat,
00:11:01c'est pas le même,
00:11:01en fin de compte.
00:11:01Et on a perdu,
00:11:03on a perdu sur plein de mobilisations,
00:11:05on a perdu des acquis.
00:11:08Et même s'il y a eu
00:11:09quelques mouvements,
00:11:10bien évidemment,
00:11:11il y a eu le mouvement
00:11:11Bloquantou en septembre 2025.
00:11:14Pareil, on y a cru,
00:11:15puis ça s'est facilement essoufflé.
00:11:18Heureusement,
00:11:18il y a eu le 8 mars,
00:11:19dernièrement,
00:11:20avec des mobilisations
00:11:21qui ont été énormes
00:11:23pour les droits des femmes
00:11:24et peut-être que, justement,
00:11:26ça viendra des mouvements féministes,
00:11:27aussi, cette révolte.
00:11:28Il y avait plus de 12 000 personnes
00:11:30à Bordeaux,
00:11:30c'était dynamique,
00:11:31c'était très jeune.
00:11:32Donc ça, c'est vraiment
00:11:33le côté très positif
00:11:34et c'est ce qui nous permet
00:11:35de garder espoir aussi.
00:11:37Et donc, voilà,
00:11:38dans ce climat de résignation,
00:11:40de fatigue,
00:11:40il y a beaucoup de gens
00:11:41qui se demandent
00:11:41comment est-ce qu'on peut
00:11:42gagner encore des batailles,
00:11:43comment est-ce qu'on peut
00:11:44encore gagner des acquis
00:11:46qu'on perd depuis
00:11:48quand même pas mal de temps.
00:11:51Et il y a eu aussi
00:11:52un point de bascule
00:11:54sur le 17 février.
00:11:56Je pense que tout le monde
00:11:57vous en rappelez.
00:11:58à l'Assemblée Nationale
00:11:59où il y a eu
00:12:00une minute de silence
00:12:01pour ceux fascistes.
00:12:03Et là, on s'est dit
00:12:04mais c'est pas possible.
00:12:06Et il n'y a pas eu beaucoup,
00:12:08à part le groupe Pliot,
00:12:09qui n'est quand même
00:12:09pas un groupe de gauchistes,
00:12:11qui a dit que non,
00:12:12ils ne voulaient pas participer.
00:12:13C'est-à-dire qu'il y a eu
00:12:13une pression, je pense,
00:12:15très très importante,
00:12:16notamment au niveau de la FI,
00:12:18parce qu'ils étaient là,
00:12:19ils ont fait,
00:12:19ils se sont levés,
00:12:20ils ont fait la minute de silence,
00:12:21comme tous les autres groupes
00:12:22présents à l'Assemblée Nationale.
00:12:25Et il n'y a quand même
00:12:26jamais eu une minute de silence
00:12:27pour les morts dans la rue
00:12:29de la pauvreté,
00:12:30pour les migrants
00:12:31qui essaient de traverser
00:12:32la Méditerranée,
00:12:33pour toutes celles et ceux
00:12:34qui sont assassinés
00:12:36par l'extrême droite,
00:12:37par les violences policières,
00:12:38etc.
00:12:38Il n'y a jamais eu ça.
00:12:39Ça a été...
00:12:41Enfin voilà,
00:12:42on a senti qu'il y avait
00:12:43quand même quelque chose
00:12:44dans le climat
00:12:45quand on discutait
00:12:46avec les gens,
00:12:46en disant que c'était
00:12:47une sidération.
00:12:48Et je pense qu'il faut
00:12:49qu'on arrive à sortir
00:12:49de cette sidération,
00:12:50parce que sinon,
00:12:52on va se faire
00:12:52complètement écraser.
00:12:53Donc pour revenir
00:12:54aux élections municipales,
00:12:56on peut se demander
00:12:56pourquoi est-ce qu'on présenterait
00:12:58une liste dans ce climat-là,
00:13:01sachant que, bien évidemment,
00:13:02on n'est pas les seuls
00:13:03à gauche à présenter une liste.
00:13:04Il y a d'autres groupes,
00:13:05notamment d'autres groupes
00:13:06d'extrême-gauche,
00:13:07que ce soit Révolution Permanente,
00:13:09que ce soit le NPR,
00:13:10que ce soit Lutte Ouvrière
00:13:12et la France Insoumise,
00:13:13qui ne classent pas
00:13:14comme extrême-gauche,
00:13:16même si le gouvernement
00:13:17veut les caser
00:13:18dans l'extrême-gauche.
00:13:18Donc voilà, c'est des camarades,
00:13:21mais pas d'extrême-gauche
00:13:22en tous les cas.
00:13:23Et donc, dans ce climat-là,
00:13:26on peut se dire
00:13:26pourquoi est-ce qu'on se présente
00:13:28et nous on se dit
00:13:29qu'on s'est présenté
00:13:30parce que c'est encore important
00:13:32de faire vivre ces idées,
00:13:34parce que justement,
00:13:35il n'y a pas beaucoup d'espace
00:13:36pour les annoncer,
00:13:39pour dire qu'il y a un problème
00:13:41avec le capitalisme,
00:13:42qu'il y a un problème
00:13:42avec la fascisation de la société
00:13:44et qu'il va falloir
00:13:45faire une unité,
00:13:47faire du commun,
00:13:49faire tout ça
00:13:50pour pouvoir un peu résister
00:13:51à toute cette ambiance.
00:13:53Et donc, au début,
00:13:54notre objectif,
00:13:55c'était de faire
00:13:55une liste unitaire,
00:13:57une liste unitaire
00:13:58avec la France insoumise,
00:14:00comme ça s'était passé
00:14:01en 2020.
00:14:02Ça avait été possible,
00:14:03on a fait de longues discussions
00:14:05et ça n'a pas été possible
00:14:06parce qu'eux,
00:14:07ce qu'ils voulaient,
00:14:07c'était s'allier
00:14:08avec la majorité sortante
00:14:10et que nous,
00:14:10on avait dit
00:14:10ben non,
00:14:11non,
00:14:12on ne peut pas s'allier
00:14:13avec le PS,
00:14:14on les connaît,
00:14:14on les connaît par cœur
00:14:16et ils n'ont pas changé,
00:14:17ne changeons jamais
00:14:18et donc non,
00:14:19nous,
00:14:19on préfère faire une unité
00:14:21avec d'autres gens.
00:14:23Donc là,
00:14:23il y a le NPA
00:14:24qui est présent
00:14:24en tant que parti politique
00:14:25mais c'est le seul parti.
00:14:27Après,
00:14:28c'est des gens
00:14:28qui sont militants
00:14:30dans des associations.
00:14:31Alors nous,
00:14:31on n'aime pas parler
00:14:32de société civile
00:14:33parce que ça ne veut rien dire
00:14:33en fin de compte.
00:14:34Les gens,
00:14:34ils sont tous
00:14:34de la société civile.
00:14:36c'est-à-dire qu'après,
00:14:36il y a des militants,
00:14:38il y a des gens
00:14:40qui sont investis
00:14:41dans différents domaines
00:14:42et donc notre liste,
00:14:44elle est plurielle.
00:14:45Il y a des jeunes,
00:14:46il y a des moins jeunes,
00:14:47il y a des ouvriers,
00:14:49il y a des gens
00:14:50qui travaillent
00:14:51dans des cinémas,
00:14:52il y a des gens
00:14:52qui sont enseignants,
00:14:53qui sont dans la culture,
00:14:54qui sont un peu partout
00:14:56et on est assez contents,
00:14:58même très contents
00:14:58d'avoir pu faire cette liste
00:15:01parce que ça n'a pas été facile.
00:15:02On s'y est pris tardivement
00:15:04suite à nos discussions
00:15:07et puis il a fallu
00:15:08trouver 67 noms.
00:15:10Ça a été une lutte difficile
00:15:13et puis on s'est quand même
00:15:14rendu compte
00:15:14qu'il y avait des gens
00:15:15qui étaient sensibles
00:15:17aux idées
00:15:17qu'on pouvait développer
00:15:19et qui nous ont rejoints
00:15:20et donc c'est pour ça
00:15:21qu'on a eu
00:15:22un petit mois de campagne.
00:15:25On ne sait pas
00:15:26si on arrivera
00:15:27à aller au second tour.
00:15:29On l'espère,
00:15:29mais bon,
00:15:30on va être assez réaliste,
00:15:31les sondages sont
00:15:33moyennement positifs.
00:15:34Si on n'arrive pas,
00:15:35si on franchit
00:15:36les 5%,
00:15:37notre objectif
00:15:37c'est de demander
00:15:39une fusion peut-être
00:15:40avec la France insoumise
00:15:41s'ils n'ont pas envie
00:15:42de rentrer
00:15:43dans les exécutifs
00:15:45avec Urmic
00:15:46et puis sinon,
00:15:46ce n'est pas très grave
00:15:47parce qu'on a réussi
00:15:48à rencontrer
00:15:49plein de gens
00:15:50très chouettes
00:15:50à se dire
00:15:52que voilà,
00:15:53est-ce que ce sera possible
00:15:53de construire
00:15:54un après
00:15:55et c'est ça
00:15:56notre objectif
00:15:57de faire des mobilisations,
00:15:59de pouvoir
00:16:01faire des réunions
00:16:02dans les quartiers populaires,
00:16:04de pouvoir faire
00:16:04plein de choses
00:16:05et puis de continuer
00:16:06de dénoncer
00:16:06la politique
00:16:07que la gauche
00:16:08au pouvoir local
00:16:10n'a pas pu mener,
00:16:11c'est-à-dire qu'on se rend compte
00:16:12que 6 ans après
00:16:13l'élection d'Urmic,
00:16:15et bien dans les quartiers populaires
00:16:16il y a toujours
00:16:17la même misère,
00:16:17c'est toujours aussi difficile
00:16:18de trouver du travail,
00:16:21c'est toujours aussi difficile,
00:16:22il n'y a toujours pas
00:16:23de...
00:16:25de...
00:16:25comment ça s'appelle ?
00:16:27De trucs pour la santé.
00:16:30De dispensaires de santé,
00:16:31ce qu'on a réclamé
00:16:32pendant 6 ans,
00:16:33il n'y a toujours pas
00:16:36de...
00:16:39pour les logements,
00:16:40on n'a toujours pas réussi
00:16:41à loger
00:16:42toutes les personnes,
00:16:43etc.
00:16:44Donc voilà,
00:16:45on a un objectif,
00:16:46c'est de dire
00:16:47que la politique
00:16:48qui est menée
00:16:49elle n'est pas idéale
00:16:50en ce moment
00:16:51et qu'il va falloir lutter,
00:16:53qu'il va falloir faire bloc,
00:16:54qu'il va falloir réveiller
00:16:56l'antifascisme,
00:16:57le crier haut et fort
00:16:58qu'on ne se laissera pas faire,
00:17:00qu'on ne se résignera pas
00:17:02et que notre liste
00:17:04elle est féministe,
00:17:05éco-socialiste,
00:17:07antifasciste
00:17:07et qu'on continue de lutter.
00:17:25bonsoir à tous
00:17:26et à toutes
00:17:28dont je vais aborder
00:17:30le sujet
00:17:31des services publics.
00:17:33Alors,
00:17:34quel est le constat
00:17:35que l'on porte aujourd'hui
00:17:36et qu'est-ce que nous
00:17:37on entend par service public
00:17:38et qu'est-ce que ça devrait
00:17:40concerner en fait ?
00:17:41Alors,
00:17:42la santé,
00:17:44bien sûr,
00:17:45les transports,
00:17:46l'éducation,
00:17:48le logement,
00:17:49le social,
00:17:50l'alimentation,
00:17:52l'énergie.
00:17:53En fait,
00:17:55autant dire que
00:17:55qui que nous soyons
00:17:56dans cette salle
00:17:57et à Bordeaux,
00:17:58quel que soit notre âge,
00:18:00notre profil,
00:18:01notre parcours,
00:18:03on est tous concernés
00:18:04au quotidien
00:18:05par les services publics.
00:18:10Alors,
00:18:11excusez-moi.
00:18:18Qu'est-ce qui se passe
00:18:19en ce moment ?
00:18:20Qu'est-ce qu'on nous propose
00:18:20en guise de service public
00:18:21à Bordeaux ?
00:18:23Eh bien,
00:18:23déjà,
00:18:24on nous propose
00:18:24de la rigueur budgétaire
00:18:26et un non-accès
00:18:27aux services essentiels.
00:18:29Déjà,
00:18:30pour faire connaître,
00:18:30pour arriver à connaître
00:18:31ces droits,
00:18:32pas pour y accéder,
00:18:33rien que pour les connaître,
00:18:34ces droits,
00:18:35c'est déjà une bataille.
00:18:38Par exemple,
00:18:40si on n'a pas accès
00:18:42au numérique,
00:18:43si on est une personne âgée,
00:18:45si on ne parle pas bien
00:18:45le français,
00:18:46si on est une personne
00:18:47en marge,
00:18:48on ne va pas pouvoir
00:18:49facilement accéder
00:18:51à un rendez-vous
00:18:52se faire connaître
00:18:53et quand on y arrive,
00:18:55quand on arrive enfin
00:18:55à connaître à Croix,
00:18:57on a droit.
00:18:59Alors,
00:18:59il y a une autre bataille
00:19:00qui s'enchaîne
00:19:01et qui commence
00:19:02pour avoir un rendez-vous.
00:19:04Une fois que le dossier
00:19:05est constitué,
00:19:06on va avoir
00:19:07une liste d'attente
00:19:08interminable,
00:19:10insupportable,
00:19:10qui peut aller parfois
00:19:11jusqu'à des années
00:19:12pour pouvoir aboutir
00:19:14un dossier.
00:19:16Donc,
00:19:17les services essentiels,
00:19:18j'en veux comme exemple
00:19:19la fermeture
00:19:20ou la réduction
00:19:22des permanences
00:19:23de la CAF
00:19:24qui font que les traitements
00:19:25de dossiers
00:19:26se rallongent,
00:19:27l'obtention
00:19:28de rendez-vous également,
00:19:30la fermeture
00:19:31de certains bureaux
00:19:31de vote
00:19:32dans des quartiers.
00:19:34Alors,
00:19:34on virtualise,
00:19:36on dématérialise
00:19:37à tout vin,
00:19:38on réduit
00:19:38le nombre de salariés
00:19:39pendant ce temps-là
00:19:40en face.
00:19:41Il y a des gens
00:19:41qui sont dans la précarité,
00:19:43qui sont dans l'hyper-précarité
00:19:45et qui ne sont pas
00:19:47les numéros,
00:19:47qui attendent
00:19:48des rendez-vous,
00:19:49que des dossiers
00:19:50aboutissent.
00:19:51Eh bien,
00:19:52pendant qu'on essaye
00:19:54de faire avancer
00:19:55les dossiers
00:19:55par manque de salariés
00:19:56en face,
00:19:58ils essayent de survivre
00:19:59tout simplement.
00:20:01Ça,
00:20:01c'est insupportable.
00:20:04Alors,
00:20:04évidemment,
00:20:05quand on parle
00:20:05de services publics
00:20:06dans les grands débats,
00:20:07on pense tout de suite
00:20:08à l'hôpital.
00:20:09à l'hôpital public
00:20:10et à l'éducation.
00:20:13À l'éducation,
00:20:14à quoi on assiste
00:20:15depuis quelques années ?
00:20:17Alors,
00:20:17soit on veut se rendre
00:20:18à l'université
00:20:19ou faire des études
00:20:21et là aussi,
00:20:22on est face
00:20:23à des listes
00:20:23d'attente interminables,
00:20:24soit pour l'accès
00:20:25au cursus
00:20:26ou l'accès
00:20:27au logement étudiant.
00:20:29Bon,
00:20:29vous allez me dire,
00:20:30ce n'est pas
00:20:30une compétence municipale,
00:20:33mais pour tout service public,
00:20:35la ville peut s'élever
00:20:36et aller contre
00:20:38certaines décisions
00:20:39au niveau national.
00:20:41Mais,
00:20:42quand on se balade
00:20:43un peu
00:20:43sur les quais
00:20:44des Chartrons,
00:20:45qu'est-ce qu'on voit ?
00:20:46On voit fleurir
00:20:47des bâtiments
00:20:48avec de magnifiques
00:20:49écoles de commerce
00:20:51privées
00:20:52et dans ces écoles
00:20:53de commerce,
00:20:54vous n'allez pas apprendre
00:20:55à aller faire
00:20:56de l'humanitaire
00:20:56au fin fond
00:20:57de l'éthiopie,
00:20:58vous allez apprendre
00:20:59comment faire
00:21:00du bon management,
00:21:01du bon marketing,
00:21:03du bon commerce,
00:21:04apprendre la bonne logique
00:21:05de rentabilité.
00:21:07On déplore aussi,
00:21:08bien sûr,
00:21:09de façon générale,
00:21:10un désengagement
00:21:11financier chronique
00:21:12des services publics,
00:21:15la suppression
00:21:16des moyens matériels.
00:21:17Je pense aux lits
00:21:18d'hôpitaux,
00:21:19je pense aux places
00:21:20de crèches,
00:21:21à l'État,
00:21:22de certaines salles
00:21:23municipales,
00:21:24de certains locaux
00:21:25qui accueillent nos associations,
00:21:26au manque d'accès
00:21:27à Internet
00:21:28dans certains locaux
00:21:29et bien sûr,
00:21:31à la suppression,
00:21:32à la diminution chronique
00:21:33des moyens humains,
00:21:35le personnel aidant,
00:21:36le personnel soignant,
00:21:38les psychologues publics,
00:21:39je ne vous parle pas
00:21:40des longues files d'attente
00:21:42pour avoir des rendez-vous
00:21:43dans des structures
00:21:44comme les CMP,
00:21:46de suppression de postes
00:21:48des encadrants sociaux,
00:21:50des encadrants du handicap,
00:21:52on nous vend à tout va
00:21:54de l'inclusif,
00:21:55de l'accueil
00:21:56des personnes handicapées
00:21:58dans les cursus
00:21:59dits ordinaires,
00:22:00mais où sont les AESH,
00:22:02où sont les AESM
00:22:05disparus ?
00:22:06Alors,
00:22:07maintenant,
00:22:08qu'a fait la mairie ?
00:22:09Un petit bilan s'impose.
00:22:11Alors,
00:22:11en préambule,
00:22:12il paraîtrait,
00:22:13j'ai entendu,
00:22:14je ne sais pas
00:22:15si c'est vrai,
00:22:16que Bordeaux
00:22:17accueillerait
00:22:182000 nouveaux habitants
00:22:19par an.
00:22:19et pourtant,
00:22:22elle suit cette rigueur
00:22:23budgétaire
00:22:24qui est de mise
00:22:26au niveau national
00:22:27en appelant ça
00:22:28une responsabilité budgétaire.
00:22:32Elle a privilégié
00:22:33la logique de privatisation
00:22:35via la délégation
00:22:36de services publics,
00:22:37les concessions
00:22:40et les partenariats
00:22:41publics-privés.
00:22:43Elle a abandonné
00:22:44le tissu associatif
00:22:45en se désengageant
00:22:47financièrement
00:22:48et au niveau
00:22:49de l'accompagnement
00:22:50de ces structures
00:22:51alors que ces structures,
00:22:52elles remplissent
00:22:53des missions
00:22:53de services publics
00:22:55et qu'elles maintiennent
00:22:57souvent le lien,
00:22:58le dernier lien
00:22:58entre les gens
00:22:59dans les quartiers,
00:23:00les tiennent informés
00:23:01et leur donnent accès
00:23:02à une culture populaire
00:23:04variée
00:23:05pour toutes
00:23:05et pour tous.
00:23:08Et
00:23:08qu'ont fait
00:23:10nos collègues
00:23:12depuis 6 ans
00:23:13quand ils ont siégé
00:23:14à la mairie,
00:23:15ils ont tenté
00:23:15de s'opposer
00:23:16à tout ça,
00:23:17de dénoncer
00:23:18sans être vraiment
00:23:19entendus
00:23:20et ça
00:23:22voilà.
00:23:23Pour la continuation
00:23:24du combat,
00:23:26ce qu'on propose,
00:23:28enfin ce qu'on ne veut plus
00:23:29pour parler
00:23:32comme ça,
00:23:33on ne veut plus
00:23:34de délégation
00:23:35de services publics
00:23:36à des grandes entreprises
00:23:37qui font,
00:23:38qui sont dans une logique
00:23:40capitaliste
00:23:41100%.
00:23:42On ne veut plus
00:23:43de privatisation
00:23:44on ne veut plus
00:23:45de démantèlement
00:23:46des structures
00:23:46de proximité.
00:23:48Pour nous,
00:23:49les services publics
00:23:49doivent être
00:23:50avant tout
00:23:51inclusifs,
00:23:53anticapitalistes
00:23:53et démocratiques.
00:23:56on propose un plan
00:23:58d'urgence social
00:23:59pour plus de proximité,
00:24:01pour faire face
00:24:02à tous les âges,
00:24:03pour répondre
00:24:03aux besoins
00:24:04de tout le monde,
00:24:05quels que soient
00:24:06les profils,
00:24:07les origines,
00:24:08toutes les populations
00:24:09qui composent
00:24:10cette ville.
00:24:11On propose
00:24:12des régies publiques
00:24:13qui doivent être
00:24:14étendues non seulement,
00:24:16enfin qui doivent
00:24:16recouvrir le transport,
00:24:18la santé,
00:24:19l'agriculture,
00:24:20l'énergie,
00:24:21l'alimentation,
00:24:23ça a été fait
00:24:24pour l'eau,
00:24:25pour la gestion
00:24:26de l'eau
00:24:26dans Bordeaux-Métropole,
00:24:28la gestion
00:24:28du stade
00:24:29Matmut,
00:24:33Atlantique,
00:24:34Pacifique.
00:24:37Et il n'y a pas
00:24:37si longtemps,
00:24:38pour les plus âgés
00:24:39d'entre nous,
00:24:39la distribution
00:24:40d'électricité
00:24:41était publique aussi.
00:24:42Et si je ne m'abuse,
00:24:45l'électricité,
00:24:47sans ça,
00:24:48on ne fait pas
00:24:48grand-chose.
00:24:49On n'a pas accès
00:24:50au numérique,
00:24:51il y a plein de choses.
00:24:53Voilà.
00:24:55Donc tout ça,
00:24:55ce n'est pas une fatalité.
00:24:57Tous ces choix
00:24:57que nous impose
00:24:58la mairie
00:24:59depuis des années,
00:25:00c'est un choix politique
00:25:02et c'est une vision
00:25:03globale.
00:25:05Donc on veut
00:25:07des moyens supplémentaires
00:25:08pour redévelopper
00:25:09les associations
00:25:10du quartier,
00:25:11ce qui permettra
00:25:12le retour
00:25:13de la proximité,
00:25:14d'accès aux soins,
00:25:15à l'information,
00:25:16aux droits,
00:25:18et qui aura
00:25:19par conséquence,
00:25:20qui créera
00:25:21du rapprochement
00:25:22des populations
00:25:23par quartier,
00:25:24qui pourra
00:25:24s'informer,
00:25:27participer,
00:25:27rester vigilante.
00:25:29On veut rendre
00:25:30leur dignité
00:25:31au service public
00:25:31et regagner
00:25:32le respect
00:25:33qui est dû
00:25:33à toutes et à tous.
00:25:35Merci de m'avoir écoutée.
00:25:44Merci Johanna,
00:25:45je passe la parole
00:25:46à Jacques.
00:25:50Bonsoir à toutes
00:25:51et à tous.
00:25:52Bon,
00:25:52mais déjà,
00:25:53je vais démarrer
00:25:53par vous dire
00:25:54un truc basique,
00:25:56vraiment de chez basique,
00:25:57quoi,
00:25:57c'est qu'on vit
00:25:58dans une société
00:25:59où tout s'achète
00:26:00est tout se vend,
00:26:01et que donc,
00:26:02le problème numéro un
00:26:03est bien celui
00:26:04du partage des richesses,
00:26:05qui permettrait
00:26:06à chacun
00:26:06de vivre
00:26:07en pouvant se loger,
00:26:09se soigner,
00:26:10se nourrir,
00:26:11profiter des plaisirs
00:26:12de la vie.
00:26:13Donc,
00:26:14voilà,
00:26:14vu que je dois parler
00:26:15des problèmes
00:26:16de logement
00:26:17et de précarité,
00:26:18oui,
00:26:19tout ça,
00:26:19on se rend bien compte
00:26:20que j'imagine,
00:26:22parce que,
00:26:22comme je n'ai jamais
00:26:22été riche,
00:26:23et j'imagine
00:26:24que pour un riche,
00:26:25se loger,
00:26:26se soigner,
00:26:27se nourrir,
00:26:28prendre les vacances,
00:26:29ça ne doit pas être
00:26:30un problème,
00:26:31enfin,
00:26:31j'imagine,
00:26:31c'est ce qu'on m'a dit
00:26:32dans les bouquins,
00:26:34en tout cas.
00:26:35Et donc,
00:26:35je précise ça
00:26:36d'entrée,
00:26:38parce que,
00:26:39voilà.
00:26:40Alors,
00:26:40bien entendu,
00:26:41le partage des richesses
00:26:42est à mettre à chacun
00:26:44d'avoir un revenu
00:26:45pour vivre normalement,
00:26:47alors,
00:26:47quand je parle de revenu,
00:26:49c'est tous les revenus,
00:26:50que ce soit salaire
00:26:51quand on travaille,
00:26:53retraite,
00:26:53comme moi,
00:26:54quand on a une retraite,
00:26:55allocation,
00:26:55si on est au chômage,
00:26:58pension,
00:26:58si on est handicapé,
00:27:00bon,
00:27:00nous,
00:27:00on pense qu'il faudrait,
00:27:02vu la société actuelle,
00:27:03avoir au moins
00:27:042000 euros par mois
00:27:05pour vivre.
00:27:06Donc,
00:27:06je signale quand même
00:27:07qu'il y a 10 millions de gens
00:27:08sous le seuil de pauvreté,
00:27:10à 1000 euros par mois,
00:27:11et même certains,
00:27:12encore moins.
00:27:13Donc,
00:27:14vous voyez qu'on est quand même
00:27:15très loin,
00:27:16voilà,
00:27:17d'arriver à pouvoir
00:27:18vivre normalement,
00:27:20vivre normalement.
00:27:21Je ne parle pas
00:27:22de faire des folies.
00:27:24Et encore,
00:27:25bon,
00:27:25qu'il existe,
00:27:27il y a plein d'associations,
00:27:28justement,
00:27:29qui font des trucs.
00:27:30La semaine dernière,
00:27:31c'était la nouvelle collecte
00:27:33des restaurants du cœur.
00:27:34ça fait 40 ans,
00:27:3540 ans,
00:27:36qu'il existe
00:27:37les restaurants du cœur.
00:27:38J'imagine que Coluche,
00:27:39d'ailleurs,
00:27:40ils le disent eux-mêmes,
00:27:40d'ailleurs,
00:27:41si Coluche revenait,
00:27:44ça verrait du beau,
00:27:46comme on dit,
00:27:46quoi,
00:27:46parce que,
00:27:47voilà,
00:27:47c'est pas normal
00:27:48qu'il y ait des millions de gens
00:27:49dans un des pays
00:27:50les plus riches,
00:27:50quand même,
00:27:52comme est la France,
00:27:53qu'il y ait des millions de gens
00:27:54qui n'arrivent à vivre
00:27:55et survivre
00:27:56que par la générosité,
00:27:58par les assauts,
00:27:59alors,
00:27:59crois-en,
00:27:59mais c'est pas normal,
00:28:02quoi,
00:28:04c'est vraiment aberrant.
00:28:05Alors,
00:28:06bien entendu,
00:28:06on va me dire,
00:28:07oui,
00:28:07mais tous ces problèmes-là,
00:28:09bon,
00:28:09ces problèmes nationaux,
00:28:10ça ne concerne pas les mairies.
00:28:12Effectivement,
00:28:13c'est pas la mairie
00:28:14qui va augmenter les salaires,
00:28:15qui va augmenter les retraites.
00:28:17Alors,
00:28:17ceci dit,
00:28:18quand même,
00:28:19là,
00:28:19on n'est pas dans un petit village.
00:28:20On est quand même
00:28:21dans une des villes,
00:28:22bon,
00:28:23les plus importantes de France,
00:28:24une grande mairie,
00:28:25donc,
00:28:26et,
00:28:27bon,
00:28:27mais j'imagine que,
00:28:29voilà,
00:28:29une mairie,
00:28:30quand même,
00:28:30une grande ville,
00:28:31qui appartient à une métropole,
00:28:33il y a quand même
00:28:33à 8000 habitants,
00:28:35de la région aquitaine,
00:28:36la plus grande de France,
00:28:37et,
00:28:38bon,
00:28:38on peut se dire,
00:28:39quand même,
00:28:40que des mairies,
00:28:41quand même,
00:28:42dans des grandes villes comme ça,
00:28:44si une mairie,
00:28:46si on imagine,
00:28:47il faut avoir des imaginations,
00:28:49si elle se placait vraiment
00:28:50sur une politique
00:28:51vraiment de gauche,
00:28:52c'est-à-dire anticapitaliste,
00:28:54ben,
00:28:55elle pourrait avoir,
00:28:55quand même,
00:28:56elle pourrait faire,
00:28:57quand même,
00:28:57pas mal de choses.
00:28:58En tout cas,
00:28:59en plus,
00:28:59elle pourrait avoir un poids,
00:29:00même au niveau national,
00:29:02une mairie,
00:29:02d'une grande ville,
00:29:04comme ici,
00:29:05par exemple,
00:29:05qui va mettre en place
00:29:06la loi de réquisition,
00:29:08qui serait un truc minimum,
00:29:10quand même,
00:29:10quand on pense qu'il y a,
00:29:11il y a des dizaines de milliers
00:29:12de logements vides
00:29:13sur la métropole,
00:29:15il y en a 12 000,
00:29:15je crois,
00:29:16à Bordeaux,
00:29:17et il y a encore des gens
00:29:17qui meurent à la rue,
00:29:18encore la semaine dernière,
00:29:20il y a un gars de 52 ans
00:29:21qui meurent à la rue,
00:29:22à Bordeaux,
00:29:24qui a écrit un petit article
00:29:27en disant,
00:29:28voilà,
00:29:29il n'y avait pas de traces suspectes.
00:29:32Donc,
00:29:32j'imagine que pour eux,
00:29:33c'est le mort naturel.
00:29:35Un gars de 52 ans
00:29:36qui a trouvé mort dans la rue.
00:29:36Et bon,
00:29:38j'avonnais quand même
00:29:39un nouvel article
00:29:40pour nous expliquer,
00:29:41bon,
00:29:42je suis tout...
00:29:42Voilà,
00:29:44il a disparu des radars,
00:29:45quoi.
00:29:46Voilà,
00:29:46c'est...
00:29:47Et donc,
00:29:48oui,
00:29:48bon,
00:29:49pour en revenir,
00:29:49cette loi de réquisition,
00:29:52une grande ville
00:29:52qu'il appliquerait,
00:29:53ça pourrait avoir un impact
00:29:55au niveau national.
00:29:56Parce que,
00:29:57alors bien sûr,
00:29:57les mairies,
00:29:58ils nous disent,
00:29:59on n'a pas le droit,
00:30:00etc.,
00:30:00on va être attaqué par l'État.
00:30:01Mais oui,
00:30:02que l'État attaque
00:30:03la mairie de Bordeaux.
00:30:05Oui,
00:30:05d'accord.
00:30:06Oui,
00:30:06mais si on est vraiment de gauche,
00:30:07on va appliquer une politique.
00:30:09Parce que chaque fois,
00:30:09ils nous disent,
00:30:10on ne peut rien faire.
00:30:11Ce n'est pas de notre domaine,
00:30:12c'est le domaine de l'État.
00:30:13Et puis,
00:30:14si on fait ça,
00:30:14c'est interdit,
00:30:15on va être attaqué
00:30:16par la préfecture,
00:30:17etc.
00:30:18Donc,
00:30:18ils trouvent toujours le moyen
00:30:19pour dire,
00:30:20on ne peut pas appliquer
00:30:21une politique sociale.
00:30:22Par contre,
00:30:23pour mettre des caméras,
00:30:24pour armer la police,
00:30:26comme un défi d'une autre jour.
00:30:27Là, par contre,
00:30:28il y a les moyens.
00:30:29Là, par contre,
00:30:30ils n'ont pas de problème
00:30:31de l'égalité ou pas.
00:30:32Là, par contre,
00:30:33ils le font.
00:30:34Alors,
00:30:35donc,
00:30:35oui,
00:30:36ça voudrait dire aussi,
00:30:38mettre en place
00:30:38une vraie politique de gauche,
00:30:40une politique anticapitaliste
00:30:41et radicale,
00:30:43ce n'est pas un maire,
00:30:44c'est aussi un municipaux
00:30:45qui peut le faire tout seul.
00:30:46Ça voudrait dire aussi
00:30:48avoir la préoccupation
00:30:49de s'adresser à la population.
00:30:51Leur dire,
00:30:52voilà,
00:30:52on a été élus,
00:30:53on va amener cette politique-là,
00:30:54on va l'amener ensemble.
00:30:55On a besoin,
00:30:56en plus,
00:30:58tous les gens
00:30:58qui sont dans les associations,
00:31:00qui ont des compétences,
00:31:01qui ont des connaissances,
00:31:02et vraiment mettre en place
00:31:04vraiment une politique
00:31:05avec la population.
00:31:07Et sans compter
00:31:08que ça pourrait entraîner
00:31:10des effets d'enthousiasme
00:31:12dans les quartiers,
00:31:13s'il y avait des choses
00:31:13qui se mettaient en place
00:31:14au niveau social.
00:31:16Bon,
00:31:16voilà,
00:31:17c'est...
00:31:18Alors,
00:31:18oui,
00:31:19bon,
00:31:20après,
00:31:20il y a tous les domaines
00:31:22par rapport à la précarité,
00:31:24c'est-à-dire le logement,
00:31:25la santé,
00:31:26l'éducation,
00:31:27la culture,
00:31:28etc.
00:31:29Et je crois que tout ça,
00:31:31bon,
00:31:31parce qu'il existe
00:31:32plein d'expériences partout,
00:31:34que ce soit en France
00:31:35ou à Hure,
00:31:35d'ailleurs.
00:31:36Bon,
00:31:36les expériences
00:31:37de transport gratuit,
00:31:37par exemple.
00:31:38Quand on nous dit ici,
00:31:40on ne peut pas mettre
00:31:41transport gratuit,
00:31:42bon,
00:31:42ça coûte un pognon de dingue,
00:31:44etc.,
00:31:44comme dirait l'autre.
00:31:45Mais,
00:31:46sauf qu'il y a plein de villes
00:31:47où ça existe,
00:31:48alors des villes
00:31:49où c'est transport gratuit
00:31:50pour une partie des populations,
00:31:52mais il y a des villes
00:31:52où c'est pour tout le monde.
00:31:54Ces villes-là,
00:31:55il n'y a pas de chaos,
00:31:56il n'y a pas de faillite,
00:31:57elle fonctionne.
00:31:58Donc,
00:31:59si ça marche ailleurs,
00:32:00pourquoi ça ne marche pas
00:32:01avant ?
00:32:01Voilà,
00:32:02enfin,
00:32:02nous,
00:32:03on est simple
00:32:05et d'un autre façon
00:32:06de voir les choses,
00:32:07quoi.
00:32:07Si ça marche quelque part,
00:32:08ça devrait marcher ici aussi,
00:32:10quoi.
00:32:10Bon,
00:32:11pareil pour la santé,
00:32:12voilà,
00:32:12bon,
00:32:13ça existe dans certaines villes aussi,
00:32:14je connais une ville en Dordogne
00:32:16où ça existe,
00:32:17un dispensaire de santé communicale
00:32:21de la commune,
00:32:22quoi.
00:32:23C'est-à-dire où la commune
00:32:23embauche des infirmières,
00:32:25des toubibes,
00:32:26il y a même des toubibes,
00:32:27d'ailleurs,
00:32:27à certaines assauts,
00:32:28qui sont volontaires aussi,
00:32:30qui sont bénévoles
00:32:31pour faire tourner
00:32:32justement un dispensaire
00:32:34et ça marche.
00:32:35Donc,
00:32:35si ça marche ailleurs,
00:32:36ça pourrait marcher à Bordeaux
00:32:37et il y en aurait besoin en plus.
00:32:40Bon,
00:32:41un autre truc
00:32:42qui existe
00:32:43dans certaines villes,
00:32:44il y a des cantines solidaires
00:32:46où mise en place
00:32:48par des assauts
00:32:48ou mise en place
00:32:49par des communes,
00:32:50bon,
00:32:51ben,
00:32:51et ça marche.
00:32:53Et ça marche,
00:32:53ça permet,
00:32:54alors,
00:32:54c'est pas le reste du cœur
00:32:55que pour les pauvres.
00:32:56C'est les cantines solidaires
00:32:57où les gens
00:32:58qui ont les moyens,
00:32:58ben,
00:32:59ils vont payer 10 euros,
00:33:0015 euros.
00:33:01Ceux qui ont pas les moyens,
00:33:02ils paieront que 2 ou 3 euros.
00:33:04Ceux qui ont pas en rond,
00:33:05ben,
00:33:05ils pourront bouffer au moins
00:33:06parce que c'est important
00:33:07pour vivre.
00:33:08Et voilà,
00:33:09et ça fonctionne.
00:33:10Alors,
00:33:11bien sûr,
00:33:11c'est pas des trucs
00:33:12pour faire du fric.
00:33:14C'est pas des trucs
00:33:14qui vont faire
00:33:16qu'il y a des gens
00:33:17qui s'en mettront
00:33:17en plein les poches.
00:33:18Mais c'est un truc
00:33:18qui sera utile
00:33:19pour la population.
00:33:21Et donc,
00:33:22voilà,
00:33:23ben,
00:33:23tous ces exemples-là,
00:33:24bon,
00:33:25je voulais terminer là-dessus.
00:33:26Je voulais juste
00:33:26terminer par un exemple
00:33:28qui existe
00:33:28parce que c'est une des seuls
00:33:30que je connais d'ailleurs,
00:33:31même si c'est pas ici.
00:33:32C'est en Andalousie,
00:33:33la ville de Marina Leda.
00:33:35Alors,
00:33:35c'est une petite ville
00:33:36de 2000 et quelques habitants.
00:33:38C'est une ville agricole
00:33:39en Andalousie.
00:33:40C'est pas Bordeaux,
00:33:41bien sûr.
00:33:41Mais ça fait 50 ans
00:33:43qu'il y a une mairie
00:33:44anticapitaliste
00:33:46et qui applique.
00:33:48alors,
00:33:48j'ai plein de têtes
00:33:49les chiffres,
00:33:49mais les loyers,
00:33:50c'est 15 euros par mois,
00:33:51en fait,
00:33:51c'est comme ça.
00:33:53Et ça marche.
00:33:55Alors,
00:33:55bien sûr,
00:33:55on peut pas appliquer,
00:33:56on va pas dire,
00:33:57ouais,
00:33:57mais Bordeaux,
00:33:58200 quelques habitants,
00:34:00Marina Leda,
00:34:002000,
00:34:01bon,
00:34:01je dis pas qu'on peut appliquer
00:34:02tout ce qui se fait
00:34:03partout pareil.
00:34:04Mais il n'empêche que,
00:34:05voilà,
00:34:05s'il y a des choses
00:34:06qui se font comme ça
00:34:07et qui marchent,
00:34:08et le maire,
00:34:09d'ailleurs,
00:34:10de Marina Leda,
00:34:11je sais pas si c'est toujours
00:34:12le même,
00:34:12il a été élu pendant
00:34:15a priori,
00:34:16ben,
00:34:16c'est pas trop mal,
00:34:17comme un politique.
00:34:18Donc,
00:34:19je vais dire au maire
00:34:20de Hurmique,
00:34:21à Hurmique,
00:34:22mais,
00:34:22mettez un peu
00:34:23sur les politiques
00:34:24anticapitalistes,
00:34:24vous allez voir,
00:34:25ça fait pas fuir les gens.
00:34:27Bon,
00:34:27alors,
00:34:27je vais terminer dessus
00:34:28pour vous l'aider un peu.
00:34:29Merci.
00:34:42Carina,
00:34:42tu vas pouvoir
00:34:43développer
00:34:44notre programme
00:34:44de culture,
00:34:45maintenant.
00:34:49Non,
00:34:49à peine,
00:34:50à peine,
00:34:50on n'a pas de programme,
00:34:51justement,
00:34:52mais on a des idées.
00:34:55Justement,
00:34:56hier soir,
00:34:56alors,
00:34:57à propos de culture,
00:34:58on était avec Philippe
00:34:59au débat sur France 3,
00:35:00et on l'a encore vu,
00:35:02les sujets préférés
00:35:03des journalistes
00:35:04et des candidats
00:35:05sont la sécurité,
00:35:06les embouteillages,
00:35:08aménager les allées de tournis,
00:35:09on n'y parle jamais
00:35:11de culture.
00:35:11et lorsqu'on en parle,
00:35:13ça a été,
00:35:14il y a eu une allusion
00:35:14un petit moment,
00:35:15c'est en termes
00:35:16d'événementiel,
00:35:17d'attractivité,
00:35:18bref,
00:35:19on parle là,
00:35:20pas de culture,
00:35:21mais de communication
00:35:22et de marketing.
00:35:24Donc,
00:35:24déjà,
00:35:24nous,
00:35:25on pense qu'il y a
00:35:25des cultures
00:35:26et que toutes
00:35:27devraient pouvoir
00:35:28trouver leur expression
00:35:29à travers,
00:35:30entre autres,
00:35:31les arts,
00:35:32la musique,
00:35:33le théâtre,
00:35:33la littérature,
00:35:34le cinéma,
00:35:34la peinture,
00:35:35etc.
00:35:36Donc,
00:35:37quelles places sont les arts
00:35:38dans notre ville ?
00:35:40D'abord,
00:35:42bilan de la mairie.
00:35:43Là,
00:35:43on voit un gros décalage,
00:35:46mais énorme,
00:35:47entre le projet,
00:35:48entre les écrits
00:35:49et la réalité,
00:35:51notamment,
00:35:51on peut le voir
00:35:52très concrètement
00:35:53à travers le budget.
00:35:56Le projet culturel
00:35:58de la mairie,
00:35:59on aurait pu
00:35:59l'écrire nous-mêmes.
00:36:01Inclusivité,
00:36:02les habitants,
00:36:03les quartiers,
00:36:04etc.
00:36:05C'est extraordinaire.
00:36:06Et puis,
00:36:07par contre,
00:36:07quand on va fouiller
00:36:08un petit peu
00:36:09du côté des moyens
00:36:10qui sont donnés,
00:36:11là,
00:36:11ce n'est pas tout à fait
00:36:12la même chose.
00:36:14Déjà,
00:36:14alors,
00:36:15ça mériterait
00:36:15d'être vraiment
00:36:16très détaillé,
00:36:17mais là,
00:36:17en cinq minutes,
00:36:18l'idée,
00:36:19c'est aussi
00:36:19qu'on puisse échanger
00:36:20après,
00:36:20ça va être difficile.
00:36:22Déjà,
00:36:22l'aide accordée
00:36:23aux associations artistiques
00:36:25se partage
00:36:25entre un peu
00:36:26de fonctionnement
00:36:27et beaucoup
00:36:28d'appels à projets.
00:36:29Alors,
00:36:30ils appellent ça
00:36:30le FAE,
00:36:31c'est le Fonds d'aide
00:36:33à l'émergence
00:36:34et à l'expérimentation.
00:36:35Ça fait assez rêver.
00:36:37En réalité,
00:36:38ça précarise
00:36:39encore plus
00:36:39les artistes
00:36:40parce que sous ce joli nom,
00:36:42ce sont des appels
00:36:43à projets.
00:36:44Donc,
00:36:45on oblige
00:36:45les artistes,
00:36:46les compagnies,
00:36:48entre autres,
00:36:48mais pas que,
00:36:49les artistes plasticiens,
00:36:51photographes
00:36:52et tout le monde,
00:36:54à faire,
00:36:55alors,
00:36:55à monter des dossiers
00:36:56avec une neuve langue
00:36:57impossible,
00:36:59à faire des budgets
00:37:00qu'ils iront présenter
00:37:02en huit minutes,
00:37:03devant,
00:37:03c'est vrai ça,
00:37:04huit minutes chrono,
00:37:06devant des agents
00:37:07des services culturels
00:37:08qui présenteront
00:37:09en bloc
00:37:09au conseil municipal
00:37:11qui devra voter
00:37:12en bloc
00:37:13des aides
00:37:14sans en connaître
00:37:15les détails.
00:37:15Donc,
00:37:16nous,
00:37:17ce qu'on demande déjà,
00:37:18ce sont des aides
00:37:19pluriannuelles
00:37:20pour que les artistes
00:37:21créent en toute liberté.
00:37:23Ensuite,
00:37:24la mairie se vende
00:37:26d'un bilan
00:37:26sur l'éducation
00:37:27artistique
00:37:28et culturelle.
00:37:29Alors là,
00:37:30c'est intéressant
00:37:30parce qu'en plus,
00:37:32dans leur budget,
00:37:33ça arrive juste après
00:37:34la page
00:37:35sur l'accueil
00:37:36de l'étape
00:37:37du Tour de France
00:37:38cet été à Bordeaux.
00:37:40Alors,
00:37:40la dotation
00:37:41pour l'éducation
00:37:43artistique
00:37:43et culturelle
00:37:44est de 316 000 euros
00:37:46prévus en 2026
00:37:48pour l'année.
00:37:49En comparaison,
00:37:50pour 2026,
00:37:52le budget
00:37:52pour accueillir
00:37:53le Tour de France
00:37:54une journée,
00:37:54c'est 270 000 euros.
00:37:57Et alors,
00:37:58en plus,
00:37:58il y a déjà eu
00:37:59un vote
00:38:00fait l'année dernière
00:38:01sur l'accueil
00:38:02du Tour de France,
00:38:03donc de l'argent
00:38:04débloqué.
00:38:04D'après Philippe,
00:38:05c'est à peu près
00:38:06700 000 euros
00:38:07qui vont être débloqués
00:38:08pour une journée
00:38:10à Bordeaux
00:38:11en plein mois
00:38:12de juillet
00:38:13où les Bordelais
00:38:14ne sont pas là.
00:38:15Donc,
00:38:15en une journée,
00:38:15on va dépenser
00:38:16l'équivalent
00:38:17de deux années
00:38:18d'éducation
00:38:20artistique
00:38:21et culturelle.
00:38:22Donc,
00:38:23ce serait intéressant,
00:38:24bon,
00:38:25aussi sympathique
00:38:26et populaire
00:38:27soit l'événement,
00:38:28ça aurait été intéressant
00:38:29de demander
00:38:30à la population
00:38:31entre une journée
00:38:32de Tour de France
00:38:33et le doublement
00:38:34des actions
00:38:35d'éducation artistique
00:38:37ou deux années
00:38:39d'éducation artistique,
00:38:40ce qu'ils auraient choisi.
00:38:41Je ne suis pas sûre
00:38:42que c'est le Tour de France
00:38:43qui aurait remporté
00:38:44le concours.
00:38:47Autre problème,
00:38:48l'équipement.
00:38:50Alors,
00:38:50Bordeaux,
00:38:50on pourrait presque parler
00:38:52d'une exception culturelle
00:38:54bordelaise,
00:38:54tant les équipements
00:38:56sont faibles
00:38:57par rapport
00:38:57à d'autres villes
00:38:58comme Toulouse,
00:39:00Rennes,
00:39:01par exemple,
00:39:02y compris
00:39:02dans le centre-ville.
00:39:06il y a très peu
00:39:07de salles
00:39:08à Bordeaux.
00:39:09Il y a beaucoup
00:39:09de petites salles
00:39:11dans le privé,
00:39:12mais au niveau
00:39:13des équipements
00:39:15culturels,
00:39:15même dans le centre-ville,
00:39:17on est très en deçà
00:39:18de ce qui pourrait
00:39:19être fait.
00:39:20Alors,
00:39:20on ne parle même pas
00:39:20des quartiers
00:39:21ou des nouveaux quartiers,
00:39:22j'y reviendrai
00:39:23tout à l'heure.
00:39:25Donc,
00:39:26en fait,
00:39:28toutes ces salles,
00:39:29le peu de salles
00:39:31qui existent,
00:39:32théâtre,
00:39:32concerts,
00:39:33sont devenues
00:39:34très difficiles
00:39:35d'accès
00:39:35et aux artistes
00:39:37et au public.
00:39:38Il suffit d'ailleurs
00:39:39de discuter
00:39:40avec des personnes
00:39:42d'une ou deux générations
00:39:45où on apprend
00:39:46que,
00:39:46par exemple,
00:39:47on pouvait très facilement
00:39:49à 18-20 ans
00:39:51aller à Barbay
00:39:52faire un concert,
00:39:54enfin,
00:39:55les théâtres,
00:39:56c'est pareil.
00:39:57On pouvait aller
00:39:58dans les salles,
00:39:59monter son spectacle,
00:40:00enfin,
00:40:00voilà.
00:40:01Donc,
00:40:01là,
00:40:02c'est impossible
00:40:03maintenant.
00:40:04Donc,
00:40:05voilà.
00:40:06Par ailleurs,
00:40:06donc là,
00:40:07je parle du centre-ville,
00:40:09mais ça manque
00:40:11cruellement
00:40:12encore plus
00:40:13dans les quartiers populaires
00:40:15et dans les nouveaux quartiers.
00:40:16Exemple,
00:40:18Ginko,
00:40:18un camarade,
00:40:19Ginko,
00:40:20c'est 10 000 habitants,
00:40:21un camarade
00:40:22nous expliquait
00:40:23qu'il y avait
00:40:23un projet
00:40:24qui avait été prévu
00:40:25de salles multifonctions
00:40:27qui était très attendu
00:40:29par les habitants
00:40:30et le projet
00:40:31vient d'être abandonné.
00:40:32Il y a eu des courriers
00:40:34faits
00:40:35des habitants
00:40:36à la mairie,
00:40:37mais pour l'instant,
00:40:38il n'y a pas de réponse.
00:40:39C'est quand même
00:40:40assez hallucinant.
00:40:44Alors,
00:40:44autre exception culturelle
00:40:45bord de l'Est,
00:40:46quand même,
00:40:46c'est la métropole.
00:40:49moi,
00:40:49j'ai été interpellée
00:40:50par une personne
00:40:51de la direction régionale
00:40:52des affaires culturelles,
00:40:53c'est les représentants
00:40:54de l'État
00:40:56de la culture
00:40:57en Nouvelle-Aquitaine.
00:41:00Bordeaux,
00:41:01la métropole,
00:41:02donne quasiment pas,
00:41:03je ne sais même pas
00:41:04si il y a un service culture,
00:41:05d'ailleurs,
00:41:06ils donnent un peu d'argent
00:41:07comme ça,
00:41:08ils ont l'été métropolitain,
00:41:11voilà,
00:41:11mais ils donnent
00:41:12très très peu d'argent
00:41:13à la culture,
00:41:15alors qu'ils en ont,
00:41:16je crois,
00:41:17les compétences.
00:41:19Donc,
00:41:19voilà,
00:41:20nous,
00:41:20on en a déjà parlé
00:41:22à propos
00:41:23de démocratie directe,
00:41:26ce dont nous avons besoin,
00:41:28entre autres,
00:41:29moyens,
00:41:30mais ce sont surtout
00:41:31des lieux,
00:41:32des lieux
00:41:33beaux,
00:41:34agréables,
00:41:35où on pourrait se rencontrer,
00:41:36discuter,
00:41:37créer,
00:41:37échanger,
00:41:38des lieux d'art,
00:41:39mais aussi de démocratie directe,
00:41:41d'éducation populaire,
00:41:43d'échange,
00:41:44d'entraide.
00:41:45Il ne s'agit pas
00:41:46d'avoir un projet
00:41:48culturel,
00:41:49artistique,
00:41:49pour rendre la ville
00:41:51plus attractive,
00:41:52mais il s'agit véritablement
00:41:53de déployer des moyens
00:41:55pour que les cultures
00:41:56et les arts
00:41:56soient partout dans la ville
00:41:58et que la population
00:41:59puisse s'en emparer.
00:42:01Merci.
00:42:12Je vais passer le micro
00:42:13à Philippe Poutou
00:42:13et puis après,
00:42:14on essaiera d'avoir
00:42:14un petit temps d'échange.
00:42:17On n'a pas pu développer
00:42:18tout notre programme.
00:42:20Vous avez peut-être
00:42:20plein de questions
00:42:21pour savoir un peu
00:42:22ce qu'on défend,
00:42:23etc.
00:42:25Salut à toutes et tous.
00:42:26L'idée,
00:42:27c'est de discuter
00:42:29le plus largement possible.
00:42:31On devrait y arriver.
00:42:32On est suffisamment nombreux
00:42:33et pas trop nombreux
00:42:34pour pouvoir échanger
00:42:36un petit peu.
00:42:37Là,
00:42:37on arrive à la fin
00:42:38d'une campagne.
00:42:39Ça va vite,
00:42:40très vite.
00:42:41On a même l'impression
00:42:42qu'on n'a pas eu le temps
00:42:43de vraiment démarrer
00:42:44une autre campagne.
00:42:45C'est vrai qu'on est partis
00:42:46très en retard
00:42:47par rapport à d'autres.
00:42:50C'est un peu dommage
00:42:52pour nous
00:42:52parce qu'on a réussi
00:42:54à construire une équipe
00:42:55dans l'urgence,
00:42:56dans les difficultés,
00:42:57ce que disait Beatrice
00:42:59au début.
00:43:00Mais c'est quand même
00:43:01frustrant
00:43:02d'en être déjà à la fin,
00:43:03même si en même temps
00:43:04on sera content
00:43:05d'arriver à la fin.
00:43:07En sachant que,
00:43:08en fait,
00:43:08la campagne,
00:43:09c'est une séquence
00:43:09très particulière.
00:43:10C'est un moment
00:43:11où on est censé
00:43:12faire de la politique
00:43:13et c'est même
00:43:13les seuls moments
00:43:14où on est censé en faire.
00:43:16Il y a des politiciens
00:43:16professionnels,
00:43:17ils en font toute l'année
00:43:18et ils s'occupent
00:43:18de nos affaires
00:43:19toute l'année.
00:43:20Ils s'en occupent
00:43:21très bien.
00:43:22Mais nous,
00:43:23par contre,
00:43:23on est assez cons
00:43:24pour faire de la politique
00:43:25qu'à ce moment-là.
00:43:27Quand je dis nous,
00:43:27c'est la plupart d'entre nous.
00:43:29C'est là où on se retrouve,
00:43:30c'est là où on discute,
00:43:31c'est là où on réfléchit
00:43:31un petit peu.
00:43:32Mais qu'est-ce qu'on va faire,
00:43:33c'est qui qu'on va choisir,
00:43:34qui va nous représenter
00:43:35et tout ça.
00:43:35Enfin, voilà.
00:43:36Et on a même
00:43:36des super débats.
00:43:37Hier soir,
00:43:38c'était 4h3
00:43:39et la semaine dernière,
00:43:39c'était sur Sud-Ouest
00:43:40où là,
00:43:41on peut vraiment
00:43:41faire de la politique
00:43:42très largement
00:43:43avec tous les candidats
00:43:45qui ont plein d'idées
00:43:46et plein d'idées nouvelles.
00:43:53On fait de la politique
00:43:54en réalité très souvent
00:43:56et même au quotidien.
00:43:59Mais la difficulté qu'on a,
00:44:01et c'est en lien aussi
00:44:02avec le mandat
00:44:02qu'on vient de faire,
00:44:04c'est qu'on est d'abord
00:44:06en nombre plutôt faible
00:44:07et puis on sent bien
00:44:09qu'on manque
00:44:10de disponibilité,
00:44:13de capacité même
00:44:14à faire passer les choses.
00:44:16Et c'est d'autant plus
00:44:17dommageable là
00:44:18qu'on a vécu 6 ans
00:44:20au sein du conseil municipal
00:44:21et au sein du conseil métropole
00:44:23on était des élus
00:44:25anticapitalistes
00:44:25Evelyne et moi
00:44:26à la municipalité
00:44:27puis moi j'étais tout seul
00:44:28à la métropole
00:44:29ce qui n'est pas rigolo du tout
00:44:30parce qu'à la métropole
00:44:31il y a quand même
00:44:31103 conseillers
00:44:33et conseillères
00:44:33et quand on est tout seul
00:44:35sur 103
00:44:36c'est lourd à apporter
00:44:38et au conseil municipal
00:44:39on est 2 sur 65.
00:44:41Mais ce qu'on regrette beaucoup
00:44:44enfin plus ça va
00:44:45plus je le formule
00:44:46parce que là
00:44:47on arrive à la fin du mandat
00:44:48et à la fin de la campagne
00:44:49et il n'y a pas de nostalgie du tout
00:44:51il n'y a pas de regret
00:44:52enfin il n'y a pas de regret
00:44:53dans le sens où
00:44:53on a essayé de faire les choses
00:44:54on a essayé de faire le mieux possible
00:44:56mais c'est vrai
00:44:57qu'on peut quand même constater
00:44:58qu'il y a des tas de choses
00:44:59qu'on n'a pas été capable de faire
00:45:00et qu'on pourrait regretter
00:45:01de ne pas avoir été capable de le faire
00:45:03c'est à dire qu'en fait
00:45:04en étant élu
00:45:05dans un conseil
00:45:06comme le conseil municipal de Bordeaux
00:45:08ou le conseil de la métropole
00:45:09en fait on apprend énormément de choses
00:45:12on voit de près
00:45:13ce que c'est que la démocratie institutionnelle
00:45:17la démocratie de la république
00:45:18on voit de près
00:45:20à quel point
00:45:21ce n'est pas du tout démocratique
00:45:22on voit tous ces acteurs
00:45:24de la vie politique
00:45:25qui sont pour beaucoup
00:45:26complètement dépolitisés
00:45:28d'ailleurs ça devient
00:45:29des organes de gestion
00:45:31c'est tous des gestionnaires
00:45:32ils ne connaissent pas grand chose
00:45:34en politique
00:45:34d'ailleurs ils ne discutent jamais
00:45:35de choix politiques
00:45:36ça devient les parties de droite
00:45:38comme de gauche
00:45:39ça devient des concurrents
00:45:40et chacun ou chacune
00:45:42essaie de faire la démonstration
00:45:43que ce sont les meilleurs
00:45:44gestionnaires potentiels
00:45:45du système
00:45:47et c'est ce qu'ils font tout le temps
00:45:48et ils se disputent
00:45:49parce que voilà
00:45:50et puis d'ailleurs
00:45:50quand on discute budget
00:45:52ou quand on discute
00:45:53enfin quand eux
00:45:54ils discutent budget
00:45:54ou quand ils discutent
00:45:55des affaires
00:45:57de gestion courante
00:45:59ils reprennent tous
00:46:00à peu près le même vocabulaire
00:46:01vous savez
00:46:01c'est des histoires de déficit
00:46:03des histoires d'épargne
00:46:04des histoires de taux
00:46:06tout ce qui peut être
00:46:08les contraintes financières
00:46:09et en fait
00:46:09c'est très dépolitisant
00:46:11et on ne discute quasiment jamais
00:46:13de choix politiques
00:46:14et donc on ne discute
00:46:15en réalité
00:46:16quasiment jamais
00:46:17de la réalité
00:46:19de la vie des gens
00:46:20et donc du coup
00:46:21on se retrouve
00:46:22dans des discussions
00:46:22très déconnectées
00:46:24de tout ça
00:46:24et nous on essayait
00:46:26là-dedans
00:46:27de se repérer
00:46:28d'abord
00:46:28de savoir
00:46:30dans quel monde on était
00:46:31et puis comment
00:46:32on pouvait intervenir
00:46:32et ça on l'a appris
00:46:34un petit peu quand même
00:46:35mais là à la fin
00:46:36on se dit
00:46:37voilà on a commencé
00:46:38à apprendre
00:46:38on a vu des choses
00:46:39mais comment on transmet ça
00:46:41comment ce qu'on a fait là
00:46:42comment le temps
00:46:43qu'on y a passé
00:46:44parce qu'on est quand même
00:46:45beaucoup intervenu
00:46:46on a beaucoup lu
00:46:47on a été des bons élèves
00:46:49entre guillemets
00:46:49pas dans le sens
00:46:50qu'on essayait
00:46:51d'être des bons élus
00:46:52comme il l'était
00:46:52parce qu'on considère
00:46:53que ce n'est pas des bons élus
00:46:54de toute façon
00:46:54mais comment on peut
00:46:56faire un travail utile
00:46:57en tant que militant
00:46:57et militante anticapitaliste
00:46:59et comment on peut
00:47:01intervenir
00:47:01plutôt intelligemment
00:47:02ou plutôt finement
00:47:03c'est à dire pas
00:47:03en mettant le gauchiste
00:47:04qui fait ses grandes interventions
00:47:06anticapitalistes
00:47:06même si on l'est
00:47:07mais d'essayer
00:47:08d'avoir une utilité
00:47:09en fait
00:47:10d'essayer de critiquer
00:47:12pas d'être force de proposition
00:47:13parce que c'est con dire ça
00:47:15beaucoup disent ça
00:47:16force de proposition
00:47:18on s'en fout un peu
00:47:19de toute façon
00:47:19ils ne nous écoutent pas
00:47:19donc il ne faut pas
00:47:20s'affoler là dessus
00:47:21on peut très bien dire les choses
00:47:22ça ne sert pas à grand chose
00:47:23mais pas pour
00:47:24pas dans l'assemblée
00:47:25mais comment
00:47:26à l'extérieur de l'assemblée
00:47:28comment du côté
00:47:28des habitants
00:47:29des habitantes
00:47:29ou de la population
00:47:30ce qu'on peut y dire
00:47:31ça peut avoir une utilité
00:47:33une utilité dans le sens
00:47:34que ça pourrait donner envie
00:47:35aux gens
00:47:36de faire de la politique
00:47:37de s'occuper
00:47:38de leurs affaires
00:47:39elles et eux-mêmes
00:47:40et c'est ça
00:47:41qu'on voulait faire
00:47:42c'est à dire
00:47:44cette sorte d'aller-retour
00:47:45et puis qu'en fait
00:47:45ce qu'on pouvait y faire
00:47:47ce qu'on pouvait y exprimer
00:47:48que ça
00:47:49que ça ait une utilité
00:47:51que ça puisse être
00:47:52emparé par des gens
00:47:53et puis que du coup
00:47:54on arrive petit à petit
00:47:56à élargir en fait
00:47:57ou à politiser
00:47:58et puis aider
00:47:59à construire
00:48:00des outils militants
00:48:02au quotidien
00:48:03dans les quartiers
00:48:04enfin partout
00:48:04où on vit
00:48:05bon ça
00:48:06on n'a pas vraiment
00:48:07réussi à le faire
00:48:09parce que
00:48:10trop peu nombreux
00:48:11parce que trop peu disponibles
00:48:12parce que
00:48:13trop de choses
00:48:14qu'on a pu apprendre
00:48:16en peu de temps
00:48:17et voilà
00:48:17et puis il n'y a pas
00:48:18les outils
00:48:18qui permettent aujourd'hui
00:48:19de transmettre
00:48:20des expériences
00:48:21de faire circuler
00:48:22des informations
00:48:23voilà
00:48:23on a des réseaux sociaux
00:48:25vous connaissez ça
00:48:26on a appris
00:48:27à utiliser Insta
00:48:28on a appris à utiliser
00:48:30un peu plus Facebook
00:48:31même si c'est un peu
00:48:31de vieux maintenant
00:48:33mais des trucs comme ça
00:48:34donc d'essayer de communiquer
00:48:35on essaie
00:48:37les vieilles formules
00:48:38tract, affiche
00:48:39et tout ça
00:48:39mais voilà
00:48:39c'est aussi
00:48:40on a senti toute la limite
00:48:41que ça avait
00:48:42et c'est pourtant fondamental
00:48:43et maintenant
00:48:44qu'on arrive à la fin
00:48:45de cet épisode là
00:48:46à la fois à la fin
00:48:47du mandat
00:48:47et à la fin de la campagne
00:48:50encore une fois
00:48:51on aimerait bien
00:48:52que tout ce qu'on a pu faire
00:48:53tout ce qu'on a pu apprendre
00:48:54ce ne soit pas gaspillé
00:48:54ce ne soit pas perdre
00:48:56voilà
00:48:56et on a une petite prétention
00:48:58quand même
00:48:58c'est qu'on pense
00:48:59que si on n'y est pas là
00:49:01il n'y aura personne d'autre
00:49:02en fait
00:49:03c'est vrai que c'est potentiel
00:49:04de penser ça
00:49:06on a été
00:49:07on a essayé de faire
00:49:08d'être une opposition
00:49:09une opposition déterminée
00:49:11et en même temps
00:49:11une opposition utile
00:49:12une opposition constructive
00:49:13on a essayé de faire ça
00:49:14on n'a pas complètement réussi
00:49:15ça c'est certain
00:49:16mais là vu comment ça se présente
00:49:18si on n'est pas élu
00:49:19ce qui est une probabilité
00:49:22parce que vous savez
00:49:23que pour avoir des élus
00:49:24il faut faire 10%
00:49:25et on est assez loin
00:49:26des 10% dans les sondages
00:49:27alors on ne va pas
00:49:28on verra
00:49:28ça va vite venir
00:49:29dans trois jours
00:49:30on saura
00:49:31et on aurait bien aimé
00:49:32avoir des élus
00:49:33on aurait bien aimé
00:49:34continuer
00:49:34ce qu'on a fait
00:49:36et commencer à apprendre
00:49:38et voilà
00:49:39et on sait que
00:49:40ce qu'on tente
00:49:41dans cette campagne là
00:49:42ça serait plus facile
00:49:43si on avait des élus
00:49:44pour le continuer après
00:49:45parce que le fait
00:49:46d'être élu
00:49:47ça permet d'avoir
00:49:48une présence
00:49:48malgré tout
00:49:50malgré toutes les limites
00:49:50du système tel qu'il est
00:49:52malgré l'antidémocratisme
00:49:53profond
00:49:54des institutions
00:49:55n'empêche qu'être
00:49:56dans ces institutions là
00:49:58ça permet
00:49:59un peu
00:49:59vous le voyez
00:50:00avec les députés
00:50:01d'AFI au parlement
00:50:02ils ne servent pas
00:50:03à grand chose
00:50:03dans le sens
00:50:04où ça ne modifie pas
00:50:04les lois
00:50:05et par contre
00:50:06ça fait caisse de résonance
00:50:07et par contre
00:50:07ça aide
00:50:08à plein de gens
00:50:09à avoir confiance
00:50:10ou en tout cas
00:50:10à faire passer des idées
00:50:12de la colère
00:50:12et tout ça
00:50:12donc nous on essaie
00:50:13de jouer ce rôle là
00:50:14donc c'est pour ça
00:50:15que c'est important
00:50:16d'avoir des élus
00:50:16de ce point de vue là
00:50:17en tant que militant
00:50:18et en tant que
00:50:20combattant
00:50:20ou combattante
00:50:21qui se posent le problème
00:50:23de construire
00:50:25à la base
00:50:26des formes de résistance
00:50:28donc si on n'est pas élu
00:50:29si on n'est pas élu
00:50:32ah oui c'est un peu mieux
00:50:33comme ça
00:50:33mais bon
00:50:33c'est même un peu trop
00:50:34du coup non
00:50:35si on n'est pas
00:50:36si on n'a pas d'élu
00:50:37c'est pas dramatique
00:50:38c'est dommage
00:50:40mais pas dramatique
00:50:41il y aura d'autres élus
00:50:42des super élus de droite
00:50:43des super élus de gauche
00:50:45qui continueront à en faire
00:50:46ce qui s'allait faire
00:50:46je ne sais pas si vous avez
00:50:47vu le débat de France 3 hier
00:50:48vous avez une petite image
00:50:50de ce qui se passe
00:50:50dans un conseil
00:50:51en fait
00:50:53c'est globalement inintéressant
00:50:54mais si on n'a pas d'élu
00:50:55c'est pas dramatique
00:50:56mais après c'est comment
00:50:57on sait que ça va nous compliquer
00:50:59la vie
00:50:59parce que nous
00:50:59ce qu'on aimerait bien
00:51:01c'est qu'en fait
00:51:02cette séquence politique là
00:51:03on sait que c'est court
00:51:04voilà
00:51:05il y aura un vote
00:51:06mais à partir du 15
00:51:07bon peut-être pas à partir du 15
00:51:08parce qu'il y aura un deuxième tour
00:51:09il y aura un petit suspense
00:51:11est-ce que la gauche
00:51:11va garder le pouvoir
00:51:12enfin la gauche
00:51:13façon de parler
00:51:13est-ce que c'est la droite
00:51:15qui va réussir à revenir
00:51:16et tout ça
00:51:17bon on a une semaine de plus
00:51:18pour avoir ce petit suspense là
00:51:20et trouver une solution
00:51:21et à partir du 23
00:51:22qu'est-ce qu'on fait ?
00:51:25à Bordeaux
00:51:25comme dans plein de villes
00:51:27certainement
00:51:27il y en a qui sont contents
00:51:28d'autres qui sont déçus
00:51:29mais ça ne changera pas nos vies
00:51:30on a quand même
00:51:31une sacrée expérience
00:51:32il y a beaucoup de jeunes
00:51:33qui ont moins d'expérience
00:51:33que les vieux
00:51:34qu'on est pour certains
00:51:37en fait les élections
00:51:38c'est source de déception
00:51:40et puis ça fait toujours
00:51:42grandir des désillusions
00:51:43du désarroi
00:51:45et puis un discrédit
00:51:46du système
00:51:47et puis du coup
00:51:48elle est aussi
00:51:48une forme de résignation
00:51:49et nous ce qu'on aimerait bien
00:51:50c'est avoir une utilité
00:51:52si on n'est pas
00:51:52dans les conseils
00:51:53d'avoir une utilité
00:51:54dans le sens
00:51:55comment on peut
00:51:56avec l'expérience qu'on a
00:51:58avec ce qu'on a vécu
00:51:59aider à construire
00:52:00justement
00:52:01des collectifs
00:52:01au quotidien
00:52:02dans les quartiers
00:52:04et de faire de la politique
00:52:05et de ne pas arrêter
00:52:06en fait
00:52:06de continuer
00:52:07et de savoir
00:52:08que en fait
00:52:08c'est parce que nous
00:52:09on s'occupe de ces affaires là
00:52:10de nos affaires
00:52:11qu'on peut exercer une pression
00:52:12et qu'on peut peut-être
00:52:13à un moment donné
00:52:13changer la donne
00:52:14ça s'appelle des mobilisations
00:52:15ça s'appelle des luttes
00:52:16ça s'appelle
00:52:18sortir de l'électoralisme
00:52:19et considérer
00:52:20qu'en fait
00:52:21c'est à la population
00:52:22de faire de la politique
00:52:24et de se politiser
00:52:25et de démultiplier
00:52:27les cadres
00:52:28d'échange
00:52:28de discussion
00:52:29et à travers ces cadres
00:52:30d'échange
00:52:31de discussion
00:52:31c'est comment
00:52:32on apprend à se réorganiser
00:52:34nous-mêmes
00:52:34à reconstruire des outils
00:52:36qui sont des outils
00:52:37de lutte
00:52:38et des outils
00:52:39de pression
00:52:39pour changer les choses
00:52:40profondément
00:52:41et c'est ça qu'on aimerait faire
00:52:43donc l'élection va passer
00:52:44derrière
00:52:44quel moyen on aura
00:52:46donc c'est pour ça
00:52:46que ce meeting là
00:52:47c'est à la fois un meeting
00:52:49enfin
00:52:49on va dire
00:52:50parce qu'il faut le dire
00:52:51il faut voter pour nous
00:52:53voilà
00:52:54comme ça c'est fait
00:52:55on a fait la formule
00:52:56et c'est vrai
00:52:57qu'on aimerait bien
00:52:58parce que même moralement
00:52:59si on fait
00:52:59bon
00:53:00il y a l'histoire des 5%
00:53:02c'est un seuil 5%
00:53:06et quand on fait 5%
00:53:08on est remboursé
00:53:08de nos frais de campagne
00:53:10voilà
00:53:10donc ça c'est important
00:53:11surtout quand on est pauvre
00:53:12Jacques a parlé
00:53:15on imagine
00:53:17toujours
00:53:18c'est mieux
00:53:19quand on est remboursé
00:53:19en fait
00:53:19et ça fait moins
00:53:21de dettes
00:53:22par la suite
00:53:23mais au delà
00:53:24de cette question
00:53:25de remboursement
00:53:26des frais de campagne
00:53:27c'est moralement aussi
00:53:29quand on est
00:53:29des militants
00:53:30et des militantes
00:53:31quand on fait des choses
00:53:31plus on est
00:53:33haut
00:53:34ou moins on débat
00:53:36dans les résultats
00:53:37plus ça aide
00:53:38à garder le moral
00:53:39et puis ça peut aussi
00:53:40créer une petite dynamique
00:53:41pour faire la suite
00:53:42et on a besoin de ça
00:53:42et après évidemment
00:53:44la barre des 10
00:53:45ça c'est autre chose
00:53:46si on l'atteint
00:53:46tant mieux
00:53:47sachez que si on a des élus
00:53:48on y va
00:53:48on va pas
00:53:49on va pas
00:53:50se défausser
00:53:51mais bon voilà
00:53:53le problème
00:53:54qu'on a envie de poser
00:53:55c'est celui-là
00:53:56c'est que quoi qu'il arrive
00:53:57comment on fait
00:53:58perdurer les choses
00:53:59comment on garde
00:54:00des relations
00:54:01et nous
00:54:02cette réunion-là
00:54:03elle peut servir à ça
00:54:04et puis en sachant bien
00:54:05que c'est pas que nous
00:54:06c'est de voir comment
00:54:07on peut aussi
00:54:08combattre
00:54:09dans les mouvements militants
00:54:11parmi nous
00:54:12toute forme de sectarisme
00:54:14toute forme d'esprit boutiquier
00:54:15parce que vous avez vu
00:54:16cette élection-là
00:54:17elle est aussi marquée
00:54:17quand même à Bordeaux
00:54:18par 5 candidatures
00:54:20de gauche
00:54:20dites radicales
00:54:22ce qui est
00:54:22assez problématique
00:54:23en réalité
00:54:24c'est le reflet aussi
00:54:26de divergences réelles
00:54:27de divergences politiques
00:54:28de divergences de pratiques militantes
00:54:30mais c'est aussi
00:54:31la démonstration
00:54:32d'une incapacité
00:54:33des milieux militants
00:54:34de pouvoir
00:54:35à un moment donné
00:54:36agir ensemble
00:54:37et construire ensemble
00:54:38et puis éviter
00:54:39un gaspillage militant
00:54:40qui est réel
00:54:41donc il faut aussi
00:54:42arriver à se sortir de ça
00:54:43donc c'est un peu tout ça
00:54:44qu'on voudrait exprimer
00:54:45dans cette fin de campagne
00:54:46et on espère en tout cas
00:54:48qu'il y aura
00:54:49une suite
00:54:50et qu'on pourra
00:54:51agir les uns
00:54:52et les unes
00:54:52et les autres
00:54:53pour
00:54:55construire vraiment
00:54:56quelque chose
00:54:56qui puisse changer la donne
00:54:58voilà on peut finir comme ça
00:54:59ça vous va
00:54:59et puis
00:55:10donc comme je le disais au début
00:55:11l'idée c'est de faire
00:55:12un échange avec vous
00:55:13on peut peut-être se dire
00:55:14une demi-heure
00:55:14trois quarts d'heure
00:55:15on a le temps quand même
00:55:16après de grignoter ensemble
00:55:17et de boire quelque chose
00:55:19donc on va faire passer
00:55:20les micros
00:55:21si
00:55:24il y en a trois
00:55:26on est hyper riches
00:55:29donc voilà
00:55:29si vous avez des
00:55:30des questions
00:55:31des interrogations
00:55:32et voilà
00:55:38alors bonsoir
00:55:39merci beaucoup
00:55:39déjà je voulais vous dire
00:55:41que j'ai trouvé ça
00:55:41très impressionnant
00:55:42j'étais venue au premier meeting
00:55:44et je suis contente
00:55:45de pouvoir être présente
00:55:46au deuxième
00:55:49j'avais deux petites questions
00:55:50qui se rejoignent
00:55:53je voulais savoir
00:55:54de pouvoir y entreprendre
00:55:55lors de votre potentiel mandat
00:56:00les mesures
00:56:01pour la cause animale
00:56:03et si vous pouviez
00:56:05monsieur
00:56:06vous tout préciser
00:56:08ce que vous avez voulu dire
00:56:09sur Instagram
00:56:11quand vous expliquiez
00:56:13l'indépendance
00:56:14des associations
00:56:14à l'égard des organisations
00:56:16politiques
00:56:16est primordiale
00:56:18de même que l'inverse
00:56:19ne pensez-vous pas
00:56:21que
00:56:22c'est important
00:56:23d'avoir le soutien
00:56:24des associations
00:56:25plus ou moins connues
00:56:26et que donc
00:56:27si vous ne l'avez pas
00:56:28ça peut peut-être
00:56:29vous porter défaut
00:56:30de ce qu'ils pourraient dire
00:56:31derrière
00:56:33voilà
00:56:35merci beaucoup
00:56:40on répond comme ça
00:56:41ou il y a d'autres questions
00:56:45ça fait référence
00:56:46à un incident de campagne
00:56:48on en a eu d'autres
00:56:49mais il y a celui-là
00:56:51avec L214
00:56:53L214 nous a envoyé
00:56:54plus de 100 mails
00:56:56en deux semaines
00:56:57ils ont une charte
00:56:58comme beaucoup
00:56:58d'autres associations
00:56:59et ce qui est justement
00:57:00ça fait le lien
00:57:01avec ce que je disais
00:57:01tout à l'heure
00:57:02c'est qu'en fait
00:57:03pendant les campagnes électorales
00:57:04qui durent très peu de temps
00:57:05deux ou trois semaines
00:57:06on va dire
00:57:06tout le monde se réveille
00:57:07les associations se réveillent
00:57:09tout le monde se réveille
00:57:10voilà
00:57:10on fait de la politique
00:57:11allez hop
00:57:11on y va
00:57:12des mails
00:57:12on a une charte
00:57:13si vous pouviez la signer
00:57:15ce serait bien
00:57:15puis si vous ne la signez pas
00:57:17ce n'est pas grave
00:57:17mais nous on vous note
00:57:18et donc c'est un système
00:57:20de notation
00:57:21et de validation
00:57:22d'invalidation
00:57:23des candidatures
00:57:24par les associations
00:57:25beaucoup pratiquent ça
00:57:27et on est sollicité
00:57:28par énormément
00:57:30comme on est
00:57:31une petite orga
00:57:31on est moins sollicité
00:57:32on doute que d'autres orgas
00:57:33par exemple
00:57:34le MEDEF
00:57:34nous a rien demandé
00:57:38si en plus
00:57:38si le MEDEF
00:57:39a demandé quelque chose
00:57:41et le MEDEF
00:57:42je crois qu'on n'a pas répondu
00:57:44mais la difficulté qu'on a
00:57:45c'est qu'il y a plein de choses
00:57:46qu'on aimerait faire
00:57:46et là ça rejoint complètement
00:57:49ce que je disais tout à l'heure
00:57:49c'est qu'on est en manque
00:57:51de moyens humains
00:57:51et on ne peut pas répondre
00:57:52à toutes les sollicitations
00:57:53c'est dommage
00:57:54puisqu'il y a plein d'associations
00:57:55dont on partage beaucoup
00:57:56ou en tout cas
00:57:57il y a plein d'associations
00:57:59dont on est solidaire
00:58:00de leur implication
00:58:01ou des luttes qu'elles mènent
00:58:03et là L214
00:58:04ça s'est passé
00:58:04de manière un peu particulière
00:58:05on a d'autres associations
00:58:07qui nous mettent la pression
00:58:08qui disent
00:58:08oui si vous ne faites pas
00:58:09vous aurez une mauvaise note
00:58:10ça serait dommage pour vous
00:58:11et tout ça
00:58:12et L214
00:58:13ils nous ont mal noté
00:58:15et ils ont fait
00:58:15une opération de com
00:58:16en disant
00:58:17qu'on était les candidats
00:58:17de la honte
00:58:18parce qu'on n'avait pas
00:58:19signé leur charte
00:58:20et donc on serait responsable
00:58:23de la mort
00:58:24d'énormément d'animaux
00:58:26en tout cas
00:58:27on serait indifférent
00:58:28ce qui est d'une hypocrisie dingue
00:58:30parce que L214
00:58:31moi je suis candidat
00:58:31depuis un petit moment
00:58:32sur plein d'élections
00:58:33et on a signé
00:58:34plein de fois leur charte
00:58:35on a défendu
00:58:37et on est sur des positions
00:58:38dispécistes
00:58:39très connues
00:58:39du côté du NPA
00:58:40et donc ils ont fait
00:58:41comme si tout ça
00:58:42ça n'existait pas
00:58:43ils ont fait comme s'ils
00:58:43ignoraient nos combats
00:58:44nos idées
00:58:45et ils ont dit
00:58:47le RN
00:58:48reconquête
00:58:49le NPA
00:58:49même combat
00:58:51même honte
00:58:52et là on a dit
00:58:53c'est abusé quand même
00:58:54donc là c'est un problème
00:58:56qui n'est pas grave
00:58:57après nous on leur a proposé
00:58:58de se rencontrer
00:58:59de discuter
00:58:59mais surtout ce qu'on a dit
00:59:00c'est qu'on était 6 ans
00:59:01au conseil
00:59:02et jamais personne
00:59:04est venu nous aider
00:59:04alors que nous
00:59:05on en appelait
00:59:05au soutien
00:59:06au relation
00:59:07on est même
00:59:07on est intervenu
00:59:08je suis intervenu
00:59:09dans les conseils
00:59:10contre la souffrance animale
00:59:11plein d'occasions
00:59:12enfin plusieurs occasions
00:59:14et là c'est comme si
00:59:15tout ce qu'on avait fait
00:59:16c'était pas écouté
00:59:17et puis là
00:59:18au moment d'une élection
00:59:19on nous dit
00:59:19vous êtes pas bon
00:59:20bon pourquoi pas
00:59:21c'est le droit aussi
00:59:22à chacun et à chacune
00:59:23de faire ce genre de choses là
00:59:24mais quand je parle d'indépendance
00:59:25c'est ça en fait
00:59:27une association
00:59:28elle a tout intérêt
00:59:30à être indépendante
00:59:31politiquement
00:59:32évidemment de tout le monde
00:59:33mais une organe politique
00:59:34comme la nôtre
00:59:35on est aussi indépendant
00:59:36des associations
00:59:37autant on est solidaire
00:59:39autant on soutient
00:59:39autant on n'est pas obligé
00:59:41là en deux semaines
00:59:42de signer des trucs
00:59:43dont en plus
00:59:44si on devait prendre le temps
00:59:46de discuter
00:59:46on valide pas non plus
00:59:48tout ce qui est fait
00:59:48par les associations
00:59:49on peut être solidaire
00:59:50d'un combat
00:59:50et notamment
00:59:51toutes les luttes
00:59:52contre la souffrance animale
00:59:54tout ce qui est antispécisme
00:59:55on soutient
00:59:55mais là par exemple
00:59:56en ce qui concerne
00:59:57la charte d'Elle 214
00:59:58nous on considère
00:59:59qu'on va en réalité
01:00:01plus loin
01:00:01puisque nous on dénonce
01:00:02un système capitaliste
01:00:04on est anticapitaliste
01:00:05on est antiproductiviste
01:00:06on est contre
01:00:07le modèle agricole
01:00:08on est contre les élevages
01:00:09mais pas seulement
01:00:10les élevages
01:00:11industriels
01:00:12on est aussi
01:00:13pour la remise en cause
01:00:14du rapport
01:00:16de l'être humain
01:00:18avec le monde animal
01:00:19et donc il y a des choses
01:00:21qu'on partage
01:00:21avec L214
01:00:23il y a des choses
01:00:23qu'on partage
01:00:23avec Paz
01:00:24qui mène aussi
01:00:25à peu près le même combat
01:00:26mais on ne partage
01:00:27pas tout non plus
01:00:28donc du coup
01:00:29des fois on signe
01:00:29on a signé des chartes
01:00:31parce que
01:00:32on a envie
01:00:32mais nous ce qu'on avait dit
01:00:34c'est qu'en fait
01:00:34on est une nouvelle équipe
01:00:36parce qu'on n'est pas
01:00:37le NPA
01:00:38le NPA
01:00:39il signe de suite
01:00:39parce qu'il est habitué
01:00:40il y a une commission antispéciste
01:00:42il n'y a pas de soucis
01:00:43c'est même le national
01:00:43qui nous dit
01:00:44ok c'est bon
01:00:44et puis là
01:00:45on peut faire ça
01:00:46et là on a une nouvelle équipe
01:00:47avec des camarades
01:00:48qu'on connait plus ou moins bien
01:00:49qu'on a construit
01:00:50et donc nous
01:00:51on a répondu à L214
01:00:52on a dit
01:00:53laissez-nous le temps
01:00:53de discuter entre nous
01:00:55en plus c'est pas
01:00:56moi Poutou
01:00:56qui vais tout signer
01:00:57ça n'a aucun sens
01:00:58nous on voudrait justement
01:00:59faire la démonstration
01:01:00qu'une liste de 67 personnes
01:01:02c'est une vraie liste
01:01:04c'est pas juste un chef
01:01:05qui va décider
01:01:05et qui va juste utiliser
01:01:06les noms des autres
01:01:07donc tout ça
01:01:08c'est pas pris en compte
01:01:09et ça c'est quand même dommage
01:01:11et c'est ce qu'on a essayé
01:01:12d'exprimer
01:01:12et c'est ce qu'on essaiera
01:01:13d'exprimer par la suite
01:01:15c'est d'arriver aussi
01:01:15à remettre en place
01:01:16des rapports militants
01:01:18et des rapports
01:01:19de combat
01:01:21fraternels
01:01:21convivials
01:01:22on n'est pas obligé
01:01:23d'être d'accord sur tout
01:01:24et si on n'est pas d'accord sur tout
01:01:25comment on fait
01:01:26mais tout en essayant
01:01:28de partager
01:01:29le plus possible de choses
01:01:31et même de mener
01:01:32des combats ensemble
01:01:33comment on peut faire
01:01:33comment on peut s'entraider
01:01:34comment on peut se soutenir
01:01:35comment nous pendant 6 ans
01:01:37on aurait pu intervenir
01:01:38pour L214
01:01:39ou d'autres associations
01:01:40enfin c'est tout le problème
01:01:41qu'on peut avoir aujourd'hui
01:01:42je pense
01:01:43et c'est aussi très illustrant
01:01:45d'un monde militant
01:01:46qui a des grosses difficultés
01:01:49à travailler ensemble
01:01:51à coopérer
01:01:52à partager
01:01:52et en faisant la part des choses
01:01:54entre des nuances
01:01:56ou des désaccords
01:01:57qu'on ne peut avoir
01:01:57mais en même temps
01:01:58des solidarités
01:01:59qu'il nous faut avoir ensemble
01:02:00donc c'est aussi
01:02:01moi je trouve que c'est très illustrant
01:02:03de la situation
01:02:04et on a du travail
01:02:05à faire
01:02:06pour arriver
01:02:06à mettre en place
01:02:07des relations
01:02:08qui nous aident
01:02:09à militer
01:02:09et à faire en sorte
01:02:11qu'on gaspille moins
01:02:12les énergies militantes
01:02:13de part et d'autre
01:02:13et qu'on soit plus
01:02:14dans la coopération
01:02:15et l'entraide
01:02:15et la compréhension
01:02:17y compris même
01:02:17des désaccords
01:02:18qu'on peut avoir
01:02:19ou des nuances
01:02:19qu'on peut avoir
01:02:20dans tel ou tel combat
01:02:29avant de faire passer
01:02:30le micro
01:02:30je voudrais juste rajouter
01:02:31par rapport à ce que
01:02:32tu as dit Philippe
01:02:33du coup
01:02:34c'est que
01:02:36la liste de Pierre-Hormique
01:02:37elle n'a pas été considérée
01:02:38comme une liste de la honte
01:02:39pour autant
01:02:40le projet Pure Salmon
01:02:42de méga ferme
01:02:44de salmon
01:02:44qui doit produire
01:02:4510 000 tonnes
01:02:46de saumon par an
01:02:47à terme
01:02:48doit s'installer
01:02:48sur Auverdon
01:02:49mais sur un site
01:02:50qui appartient
01:02:51au port de Bordeaux
01:02:52dont la mairie
01:02:54est co-gestionnaire
01:02:55et ça
01:02:56Pierre-Hormique
01:02:57ne s'est pas opposé
01:02:58à ce projet
01:02:59il demande juste
01:03:00des garanties
01:03:01voilà
01:03:01par ci par là
01:03:02mais il ne s'oppose pas
01:03:03du tout
01:03:03à ce projet
01:03:04qui va dans la logique
01:03:05en fait libérale
01:03:07et voilà
01:03:07de tous ces grands
01:03:09projets écosides
01:03:10qui se font
01:03:10donc voilà
01:03:12au-delà
01:03:13du discours
01:03:13qu'il faudrait mettre
01:03:14avec les assos
01:03:15et toutes les parties
01:03:16prenantes là-dessus
01:03:17c'est que
01:03:18cette action
01:03:19elle a aussi des biais
01:03:20et voilà
01:03:22je pense que
01:03:23c'est aussi bien
01:03:24de voir les limites
01:03:25de cette action
01:03:32donc bonjour à tous
01:03:33moi je voulais rebondir
01:03:34un petit peu
01:03:34par rapport à ça
01:03:35à la cause animale
01:03:35je suis militant aussi
01:03:36au NPA
01:03:37depuis quelques mois
01:03:38et je suis très engagé
01:03:39aussi pour les animaux
01:03:40et j'ai milité
01:03:40un moment aussi
01:03:41chez A214
01:03:42donc il y a eu
01:03:43pas mal de discussions
01:03:44en privé
01:03:44avec eux
01:03:45en interne
01:03:45par rapport à ça
01:03:46pour leur dire
01:03:47que j'étais aussi
01:03:47mécontent de leur action
01:03:49et il faut savoir
01:03:50que les militants
01:03:51pour les animaux
01:03:51en général
01:03:52ont très peu
01:03:53de lignes anticatalistes
01:03:54souvent
01:03:54ils vont beaucoup
01:03:55être soit pour
01:03:56Rémi
01:03:56soit pour le parti animaliste
01:03:58c'est-à-dire des mesures
01:04:00par exemple
01:04:00Rémi
01:04:00qui n'a même pas signé
01:04:01toutes leurs charges
01:04:02il a signé six critères
01:04:03sur les huit
01:04:04donc ils vont juste
01:04:06plutôt pour lui
01:04:07par rapport à des mesures simples
01:04:08alors que nous
01:04:09c'est tout le système
01:04:10spéciste
01:04:10qu'on combat
01:04:12et malheureusement
01:04:13même dans
01:04:13les gens qui défendent
01:04:15les animaux
01:04:15c'est très compliqué
01:04:16d'avoir ce débat là
01:04:17et en l'occurrence
01:04:18à Bordeaux
01:04:18j'ai réussi à en parler
01:04:19à ce que les gens écoutent
01:04:21et qu'on essaie de changer
01:04:21un petit peu
01:04:22donc on a pu faire remonter
01:04:23un petit peu
01:04:24nos désaccords
01:04:25au national
01:04:26mais il n'y a eu
01:04:27aucune écoute
01:04:28à 214
01:04:29ils ont vraiment
01:04:29une ligne
01:04:31apolitique
01:04:32au maximum
01:04:33et donc du coup
01:04:33ils ne veulent pas
01:04:34s'impliquer là-dedans
01:04:35et ils pensent
01:04:36qu'à leur charte
01:04:37et moi voilà
01:04:37en tant que militant
01:04:38pour les animaux
01:04:38je trouve ça
01:04:39un petit peu dommage
01:04:40et je pense que
01:04:41l'anticapitalisme
01:04:41et l'antispécisme
01:04:42ils vont ensemble
01:04:44il n'y aura pas
01:04:44d'anticapitalisme
01:04:45sans antispécisme
01:04:46inversement
01:04:46pas d'antispécisme
01:04:47sans anticapitalisme
01:04:48voilà
01:05:03mais du coup
01:05:04pour en revenir
01:05:05à ce qu'on vient de dire
01:05:06est-ce que dans ce cas-là
01:05:08Nordine
01:05:09qui lui a signé
01:05:10la charte
01:05:11et 7 mesures sur 8
01:05:14vous critiquez
01:05:15justement le fait
01:05:16qu'il ait signé
01:05:18non du tout
01:05:19je veux comparer
01:05:21à ce que Pierre
01:05:21Romic
01:05:22ait signé lui
01:05:23et que vous disiez
01:05:24que justement
01:05:26c'était un peu
01:05:27une façade
01:05:28c'est pour ça
01:05:30Pierre Romic
01:05:31on sait que
01:05:33les écolo
01:05:34sont au pouvoir
01:05:34on sait qu'ils ne s'opposent
01:05:35pas au projet M
01:05:36qui est profondément
01:05:38écocide
01:05:38on sait qu'ils ne s'opposent
01:05:39pas à l'usine
01:05:40à saumon
01:05:42au verdant
01:05:43on sait qu'ils ne s'opposent
01:05:45pas aux data centers
01:05:46on sait que c'est des écolos
01:05:48qui ne sont pas des écolos
01:05:48on sait qu'un écolo
01:05:50qui ne s'oppose pas
01:05:51aux logiques libérales
01:05:52ne peut pas
01:05:54être écolo
01:05:54donc là sur la question
01:05:56de la souffrance animale
01:05:56on sait qu'ils se contredisent
01:05:58après la FI
01:05:59ils ne sont pas au pouvoir
01:06:00on n'en sait rien
01:06:01on ne va pas étudier
01:06:02nous on s'occupe de nous
01:06:03déjà
01:06:03premièrement
01:06:04on s'occupe de nous
01:06:05et de ceux qui sont déjà
01:06:06au pouvoir
01:06:07et qui se contredisent
01:06:08et qui bluffent
01:06:10voilà
01:06:10donc on sait aujourd'hui
01:06:11que le parti des Verts
01:06:12ne s'est pas une découverte
01:06:13les Verts
01:06:14ils ont déjà été ministres
01:06:15plusieurs gouvernements
01:06:16et on sait qu'ils ont été
01:06:17dans des gouvernements
01:06:18qui n'ont jamais rien fait
01:06:19pour la planète
01:06:20ou jamais rien fait
01:06:21pour l'écologie
01:06:22on peut parler de Hulot
01:06:23on peut parler d'autres avant
01:06:25donc ça on sait
01:06:26donc quand on sait
01:06:27on peut le dire
01:06:27c'est clair
01:06:28voilà
01:06:28après les autres
01:06:29qui ne sont pas au pouvoir
01:06:31en fait souvent
01:06:32les contradictions
01:06:32on les voit
01:06:33quand les gens sont aux affaires
01:06:34et puis qu'ils peuvent
01:06:36faire la démonstration
01:06:37que soit ils sont cohérents
01:06:39soit ils sont vraiment
01:06:40dans des logiques
01:06:41ou là pour l'écologie
01:06:43mais même pour les questions sociales
01:06:44soit ils ne le sont pas
01:06:45voilà
01:06:46après nous on dit juste
01:06:48voilà pourquoi
01:06:50ça s'est passé comme ça
01:06:51et ce que nous on pense
01:06:52et on discute de nos rapports
01:06:54nous avec le milieu militant associatif
01:06:56et qu'on aimerait bien
01:06:57qu'il soit un peu différent
01:06:58et qu'on aimerait bien
01:06:59qu'il y ait des cadres
01:07:00de discussion permanents
01:07:01en fait
01:07:02c'est pas évident
01:07:03parce que les assos
01:07:04elles sont toujours
01:07:05très craintives
01:07:06des politiques
01:07:07un peu comme les syndicats
01:07:08ils ont peur
01:07:09que quand ils discutent
01:07:10avec un parti politique
01:07:11ce soit apparenté
01:07:12comme un soutien
01:07:13à un parti politique
01:07:13c'est pour ça que je parlais
01:07:14de l'indépendance
01:07:15des syndicats
01:07:15c'est pareil
01:07:16quand on veut faire
01:07:16des collectifs unitaires
01:07:17c'est toujours difficile
01:07:19un collectif unitaire
01:07:20syndicat
01:07:20assoce parti politique
01:07:22tout le monde est gêné
01:07:23oui mais bon
01:07:24si on vient là
01:07:24ça veut dire que peut-être
01:07:25on est avec ce parti là
01:07:27ou pas
01:07:27et c'est très difficile
01:07:29à construire un cadre unitaire
01:07:30ou en tout cas
01:07:31un cadre
01:07:31où on peut échanger
01:07:32discuter
01:07:33mieux se comprendre
01:07:34et voir comment on peut
01:07:35partager les combats
01:07:36quelles sont les limites
01:07:37les désaccords
01:07:38comment on peut avancer
01:07:39nous on discute
01:07:40de cet aspect là
01:07:40et on fait le constat
01:07:42qu'on est loin du compte
01:07:43qu'on n'est pas capable
01:07:44de voir ça
01:07:44et c'est pour ça
01:07:45que je parle d'indépendance
01:07:46reciproque
01:07:48un syndicat revendique
01:07:49une indépendance
01:07:50par rapport au parti politique
01:07:51c'est complètement légitime
01:07:52et l'histoire a montré
01:07:53que c'est quand même
01:07:54assez important
01:07:54que les syndicats
01:07:55aient leur propre autonomie
01:07:57les associations c'est pareil
01:07:58elles ont besoin
01:07:59et c'est légitime
01:08:00et j'ai inversé le truc
01:08:01volontairement
01:08:02c'est qu'un parti politique
01:08:03c'est pas une espèce à part
01:08:05c'est pas une race à part
01:08:06on est des gens
01:08:07comme tout le monde
01:08:08et on est organisé
01:08:09on a des idées
01:08:10et on aimerait bien
01:08:11qu'on ne nous dicte pas
01:08:12des choses
01:08:12on aimerait bien
01:08:13alors qu'on est souvent
01:08:16avec des moyens limités
01:08:17et tout ça
01:08:17on aimerait bien
01:08:18qu'on ne nous parle pas
01:08:19comme ça en fait
01:08:20on a assez du pouvoir
01:08:22qui nous parle mal
01:08:23on a assez de la police
01:08:25ou de la justice
01:08:25qui nous réprime
01:08:26on aimerait bien
01:08:27que des camarades de lutte
01:08:28dans certains cas de figure
01:08:30soient pas là
01:08:31pour nous dire
01:08:32vous êtes un candidat
01:08:32de la honte
01:08:33c'est quand même
01:08:34on se dit
01:08:35mais si on en est là
01:08:37voilà
01:08:37ok
01:08:38donc on passe
01:08:44bonsoir
01:08:45je voulais commencer
01:08:46par vous remercier
01:08:47pour votre intervention
01:08:47et vos explications
01:08:49moi j'avais une question
01:08:50par rapport à un thème
01:08:51qui me tient particulièrement
01:08:52à coeur
01:08:52celui de la démocratie directe
01:08:54je voulais savoir un peu
01:08:54si vous pouviez nous en dire plus
01:08:56sur la façon
01:08:56dont vous voudriez voir
01:08:57un peu la démocratie directe
01:08:58ou participative
01:08:59être mise en place à Bordeaux
01:09:08oui alors effectivement
01:09:09on pense que
01:09:10alors les modalités
01:09:12on va pas les détailler
01:09:13ici
01:09:14mais c'est vrai
01:09:15qu'on pense que
01:09:17tant que
01:09:18en fait la mairie de Bordeaux
01:09:20si on reste dans le cadre
01:09:21municipal
01:09:22la mairie de Bordeaux
01:09:23a mis en place
01:09:24un certain nombre
01:09:25de dispositifs
01:09:26de démocratie
01:09:27qui n'ont pas
01:09:28qui n'ont pas fonctionné
01:09:29qui se passait en ligne
01:09:31qui n'ont pas mobilisé
01:09:32les gens
01:09:33et la raison principale
01:09:34c'est que
01:09:34c'est pas décisionnaire
01:09:36et donc nous
01:09:36ce qu'on souhaiterait
01:09:37c'est d'avoir
01:09:38je parlais des lieux
01:09:40dans le volet culture
01:09:41mais ça concerne aussi
01:09:43les espaces
01:09:44de démocratie directe
01:09:46c'est à dire
01:09:46repenser tous les quartiers
01:09:48faire peut-être
01:09:48des micro quartiers
01:09:49avoir des endroits
01:09:51où les gens se retrouvent
01:09:52qui discutent
01:09:54des projets
01:09:54qui les concernent
01:09:55sur le quartier
01:09:56mais aussi sur la ville
01:09:57qui participent
01:09:59au budget
01:09:59au budget de la ville
01:10:01qu'on puisse distribuer
01:10:03des thèmes
01:10:04sur lesquels
01:10:05on discute
01:10:05c'est à dire
01:10:06on va sortir
01:10:07en fait on casse
01:10:08complètement
01:10:09le cadre
01:10:10actuel
01:10:11du conseil municipal
01:10:12qui est quand même
01:10:13une fausse démocratie
01:10:14où le maire
01:10:15a énormément
01:10:16de pouvoir
01:10:17donc l'idée
01:10:18ce serait
01:10:18après les modalités
01:10:20techniques
01:10:20ça se travaille
01:10:22ça s'étudie
01:10:23c'est quelque chose
01:10:24qui pourrait se faire
01:10:25d'ailleurs
01:10:25après cette campagne
01:10:26ce serait d'avoir
01:10:28tout un tas
01:10:29de lieux
01:10:29qui décident
01:10:31mais que vraiment
01:10:31ils décident
01:10:32c'est pas juste
01:10:33consultatif
01:10:34ni représentatif
01:10:36comme c'est aujourd'hui
01:10:37voilà
01:10:38c'est un peu l'idée
01:10:38on a un petit peu
01:10:40regardé du côté
01:10:42Porto Alegre
01:10:42au Brésil
01:10:43qui a fait ça
01:10:46pendant très longtemps
01:10:48et donc
01:10:48je le disais
01:10:49au dernier meeting
01:10:50au départ
01:10:51ils étaient à peu près
01:10:511000
01:10:52Porto Alegre
01:10:53c'est une mégalopole
01:10:54aujourd'hui
01:10:55c'est 4 millions
01:10:55et demi
01:10:55d'habitants
01:10:56à l'époque
01:10:57quand ça a été mis
01:10:58en place
01:10:58fin des années 90
01:10:59on devait être
01:11:00autour de 3 millions
01:11:01et quelques
01:11:03donc au départ
01:11:04ils étaient à peu près
01:11:041000
01:11:05très vite
01:11:05ils sont 30 000
01:11:07sans affiche
01:11:08sans tract
01:11:09sans rien
01:11:10juste
01:11:11quand les gens
01:11:12ont compris
01:11:13que ce qui était
01:11:14décidé là
01:11:15était mis en place
01:11:16parce qu'il y avait
01:11:17aussi des personnes
01:11:18des gens
01:11:18de la population
01:11:19qui veillaient
01:11:20à ce que
01:11:20les décisions prises
01:11:22concernant les budgets
01:11:23concernant
01:11:24toutes les thématiques
01:11:26l'aménagement
01:11:26ça concernait
01:11:28tous les secteurs
01:11:28je parlais de culture
01:11:30mais c'était la culture
01:11:31les transports
01:11:32le logement
01:11:33l'équipement
01:11:34et quand les gens
01:11:36ont compris
01:11:36que ça
01:11:38ce qu'ils avaient discuté
01:11:39et décidé là
01:11:40était mis en oeuvre
01:11:41tout le monde
01:11:42y allait
01:11:43et ça faisait
01:11:44des assemblées
01:11:45énormes
01:11:45donc l'idée
01:11:47ce serait ça
01:11:48après on n'est pas dupe
01:11:49ça va pas venir
01:11:50comme ça
01:11:51d'un coup
01:11:51on pense qu'il faut
01:11:52effectivement
01:11:53une pression
01:11:54de la population
01:11:55pour arriver à ça
01:11:57mais peut-être
01:11:58qu'on peut
01:11:59en attendant
01:12:01les luttes
01:12:01y réfléchir
01:12:02tout au moins
01:12:10on peut prendre
01:12:12encore
01:12:12deux questions
01:12:13peut-être
01:12:17on a un peu
01:12:17pris par le temps
01:12:18parce qu'on doit
01:12:19rendre la salle
01:12:19à 23h
01:12:22oui camarades
01:12:23bonjour camarades
01:12:25oui je retourne
01:12:26mon dit rapidement
01:12:27sur ce qu'a dit
01:12:28la camarade
01:12:28juste avant
01:12:29et cette question
01:12:30est totalement légitime
01:12:31et très importante
01:12:31il faut comprendre
01:12:32par contre
01:12:33que la démocratie directe
01:12:34il n'y a pas de démocratie directe
01:12:35sans lutte
01:12:36et inversement
01:12:36et actuellement
01:12:38si on veut réussir
01:12:39à faire un minimum
01:12:40d'espérance
01:12:40des démocraties directes
01:12:41il faut déjà avoir le temps
01:12:42pour pouvoir y participer
01:12:44donc avant tout
01:12:45réussir à créer
01:12:47des mouvements de fous
01:12:47des manifestations
01:12:48et tout
01:12:49et même
01:12:50j'irai même plus loin
01:12:51c'est que
01:12:52la démocratie directe
01:12:54il faut repenser
01:12:55par rapport
01:12:56aux expériences
01:12:56qu'on a eues
01:12:57surtout en Russie
01:12:58par exemple
01:12:59ou en Allemagne
01:13:01parce que
01:13:02vous savez ce que ça veut dire
01:13:03soviète en russe
01:13:05ça veut dire conseil
01:13:06donc en tout
01:13:06en fait c'est comme des AG
01:13:07et tout ça
01:13:08donc de base
01:13:08l'Union soviétique
01:13:09ça devait être
01:13:09une sorte de république
01:13:10de conseil démocratique
01:13:11et tout
01:13:12élu par la base
01:13:12où ils aient des gays
01:13:14révocables
01:13:15et il y a toute une littérature
01:13:16très intéressante
01:13:17qu'on dit
01:13:17qui s'appelle
01:13:18comisme de conseil
01:13:20que je vous conseille
01:13:21qui est très intéressant
01:13:21et donc c'est vraiment
01:13:22les formes de démocratie directe
01:13:24que je pourrais dire
01:13:24les plus abouties
01:13:26et tout ce fait
01:13:27que là
01:13:28dans les mobilisations
01:13:29récentes
01:13:30comme la réforme des retraites
01:13:30il y a eu des AG
01:13:31et tout
01:13:32le problème
01:13:32c'est que ces AG
01:13:33c'était au final
01:13:35une minorité de personnes
01:13:36qui pouvaient venir
01:13:36parce que forcément
01:13:37il faut avoir le temps
01:13:37et deuxième chose aussi
01:13:39c'est qu'après
01:13:39les mesures qui avaient été
01:13:40votées pendant ces AG
01:13:41n'étaient pas forcément
01:13:42appliquées
01:13:42parce qu'il y a un manque
01:13:43d'organisation
01:13:44et actuellement
01:13:45est-ce que vous connaissez
01:13:46vraiment beaucoup d'AG
01:13:47où il y a eu vraiment
01:13:47des débats et tout
01:13:48des votes
01:13:49où après ça a vraiment
01:13:50été fait
01:13:51moi personnellement
01:13:52je ne le connais pas
01:13:52que ce soit à la fac
01:13:53ou encore pendant
01:13:54la réforme des retraites
01:13:55ou dans d'autres moments
01:13:56donc ce question-là
01:13:58doit être vraiment
01:14:00vraiment être très important
01:14:01à réfléchir
01:14:02et même c'est important
01:14:03pour notre société future
01:14:04qu'on veut créer
01:14:05vu qu'avant tout
01:14:06quand même le communisme
01:14:07à chacun son ses moyens
01:14:08à chacun son ses besoins
01:14:09donc voilà quoi
01:14:11démocratisons tout ça
01:14:12on va exproprier patron
01:14:13on va exproprier mora
01:14:15voilà
01:14:15bon courage à vous
01:14:27bonsoir
01:14:28je pense qu'on partage
01:14:30tous le constat
01:14:30que la précarité à Bordeaux
01:14:32ça a explosé
01:14:33qu'elle soit
01:14:33la précarité étudiante
01:14:35il suffit de voir
01:14:36devant le Krijna
01:14:37lors des distributions alimentaires
01:14:38le monde qu'il y a
01:14:40c'est affolant
01:14:41en 2026
01:14:41le nombre de personnes
01:14:43aussi qui sont à la rue
01:14:44à Bordeaux
01:14:44qui ne peuvent pas se loger
01:14:46les loyers
01:14:47soi-disant
01:14:48il y a un encadrement
01:14:49mais dans les faits
01:14:50on sait très bien
01:14:50que voilà
01:14:51les propriétaires
01:14:52arrivent toujours
01:14:52à faire payer plus cher
01:14:54aux locataires
01:14:55et aussi le nombre
01:14:56de logements vacants
01:14:57enfin Bordeaux
01:14:58a quand même
01:14:59un certain patrimoine
01:15:00immobilier
01:15:01comment faire
01:15:03pour qu'on puisse
01:15:05aujourd'hui
01:15:06à Bordeaux
01:15:08réclamer
01:15:08auprès
01:15:08de la mairie
01:15:10ou du futur maire
01:15:11enfin
01:15:11on espère
01:15:12que ça ne sera pas
01:15:13toujours le même
01:15:13mais voilà
01:15:15pour qu'il y ait
01:15:16quelque chose
01:15:16qui soit vraiment fait
01:15:17à ce niveau-là
01:15:17est-ce qu'on n'irait pas
01:15:18tous là
01:15:18au pied
01:15:19de la mairie
01:15:20et puis faire quelque chose
01:15:21parce que c'est quand même
01:15:22très grave
01:15:23et il y a aussi
01:15:24une certaine résignation
01:15:25de la part des gens
01:15:26à se mobiliser
01:15:27et finalement
01:15:28on finit par accepter
01:15:29cette situation
01:15:29qui est inacceptable
01:15:31alors M. Poutou
01:15:33et ses colistiers
01:15:34comment on pourrait
01:15:35faire quelque chose
01:15:37pour que ça se bouge
01:15:38un peu plus vite
01:15:39plutôt que de construire
01:15:39des nouveaux quartiers
01:15:40là
01:15:41avec des sociétés privées
01:15:42et des malfaçons
01:15:44en voulez-vous
01:15:45en voilà
01:15:50Appliquer la loi
01:15:51de réquisition
01:15:52qui existe
01:15:53il faut l'appliquer
01:15:54et on peut réquisitionner
01:15:57Alors
01:15:59ça en lien
01:15:59avec la question
01:16:00de la démocratie
01:16:01directe
01:16:01Pas du tout
01:16:02Non mais nous
01:16:03la réponse
01:16:06Nous on va faire
01:16:12La démocratie directe
01:16:13c'est
01:16:14l'idée
01:16:15ou le principe
01:16:16que la population
01:16:17s'occupe de ses affaires
01:16:18au quotidien
01:16:19et nous on le voit
01:16:20on l'a vu
01:16:21quand on participe
01:16:22aux conseils municipaux
01:16:23au conseil métropolitain
01:16:25mais c'est vrai
01:16:25à Bordeaux
01:16:25mais partout
01:16:26nous on a vécu
01:16:27à Bordeaux
01:16:27c'est pas un cas à part
01:16:29et nous on voit
01:16:30d'abord
01:16:31un conseil municipal
01:16:33ou métropolitain
01:16:34c'est public
01:16:35c'est un peu
01:16:35la loi le permet
01:16:36c'est à dire
01:16:37en fait
01:16:37il y a des gradins
01:16:38c'est un peu
01:16:39comme un stade
01:16:40de foot
01:16:41bon il y a moins
01:16:42de place
01:16:42c'est moins grand
01:16:43mais on peut y aller
01:16:44on peut y aller
01:16:45voir
01:16:45écouter
01:16:46et c'est même filmé
01:16:47pour la ville de Bordeaux
01:16:48toutes les communes
01:16:49ne filment pas
01:16:49mais la ville de Bordeaux
01:16:51les grandes villes
01:16:51en général
01:16:52je pense
01:16:53ont des moyens techniques
01:16:54qui fait qu'elles peuvent
01:16:55filmer
01:16:56diffuser en direct
01:16:57et
01:16:59diffusion en différé
01:17:00c'est à dire
01:17:00n'importe qui
01:17:01peut
01:17:01n'importe quel moment
01:17:02aller voir
01:17:03ce qui s'est passé
01:17:04et accélérer
01:17:05quand ils sont chiés
01:17:06et s'arrêter
01:17:07quand ça les intéresse
01:17:09et ça on a vu
01:17:10que malheureusement
01:17:11que ce soit en direct
01:17:12dans le public
01:17:12ou en vidéo
01:17:13quasiment personne
01:17:14regarde
01:17:14dans le public
01:17:17à Bordeaux
01:17:18c'était on va dire
01:17:1820 personnes
01:17:20à part
01:17:21nous on avait
01:17:213-4 camarades
01:17:22qui étaient tout le temps là
01:17:23tu les vois
01:17:25et
01:17:26et en dehors
01:17:27il y avait des fois
01:17:28une classe
01:17:29un lycée
01:17:29qui venait
01:17:30pour apprendre
01:17:30justement
01:17:31pour voir
01:17:31et malheureusement
01:17:32c'est incroyable
01:17:33l'absence qu'il y a
01:17:34alors c'est vrai
01:17:35que c'est l'après-midi
01:17:35les gens travaillent
01:17:36et tout ça
01:17:36donc du coup
01:17:37on peut se dire
01:17:38les gens
01:17:38ils ne viennent pas
01:17:38parce qu'ils ne peuvent pas
01:17:39mais après
01:17:39ils peuvent regarder
01:17:40et en
01:17:41en compteur
01:17:43c'est très faible
01:17:45c'est
01:17:46donc voilà
01:17:47il y a déjà
01:17:47quelque chose
01:17:48et ça
01:17:48cette absence là
01:17:49elle est importante
01:17:51parce que
01:17:51ça permet aux élus
01:17:53parce qu'ils le savent
01:17:54ou elles le savent
01:17:55qu'elles peuvent
01:17:56parler tranquillement
01:17:57de toute façon
01:17:58c'est sans le contrôle
01:17:59de la population
01:18:00puisque la population
01:18:02désintéressée
01:18:02ne regarde pas
01:18:03n'écoute pas
01:18:04et donc ne sera pas là
01:18:05pour les critiquer
01:18:06éventuellement
01:18:06sur leurs propos
01:18:07sur leur position
01:18:07donc déjà
01:18:08on ne met pas
01:18:09la pression
01:18:10alors qu'on pourrait
01:18:11il y aurait une influence
01:18:12importante
01:18:13que certainement
01:18:13ça mettrait la pression
01:18:14ça mettrait la pression
01:18:15dans le sens
01:18:16où des élus
01:18:17ils font un peu plus
01:18:18gaffe à ce qu'ils disent
01:18:19ou à ce qu'elles disent
01:18:20et peut-être même
01:18:21sur les choix
01:18:22qui seraient faits
01:18:23peut-être
01:18:23donc cette idée
01:18:25et cette idée de pression
01:18:26elle peut être tout simplement
01:18:27par la présence
01:18:28et après derrière
01:18:29c'est forcément
01:18:31l'auto-organisation
01:18:32enfin c'est comment
01:18:33on essaie de se donner
01:18:35les moyens
01:18:35effectivement
01:18:36la question
01:18:37de la précarité alimentaire
01:18:39la question du logement
01:18:40enfin
01:18:40comment on peut changer
01:18:42les choses
01:18:42si nous on n'intervient pas
01:18:44si nous on n'est pas là
01:18:45si nous on est invisibilisés
01:18:47ou qu'on s'invisibilise
01:18:50nous-mêmes
01:18:50c'est évident
01:18:51qu'en haut
01:18:52ils sont là
01:18:53et ils continuent
01:18:55et ce qui est terrible
01:18:56quand on a
01:18:56je suis un peu long
01:18:57mais on va accélérer
01:18:58ce qui est terrible
01:18:59c'est le truc
01:19:00qui nous émerdait beaucoup
01:19:01c'est qu'en fait
01:19:02ils sont sans arrêt
01:19:03en train de s'auto-remercier
01:19:05voilà
01:19:06et il faut regarder
01:19:07un conseil
01:19:08et merci
01:19:09alors le dernier
01:19:09il est encore plus spectaculaire
01:19:11puisque c'était
01:19:12ah c'était super chouette
01:19:13de travailler avec toi
01:19:14c'est dommage que tu partes
01:19:16ou c'est bien
01:19:16qu'on continue ensemble
01:19:17on va essayer
01:19:18et merci
01:19:19ce super rapport
01:19:20qu'est-ce que c'était bien fait
01:19:21voilà
01:19:21c'est ça
01:19:22mais c'est ça
01:19:23mais vraiment
01:19:24ils se regardent eux-mêmes
01:19:25ou elles se regardent
01:19:26et donc c'est ça
01:19:27et ça montre aussi
01:19:28cette capacité
01:19:29du monde des élus
01:19:30qui comme il n'est pas remis en cause
01:19:32et que personne n'est là
01:19:33pour remettre en cause
01:19:34ou pour critiquer
01:19:35ça tourne en rond
01:19:36et ça
01:19:37c'est une explication aussi
01:19:39de la situation
01:19:40dans laquelle on se trouve
01:19:41et en plus
01:19:42je finis là-dessus
01:19:43c'est que les élus
01:19:44c'est un
01:19:45même à gauche
01:19:45c'est un certain milieu social
01:19:47c'est
01:19:49il n'y a pas de gens
01:19:50qui galèrent vraiment
01:19:51il n'y a pas de précaires
01:19:52il n'y a pas de gens
01:19:53qui vivent même
01:19:54dans les quartiers populaires
01:19:55c'est un milieu social
01:19:57comme on dit
01:19:58des classes intermédiaires
01:19:59c'est des professions libérales
01:20:01ou des gens
01:20:01qui sont dans des hiérarchies
01:20:03un peu hautes
01:20:04dans les entreprises
01:20:04et tout ça
01:20:05et donc en fait
01:20:06il y a aussi quelque part
01:20:08ils ne voient pas
01:20:09la réalité
01:20:09de la souffrance sociale
01:20:11c'est pas une excuse
01:20:12qu'on essaie de leur donner
01:20:15mais ils ne la mesurent pas
01:20:16ils ne la voient pas
01:20:17et nous quand on parlait
01:20:18de misère
01:20:18de gens qui n'avaient pas
01:20:19le chauffage d'hiver
01:20:20dans les bâtiments
01:20:21y compris quand c'était
01:20:22une cité
01:20:23ou à Quitanis
01:20:24pour parler de vailleurs sociaux
01:20:25et bien à chaque fois
01:20:27ils nous disaient
01:20:27non mais là
01:20:27vous noircissez le tableau
01:20:30et c'est là
01:20:31on se dit
01:20:31ah ouais non mais là
01:20:32ils ne mesurent pas
01:20:33à quel point
01:20:33il y a
01:20:33et nous non seulement
01:20:35on ne noircissait pas
01:20:36mais je suis persuadé
01:20:37qu'on était en deçà
01:20:38d'une réalité
01:20:39de souffrance
01:20:40de précarité
01:20:41parce que même nous
01:20:42qui ne sommes pas
01:20:42dans la précarité au quotidien
01:20:44on peut voir des choses
01:20:45tout ça
01:20:45mais on ne le mesure pas
01:20:46à quel point
01:20:47il y a une souffrance réelle
01:20:48à quel point
01:20:49il y a un sentiment
01:20:49d'être méprisé
01:20:51écrasé
01:20:51et tout ça
01:20:52et tout ça
01:20:54si on n'arrive pas
01:20:55à le bousculer
01:20:55ça ne changera pas
01:20:56donc ça pose le problème
01:20:57c'est pour ça que c'est un lien
01:20:58avec la démocratie directe
01:20:59c'est que si on ne s'organise pas
01:21:00si on ne se mobilise pas
01:21:00si on ne se bat pas
01:21:01c'est évident que le système
01:21:03il continuera à tourner en rond
01:21:04comme ça
01:21:07j'ai deux mots là
01:21:08par rapport au logement
01:21:09par exemple
01:21:09la loi de réquisition
01:21:11elle a été très rarement appliquée
01:21:13mais une des fois
01:21:14où elle a été appliquée
01:21:15je crois que c'était
01:21:15au début des années 80
01:21:16quand il y a eu
01:21:17un premier des grands mouvements
01:21:18avec le droit au logement
01:21:20à Paris
01:21:20c'est l'association
01:21:21qui se regarde
01:21:22depuis des années
01:21:23je ne sais pas
01:21:24par rapport à ça
01:21:25pour imposer la réquisition
01:21:27mais une des rares fois
01:21:28où ça a été imposé
01:21:30c'est à cette époque là
01:21:31quand il y a eu
01:21:32ce grand mouvement
01:21:32avec le droit au logement
01:21:34parce qu'elle s'est surpris
01:21:35les politiques
01:21:36je crois que c'est Chirac
01:21:37à l'époque
01:21:38donc vous voyez
01:21:38c'est la droite
01:21:39et donc ils ont réquisitionné
01:21:40quelques logements à Paris
01:21:42donc tout ça pour dire
01:21:43que
01:21:44et voilà
01:21:44tous les droits
01:21:45que l'on peut avoir
01:21:46on pourra avoir
01:21:47on pourra
01:21:48on pourra gagner quelque chose
01:21:49que si elle l'impose
01:21:50et pour l'imposer
01:21:51bah oui c'est ce qu'on dit
01:21:53c'est une banalité de le dire
01:21:55mais c'est par
01:21:56par la mobilisation
01:21:57et par les luttes
01:21:58et pour se mobiliser
01:21:59et pour lutter
01:22:00de façon la plus efficace possible
01:22:02et il faut s'organiser
01:22:03alors il y a les syndicats
01:22:04il y a des partis
01:22:05il y a des assos
01:22:06et tout ça
01:22:07mais voilà
01:22:08plus on est nombreux
01:22:09organisés
01:22:10et plus on peut imposer
01:22:11un changement
01:22:12ça c'est toute l'histoire
01:22:14des mouvements sociaux
01:22:15des mouvements ouvriers
01:22:16et autres
01:22:17et à chaque fois
01:22:18que les gens
01:22:19se sont organisés
01:22:20ont été nombreux et forts
01:22:21ils ont pu imposer
01:22:22des changements
01:22:23que ce soit
01:22:23les luttes féministes
01:22:24les luttes écologistes
01:22:26les luttes ouvrières
01:22:27voilà
01:22:27et c'est
01:22:29voilà
01:22:36je voulais rajouter
01:22:37quelque chose aussi
01:22:37sur le logement
01:22:38c'est à dire que
01:22:39c'est aussi un problème
01:22:40de métropolisation
01:22:41c'est à dire que
01:22:42quand Bordeaux
01:22:43et Hurmique
01:22:44il n'a pas arrêté de le dire
01:22:45et même
01:22:46les élus de droite
01:22:47en disant
01:22:48rendre Bordeaux attractif
01:22:49mais attractif
01:22:50ça veut dire quoi
01:22:50ça veut dire justement
01:22:51là on a vu
01:22:52la flambe des prix
01:22:53avec la LGV
01:22:54la LGV
01:22:54il y a plein de gens
01:22:55qui sont arrivés
01:22:55parce qu'il y a un problème
01:22:57d'organisation spatiale
01:22:59il y a un problème
01:23:00et qui est réel
01:23:01c'est à dire qu'il y a
01:23:01beaucoup de problèmes
01:23:02de logement
01:23:02notamment dans les grandes villes
01:23:04dans les grandes métropoles
01:23:04et à côté de ça
01:23:05il y a une désertification
01:23:08quand on voit
01:23:09autour de Bordeaux
01:23:10et de sa métropole
01:23:11il y a des coins
01:23:12où c'est désertique
01:23:13où il n'y a pas de transport
01:23:13en commun
01:23:14où les logements
01:23:15pour le coup
01:23:15ne sont pas chers
01:23:16parce que personne
01:23:16ne peut y aller
01:23:16parce que personne
01:23:17ne peut se déplacer
01:23:18parce qu'il n'y a pas de travail
01:23:18et en fin de compte
01:23:19c'est toute une réorganisation
01:23:21spatiale à avoir
01:23:22et là pour le coup
01:23:23il y a des géographes
01:23:24qui ont travaillé dessus
01:23:24il y a des urbanistes
01:23:25et je pense qu'on ne pourra pas
01:23:27régler le problème du logement
01:23:28même si en effet
01:23:29il y a des combats
01:23:30tant qu'on sera sur ce rapport
01:23:31d'attirer le plus de monde
01:23:33possible dans les métropoles
01:23:34résultat on se retrouve
01:23:35dans des espaces petits
01:23:37quand on peut se loger
01:23:38sans parler de tous ceux
01:23:39qui sont dans le mal logement
01:23:40des HLM
01:23:41qui ne sont pas entretenus
01:23:42etc.
01:23:43et donc c'est toute une réflexion
01:23:44globale à avoir
01:23:45et c'est ce qu'on a appris
01:23:46justement
01:23:47pendant ce mandat
01:23:48c'est à dire que
01:23:49des fois dans les milieux militants
01:23:51on parle de choses
01:23:51un peu généralistes
01:23:52et là on s'est rendu compte
01:23:54que bah oui
01:23:57l'urbanisation
01:23:57c'était une démarche capitaliste
01:23:59et qu'il peut y avoir
01:24:01une organisation spatiale
01:24:03anticapitaliste
01:24:03et il faut repenser
01:24:05les choses différemment
01:24:10j'en profite pour
01:24:12comme c'est la fin du mandat
01:24:14et la fin de la campagne
01:24:15bientôt
01:24:15c'est de remercier
01:24:16justement
01:24:17des tas de personnes
01:24:18qui nous ont aidé
01:24:19qui ne sont pas militantes
01:24:20qui nous ont aidé
01:24:21à comprendre
01:24:22les rouages
01:24:23certaines délibérations
01:24:25dont on ne comprenait
01:24:26pas grand chose
01:24:26qui ont décrypté
01:24:28donc effectivement
01:24:29on a eu des urbanistes
01:24:30qui nous ont aidé
01:24:30des architectes
01:24:33géographes
01:24:34on a eu des camarades
01:24:35dans les syndicats
01:24:37je ne vais pas dire
01:24:37quel syndicat
01:24:38au cas où
01:24:38parce qu'il ne s'est pas dit
01:24:39qu'il souhaite
01:24:39mais des syndicats
01:24:40qui sont un peu
01:24:41qui se penchent
01:24:42sur les questions financières
01:24:43sur les questions de logement
01:24:44et on a eu pas mal
01:24:45de dettes comme ça
01:24:46en plus de notre petite équipe
01:24:48militante
01:24:48et ça
01:24:50ça a fait vachement de bien
01:24:51pour nous
01:24:51parce qu'on se sentait
01:24:52comme des cons
01:24:53et ça nous a même
01:24:54fait comprendre
01:24:55qu'en fait
01:24:56c'est comment
01:24:57comment on peut
01:24:59créer
01:25:00développer des liens
01:25:01justement
01:25:01entre les milieux militants
01:25:02et les gens
01:25:03qui sont
01:25:03dans des professions
01:25:05dans des positions
01:25:06dans la société
01:25:08où ils peuvent jouer un rôle
01:25:09et à chaque fois
01:25:09on a eu des gens
01:25:10qui étaient contents d'aider
01:25:12contents de transmettre
01:25:13et ça fait partie aussi
01:25:15de la démocratie
01:25:16qu'on pourrait discuter
01:25:16c'est comment tout ça
01:25:17ça peut se construire
01:25:18et c'est le lien
01:25:19justement entre les élus
01:25:20et une population
01:25:21quelle qu'elle soit
01:25:22et enfin voilà
01:25:23c'est comme ça
01:25:24donc merci à tous
01:25:25celles et ceux
01:25:25qui nous ont aidé
01:25:29applaudissements
01:25:30et puis pour finir
01:25:31sur ça
01:25:33Philippe
01:25:34pendant les conseils
01:25:35citait régulièrement
01:25:36des bouquins
01:25:37qu'il avait lu
01:25:38qui parlaient de ce sujet
01:25:38et donc on s'était dit
01:25:39peut-être qu'il faudrait
01:25:40qu'on fasse une bibliographie
01:25:41de tout ce qu'on avait cité
01:25:42pour donner un peu
01:25:44des références
01:25:45et il y en a beaucoup
01:25:48est-ce qu'il y a encore
01:25:48une dernière question
01:25:49et après on
01:25:50et après on va boire un
01:25:53tout le monde a envie
01:25:54de boire maintenant
01:25:59ça c'est notre organisation
01:26:02ça c'est la solidarité
01:26:05s'il n'y a plus de questions
01:26:06dans ces cas là
01:26:06on s'arrête là
01:26:07donc on vous invite
01:26:09toutes et tous
01:26:10forcément
01:26:10à récupérer du matériel
01:26:12à parler de notre liste
01:26:14si on pouvait faire
01:26:155% plus
01:26:16on serait très content
01:26:18et qu'il y aura
01:26:19une soirée
01:26:20peut-être organisée
01:26:22dimanche soir
01:26:23dans un bar
01:26:24pour
01:26:24le Black Cat
01:26:26pour
01:26:27voilà
01:26:28stresser
01:26:29stresser tous ensemble
01:26:30de bord des coups
01:26:31merci encore beaucoup
01:26:32à vous
01:26:32pour être venu
01:26:33aussi maintenant
01:26:34abonne-toi
01:26:37merci à어�