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00:00Une conférence de presse, vous l'avez sans doute suivie sur notre antenne, s'est tenue tout à l'heure
00:04au Palais de l'Elysée.
00:05Emmanuel Macron a reçu le président ukrainien.
00:08Douzième visite pour Volodymyr Zelensky, avec un objectif principal cette fois à Paris,
00:13ne pas laisser la guerre au Moyen-Orient éclipser, celle qui a toujours cours en Ukraine.
00:18On y revient avec vous, Gauthier Rabinsky.
00:20Merci d'être là, vous avez effectivement suivi aussi cette conférence de presse tout à l'heure.
00:25Le président Zelensky, qui est donc venu chercher des garanties, des assurances,
00:30et qui cette fois, ça a été plus marqué que les précédentes,
00:32avait aussi en contrepartie une expérience, une expertise à proposer aux alliés,
00:38celles notamment autour de ces drones Shahed, dont on parle beaucoup,
00:42utilisés et fabriqués en masse par les Iraniens.
00:44Oui, parce que lui et son pays, Zelensky, ils en prennent plein la figure de ces drones.
00:50Et donc, vous savez bien ce qu'on a vu se développer depuis 2022,
00:55depuis l'agression russe, le début de l'agression russe,
00:57enfin le début à grande échelle,
00:59c'est précisément la capacité qu'ont eu les Ukrainiens
01:01à récupérer même des drones, ce qu'on appelle les drones civils,
01:04qui sont parfois presque des jouets,
01:06et d'en faire des armes.
01:08Et dans ce domaine-là, ils ont acquis une sérieuse expérience,
01:12et même une expérience un peu avancée,
01:14que n'ont pas forcément les autres Européens.
01:17Et donc, c'est comme un peu un panier de dot,
01:20où on apporte quelque chose pour dire,
01:22voilà, on n'est pas uniquement, les Ukrainiens ne sont pas uniquement
01:25qu'un poids, qu'un poids politique financier sur l'Europe,
01:28c'est aussi un pays qui peut faire avancer dans ce domaine-là.
01:32Et également, c'est ce qui a été proposé,
01:36et je pense là avec l'aval et le soutien de la France,
01:39à des pays comme les Émirats Arabes Unis,
01:41qui sont en ce moment sous le feu de certains de ces Shahids iraniens.
01:46Donc, voilà, là ça fait partie de ce que finalement Zelensky apporte
01:53comme contribution, en échange de quelque chose qui lui tient à cœur,
01:58c'est-à-dire le maintien et la confirmation du processus d'adhésion
02:02à l'Union Européenne,
02:04et également, bien sûr, la confirmation de cette somme de 90 milliards
02:09allouée par l'Union Européenne
02:10pour que, un, l'Ukraine puisse faire face à ses dépenses de fonctionnement
02:16et également aussi à ses dépenses militaires.
02:18Et donc là, comme il y a eu, bien sûr,
02:20et il y a encore des dissensions
02:23du fait de la Hongrie et de la Slovaquie,
02:25qui reprochent à l'Europe de ne pas se préoccuper des adhérents actuels,
02:30bon, ce sont des pays qui ont été entièrement sauvés par l'Europe à une époque,
02:35ça veut dire que peut-être qu'un jour ils auront la reconnaissance du ventre,
02:38mais, parenthèse fermée,
02:40ça veut dire aussi que dans ce débat qui est européen,
02:44il y a forcément la représentation de ce qui est prioritaire pour les uns
02:49ou ce qui ne l'est pas pour les autres.
02:51Et il est clair que pour des régimes dont on dit qu'ils sont illibéraux,
02:54démocratie illibérale,
02:56eh bien la priorité n'est pas visible,
02:57la priorité de mettre un terme à l'agression de Poutine,
03:01pour eux, ça n'est pas quelque chose de prioritaire.
03:03Et ça, c'est quelque chose aussi qui est compliqué pour l'Europe,
03:06parce que, vous avez bien vu,
03:08on ne peut pas faire comme s'ils n'étaient pas là.
03:11Donc il y a des manœuvres de contournement
03:13pour essayer de faire en sorte que un ou deux pays
03:15ne soient pas à même de contredire une politique globale.
03:18Mais c'est compliqué tout simplement
03:20parce que l'Europe a été bâtie sur l'idée
03:22que tout le monde serait d'accord
03:23et que ça ne peut pas être le cas.
03:25Et l'Union Européenne, justement, en ce qui concerne la candidature de Kiev,
03:28qu'est-ce qui a été réaffirmé ?
03:29Alors précisément que l'Ukraine y a droit,
03:33qu'elle est sur ce chemin.
03:36Mais alors là, c'est encore plus complexe
03:38dans la mesure où il faut, vous savez, il y a des chapitres.
03:40Il faut avancer dans les chapitres.
03:41Il faut satisfaire à certaines exigences,
03:43à certains critères, notamment la corruption,
03:46notamment le libéralisme politique.
03:48Bon, tout ça est compliqué,
03:51mais en même temps, il faut voir aussi
03:53que dans certaines situations,
03:54les choses peuvent aller plus vite.
03:55Ça a été un peu le cas des pays baltes.
03:58Donc vous savez que certains étaient en délicatesse
04:00avec leur minorité russophone.
04:02Et le mot est faible
04:03parce que ces pays-là ne voulaient pas reconnaître
04:05dans un premier temps
04:07la pleine citoyenneté
04:09des personnes qui n'étaient pas,
04:12qui étaient russophones,
04:13avec la peur que ce soit une cinquième colonne.
04:16Et les choses sont allées plus vite
04:17et finalement, ça a eu un effet vertueux.
04:19C'est-à-dire que ça a réglé la question,
04:22même partiellement,
04:23mais ça a commencé à la régler.
04:25Est-ce que c'est le même pari
04:26qui est fait avec l'Ukraine ?
04:26C'est-à-dire que l'effet d'entraînement
04:28et d'enthousiasme, en gros,
04:30pour adhérer à l'Union européenne,
04:32ça peut aussi accélérer les choses,
04:35à condition, et c'est ça toute la problématique,
04:38à condition que la guerre ne les ait pas,
04:40entre-temps, totalement anéantis
04:43ou désespérer au point que même
04:46une perspective d'adhésion à l'Europe
04:48n'aurait plus guère de sens.
04:50Merci Gauthier.
04:51Voilà en ce qui concerne le soutien réaffirmé
04:53aujourd'hui à l'Ukraine.
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