Skip to playerSkip to main content
  • 3 hours ago

Category

🗞
News
Transcript
00:00J'en ai que maintenant notre invité, c'est vous Alexandre Spitz. Bonjour à vous, vous êtes agent immobilier, directeur
00:06chez Dubaï Immo.
00:07Vous êtes installé à Dubaï depuis 5 ans maintenant avec votre famille. Merci de prendre quelques instants pour témoigner sur
00:13notre antenne.
00:14Alexandre, vous, vous avez fait le choix de ne pas être rapatrié, de rester à Dubaï. Est-ce que c
00:20'est le signe que vous vous sentez en sécurité là-bas ?
00:22Même si on vient de le voir à l'instant, un quartier, un quartier financier, un immeuble dans le quartier
00:27financier a été frappé. Preuve que ça ne s'arrête pas.
00:32Écoutez, pour moi aujourd'hui, d'ailleurs les gens avec qui je travaille également, mon entourage, on n'a pas
00:38de demande à être rapatrié particulièrement.
00:41D'ailleurs, ce qu'on voit, c'est plutôt les touristes en vacances ici qui ont ce genre de demande.
00:46Ce que je peux pour le coup tout à fait comprendre, parce que vu les événements, les vacances sont de
00:51facto un petit peu gâchés.
00:54Mais à partir du moment où on vit ici, on a notre vie ici, c'est compliqué de partir comme
00:58ça du jour au lendemain.
00:59Surtout, en vérité, qu'on n'en voit pas vraiment la nécessité.
01:03Alors oui, la situation est un petit peu particulière. Ce n'est pas une situation habituelle.
01:08Maintenant, il y a une énorme différence entre ce qu'on peut voir dans les médias, sur les réseaux, etc.,
01:14qui fait très très peur.
01:15Et la réalité sur place, les gens continuent à travailler, il y a des voitures qui passent toute la journée,
01:21il y a du monde dehors.
01:22Alors, il y a beaucoup moins de monde que d'habitude, effectivement, parce que les touristes ne viennent pas et
01:27ont cherché à partir, ce qui est à peu près logique.
01:30Mais par contre, nous, en termes de résidents ici, la vie continue en fait.
01:34Et il n'y a pas d'urgence pour nous à partir.
01:38C'est juste, bon, ce n'est pas la période la plus rigolante qu'on a connue à Dubaï, mais
01:42on ne se sent pas en insécurité totale ou je ne sais pas tout ce qu'on peut entendre, en
01:46fait, un petit peu partout.
01:48Voilà, donc effectivement...
01:50Non, non, non, je vous en prie, j'allais justement vous demander, qu'est-ce qui est venu vous conforter
01:54dans la décision de rester ?
01:55Est-ce que le dispositif mis en place par les autorités locales a été suffisant pour vous pousser à rester
02:01avec votre famille ?
02:08Alors, ça nous tombait comme ça un petit peu de nulle part, donc on ne savait pas trop où on
02:13mettait les pieds.
02:13Et puis très, très rapidement, les autorités ont communiqué, ont donné les informations, ont donné les marches à suivre également
02:19en cas d'alerte.
02:22Il y a aussi les alertes qui ont été activées.
02:23Donc, il y a vraiment eu une prise en charge très, très vite de la part du gouvernement par rapport
02:30à la situation.
02:30Et on a pu être rassuré rapidement.
02:33Et encore une fois, ce n'est pas des détonations à longueur de journée, etc.
02:38Et plus les jours passent, moins elles sont présentes et elles sont de plus en plus éloignées.
02:44Là, ça faisait quelques jours qu'il n'y avait rien eu avant ce qui s'est passé, alors que
02:48précédemment, c'était un petit peu plus rapproché.
02:50Donc, on voit aussi que ça commence à s'arranger.
02:53De la même manière, on voit aussi que le ciel a réouvert, puisque quasiment tous les vols au départ et
02:58à l'arrivée sont maintenus.
03:00Je ne pense pas que le gouvernement des Émirats prendrait le moindre risque et ferait partir des avions si vraiment
03:07c'était catastrophique.
03:08Donc, les avions arrivent, les avions repartent.
03:11Il n'y a plus d'ailleurs, je crois, nécessairement de vols de rapatriement.
03:14Ce n'est quasiment que des vols commerciaux depuis quelques jours.
03:18Donc, voilà.
03:19Nous, on sent sur place qu'on tend de plus en plus vers un retour à la normale.
03:23Évidemment, on n'y est pas encore.
03:24Mais on sent que ça va plutôt dans le bon sens, en tout cas.
03:28Est-ce que vous êtes toujours en contact avec les représentations françaises sur place ?
03:34Comment est-ce que se fait cet accompagnement ?
03:36Qu'est-ce qu'on vous dit ?
03:38Moi, je n'ai jamais cherché spécialement à être au contact avec eux parce que je n'en ai pas
03:45spécialement le besoin.
03:46Après, c'est vrai qu'on reçoit de temps en temps, tous les quelques jours, une petite lettre de la
03:53part du Consulat de France aux Émirats.
03:57Maintenant, voilà, ils sont là.
03:58Il y a une ligne qui a été mise en place pour ça.
04:01Si quelqu'un a besoin, il peut les contacter très facilement.
04:03Moi, je n'ai pas nécessairement eu l'expérience depuis le début.
04:07On vous sent très rassuré, très optimiste même, plein d'espoir.
04:11Vous disiez que les frappes étaient moins nombreuses.
04:13Donc, peut-être que c'était le signe que c'était bientôt la fin.
04:16Ça, on ne peut pas le prédire.
04:18Mais est-ce que tout de même, vous, vous êtes préparé à l'éventualité d'une dégradation brutale de la
04:22situation ?
04:24C'est quelque chose que vous gardez en tête ?
04:27On vit vraiment, en fait, chaque jour comme il va.
04:32C'est-à-dire qu'on ne pense pas nécessairement si ça devient catastrophique ou quoi que ce soit,
04:38parce qu'on n'en est vraiment pas là.
04:39On en est très, très loin.
04:41On est à peine à 15 jours, pas de guerre aux Émirats, mais juste de conflit.
04:46Et encore une fois, la situation sur place est très différente de ce qu'on voit.
04:50Donc, on est très, très loin.
04:52En tout cas, pour moi, à mon sens, d'un conflit
04:55où il va falloir qu'on parte, qu'on fasse nos valises vraiment du jour au lendemain, en panique, etc.
05:01Au départ, on pouvait y penser.
05:03Là, aujourd'hui, non.
05:06La situation n'est pas revenue à la normale.
05:08Mais on n'est pas sur une situation qui est absolument invivable.
05:12Et on n'a pas l'impression que ça va aller sur ce type de situation.
05:15Merci beaucoup, Alexandre Spitz.
05:17Merci d'avoir fait le temps de répondre à nos questions sur France 24.
05:19Je vous en prie.
Comments

Recommended