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  • il y a 22 heures
Transcription
00:00Très personnellement, moi, je refuse de faire ce métier pour souffrir.
00:03C'est un peu bizarre, c'est pas la phrase de l'autre sur Internet, la blonde.
00:06Je ne suis pas venue ici pour souffrir.
00:07Un classique !
00:08Je ne suis pas venue ici pour souffrir, OK ?
00:15Je peux piocher une petite question de la communauté à l'hôpital ?
00:18Je pioche n'importe quoi.
00:20N'importe laquelle.
00:21Est-ce que tu prépares des nouvelles choses avec Corel San ?
00:24C'est vrai que tu es allée sur sa tournée chantée.
00:27Ouais, je suis là !
00:32Il est venu sur ton spectacle, je crois que c'est une longue amitié quand même avec Corel San ?
00:36Ouais, on s'apprécie, on se côtoie.
00:39Mais là, il est en tournée, Corel San.
00:40Tu aurais envie de faire un petit happening de nouveau ?
00:43Non, parce que là, l'Arseno, elle est assez impressionnante.
00:47Je pense qu'il n'y a plus la place pour que j'aie de faire des conneries.
00:50Non, non, non, mais par contre, bien sûr, j'aimerais bien, mais il faut le sujet.
00:54Parce que c'est toujours ce qu'on se dit quand on parle.
00:55C'est qu'il y a plein d'envie, mais il faut des sujets qui tiennent dans la longueur.
01:00C'est-à-dire que ce n'est pas le sujet qui nous fait rire un soir et le lendemain,
01:03tu dis n'importe quoi.
01:04Oui, mais maintenant qu'il fait du cinéma, pour le coup, ça pourrait être des projets qui ne sont pas
01:07juste un happening et un concert.
01:09Non, non, bien sûr, bien sûr, mais il faut quelque chose de solide.
01:11T'as raison.
01:11T'appelles un mec comme Thomas et puis il vient et remets tout en place.
01:16Exactement, ça devient une lance.
01:17Je me demandais si tu allais venir habiller en tenue années 80, au moins un petit quelque chose.
01:22Ben forcément, je ne sais pas si tu connais le méthode dressing.
01:25Des années 80 ?
01:26Alors méthode dressing, c'est vraiment, tu sais, quand les acteurs restent dans la peau de leur personnage sur les
01:30tapis rouges et s'habillent un peu comme leur personnage dans les films.
01:33Timothée Chalamet l'a fait pour Marty Suprême.
01:34Du coup, je me suis dit, est-ce qu'il va nous sortir un petit quelque chose des années 80
01:38?
01:38Alors non, non, peut-être.
01:40J'en sais pas ce que la mode est en cyclique et puis des fois, il suffit d'un truc
01:44pour être à la mode de l'époque.
01:46Mais je ne me souvenais pas de ce que tu m'as dit, Timothée Chalamet.
01:49Tu ne l'as pas vu en costard orange pour rappeler les balles de ping-pong de Marty Suprême récemment
01:54?
01:54Non, après, c'est les Américains.
01:56Eux, tout est savamment.
01:58On est d'accord.
01:59Tu vois, on est des Français, ils n'ont même pas pensé.
02:01Oui, c'est ça.
02:02Donc, il n'y aura pas de coupe mulet pour la promo de Police Flash 80.
02:05Il n'y a pas le budget coupe mulet.
02:06Ah, dommage.
02:07C'est foutu.
02:08Et justement, quels sont les objets des années 80 que tu aimerais ressusciter ?
02:12Je ne sais pas, le Walkman, le Minitel, est-ce qu'il y en a un en particulier ?
02:15Le Walkman, je trouve ça génial.
02:24Et j'appelle encore, je suis comme quoi, on fait grave.
02:27Des fois, je parle de mon téléphone, je l'appelle le Walkman.
02:32Même moi-là, je me dis, là, c'est quand même un peu dur.
02:35Tu vas trop loin.
02:36L'objet, au-delà de l'objet, c'était le fait des fois de…
02:38Alors, il y avait les albums, les cassettes, mais c'était le fait de se faire ses compiles.
02:43Tu vois, le côté où tu t'enregistrais tes morceaux sur Fun Radio, sur Voltage, ou je ne sais pas
02:50quoi.
02:51Et d'offrir la compile aussi à quelqu'un.
02:53Mais à personne.
02:53Là, on n'offre plus de playlist, a priori.
02:55Non, mais non.
02:56Écoute, Émilie, là, on n'offrait pas ça.
02:59Tu es en train de me dire que c'était mieux avant dans tous les sens du terme.
03:02Non, c'était tes trucs à toi.
03:03Tu faisais ta petite compile sur ta cassette que tu avais effacée à moi parce que tu n'en achetais
03:07pas tout le temps.
03:08Et tu faisais tes trucs, appuyé, là, tu attendais ton morceau.
03:11Tu dormais, tu l'entendais.
03:13Ça, c'était magique, ça.
03:15Eh bien, du coup, le cadeau devrait normalement te faire plaisir.
03:18C'est pas vrai.
03:18On a un cadeau.
03:19Oula, il est tellement lourd à porter.
03:21Mais c'est incroyable.
03:22Vous avez du budget.
03:23Moi, j'étais venu, disons que…
03:24Sans croire à grand-chose.
03:26Oui, parce que les gens, ils ne savent pas.
03:27Il y a de la clim et tout.
03:28Ils caillent.
03:29Ils me disent qu'il n'y a pas d'oseil ici.
03:31Et à la fin, vous avez carrément un cadeau.
03:32Il y a un cadeau.
03:33Écoute, tu vas voir.
03:33Oh, mais attends.
03:34C'est un vrai cadeau.
03:37Ce n'est pas genre, quand c'est fini, vous le reprenez.
03:38On ne le reprend pas.
03:40Non, parce qu'il y a des émissions, ils font ça.
03:42Non, mais c'est génial.
03:44Attends, il faut que les gens le voient.
03:45C'est un ghetto blaster.
03:46Du coup, ça, c'est quand même l'objet peut-être le plus cool des années 80.
03:49C'est trop gentil.
03:49On va le faire marcher parce qu'en fait, il y a une petite cassette dedans.
03:51C'est trop beau.
03:54Évidemment.
04:01Il y a une scène dans le film qui est exceptionnelle avec cette chanson.
04:03Donc, on s'est un peu vengé.
04:04Pourquoi cette chanson ?
04:06Tu parlais de Sardou tout à l'heure.
04:07Oui, parce que cette chanson, c'est une hymne nationale de la France.
04:10Ça fait partie du patrimoine.
04:12Tu as déjà fait des fêtes de village ?
04:14J'ai déjà fait des fêtes de village.
04:16Je n'ai jamais entendu la guitare de Marat à une fête de village.
04:19C'est plus un truc d'école de commerce maintenant, j'ai l'impression.
04:21Ah oui ?
04:22Mais même ça, ils nous le volent.
04:24Écoute, on a quand même prévu une deuxième cassette.
04:27S'il te plaît.
04:28Mais qui n'est pas de Michel Sardou.
04:30À un moment donné, j'ai bien joué le jeu, mais il ne faut pas…
04:32Oh là là, big payback.
04:35Alors ça, c'est un crossover, Notorious Big, James Brown.
04:38C'est incroyable.
04:42Voilà.
04:42C'est un très beau cadeau.
04:44Je crois que tu es un fan de hip-hop US.
04:45Oui, complètement.
04:46Je suis épis de big payback.
04:48J'adore cette chanson de James Brown.
04:49Ah, ben, écoute, génial.
04:51Je ne connaissais pas le truc avec Notorious Big, mais là, je suis…
04:55Merci.
04:56On t'a offert des cassettes, parce que sache que c'est devenu des objets de collection.
04:59Mais oui !
05:00Tu sais ça, mais il y en a qui sont à 2 000 €, la cassette.
05:03Mais c'est incroyable !
05:04Quand je pense à tout ce qu'on a mis de côté et peut-être perdu avec mes frères et
05:09tout…
05:09Moi-même, les CD…
05:10Et là, je suis en train de me dire, vu que là, on est dans les cassettes, dans 5-10
05:14ans, les CD, ça revient.
05:15J'ai un sac entier avec tous mes CD que je n'utilisais plus.
05:18Il faut que je le retrouve.
05:18Est-ce qu'il y a un musicien que tu aurais envie d'incarner si un jour, tu joues dans
05:22un biopic ?
05:22Michael Jackson.
05:23Mais c'est trop tard.
05:24C'est ce que j'allais dire.
05:25Désolé, l'euro les prix pour le coup, c'est dommage.
05:28C'est foutu.
05:29Mais genre, premier degré dans un biopic musical et tout, Fela Kouti.
05:33Ah, c'est une référence pointue, référence à ses niches.
05:36Ouais, ouais, mais…
05:37Enfin, à ses niches, ça dépend d'où on se place.
05:39Évidemment.
05:40Mais non, non, ouais, super.
05:44Moi, j'aime bien tout ce qui est lié aussi à l'Afrique.
05:46Et puis, on a plein d'histoires à raconter sur le continent africain et cette histoire-là, elle est super
05:50aussi.
05:50Et t'en as raconté aussi dans ton film Indontable, dont on parlera un peu plus tard.
05:53Ah, allez.
05:54Luc Letimal, il incarne aussi un champion de ping-pong.
05:57Je vais chercher la balle aussi ?
05:58Par contre, patron.
05:59À un moment, tu sers à quoi, toi ?
06:00Je note un retour de hype du ping-pong avec Marty Suprême.
06:04Mais c'est vrai !
06:04Tu fais donc de la concurrence à Marty Suprême ?
06:06Putain, mais c'est vrai ce que tu me dis, j'avais même pas te fait le lien.
06:08Le ping-pong est partout au cinéma.
06:10C'était quelque chose de très important dans les années 80.
06:13Dans les salles de sport, les MJC, la table de ping-pong, c'était un endroit sacré.
06:18Il y a eu des matchs qui ont viré au drame.
06:20Si je perds, je te tue pas.
06:24En toutes les cités de France.
06:25On sent que ça te rappelle des souvenirs.
06:27Ah bah oui, parce qu'il y avait vraiment des matchs tendus.
06:30Et puis surtout, les mairies, vu qu'ils ont vu l'engouement du ping-pong à l'époque,
06:35pour justement éradiquer la délinquance et tout,
06:39ils construisaient des tables de ping-pong en béton.
06:41Bien sûr, il y en avait en bas de chez moi.
06:43Voilà, en disant, voilà les jeunes.
06:44Arrêtez la drogue !
06:47C'était bien tenté !
06:48Et je vais au ping-pong.
06:49Mais non, mais ils y croyaient.
06:50Ils venaient, ils avaient un drap, là, ils inauguraient.
06:52Le maire, il levait le drap.
06:53Et voilà, votre table de ping-pong.
06:56Arrêtez de vous tuer entre vous.
06:58Arrêtez de fumer.
06:59Et je vais au ping-pong.
07:00Allez, bonne journée.
07:00Salam.
07:01Moi, je vais chez moi.
07:10C'est génial.
07:11Motechalame s'est entraîné six ans pour jouer au ping-pong.
07:13Tu t'es entraîné combien de temps ?
07:15T'as mis combien de ta personne ?
07:16Moi, je suis un joueur de quartier.
07:17Moi, ça revient vite fait.
07:19Et puis, lui, il a fait six ans.
07:20C'est des menteurs, les Américains.
07:21Il faut quand même six ans.
07:23Tu n'y crois pas ?
07:23Il dit qu'il a pris une table de ping-pong sur chacun de ses tournages dans le monde.
07:26Mais mon cul sur la commode.
07:27Il y a un moment, il faut que ça s'arrête.
07:29Il y a des choses qui sont vraies et d'autres qui ne le sont pas.
07:32C'est-à-dire qu'à un moment, oui, il a appris des basiques.
07:34Six mois.
07:34Mais de qui tu te fous, gars ?
07:36Tu n'as pas que ça à foutre avant moi ?
07:37Six ans.
07:38Six ans !
07:39Tu vois, j'ai dit même six mois inconsciemment en me disant.
07:41Non, non, six ans.
07:42Il a quel âge, ce garçon ?
07:43Il a 30 ans.
07:44Mais c'est l'âge où tu mens le plus.
07:46À 30 ans, il ne fallait pas croire ce que je te disais à 30 ans.
07:50C'est menteur à 30 ans.
07:51J'ai inventé des histoires à tous les coups.
07:53Et pour le cinéma, c'est là où tu y crois pas de vrai.
07:59C'est-à-dire, à 30 ans, quel était ton plus gros mytho ?
08:01Mon plus gros mytho à l'époque,
08:03c'est que je jouais un peu sur l'ambiguïté de mon passé dans le football.
08:08Je t'écoute.
08:09Je laissais entendre que je n'étais pas à deux doigts d'être professionnel.
08:13Tu sais, la fameuse rupture des ligaments croisés, beaucoup en parlent.
08:17Bien sûr.
08:18Je pense humblement.
08:19Vraiment, je le dis avec beaucoup d'humilité.
08:20Je ne le dis pas pour me tirer.
08:22Je pense qu'on l'a remis un peu sur le devant de la scène avec le film Casse Dépard.
08:29Ligaments croisés !
08:31Les gens l'entendaient sans l'entendre.
08:33Et en fait, moi, étant fouteux, je sais que c'était beaucoup un truc de mytho,
08:38de dire « ouais, j'ai été blessé ».
08:39Tout le monde le disait dans les quartiers, c'était un peu premier degré.
08:42Et quand je l'ai mis dans Casse Dépard,
08:43faite vannes, parce que je me suis fait les croiser et tout,
08:46j'ai l'impression qu'il y a eu un truc un peu qui est devenu de l'ordre du
08:51public,
08:52à dire « oui, bon, tu as vu les croisés, mais en vrai, tu ne savais pas jouer tout ça
08:56».
08:56C'est vrai que je l'ai beaucoup entendu.
08:58Oui, mais je pense que c'est après la sortie du film, vers 2010-2011, il y a eu un
09:02pic.
09:03Mais effectivement, j'ai joué un peu sur cette ambiguïté.
09:06Je n'étais pas loin d'être pro.
09:07Écoute, on va tester ton niveau à un autre petit jeu qui s'appelle le 30 secondes chrono.
09:12Allez !
09:12L'idée, c'est qu'on te montre plusieurs images de film.
09:16Il faut en deviner le plus possible en 30 secondes.
09:18Est-ce que tu es prêt ?
09:19Je suis totalement prêt.
09:20J'adore les challenges comme ça.
09:22Moose Brothers.
09:25Putain, mais il fait le grand écart entre 400 films.
09:27Je ne sais pas.
09:28Passe.
09:31Dirty Dancing.
09:33Abyss.
09:35Histoire sans fin.
09:38Sauver Willy.
09:40Non, Le Grand Bleu.
09:42Retour vers le futur.
09:44Piège de Cristal.
09:46Boum.
09:48Merde.
09:49Je ne sais pas.
09:50J'ai oublié le nouveau titre.
09:54C'est vraiment pas mal.
09:55On est pas mal.
09:56Alors, on a vu les films de Jean-Claude Van Damme.
09:59Je pensais que tu les trouverais dans la seconde parce que je croyais que tu étais un fan de Jean
10:02-Claude Van Damme.
10:02Et j'allais dire, est-ce que tu peux expliquer qui c'était pour les gens qui pensent que c
10:05'est juste une chanson de Joule, JCVD ?
10:08Ah oui, c'est vrai.
10:09Putain, elle est géniale en plus cette chanson.
10:10Elle est géniale.
10:11Tu as déjà vu la vidéo Van Damme danse dessus ?
10:13Ah non.
10:13Ben putain !
10:18Génial, quand il écoute, il est là.
10:20Ah ouais.
10:21Je le découvre jeune en primaire, je ne sais plus à quel âge exactement.
10:25Et il y a une cassette VHS à la maison où il y a marqué Blutsport.
10:29Là, je vois ça.
10:30Je dis bon, c'est le début des cassettes, donc je mets la VHS, je ne sais pas fait quoi.
10:33Et là, je vois donc Blutsport devant moi.
10:35Et donc, c'est génial parce que je le découvre sans que personne ne me dise quoi que ce soit.
10:41Et là, je vois ce mec qui fait du karaté ou je ne sais pas trop quoi, qui fait un
10:45tournoi genre interdit, qui est génial en fait.
10:48Et j'ai l'impression que Dieu m'envoie un message.
10:51Ah non, mais c'est clair.
10:52Je pousse la table de la salle à manger, je pousse tout.
10:54Et je te jure, pendant une heure, je fais du karaté.
10:59Je fais du karaté seul chez moi.
11:01Dans le salon, il y a tout seul chez moi.
11:04Des espèces de coups.
11:05Et depuis, je suis tout ce que fait Vendamme.
11:09J'ai même menti pour voir Double Impact où il y a deux Vendamme.
11:15Tellement j'aime le film.
11:17Je suis avec un autre groupe de potes et on va au cinéma et je joue le jeu.
11:22On va voir quoi ? Ils disent ouais, je ne sais pas, il y a un tel.
11:24Je dis tiens, il y a Double Impact bleu.
11:26Alors que je l'avais vu.
11:27Ils se disent ouais, tu penses ?
11:29Ouais, peut-être, on va voir.
11:31Et j'étais trop content.
11:32J'étais l'oubarde deux fois.
11:33Donc j'ai vu quatre Vendamme.
11:35Quel est ton niveau en grand écart de zéro à Vendamme ?
11:38Non, non, non.
11:39Tu sais que je voulais faire un film avec lui il y a 20 ans.
11:42Je voulais faire un film avec lui.
11:43Et qu'est-ce qui s'est passé ?
11:44J'ai un rendez-vous avec un producteur et je lui dis moi, écoute, il me propose un film.
11:49Je lui dis, si ce n'est pas Vendamme, je ne le fais pas.
11:52Il me dit quoi ?
11:52Je lui dis, mais si, Jean-Claude Vendamme, il est super.
11:55Et voilà.
11:56Et il prend le rendez-vous avec Vendamme.
11:58Et Vendamme ne vient pas.
12:00Il est à Paris.
12:01Et le lendemain, on voit dans Pure People, il n'est pas venu au rendez-vous.
12:04Il est à une soirée.
12:05Il est comme ça.
12:07Il a les yeux défoncés.
12:09Il est là.
12:09J'ai dit, oui, c'est peut-être mieux de ne pas tourner avec lui en ce moment.
12:13Il n'a pas l'air à sa meilleure période de Jean-Claude.
12:16Pas en forme.
12:16Oui, mais on l'adore.
12:17C'est un mec très gentil, généreux et qui a une histoire, un parcours incroyable aussi.
12:21Quand même.
12:22Clairement.
12:22On est d'accord.
12:25Ton plus gros fou rire sur un tournage.
12:28Même si la comédie est une affaire très sérieuse.
12:30Mes plus gros fou rire sur un tournage, c'est les ratés.
12:33C'est le problème.
12:35Il y a un raté mémorable dont tu étais à l'origine.
12:40Il y a une chute d'un chef hop sur un tournage qui m'a beaucoup fait rire.
12:45C'est horrible parce qu'il a vraiment chuté de haut.
12:48Donc là, quand il tombe, tout le monde fait.
12:51Il s'éclate la gueule.
12:53Mais vraiment, on se dit bon, la fin de game, l'assurance, tout.
12:57Et là, il se relève.
12:59On va arrêter les conneries.
13:02Ils sont, on va arrêter les conneries.
13:05En fait, il nous a tous soulagés parce qu'on s'est dit, il est mort peut-être.
13:08Et là, il a enlevé tout son matos.
13:10Il a dit, c'est bon.
13:11Enfin bon, bref, parce qu'il est tourné dans des conditions très dures.
13:13D'ailleurs, je l'embrasse.
13:14Guillaume, il s'appelle.
13:16Et c'était vraiment un fou rire jusqu'à aujourd'hui.
13:19Parce que je le dis encore, on va arrêter les conneries.
13:22Quand ça va bon.
13:23On va arrêter les conneries.
13:24Je te propose une nouvelle question de popcorn.
13:26Allez.
13:28Le ou la réalisatrice avec qui tu rêveras de tourner.
13:33C'est peut-être aux Etats-Unis, mais c'est pas un rêve.
13:38Si, c'est des rêves.
13:39Avec des acteurs sinon ?
13:40Oui, il y en a plein.
13:42C'est un cliché, mais des mecs comme De Niro, Denzel Washington.
13:48Il reste des monuments absolus.
13:49Oui, c'est juste pour être en contact.
13:51En plus, ils ont un petit côté blasé qui me plaît.
13:54Oui, c'est vrai.
13:55Ils ont un petit côté, on a fait le tour de la boucle.
13:57Ne faites pas chier, en fait.
13:59Non, mais tu vois très bien que tous les réalisateurs qui tapent avec eux.
14:02Il y a un côté, les jeunes.
14:04Oui, Denzel, j'aimerais que lui, il les regarde en disant vraiment.
14:06Non, fais ce que tu sais faire.
14:10Et j'aime bien, en fait, ce côté-là.
14:12Parce qu'ils assument vraiment où ils en sont dans la vie à l'écran.
14:16Et je trouve ça génial de toujours avancer avec ce qu'on est vraiment.
14:19J'ai une vidéo à te montrer.
14:20On parlait d'acteurs hollywoodiens, notamment.
14:22Je ne sais pas si tu as vu passer cette vidéo.
14:24C'est vrai que vous allez m'offrir un iPad, j'ai dit...
14:25Quand même.
14:26Gros budget, mais calme-moi.
14:28C'est cette émission.
14:29C'est du blanchiment d'argent.
14:31Vous êtes carrément en train de m'offrir un iPad.
14:34J'aimerais bien, la prochaine fois.
14:37J'ai entendu parler de ce truc.
14:40C'est Brad Pitt et Tom Cruise qui se battent en intelligence artificielle.
14:45Ouais, c'est de l'IA.
14:46Ouais.
14:49Ok.
14:49Qu'est-ce que tu te dis en voyant ça ?
14:51Parce que quand même, j'imagine que tous les acteurs et actrices,
14:54à un moment, se questionnent sur l'évolution de l'IA.
14:58Tu vois, Matthew McConaughey, par exemple, a fait breveter son image
15:01pour pas que l'IA, les sociétés d'IA puissent s'en servir sans son accord.
15:07Je comprends.
15:08Enfin, à l'échelle américaine, c'est très inquiétant, je dirais.
15:11Et tu penses qu'en France, on est...
15:12Si, si, si, on y arrive aussi quand même, mais...
15:15Parce que c'est vrai que quand tu vois ça, tu te dis bon, bah ok.
15:18Mais c'est vrai que non, de façon globale, ouais, c'est...
15:20Enfin, il y a des trucs à régler, quoi.
15:21Tu vois, le doublage est clairement menacé par l'IA.
15:24Bien sûr, oui, oui.
15:24Est-ce que ça te questionne quand même ?
15:26Bah oui, ça questionne, parce qu'au final, c'est toujours le même chose.
15:29C'est l'industrialisation de maths, quoi.
15:30Le côté, tu vois, le petit côté artisanat, on le perd, quoi.
15:33Moi, c'est ce que je dis.
15:34Il y a deux films assez prophétiques à ce niveau-là.
15:38Terminator.
15:39Il parle dans ça, mais...
15:41Terminator, il disait beaucoup de choses.
15:43Et puis, il y en a un autre aussi, mais ça, c'était plus pour le Covid,
15:46qui était Demolition Man.
15:48Il parlait des contacts humains et tout,
15:49qui étaient interdits dans le futur et tout.
15:51Mais bon, ça, c'est quand même ma culture pas un peu bizarre.
15:54Mais l'avancée de la technologie, je ne veux pas dire que ça fait peur,
15:58parce que ça fait vraiment...
15:59Mais c'est quand même inquiétant à faire ton niveau.
16:02Ça va, chérie ?
16:03Je viens de te le dire, je vais bien.
16:05Comment s'appelle le chien ?
16:06Max ?
16:07Qu'est-ce qui lui arrive à Wolfie ?
16:09Wolfie va bien, chérie.
16:10Wolfie va très bien.
16:13J'ai pas encore le réflexe chat-GPT, contrairement à mes enfants,
16:17qui justement en parlent...
16:19Forcément.
16:20Ouais, comme un pote, quoi.
16:21J'ai demandé à chat-GPT, enfin, fait leur pote chat.
16:25Ouais, de limite, s'en servir comme un psy pour certains,
16:27enfin, ça va loin.
16:28Ouais, franchement, on va être dépassés.
16:30Enfin, on l'est déjà même.
16:31Je pense qu'en fait, c'est juste...
16:33Les signaux sont pas encore là pour nous alerter,
16:37mais c'est en mode comme la couche d'ozone.
16:39On dit que ça crame, en fait, mais...
16:41Tant que tu vois pas concrètement que ça crame,
16:43les mecs, ils disent bon...
16:44Voilà, mais ça part en couille, quand même.
16:46Faut quand même dire la vérité, oui.
16:47Et en 2025, on t'a aussi vu dans Empathie,
16:49la série Phénomène, franchement,
16:51qui est une des meilleures séries de l'année.
16:53Il y a bien les gens qui assument le silence.
16:55Ben ferme ta gueule, là-bas.
16:58Où en est la saison 2 ?
16:59Ben, votre tournée.
17:00Tu vas repartir au Québec, c'est...
17:03Au Canada, à Montréal.
17:04Le sujet de la santé mentale, voilà, c'est une des séries qui en parle,
17:08c'est quand même assez rare pour être dit.
17:10Toi, est-ce qu'à un moment, tu t'es senti perdre pied
17:11ou au moins, est-ce que tu t'es senti fragile dans ce milieu
17:14qui est un milieu quand même assez compétitif,
17:15pas forcément facile ?
17:16Est-ce que ça t'a...
17:18Est-ce que ça a résonné chez toi, ce sujet-là ?
17:19Oui, enfin, la santé mentale, elle résonne constamment chez nous, je pense.
17:24On essaie bien de les mettre en lumière aujourd'hui.
17:26Et maintenant, oui, bon, à part un métier...
17:29Ben, moi, en fait, j'ai...
17:31Comme je l'ai dit, je suis un peu un desperado,
17:33mais c'est pour mon bien-être.
17:33C'est pour ça que j'ai compris que d'être centré sur soi,
17:37dans le sens familial, entourage proche,
17:40c'est une façon pour moi de me protéger,
17:42de me préserver de tout un tas de choses.
17:44Et ben, ça me nourrit, moi, dans mon métier d'acteur, de réalisateur,
17:47ce que tu veux, mais c'est avant tout ma vie d'homme, en fait.
17:49Oui, et tu as déclaré, on ne peut pas être un bon comédien
17:51si on ne fait pas preuve d'empathie.
17:53Ça m'a fait penser à la victoire de Karim Leclou au César l'an dernier,
17:56qui a dédié son César aux gentils.
17:57Ouais.
17:58Comment on cultive un peu ces valeurs-là,
18:00qui peuvent être des valeurs un peu rares, un peu trop rares, quand même ?
18:02C'est vrai que ce métier, malheureusement, des fois,
18:04on est tellement centré sur nous
18:08qu'on peut tendance à croire que c'est une normalité,
18:11alors que ça ne l'est pas.
18:11Mais voilà, chacun doit trouver son juste milieu.
18:13Parce que ce n'est pas non plus...
18:14Le but, ce n'est pas de critiquer le métier
18:16et dire que ce métier est en fou et tout.
18:18Et chacun, il trouve son compte.
18:20Mais c'est vrai que si on se laisse border
18:22par tout un tas de choses, on peut se perdre.
18:24Et là, on perd en humanité, ouais.
18:26On imagine qu'il y a une différence entre les plateaux français
18:29et les plateaux canadiens.
18:30Justement, on parlait de gentillesse.
18:31Les Français, on est connus pour râler.
18:34Quelles sont les différences que toi, t'as constatées sur les plateaux ?
18:37Ils sont très speed, très carrés.
18:39Parce que moi, je me rappelle que je m'étais cogné à la tête
18:41sur un de vos trucs, là.
18:43Une lumière ou je ne sais pas quoi.
18:45Il y a quelqu'un qui est arrivé dans la minute.
18:47Ouais, bonjour Thomas, t'as ta déclaration, là.
18:50J'ai dit quoi ?
18:51Il m'a été cogné à la tête, là, il faut déclarer, machin.
18:53J'ai dit, mais de quoi ça va, en fait ?
18:55Je me suis juste cogné à la tête.
18:57Tout va bien.
18:58Et j'ai vu que là, il était, tu vois, en France,
19:01tu te cognes la tête, tout le staff tourne la tête.
19:03Il va pas nous faire chier avec l'assurance.
19:05Il va nous foutre en retard.
19:06Bah ouais, tant qu'il voit pas du sang couler, tout le monde...
19:08Non, ça, oh putain, voilà.
19:11Non, non, ouais, c'est différent.
19:13Je vais donner des titres de films en québécois.
19:15Ouais.
19:15Et tu vas me dire lesquels ils sont en français, à priori.
19:19Lesquels ils sont en français, ok.
19:20Si je te dis, folie de graduation.
19:23Folie...
19:23Oh, je sais pas.
19:24C'était American Pie.
19:26Ah ouais !
19:26Ça va loin.
19:27Ah ouais, d'accord.
19:28Ça va loin.
19:29Si je te dis, Nigot de professeur.
19:31Si t'as besoin d'un indice...
19:31Professeur folle dingue.
19:32Bien sûr, évidemment.
19:33Le lendemain de veille.
19:35Le lendemain de veille.
19:37Le lendemain de veille.
19:37Comédie assez récente.
19:39Sensiblement.
19:40Merci au pilami.
19:41Pour un restaurant.
19:43Le lendemain de veille, un truc qui a rapport avec l'alcool.
19:47Ah !
19:49Donc...
19:50Hangover ?
19:50Oui.
19:51Very Bad Trip.
19:51Le titre français, Very Bad Trip.
19:53Marie à un jeu ne sais quoi ?
19:55Marie à tout prix.
19:56Tout à fait.
19:57Et le dernier, comme un taureau sauvage.
20:00Euh...
20:00Comme un taureau sauvage ?
20:02Bullhead ?
20:03Non.
20:03Raging Bull.
20:04Raging Bull.
20:05Ok.
20:06Exactement.
20:07Ça aurait pu être Bullhead.
20:11On avait quelqu'un qui avait une question pour toi.
20:14Tu devrais le reconnaître, a priori.
20:16Est-ce qu'il y a le son ?
20:17Il y a toujours pas le son.
20:18Ah, Xavier !
20:19Oui, bonjour Thomas.
20:20Ici Xavier Lacay.
20:20J'espère que vous allez bien.
20:22Euh...
20:22J'ai adoré votre film Police Flash 80.
20:24Pardon pour la moustache.
20:26Euh...
20:26J'avais une question.
20:27J'ai aussi beaucoup aimé votre film Indomptable.
20:29Quand même pas pareil.
20:30On est sur...
20:31Euh...
20:31Un polar bien sombre.
20:32Alors que Police Flash 80, c'est une bonne comédie.
20:35Euh...
20:35Vous aimez quand même le polar.
20:36Je vois...
20:36Je vois ce petit dénominateur commun.
20:38Si je puis me permettre.
20:39Euh...
20:40J'ai adoré vos deux films.
20:41Je...
20:42Je me demandais comment vous faisiez pour passer de la comédie.
20:45C'est une question un peu bateau, hein.
20:46Mais sincère.
20:46Comment vous faites pour passer de la comédie.
20:49Euh...
20:49Aussi drôle que Police Flash 80.
20:51A un polar aussi sombre qu'indomptable.
20:53Euh...
20:54Est-ce que vous êtes bipolaire ?
20:55Et si oui.
20:56Euh...
20:56Avez-vous besoin d'aide ?
20:58Ce qu'il faut que j'appelle les secours.
20:59Ou non.
20:59Je vous embrasse.
21:00A bientôt Thomas.
21:02Il est drôle ce con.
21:04Il est très drôle.
21:05Ça a été...
21:06Une bonne...
21:06Je le connaissais même pas avant le tournoi.
21:08C'était une bonne rencontre.
21:09Une bonne...
21:09Enfin...
21:10Pas surprise.
21:11Avec aucun a priori.
21:12Mais non.
21:13Une très bonne rencontre.
21:14Euh...
21:14Est-ce que je suis bipolaire ?
21:16Je...
21:16Je crois pas.
21:17Ça serait pas à moi de le dire.
21:18Non mais il dit quelque chose qui est vrai.
21:20C'est que tu sors d'une année où t'as été dans un registre...
21:22Dans lequel on te connaissait moins.
21:24Un registre dramatique.
21:25T'as fait un grand écart pour le coup.
21:27Comment...
21:28Comment t'arrives à jongler ?
21:29C'est ça qui demande en fait.
21:30Comment t'arrives à jongler entre les deux ?
21:31En fait je jongle pas tant que ça dans le sens où...
21:35Où c'est mon évolution d'homme en fait qui prime avant mon travail de comédien.
21:40C'est-à-dire qu'en tant qu'homme j'assume totalement d'être sombre.
21:43J'assume d'être désagréable, d'être de mauvaise humeur, d'être moi en fait.
21:48Enfin quand j'étais peut-être plus jeune j'avais besoin de cacher ou d'être...
21:52De garder une certaine posture dite comique.
21:55Et j'assume en tout cas...
21:57J'irais dire à 360 en tout cas au maximum de ce que je suis.
22:01J'assume tout quoi.
22:02Donc d'arriver au drame pour moi c'est pas forcé.
22:05J'avais lu que tu te sentais un peu pris par un syndrome de l'imposteur.
22:08Qui t'empêchait de t'éloigner du registre comique.
22:11Que t'avais déclaré ça.
22:12C'est un drame dans l'imposteur ?
22:12Je suis pas sûr.
22:14Peut-être que tu l'as lu.
22:15T'es sûr que c'est moi qui ai dit ça ?
22:16Ouais je crois.
22:16C'est pas un terme que j'utilise souvent ça.
22:18Alors le terme n'était pas le bon mais en tout cas que tu te sentais pas légitime.
22:21Légitime non.
22:22Non plus parce que...
22:23Ou c'est juste que les gens te proposaient peut-être que des règles communes en fait.
22:26C'est pas ça.
22:26En fait on a quand même ce système de cases malheureusement dans notre pays qui fait que...
22:33Voilà les gens te voient à un endroit et veulent pas forcément te voir à un autre.
22:37Et voilà.
22:38Il fallait juste le bon moment, le bon timing.
22:41J'aime aller à l'instinct et je suis par exemple heureux là de faire Police Flash 80.
22:45Parce que...
22:46Parce qu'il y a rien de forcé et que...
22:48Je me mets pas en mode dramatique quand je fais un nom de table.
22:52Et je me mets pas en mode comique quand je fais...
22:54Police Flash 80.
22:56Je pense que les choses elles sont...
22:57Elles doivent être sincères et fluides et après tout va bien.
22:59Et ça t'a fait quoi d'être à Cannes avec un nom de table justement ?
23:02C'est vrai que d'avoir la reconnaissance canoise, de la presse, du public...
23:07Et bah du coup c'est...
23:08Bah ça fait beaucoup de bien parce que ça donne beaucoup de confiance en fait.
23:11Parce que ça partait certes de quelque chose de sincère.
23:14Mais au final ça a eu de l'écho et ça donne de la confiance pour la suite.
23:18Et ça se voit dans le film que tu vas défendre.
23:21Bah c'est en tout cas le sentiment qu'on a.
23:22Il y a eu les débuts au Démet Comédie Club.
23:23Si si si mais t'as complètement raison.
23:25Et là avec Police Flash 80 c'est clairement ce qu'on se dit.
23:28C'est un film de bande.
23:29Police !
23:30Il fallait pas des témoins de joueur putain.
23:32Complètement.
23:33C'est un film que t'as coécrit.
23:34Ouais.
23:35Dans lequel tu joues.
23:36Quels ont été les rêves pour ce film ?
23:38Je pense qu'il y a plusieurs...
23:39Enfin moi j'ai chopé plusieurs trucs.
23:41Est-ce que toi t'avais des rêves en particulier ?
23:43Euh...
23:44Oh là là il y en a tellement.
23:45C'est mon amour des films de...
23:48De Delon.
23:49Alors...
23:50C'est un amour particulier.
23:51Parce qu'ils sont inregardables aujourd'hui pour la plupart.
23:54Certains.
23:54Ils ont mal vieilli.
23:55Oui puis ils sont politiquement...
23:57Enfin voilà.
23:58On va pas en parler.
24:00Paix à son âme aujourd'hui Alain Delon.
24:01Y'a pas de soucis.
24:02Mais c'est très compliqué les films de Delon.
24:05Et les films de Bebel par contre qui sont très regardables et très cool.
24:08Et en fait ouais quand t'as grandi avec ça.
24:11Ça te rêve quand même.
24:12Et je suis retombé dessus par hasard.
24:13Un moment je me suis dit...
24:15Il faut faire un croisement.
24:16Bah tu parles des films d'Alain Delon.
24:19Mais c'est vrai que c'est film d'Alain Delon.
24:20Donc peut-être...
24:21Il y a Paroles de flics.
24:22Flics ou voyous avec Belmondo.
24:24Donc ça j'imagine que c'est des références.
24:25Mais on voit aussi dans le film un petit côté OSS.
24:28Est-ce que ça c'est quelque chose que tu revendiques ou pas du tout ?
24:30C'est un hasard ?
24:31Alors...
24:31Non mais t'es obligé...
24:33Enfin obligé.
24:33C'est une telle référence OSS.
24:35C'est un tel...
24:36Chez d'oeuf quelque part.
24:38Enfin...
24:39Sans être mauvaise langue.
24:40Les deux premiers quand même.
24:41Puisque le dernier.
24:42Ils sont quand même extraordinaires.
24:44Moi je sais que j'avais ri de façon à gorge déployée en salle.
24:47Ça fait longtemps que j'avais pas vécu ça.
24:49Vraiment sur le 2 surtout.
24:50Et ouais effectivement c'est un modèle que tu peux pas exclure.
24:54Mais maintenant ils faisaient pas partie de l'imaginaire.
24:56Moi j'aime le premier degré en fait.
24:58Des films que je t'ai cité de Delon ou Bebel.
25:01Et en fait moi rien qu'un truc premier degré.
25:02Moi les films de Delon qui passent pas en télé.
25:04Que j'ai vu à la demande là sur une plateforme.
25:07Mais je suis pissé de rire.
25:08Mais ils sont pas du tout comiques.
25:10Oui.
25:10Initialement c'est pas...
25:11C'est pas comique.
25:12Mais c'est ça qui m'a fait rire.
25:13Et c'est ça qui m'a inspiré.
25:14Je me suis dit mais il est complètement timbré quoi.
25:16Enfin il.
25:17L'industrie.
25:18La production.
25:19Il y a personne qui.
25:20A l'époque tu vois.
25:21Il arrive dans une pièce.
25:22La femme est amoureuse de lui en une seconde.
25:24La scène d'après elle est nue.
25:26Je dis ça alors ?
25:28Alors ?
25:28C'est dingue.
25:29C'est quelle époque incroyable.
25:31Tu vois.
25:31Elle est même pas conscientisée un instant cette femme.
25:33Elle voit l'un de long.
25:34Et puis voilà.
25:35Elle se dit non mais c'est normal.
25:36Je suis à poil la scène d'après.
25:37Et on n'en discute pas.
25:38Donc je trouvais ça incroyable.
25:41Et ça je pourrais te citer plein de scènes.
25:42Donc c'est ce premier degré en fait qui m'a inspiré à la comédie de cette époque.
25:47C'est pas...
25:47C'est pas tant de faire un pastiche de ces autres films.
25:50Mais je suis ultra flatté qu'on cite au SS.
25:53Et j'admire le travail de Michel Azana Vissius et de Jean Dujardin aussi.
25:58Mais sur ce film.
25:58Mais au final j'ai envie de dire bah si on est dans la lignée qu'on perdure dans le
26:04temps.
26:05Avec autant d'aura que ces films là.
26:07Ce serait super.
26:08Donc pour quand même raconter un peu le film.
26:10C'est une bande de flics.
26:11On l'a dit.
26:11Ils sont pas très malins.
26:13Le ministre m'a demandé de créer une brigade spéciale.
26:15Les meilleures îles de France.
26:16La police.
26:18Slash.
26:1880.
26:20Et ils enquêtent sur un trafic de drogue.
26:22Toi tu joues Luc Letimal.
26:24Donc le méchant de l'affaire.
26:25Le méchant de l'histoire.
26:26Comment tu t'es écrit ce rôle de méchant ?
26:28Quel méchant t'avais envie d'incarner ?
26:29J'avais envie déjà d'incarner un méchant original.
26:33Dans le sens où...
26:36On est en France.
26:37Tu vois je voulais pas faire un méchant des films américains.
26:40Je voulais pas faire...
26:42Je voulais qu'on y croit en fait.
26:43C'est un méchant sympathique aussi.
26:45Ouais parce que c'est Luc Letimal.
26:48Il danse très bien.
26:48Ouais et puis en fait il a un peu de personnes que je connais.
26:53C'est un peu beaucoup de souvenirs d'enfant ce film.
26:54Tous les personnages connectent à des gens que j'ai connus ou que je voyais de loin.
26:59Ou qui m'inspiraient.
27:00Donc non le méchant est pas complètement méchant.
27:04Mais je voulais qu'il soit quand même français quoi.
27:06Je voulais qu'il ait justement cette origine créole.
27:08qui corresponde à quelque chose de sociologique de cette époque-là.
27:12Donc les années 81, les Antilles étaient très présents.
27:14Ils le sont toujours aussi.
27:15Mais c'était une vraie force vive des années 80.
27:18Moi j'ai grandi avec des personnes comme lui.
27:21Super élégantes, classe.
27:22Avec leurs voitures, leurs belles copines à côté.
27:25Et c'était là, ça va Thomas ?
27:27Paf, boum, ça démarre.
27:29Tu dis waouh.
27:30Il s'appelait pas Luc Letimal mais bon.
27:31Le nom est bien trouvé franchement.
27:33Ouais, ouais, ouais.
27:34Ça va, ça va.
27:35Et sur le casting, tu en parlais un petit peu.
27:37Mais comment tu as choisi François...
27:39Enfin j'imagine que vous avez choisi avec le réalisateur évidemment.
27:41Oui, bien sûr, bien sûr.
27:42Comment vous avez choisi François Damiens, Audrey Lamy, Xavier Lacaille,
27:46Ebrahim Boullel ?
27:47Vraiment à l'écriture pour le coup, François, il est arrivé très vite à l'écriture.
27:51Parce que c'était pas évident d'écrire sans penser à quelqu'un.
27:56Moi c'est rare que j'écris...
27:58J'étais totalement exclu quoi.
28:00Il y avait Luc, d'un côté, Letimal.
28:01Mais il y avait plein d'autres personnages.
28:03Et j'avais pas de tête vraiment pour tous, sauf pour...
28:07J'ai dit Yvon, c'est le personnage central de l'histoire.
28:09Il faut quand même quelqu'un.
28:10Et c'est vrai que Damiens est arrivé assez vite.
28:12Parce qu'en fait, je voulais quelqu'un de méchant, mais qu'on trouve drôle.
28:18Oui, parce qu'il est franchement raciste, mésogine.
28:20Enfin, il y a rien qui va quand même.
28:22Il est surtout méchant.
28:24Et moi, c'est ça que je retiens.
28:25C'est qu'il est méchant, brut au premier degré.
28:27Mais en fait, tout ce qu'il fait est drôle en fait.
28:30Et c'est ça qui m'éclate déjà chez François en tant que comédien.
28:34C'est que tout ce qu'il fait est drôle parce qu'au final, il a un bon fond en
28:37fait.
28:37Et là, je parle vraiment de François Damiens,
28:39dans le sens où c'est un mec gentil.
28:42C'est un mec qui est super doux.
28:43Donc, en fait, on lui pardonne tous ses excès.
28:45Et donc, du coup, son visage est arrivé très vite.
28:48Après, les autres, on a réfléchi.
28:51Parce que les autres étaient très...
28:53Voilà, quand on voit le personnage de Xavier, on ne se dit pas que c'est Xavier Lacay tout de
28:57suite.
28:57Mais c'est arrivé après comme une évidence.
28:59Pareil pour Brahim, Marfoud.
29:01Il nous fallait un Marfoud et Dieu sait que j'en ai connu des Marfoud.
29:04Mais il y a une palette large de Marfoud.
29:06Et quand c'est arrivé à Brahim, oui.
29:09Et pareil pour Audrey.
29:10Audrey, oui, le personnage, il paraît comme ça simple, mais il est très complexe.
29:14Elle est tiraillée dans tous les niveaux dans sa vie, dans la preuve personnelle, professionnelle.
29:19Donc, et Audrey, elle est arrivée aussi pareil dans la gamberge et la réflexion.
29:24C'est un peu de la chimie, tout ça, de faire en sorte que tout le monde s'accorde bien.
29:28Ouais, ouais.
29:28Et puis, tout le monde, c'est con, mais c'était après un côté un peu colonie aussi, ce film.
29:33C'est-à-dire qu'à la fin...
29:34C'est ce qu'on imagine, en tout cas.
29:36Ouais, c'est vrai, mais c'est important.
29:37Parce que moi, très personnellement, moi, je refuse de faire ce métier pour souffrir.
29:42C'est un peu bizarre.
29:43C'est pas la phrase de l'autre sur Internet, la blonde.
29:45Je suis pas venue ici pour souffrir.
29:46Un classique !
29:47Je suis pas venue ici pour souffrir, OK ?
29:50Je viens de me foutre en rire.
29:5220 ans de carrière en reprenant une phrase de...
29:54Mais bon...
29:55On va tenter de te prendre au sérieux quand même.
29:56C'est pas grave.
29:57Non, mais je fais pas ce métier pour souffrir, pour de vrai.
29:59T'as raison.
29:59J'ai un luxe de malade de faire ce métier.
30:02Et j'ai pas envie de travailler avec des connards, en fait.
30:04J'ai envie de travailler dans la bienveillance.
30:06Donc, du coup, là, pour le coup, ça a été le cas.
30:09Il y avait que des gens gentils et fêtaient une bonne ambiance.
30:12Et je crois qu'ils étaient tous heureux d'être sur le plateau.
30:14Et c'est quand même très agréable.
30:16Et le film est évidemment bourré de références aux années 80.
30:18Vraiment, on sent de la nostalgie pour cette époque.
30:20Mais pourquoi ?
30:21Parce que c'était une époque quand même où tout n'était pas rose non plus.
30:23Non, mais c'est parce qu'on...
30:24Déjà d'une, on était jeunes.
30:26Donc, on avait de l'innocence.
30:28Et parce qu'on vieillit, en fait.
30:30Donc, on vieillit.
30:31À un moment donné, moi, j'ai l'âge que j'ai.
30:33J'ai 47 ans aujourd'hui.
30:34Donc, tu regardes derrière et tu te dis, à l'époque, quand même.
30:37Tu vois, on était là.
30:39Il y avait des muscles.
30:40On mangeait des Mister Freeze.
30:41C'est ça, un peu...
30:42Oui, tu as une passion pour les Mister Freeze.
30:43J'adore les Mister Freeze.
30:45Chaque été, j'attends les beaux jours pour m'en acheter un à mon âge.
30:48Alors que c'est dégueulasse.
30:49Ça doit être cancérigène de fou.
30:51Mais mon fils, tu veux que je te dise.
30:52Tu vois, c'est comme...
30:53Justement, Sardou qui a été une grosse référence dans le film.
30:57Moi, j'adore ses interviews.
30:58Sardou, je ne sais pas, il y avait une interview qu'il avait donné il y a quelques années.
31:01Il dit qu'il laïssait notre époque.
31:04Parfait.
31:04Je hais ce siècle.
31:06Je n'aime pas du tout.
31:07Mais c'est son filtre.
31:08C'est le moins qu'on puisse dire.
31:09Mais c'était génial.
31:10Je déteste cette époque.
31:11À l'époque, on pouvait fumer, on pouvait baiser.
31:15On allait à Marseille en 6 heures en voiture.
31:18Il n'y avait pas ces conneries de flash et tout.
31:20Mais Michel...
31:21Mais enfin Michel !
31:22Il faut se tenir un peu quand même.
31:24Je suis d'accord, mais quand même.
31:25Les flashs, c'est pour éviter qu'on fasse des tonneaux, Michel aussi.
31:28Par exemple.
31:29Ce n'est pas que pour m'enrouler doucement.
31:38La nostalgie pour les années 80, elle est plus large que le film.
31:40Je ne sais pas si tu as suivi un peu tout l'engouement pour Stranger Things.
31:43Est-ce que toi aussi, tu t'es fait happer par des choses comme ça ?
31:44Est-ce que Stranger Things, tu as bingé ça parce que ça te rappelait ta jeunesse ?
31:47Pas du tout.
31:48Je n'ai jamais regardé.
31:49Par contre, j'ai une de mes filles qui le regarde.
31:50Je ne voudrais pas dire pourquoi.
31:51Mais on parlait encore hier, là, d'une scène horrible qui ne l'a pas fait peur.
31:56Et non, non, je n'ai pas.
31:57Mais j'ai senti quand même que les années 80 revenaient.
32:00Revenez parce qu'on devient vieux et parce que c'est nous, comme disait Aurel San, les ringards de demain.
32:05C'est nous, en fait.
32:06C'est nous le futur.
32:07C'est nous les ringards de demain.
32:08Donc là, on est toujours obligé de revenir à cette période en disant, mais vous ne connaissez pas ça.
32:13À l'époque, il y avait le top 50, tu vois.
32:16Il n'y avait pas vos conneries de stream et tout, tu vois.
32:18On est des ringards, quoi.
32:19Mais c'est génial.
32:20C'est beau.
32:21Donc, tu assumes ce truc-là de revenir.
32:23Non, mais en fait, oui.
32:23Et puis le truc, en fait, on est ringard quand on veut faire jeune.
32:26C'est ça, le truc.
32:27C'est aujourd'hui, si tu es là à sauter en l'air au dernier rappeur du moment et dire,
32:33mais c'est génial, je n'ai jamais vu ça, tu es un menteur.
32:35Et tu es un gosse parce que tu veux te rattacher à une époque qui t'est dépassé moi, mes
32:40icônes de l'époque.
32:41C'est des gens d'avant.
32:43C'est IAM, c'est le groupe 113, c'est Jackie Quartz, c'est, je ne sais pas, début de
32:49soirée,
32:49toutes ces choses-là.
32:50Moi, j'ai grandi avec ça, donc je ne veux pas Carlos.
32:52C'est quelqu'un d'important pour moi.
32:55Mais c'est vrai.
32:59Mais Carlos, attends, mais big bisous, t'as le bonjour d'Albert, le gros bébé.
33:04Tu crois que c'était rien, ça, pour nous ?
33:06On se réveillait le matin pour regarder t'as le bonjour d'Albert.
33:09Bien sûr.
33:10T'as le bonjour d'Albert, oh oh oh oh.
33:14Premier dessin animé où il y avait des noirs, incroyable.
33:16Ah bah incroyable, exactement.
33:17Ah bah ouais, t'as le bonjour d'Albert, le gros bébé, c'était la bande à pixous.
33:20Bon bref.
33:21Tu n'as pas...
33:22On sent que si on te lance tes parties, quoi.
33:24C'est fini, c'est fini, bien sûr.
33:25Est-ce que depuis cette année 2025, les propositions pleuvent ?
33:29Et vers quoi tu as envie de te tourner pour la suite ?
33:32On serait orgueul de dire oui, elles pleuvent.
33:35Bah, on imagine que oui.
33:37C'est une folie, c'est un...
33:39Hollywood t'a appelé.
33:40Mon ordinateur est un ruisseau de scénario.
33:43Ça coule, ça coule, ça coule.
33:45Et oui, j'ai des choses que je lis ici et là.
33:50Que ce soit de la comédie, du drame, de ce qu'on veut.
33:53Je n'ai pas de...
33:54Je ne change pas trop de fusil d'épaule à ce niveau-là.
33:57Après, c'est juste que c'est agréable si les gens, ils te voient, ils te cernent un peu mieux.
34:02Parce que des fois, tu peux être incompris de par ma faute, de par plein de choses.
34:06Je ne sais pas, mais l'important, c'est de...
34:08Franchement, c'est juste le plaisir, en fait.
34:10J'ai de la chance de vivre un rêve que je m'étais fixé au départ,
34:16quand j'étais dans ma bibliothèque à écrire des trucs.
34:20Et puis aujourd'hui, ces choses ont été sur scène, ces choses ont été devant et derrière la caméra.
34:27Et je nourris ma famille, mes enfants.
34:29On vit des choses, on peut voyager, on peut faire des choses.
34:32Donc, j'ai envie de continuer à m'amuser, simplement.
34:36Et quel échec a été le plus constructif pour toi ?
34:38Parce qu'on parle des succès.
34:39C'est vrai que les échecs sont constructifs parfois.
34:41C'est devenu à la mode de parler de ces fillures.
34:43Exactement, c'est très à la mode, mais ce n'est pas inintéressant.
34:45Moi, je suis camerounais, on ne parle pas des fillures.
34:48Moi, je suis d'origine camerounaise et je grandis dans le 9-4.
34:51Donc, on ne parle jamais de ces défaites.
34:5315 départs m'a rendu très malheureux.
34:55Et pourtant, c'est mon plus gros succès.
34:57Mais l'après 15 départs, j'étais ultra malheureux, en fait.
35:00Pourquoi ?
35:01Parce que je ne sais pas ce que c'était que le succès, en fait.
35:03Tu n'étais pas armé pour le succès ?
35:05Je n'étais pas forcément armé, ouais.
35:06Je n'étais pas forcément armé.
35:08Donc, du coup, en fait, moi, je suis un peu sensible, donc je vois tout.
35:11Je vois tout ce qui se passe autour de moi.
35:13Et tout ce qui se passe autour de moi n'est pas très bon, n'est pas très cool, n
35:16'est pas très… voilà.
35:18Donc, du coup, tu es un peu triste, en fait.
35:19Et bizarrement, quand tu as un échec, tu n'es entouré que des gens qui t'aiment.
35:23Et quand tu as un succès, tu es parfois entouré des gens qui s'en battent les couilles de toi,
35:26mais qui sont là pour des intérêts x, y, comme partout dans la vie.
35:30On voit des choses, mais on compose.
35:32Ce n'est pas facile.
35:33Tu vois, toi, dans ton boulot, il y a des fois où tu dis, je ne peux pas me la
35:35saquer celle-là.
35:36Tu te le dis.
35:37Ce n'est pas grave, Émilie.
35:38Ce n'est pas un problème.
35:39Mais tu es obligé…
35:40Peut-être que tu lis en moi parfois.
35:41Oui, mais tu es obligé d'avancer.
35:43Tu vois ce que je veux dire ?
35:44Tu ne vas pas lui casser un classeur dans la tête en disant, on ne peut pas travailler ensemble.
35:48Donc, tu composes.
35:49Donc, on compose dans la vie.
35:51Le média du cinéma, ça centralise tellement de choses, de fantasmes.
35:55Ça fait saillir des fois le pire de l'humain.
35:58J'étais jeune et je me disais, comment tu seras toi à 47 ans ?
36:03Mais je te jure, j'imaginais que c'était déjà la retraite moi, déjà.
36:05J'allais être en panteau, fini, mort.
36:08Tu en es loin, a priori.
36:09Ben ouais, là, je me coiffe le matin, je me brasse les dents.
36:12J'ai mangé deux croissants avant de venir.
36:15La vie est belle.
36:16Mais il faut célébrer.
36:17Enfin, peut-être pas célébrer.
36:18Il y a des bourgeois, regarde ça.
36:20Elle est noire, deux croissants et ça se croit au paradis.
36:25Non, mais ce que je veux dire par là, c'est qu'il faut jouir de la vie.
36:31Kiffer.
36:32Et je pense que c'est un peu ça la vie.
36:36Clap grand écran, c'est un plaisir.
36:53Je pense que c'est un plaisir et que c'est un plaisir.
36:57C'est un plaisir.
36:58C'est une bonne heure.
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