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  • il y a 7 heures
Douze ans après le tragique crash du vol AH5017 Ouagadougou-Alger, survenu le 24 juillet 2014 et ayant fait 116 morts, dont 54 Français et 23 Burkinabè, le procès de la compagnie espagnole Swiftair pour homicides involontaires s’ouvre ce lundi 9 mars 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris. Maître Halidou Ouédraogo, président de l’Association des parents des victimes, revient dans cet entretien sur l’attente des familles et leurs espoirs que la justice établisse enfin les responsabilités de ce drame aérien survenu dans le Sahel.

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00:00Musique
00:51Vous savez, c'est comme une pétrière, parce qu'on n'oublie pas ces situations-là.
00:56Bien sûr, notre association comprend effectivement des droits, nous sommes mobilisés avec votre soutien, la presse, la population, nous ont
01:07accompagnés, nous nous sommes regroupés, on s'est soutenu, nous avons amené nos membres jusqu'à l'indemnisation par l
01:18'Algérie,
01:20mais en fait, le drame est entier, parce qu'en fait, on n'a pas voulu d'un procès. Nous
01:29avons opté pour la négociation amiable, mais c'est incomplet.
01:35La section française de l'Allemagne, l'Algérie en France, était dans ce sens également.
01:43Mais il y a eu beaucoup de problèmes.
01:45Suite R n'a pas voulu de procès, R à l'Algérie a fait ce qu'il pouvait, puisqu'en
01:51fait, les tentatives de porter ça devant la justice ont rencontré beaucoup d'instacles.
01:58Puisque nous sommes allés même jusqu'à l'Union Européenne, jusqu'au jour aujourd'hui où l'Union Européenne a
02:04dit que Paris pouvait connaître le dossier.
02:07Et c'est ce procès qui s'ouvre ce matin à Paris, pour voir la responsabilité de la compagnie, la
02:16responsabilité de ceux qui étaient à l'origine du drameau.
02:26Bon, nous, nous avions, vous savez, les responsabilités, parce qu'en fait, l'état de l'avion d'abord,
02:35l'état des pilotes de l'avion du commandant et de son agent de bord,
02:42un avion qui n'avait pas été révisé alors qu'on avait dit de le faire réviser,
02:47un avion qui avait été loué comme ça, affrêté par R à l'Algérie, dans des conditions déplorables,
02:55qui a connu beaucoup de situations,
02:58et finalement que le drame qui s'est passé nous a souffri.
03:02Parce que nous, qui étions restés ici,
03:04nous ne savons pas qu'il avait été dans tel état.
03:06Mais bon,
03:08nous nous sommes battus comme on pouvait.
03:11Nous avons réussi à avoir l'indemnisation
03:13pour les ayants droits.
03:15Notre association s'est portée
03:17partie civile.
03:19Nous avons saisi
03:21notre avocat, le maître de Savadou,
03:23le patronier de Savadou,
03:25qui était en contact avec
03:28Agir Ensemble,
03:29nos amis et compagnons de fortune de Paris.
03:34Mais nous avons aussi,
03:36d'un côté,
03:37prévenu les autorités du Burkina,
03:40qui au départ,
03:41vraiment s'étaient mobilisées à l'autre côté.
03:44Nous avons saisi le chef de l'état,
03:46nous l'avons averti,
03:47on a pris de retour.
03:50Nous avons
03:52engagé le contact avec l'Algerie,
03:54mais en fait,
03:55ça n'a pas été acheté.
03:58Finalement, il y avait au moins
03:59c'est-à-dire qu'on a essayé
04:01de saisir les pays.
04:03Il y avait des aires
04:03de 200% dans l'avion.
04:06On a contacté la France
04:07plus dernièrement,
04:09qui nous a dit qu'il ne venait,
04:11mais elle n'est pas l'Algerie.
04:13Nous voulions-t-il qu'on devait,
04:14on voulait assister
04:16au procès.
04:17Mais c'est une question de moyens.
04:20Paris est loin,
04:21les gens sont mobilisés,
04:23on a pas été complètement informés
04:26de tout cela.
04:27On va suivre de loin.
04:34l'agisseur de l'avion
04:44L'agisseur de l'avion
04:50suisse-air,
04:52ce sont des situations
04:54qui ont été éludées.
04:55Monelle ou l'une autre,
04:56en tant que temps-à-dire,
04:57il y avait eu la vie
04:58qui était victime.
04:59Alors que nous,
05:02on a pris un avion,
05:04on a pris un moyen
05:04de déplacement.
05:05Quand on prend un moyen
05:06de déplacement,
05:07on prend un avion
05:08de nos jours,
05:10on est sûr d'arriver
05:10à destination.
05:12enfin que ce drame
05:13nous a surpris
05:14ce matin,
05:15à 14h12.
05:16On voulait en fait
05:17que la justice
05:21arrête la responsabilité
05:23des affrétraires de l'avion
05:25et des propriétaires
05:26de l'avion.
05:35D'abord,
05:36connaître toute la vérité.
05:38Si le responsable du crash
05:41explique
05:42ce qui doit en découler
05:45que cela s'efface.
05:47On verra très bien
05:48la lue du processus
05:50et comment effectivement
05:52ils vont prendre ce problème.
05:53Mais je suis sûr
05:54que nos victimes
05:56ont été,
05:57les gendres ont été
05:58indemnisés
05:59par l'air aléoné.
06:01Nous,
06:02il est de notre côté,
06:04comme du côté
06:04de la France,
06:05comme du côté
06:05de ceux qui ont pris
06:06cet avion.
06:07Mais ça ne suffit pas.
06:09Il faut qu'on ait
06:10la responsabilité totale
06:12et entière
06:12de ceux qui ont
06:15embarqué
06:15nos enfants,
06:16nos femmes,
06:18nos parents
06:19dans ces muroirs
06:21parce que mourir
06:23comme ça
06:24dans tel que du point de temps
06:25c'est stupide
06:26et univeur.
06:33Bon,
06:34nous nous sommes restés
06:37soudés.
06:38Chaque année,
06:40nous avons été là.
06:42Cette année,
06:43nous avons commémoré
06:44l'anniversaire
06:46et nous n'avons plus
06:47quand même
06:47laissé en contact
06:48avec les familles,
06:50avec nos partenaires,
06:53comme les associations
06:54de femmes
06:55qui ont réussi
06:56à obtenir
06:57que l'État français
06:58trouve un endroit
07:00comme nous l'avons fait
07:01ici en livrant
07:02le mémorial
07:03situé à la société
07:05André
07:06avec le concours
07:08des assureurs
07:08et avec le concours
07:10de son excellence
07:12de Jean-Marc-Christian
07:13à l'époque.
07:15Donc,
07:15à côté de la gare
07:16d'Otralise-à-Paris,
07:18il y a une avenue
07:18réservée également
07:19aux victimes
07:21des écraches.
07:27C'est-à-dire,
07:28d'un côté,
07:28il y en a qui ont
07:30vu leur intérêt,
07:32de l'autre côté,
07:33il y a nous.
07:34Nous sommes les victimes.
07:36Nous avons fait
07:37notre dune,
07:39mais ce n'est pas suffisant.
07:40On ne remplace pas
07:41un être qui disparaît
07:43contre les yeux
07:43le lendemain.
07:45C'est quand même
07:45compliqué.
07:47C'est toujours
07:47très difficile.

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