- il y a 2 mois
El presidente francés, Emmanuel Macron, ha hecho un encendido alegato de la energía nuclear, que consideró un elemento clave de independencia de los países frente a la inestabilidad internacional actual que se intensifica por la dependencia de los hidrocarburos.
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00:01Applaudissements
00:07Merci beaucoup. Merci, madame.
00:11Mesdames et messieurs les chefs d'Etat de gouvernement,
00:14madame la présidente de la Commission européenne,
00:18monsieur le directeur général de l'Agence internationale
00:21de l'énergie atomique,
00:23mesdames, messieurs les ministres,
00:25mesdames, messieurs les ambassadrices et ambassadeurs,
00:27mesdames, messieurs les responsables d'organisations internationales,
00:31mesdames, messieurs les industriels,
00:33chercheurs, mesdames, messieurs, en vos grades et qualités,
00:36chers amis.
00:38C'est un honneur pour la France
00:40d'accueillir aujourd'hui à Paris ce sommet international
00:43sur l'énergie nucléaire.
00:47Si nous sommes réunis ici,
00:51représentants de gouvernement, scientifiques,
00:54industriels et sociétés civiles,
00:57c'est parce que nous partageons une conviction simple.
01:01Nous avons besoin du nucléaire
01:03car il est une source de progrès,
01:04de prospérité, d'indépendance.
01:08Ce sommet se tient bien sûr dans un contexte particulier
01:13parce que le mot de nucléaire est associé à un conflit en cours
01:17en Iran et dans le Proche et Moyen-Orient
01:21parce que ce sommet aussi arrive 15 ans,
01:25jour pour jour,
01:27après la catastrophe de Fukushima.
01:30Et j'ai en notre nom à tous une pensée de fraternité
01:33pour le peuple japonais endeuillé,
01:36les familles, les déplacés,
01:38les héros travailleurs, secours et ingénieurs
01:41qui ont consenti d'immenses sacrifices
01:42pour éviter le pire.
01:46En 15 ans, le monde a changé.
01:49Rien n'efface cette douleur.
01:51Elle est une exigence permanente à la sûreté,
01:54la vigilance et l'attention.
01:57Et depuis 2011, les leçons ont été tirées.
02:00Les normes, les contrôles,
02:02déjà les plus sûrs, ont été renforcés.
02:05Les technologies ont évolué.
02:07Ce qui permet de dire que l'énergie nucléaire
02:09est une énergie profondément sûre
02:11par les garanties qu'elle apportait précédemment
02:15et par celles qui ont été encore renforcées
02:17et par la manière dont Fukushima a été gérée
02:21et la réalité du bilan humain qui s'en est suivie.
02:26Partout dans le monde,
02:28sur le continent européen aussi,
02:29nos réacteurs ont été soumis à des contrôles
02:31parmi les plus stricts de la planète.
02:33Des investissements massifs ont été faits
02:36durant les 15 années passées
02:38pour moderniser, innover, transformer.
02:43Dans ce domaine,
02:44le rôle de l'Agence internationale
02:45de l'énergie atomique a été clé.
02:47Je veux vous en remercier,
02:48M. le Directeur général,
02:49et avec vous, vos équipes.
02:51Le rôle aussi des autorités de sûreté
02:53a été clé et je veux les en remercier.
02:56Et en matière de sûreté et de sécurité,
03:00il ne saurait y avoir de nucléaire civil sans garantie.
03:05Et c'est cet ensemble qui a été porté par nos pays,
03:10ce corpus nouveau alimenté par la science,
03:13proportionné, qui a permis d'avancer,
03:16de se tenir aujourd'hui avec une confiance retrouvée
03:20et pleine et entière dans le nucléaire,
03:23fort de ce bilan passé,
03:24fort du travail des dernières années,
03:26de nos agences de sûreté,
03:28de nos industriels,
03:29de nos scientifiques, des investisseurs.
03:32Et fort aussi du travail de l'Agence.
03:35Je l'ai évoqué en ouvrant mon propos.
03:38Vous avez mené un travail que je veux ici saluer
03:41pour éviter la prolifération.
03:42Vous l'avez mené pour alimenter les discussions
03:44avec l'Iran.
03:45Vous l'avez mené aussi pour préserver la sécurité
03:49et la sûreté du sol européen,
03:50M. le Directeur général.
03:52Et comment ici ne pas avoir une pensée
03:55et une solidarité pleine et entière
03:57à réaffirmer pour nos amis ukrainiens.
04:01Mme la Première ministre,
04:02vous le savez,
04:03les équipes de l'AEA ont été mobilisées.
04:05Nous avons été plusieurs mobilisés
04:07depuis l'été 2022
04:09sur la centrale ukrainienne de Zaporizhia,
04:11illégalement occupée par la Russie,
04:14où à plusieurs reprises,
04:15la sûreté a pu être mise en danger
04:18et où la communauté internationale
04:21s'est mobilisée,
04:23à la fois pour faire respecter
04:25votre souveraineté territoriale,
04:27mais aussi la sûreté nucléaire.
04:30Tout ceci nous rappelle au combien
04:32que lorsqu'on parle de nucléaire,
04:34la question éthique toujours demeure,
04:37que ces débats doivent être éclairés
04:39par une science libre, ouverte, indépendante,
04:41et que ce que nous avons su bâtir
04:43dans nos pays
04:43à travers les autorités de sûreté
04:45est un trésor,
04:47et que ce que nous avons su bâtir
04:49à l'international,
04:50avec les instances onusiennes,
04:52et en particulier l'AEA,
04:54est ô combien à préserver.
04:57Je le dis dans un moment
04:58où on entend parfois
05:01les volontés un peu à l'emporte-pièce
05:03de balayer ce système
05:04qui serait devenu caduc.
05:06Non.
05:08Alors, quand on parle de nucléaire,
05:11ceci étant dit,
05:11et ce contexte étant rappelé,
05:13ce qui s'est passé il y a 15 ans,
05:15la complexité de ces sujets,
05:17leur sensibilité géopolitique
05:18encore pleinement contemporaine,
05:20je le disais,
05:21le nucléaire est une source
05:22de progrès, de prospérité,
05:23parce que le nucléaire
05:26est une source d'énergie,
05:27en particulier de production d'électricité,
05:29qui permet de réconcilier
05:31trois objectifs
05:33qui sont au cœur
05:35de nos ambitions,
05:36à nous tous.
05:37Et il y a ici des représentants
05:40des pays du monde entier.
05:41Nous voulons
05:43de la compétitivité,
05:45et donc une énergie produite
05:46qui soit le moins chère possible,
05:48qui permette de créer des emplois.
05:50Nous voulons résoudre
05:52les problèmes de la planète
05:53et donc baisser
05:54les émissions de CO2
05:55en produisant cette énergie.
05:57Et nous voulons
05:58plus d'indépendance.
05:59Et on le voit
06:00dans le contexte géopolitique
06:01qui est le nôtre.
06:03Combien,
06:03lorsqu'on est trop dépendant
06:05des hydrocarbures,
06:06cela peut devenir
06:06un instrument de pression,
06:08voire de déstabilisation.
06:11Et je remercie
06:12l'Agence internationale
06:13de l'énergie et le G7
06:15pour le très bon pilotage
06:16des travaux en la matière
06:17et pour aider à baisser
06:18le prix d'énergie fossile
06:20ces dernières heures.
06:22Et donc,
06:23le nucléaire permet
06:24de répondre
06:25à cette équation
06:26et d'apporter une réponse
06:30à ces trois sujets.
06:31Parce que le nucléaire
06:32permet de produire
06:33de l'énergie
06:34en quantité
06:36compétitive
06:36et pilotable.
06:38Et dans le mix
06:39de nos pays,
06:40la France l'a choisi
06:41et l'a réaffirmé
06:42en 2022,
06:43nous avons un mix
06:44qui repose
06:44sur l'économie
06:46d'énergie,
06:46le renouvelable
06:47et le nucléaire.
06:48Parce que le nucléaire
06:49apporte une capacité
06:51à être pilotable
06:52bien plus que
06:53le renouvelable,
06:55il est un complément
06:56de cette énergie
06:57et il apporte
06:58la décarbonation.
06:59Et pour la soutenabilité
07:00de nos réseaux aussi,
07:02la possibilité
07:02de fournir
07:03de l'énergie
07:04pilotable décarbonée
07:05avec de la visibilité.
07:07Le nucléaire
07:09se produit
07:09sur notre sol,
07:10il apporte donc
07:11de l'indépendance.
07:14Partout où on fournit
07:15de l'énergie,
07:16de l'électricité
07:17qui est produite
07:17à base de nucléaire,
07:19on est indépendant.
07:20Partout où on électrifie
07:21nos mobilités
07:22pour rouler
07:23à l'électrique
07:24avec un électrique
07:25décarboné
07:25produit sur notre sol,
07:26on accroît
07:27notre indépendance
07:28et on réduit
07:31les conséquences
07:32des soubresauts
07:32géopolitiques
07:33dans nos économies.
07:35Et puis,
07:37en étant compétitif,
07:39en étant décarboné,
07:40en étant pilotable,
07:41vous l'avez parfaitement dit
07:42à l'instant,
07:44il permet également
07:47d'apporter une réponse
07:49à l'électrification
07:50de nos pratiques
07:51qui est clé
07:51pour la décarbonation
07:53de nos économies.
07:54Il permet de répondre aussi
07:55aux défis
07:56de l'intelligence artificielle
07:58et des nouvelles technologies
07:59qui sont ô combien gourmandes
08:01en électricité.
08:04Et je le dis
08:05parce que c'est un des dilemmes
08:06que le monde va avoir.
08:07On veut tous développer
08:08du quantique,
08:09de l'intelligence artificielle
08:10et on veut tous
08:11rester compétitifs
08:12et on veut tous
08:14répondre aux objectifs
08:15de décarbonation
08:16de nos économies.
08:18Mais partout dans le monde
08:21où on veut créer
08:22de l'intelligence artificielle,
08:24des capacités de calcul
08:26avec une énergie
08:26qui n'est pas encore là
08:28ou avec plus d'énergie fossile
08:30ou avec du nouveau forage
08:31qui crée des émissions,
08:32on ne réduit pas ce dilemme,
08:33on l'aggrave.
08:35En France,
08:36l'année dernière,
08:37on a exporté
08:3890 TWh d'électricité
08:39décarbonée.
08:41Grâce à notre parc nucléaire,
08:46on a la possibilité,
08:47on a la possibilité
08:50d'ouvrir des data centers,
08:52des capacités de calcul,
08:54d'être au coeur du défi
08:55de l'intelligence artificielle
08:57avec de l'énergie pilotable,
08:59décarbonée, disponible,
09:01ce qui est une chance.
09:02Donc, pour toutes ces raisons,
09:04le nucléaire
09:05est la clé.
09:06Sans nucléaire,
09:07nous ne pourrons pas tenir
09:08dans nos économies
09:09l'objectif de décarbonation
09:11et la neutralité carbone
09:12en 2050,
09:13tout en continuant
09:14de créer des emplois
09:15et en ayant cette énergie
09:17pilotable et abondante.
09:19Et donc,
09:20c'est pour ça que je voulais insister,
09:21c'est le cas dans le mix énergétique français,
09:23c'est le cas dans le mix européen,
09:24c'est le cas à l'échelle mondiale.
09:27Le nucléaire est clé
09:28pour réconcilier
09:29à la fois l'indépendance
09:32et donc la souveraineté énergétique,
09:35la décarbonation
09:36et donc la neutralité carbone
09:37à l'horizon 2050
09:38et la compétitivité
09:40et donc la création d'emplois
09:41de nos économies.
09:43Le nucléaire français
09:45a permis cela.
09:47Nous avons aujourd'hui
09:47une base installée
09:48que nous avons modernisée
09:49durant ces 15 dernières années
09:50par des projets
09:52d'investissement inédits.
09:53Nous avons réorganisé
09:55la filière.
09:56Nous sommes aujourd'hui
09:57dans une situation
09:58d'ailleurs très différente
09:59de celle de 2022
10:00parce que le parc produit à plein
10:02avec ses capacités
10:03même d'export
10:04et nous avons décidé
10:066 nouveaux EPR 2
10:07et nous avons aussi
10:10la programmation
10:11de 8 autres à venir
10:12et nous tiendrons
10:13dans 2 jours
10:15un conseil de politique nucléaire
10:17qui permettra
10:18d'acter de nouvelles décisions
10:20sur la base
10:20de la programmation
10:22pluriannuelle de l'énergie
10:24approuvée
10:24le 12 février dernier.
10:26Les choses avancent
10:27comme il se doit
10:28et c'est ainsi
10:30que nous pourrons
10:31collectivement progresser.
10:33Fort de tout cela,
10:34l'heure est à l'action.
10:35Si on part
10:36de ce constat clair,
10:38nous devons tous agir
10:39et je voulais juste revenir
10:41sur quelques axes d'action.
10:42Le premier,
10:43c'est que nous avons
10:44dans le monde
10:45des centrales qui fonctionnent
10:46et il faut les faire fonctionner.
10:4810% de la production mondiale
10:50de l'électricité
10:51repose sur le nucléaire civil
10:52avec environ 450 réacteurs
10:54en exploitation.
10:55Le premier objectif
10:57doit être
10:58de continuer
10:59à améliorer
10:59l'exploitation de celles-ci,
11:01de renforcer
11:01leur sûreté,
11:03leur sécurité,
11:04de continuer à investir.
11:05C'est le programme
11:06qu'a fait la France
11:07ces 15 dernières années.
11:08C'est rentable,
11:09c'est pertinent,
11:10ça doit continuer
11:11d'avancer
11:12et au-delà
11:12des réacteurs
11:13en exploitation,
11:14on a près
11:15de 70 réacteurs
11:16qui sont en cours
11:17de construction
11:18et plus de 115 autres projets
11:20qui sont à l'étude.
11:22Et donc,
11:24investir
11:25pour rénover,
11:27améliorer la performance
11:28et la sûreté
11:29et investir
11:30sur les projets en cours,
11:31premier axe.
11:32Le deuxième axe,
11:34c'est de continuer
11:35de monter
11:35en cadence
11:37et pour cela
11:38de standardiser.
11:39C'est un axe fondamental
11:41si on veut gagner
11:41en compétitivité
11:42dans la filière.
11:43Standardiser entre nos pays
11:45pour faciliter
11:45le développement
11:46de réacteurs communs
11:47entre nos pays.
11:48Je pense notamment
11:49aux petits réacteurs
11:50modulaires.
11:51Nous pourrons avoir
11:52des gains économiques
11:52que si nous pouvons
11:53répliquer les réacteurs
11:54à l'identique
11:55entre nos pays.
11:56Partout où on standardise,
11:58on évite
11:59de faire des prototypes
12:01à répétition.
12:02Je dis ça,
12:03c'est l'expérience
12:04qu'on a tirée
12:04nous-mêmes
12:05de notre propre passé
12:06et des erreurs
12:07qu'on a pu commettre.
12:08On ne peut pas être
12:09rentable et compétitif
12:11si on fait à chaque fois
12:12un nouveau prototype.
12:13Donc il faut standardiser.
12:15Standardiser entre nos pays,
12:16standardiser entre
12:17les différents constructeurs
12:18au maximum
12:19pour bâtir là aussi
12:20des standards
12:21en termes de capacité.
12:23Standardiser entre
12:24les énergéticiens
12:26et entre les pays.
12:27C'est un élément clé
12:28pour réduire les coûts,
12:30réduire les délais
12:31et nous assurer
12:32que le nucléaire
12:32sera au rendez-vous
12:33de la transition énergétique.
12:35C'est un élément clé
12:36pour accélérer
12:37et baisser les coûts
12:38pour nos sociétés.
12:40Pour cela,
12:41les autorités de sûreté
12:42doivent poursuivre
12:43le travail déjà largement
12:44engagé au sein de l'AIEA
12:46afin d'harmoniser
12:47les standards de sûreté.
12:48Au-delà des normes,
12:50ce sont les pratiques
12:51en matière d'autorisation,
12:52de contrôle,
12:53d'interprétation des normes
12:55qu'il faut là aussi
12:56faire évoluer.
12:56J'en appelle à l'AEN
12:58qui joue un rôle central.
13:00Enfin,
13:01c'est sur vous,
13:01industriel,
13:02que reposent aussi
13:03ces enjeux.
13:04Il est nécessaire
13:05de davantage coopérer.
13:07Certains secteurs
13:07ont su le faire
13:08pour permettre
13:09cette standardisation.
13:10Et si on prend
13:11l'aéronautique,
13:12l'aéronautique a su
13:13historiquement
13:14bâtir des standards,
13:16développer ces coopérations
13:17qui ont été
13:17ô combien utiles.
13:20Le troisième acte,
13:21c'est le financement.
13:23Nous devons arriver
13:24à mieux financer
13:25ces projets,
13:26qu'ils soient du nucléaire
13:27classique ou innovant.
13:28Et je le dis
13:29parce que nous revenons
13:30d'un monde
13:30il y a 5-6 ans
13:31où nous avions
13:33méthodiquement tout construit
13:34pour que rien
13:35ne puisse financer
13:36le nucléaire.
13:37D'ailleurs,
13:37nous,
13:37Européens,
13:37nous avions été
13:38champions en la matière.
13:39On avait méthodiquement
13:40tout fait pour que
13:41nos banques,
13:41nos assurances
13:42ne puissent jamais
13:43financer le nucléaire.
13:44Nous n'étions pas
13:45d'accord entre nous,
13:46donc il n'y avait pas
13:46de neutralité technologique
13:47dans nos règles de financement.
13:49Donc on revient de très loin.
13:51On a été très mauvais.
13:52Mais il y a une confiance
13:53qui est revenue,
13:54il y a une lucidité
13:55scientifique
13:55qui s'est établie,
13:57je viens de la rappeler.
13:58Sans nucléaire,
13:59on ne peut pas rester
14:00compétitif et décarboné.
14:01Donc maintenant,
14:02il faut remobiliser
14:03notre finance.
14:04Alors en France,
14:05on l'a fait avec France 2030
14:06qui est au cœur
14:08du financement
14:08de l'innovation
14:09pour créer les réacteurs
14:10de demain,
14:10la Caisse des dépôts
14:11qui est très mobilisée
14:12également.
14:14On l'a refait
14:14ces dernières années
14:15en remettant
14:16de la neutralité
14:17technologique
14:17dans nos règles.
14:18Madame la Présidente
14:19et chers collègues,
14:21ainsi la Banque européenne
14:22d'investissement
14:23a confirmé son soutien
14:24à l'énergie nucléaire
14:25à travers plusieurs projets
14:26pour n'en citer
14:28qu'un 400 millions d'euros
14:29pour le projet
14:30d'extension
14:31de l'usine
14:31d'enrichissement d'Orano.
14:33Et c'est un début
14:34et nous on souhaite
14:34aller encore plus vite
14:35et plus loin.
14:37Et donc,
14:37on a besoin
14:38de continuer
14:39de mobiliser
14:39ces financements
14:40et de continuer
14:41à mobiliser
14:42les financements privés.
14:43A ce titre,
14:45je me félicite
14:46que des grands financeurs privés
14:47et des grands fonds
14:48internationaux
14:48vont vers le nucléaire
14:50parce qu'il y a
14:50de la rentabilité.
14:51Mais je pense
14:52que nous devrions
14:53nous réveiller
14:54pour que les banques
14:54et les assureurs
14:55aillent davantage
14:56vers le nucléaire.
14:58Personne ne peut ignorer
14:59ce qui s'est passé
14:59il y a quelques mois
15:00en Grande-Bretagne,
15:01ce qui est une chance
15:02formidable.
15:03Le grand projet
15:05auquel l'EDF
15:07participe
15:07ô combien
15:08a été largement financé,
15:09permettant d'alléger
15:10d'ailleurs
15:10les bilans
15:11des entreprises
15:12qui y participent.
15:13Mais il est largement
15:15financé
15:15par des opérateurs
15:16de marché anglo-saxons.
15:18Et à cause
15:19de nos régulations,
15:20on n'y trouve pas
15:20les acteurs de marché
15:21classiques du financement
15:22de nos économies
15:23que sont les banques
15:24et les assurances.
15:25Donc on devrait
15:26collectivement se réveiller
15:27pour être plus cohérent
15:28sur nos règles.
15:29Et donc
15:30j'appelle chaque acteur
15:32public et privé
15:32à prendre sa part
15:33pour continuer
15:34de mobiliser
15:35les investissements
15:36en la matière.
15:37A ce titre,
15:38je salue
15:38les engagements
15:39qui sont pris
15:39dans les déclarations
15:40des institutions financières
15:42pour ce sommet.
15:43J'appelle aussi
15:44les banques
15:44et les fonds d'investissement
15:45qui doivent faire
15:46un effort,
15:47le capital risque
15:48pour les projets
15:49les plus risqués
15:50jusqu'au schéma
15:51les plus classique,
15:52comme c'est très bien fait
15:53au Royaume-Uni.
15:55Et je pense
15:56que nous,
15:56Européens,
15:57nous devons aller
15:58encore un cran
15:59plus loin.
16:00Depuis quelques années,
16:01le nucléaire
16:02est mieux intégré
16:03dans les législations
16:04et les stratégies européennes
16:05et je veux vous en remercier,
16:06Mme la Présidente,
16:07chère Ursula.
16:08La semaine dernière encore,
16:10dans le règlement
16:10accélérateur industriel,
16:11ce fut le cas.
16:13C'est une avancée majeure,
16:15indispensable,
16:16qui va vers la neutralité
16:17technologique
16:18dont nous avons besoin.
16:19Je salue aussi
16:20l'inclusion partielle
16:21du nucléaire
16:22dans la taxonomie européenne
16:23des investissements
16:24qui a été une étape importante.
16:25Mais nous devons
16:26aller un cran plus loin
16:27en incluant
16:30la totalité
16:31du cycle
16:32dans cette neutralité
16:34technologique,
16:35de la fabrication
16:36du combustible
16:37à son retraitement.
16:39Or, aujourd'hui,
16:39l'amont et l'aval
16:40étant encore exclus,
16:42nous ne sommes pas
16:43totalement
16:43dans la neutralité
16:44technologique
16:45et nous ne pouvons pas
16:46totalement être
16:47dans l'efficacité
16:48de nos financements.
16:49Nous devons aller aussi
16:50plus loin vers la neutralité
16:51technologique
16:52que j'évoquais.
16:53Les aides d'Etat,
16:54les mécanismes de soutien
16:55doivent être pleinement
16:55consolidées
16:56dans notre cadre européen
16:57pour assurer la réussite
16:59des projets nucléaires,
17:00du nouveau nucléaire
17:01au SMR,
17:02au même titre
17:03que les énergies renouvelables.
17:04La neutralité technologique
17:05est clé en la matière.
17:08Le quatrième axe,
17:09c'est qu'il nous faut
17:09bâtir des grands projets
17:12mutualisés, financés,
17:13créer de l'interconnexion
17:14et là, l'Europe
17:15est essentielle.
17:16Et nous avons besoin
17:17d'un grand projet
17:18important d'intérêt
17:19européen commun,
17:20le fameux IPCEI,
17:22au niveau européen
17:23pour le nucléaire.
17:24Comme on a su le faire
17:26sur l'hydrogène,
17:28sur les batteries,
17:29nous devons mobiliser
17:30des grands projets
17:32d'intérêt européen commun
17:34pour financer le nucléaire
17:36et en particulier
17:37pour financer les SMR.
17:41Ces small modular reactors
17:42sont une opportunité
17:43en Europe
17:44pour inventer
17:44et explorer
17:45de nouvelles pratiques.
17:46La concurrence
17:47est extrême.
17:49Nos amis américains,
17:50canadiens,
17:51chinois
17:52sont à la pointe
17:53de ces innovations,
17:55accélèrent.
17:56Les Européens
17:56doivent rester dans la course.
17:57Nous les soutenons
17:58au niveau national
17:59à travers France 2030.
18:00Nos grands acteurs
18:01industriels les soutiennent.
18:02Je suis d'ailleurs heureux
18:04d'annoncer aujourd'hui
18:05l'avancée de plusieurs projets.
18:08Calogena et Jimmy,
18:09qui visent à déployer
18:11des réacteurs produisant
18:11de la chaleur,
18:13bénéficieront de financements
18:14complémentaires
18:15dans France 2030
18:15pour accélérer.
18:17Et puis,
18:18les projets comme New World
18:19portés par EDF,
18:21là aussi,
18:22vont se consolider
18:23et sont à la pointe
18:24de notre ambition.
18:25Et de nombreux autres projets
18:26se développent
18:27autour de la fermeture du cycle
18:28ou des projets avancés.
18:30Cette dynamique existe
18:31sur le continent européen.
18:33Nous avons besoin
18:34de l'accélérer
18:35et nous avons besoin
18:36d'un IPCEI sur le nucléaire.
18:38C'est clé.
18:39Le cinquième axe,
18:41ce sont les réseaux.
18:42L'énergie nucléaire
18:43doit servir à bâtir
18:44cette Europe de l'énergie
18:45et de réseaux électriques
18:46que nous appelons nos voeux
18:48en créant
18:49de vraies connexions
18:51transfrontalières,
18:52en améliorant aussi
18:53le niveau de qualité
18:54des réseaux européens
18:56tels qu'ils existent.
18:58Parce que l'énergie
18:59est restée
19:00une compétence nationale.
19:01Elle n'était pas
19:02dans le marché commun
19:02historiquement.
19:03On a laissé
19:04nos réseaux
19:05d'infrastructures électriques
19:06dans une situation
19:07très hétérogène
19:08en Europe.
19:10Certains sont
19:11parfaitement intégrés.
19:12Alors la France
19:12avec sa tradition
19:14jacobine
19:14qui parfois
19:14a des grands avantages.
19:15On a un réseau
19:16très centralisé,
19:17très intégré
19:18et donc efficace.
19:19C'est une chance.
19:20On a d'autres pays
19:20qui sont plus fédéraux.
19:21Il y a plusieurs réseaux
19:22dans le pays.
19:23Puis on a des vrais défauts
19:24d'interconnexion
19:25entre nos pays.
19:27Et au fond,
19:28ce dont on a besoin
19:29pour développer le nucléaire
19:30et pour que le nucléaire
19:31nourrissent le mix électrique
19:33européen
19:33qui permet de réconcilier
19:35compétitivité,
19:36climat,
19:36souveraineté,
19:37c'est de créer
19:38un marché
19:39de la libre circulation
19:41des électrons décarbonés.
19:44On a su le faire
19:45pour les personnes,
19:46les entreprises,
19:47il faut le faire
19:47pour les électrons.
19:48Ce n'est pas compliqué.
19:49Et au fond,
19:49que ces électrons décarbonés
19:51soient produits
19:52avec de l'éolien en mer
19:55au large de la Belgique
19:57avec du solaire
19:58en Grèce
19:59ou avec du nucléaire
20:01en France,
20:02on s'en fiche.
20:03Le tout,
20:03c'est qu'il puisse circuler
20:04librement de manière optimisée
20:06pour pouvoir nourrir
20:07le mix électrique.
20:08Les réseaux,
20:09c'est un point clé
20:10pour notre Europe.
20:11C'est une réflexion
20:12que nous avons lancée
20:13avec l'Allemagne
20:13et la Pologne.
20:14Il faut maintenant
20:14l'accélérer.
20:16Le sixième axe,
20:18c'est plus de coopération
20:20internationale,
20:21en particulier
20:23pour la production
20:24de combustible
20:25et la fermeture du cycle.
20:27On était pris à partie
20:28tout à l'heure
20:29par des militants
20:31sur encore les dépendances
20:32qui existent
20:33à l'égard de la Russie.
20:34C'est vrai
20:35pour l'uranium.
20:38Raphaël me rappelait
20:39que c'est 40%
20:40de la production mondiale.
20:41Alors il y a ici
20:42beaucoup de pays
20:42qui produisent aussi
20:44et que je veux saluer.
20:46La Mongolie,
20:46le Kazakhstan
20:47sont là,
20:48sont des pays
20:48qui ont ouvert
20:49leur production
20:50et qui,
20:51s'ajoutant au Canada,
20:51à l'Australie,
20:52à l'Auzbékistan
20:53et beaucoup d'autres
20:53ont des réserves
20:54d'uranium.
20:55Mais on doit coopérer
20:56au niveau international
20:57pour avancer
20:58sur ce point,
20:58pour diversifier
21:00notre approvisionnement,
21:01c'est absolument clé,
21:02et sécuriser
21:03nos approvisionnements
21:04en uranium
21:05pour moins dépendre,
21:07pour être moins dépendant
21:08des soubresauts
21:09géopolitiques.
21:11On doit aussi
21:12continuer à investir
21:13et innover
21:13pour enrichir davantage.
21:16Et là-dessus,
21:16la France,
21:17aux côtés de ses partenaires
21:18du G7,
21:19s'est engagée
21:20à accroître
21:21ses propres capacités
21:22d'enrichissement
21:23de l'uranium.
21:24Orano a initié
21:25l'extension
21:26de son usine
21:26d'enrichissement
21:27afin d'augmenter
21:28ses capacités
21:28de production
21:29de 30%,
21:30renforcer la souveraineté
21:31énergétique
21:32des pays occidentaux.
21:33D'autres projets
21:34doivent aussi émerger
21:35et c'est absolument clé.
21:38Et les capacités
21:39d'enrichissement
21:40doivent aussi
21:40être soutenues
21:41par, justement,
21:43des coopérations nouvelles.
21:44Et la coopération
21:45entre Orano
21:45et le département
21:46d'État américain
21:47sur le projet AI
21:48qui est à cet égard
21:49un élément clé.
21:50Et puis,
21:51c'est aussi pour ça
21:52qu'il faut continuer
21:53de financer
21:54nos projets
21:55de fermeture du cycle
21:56et de recyclage
21:57du combustible
21:58pour moins consommer
22:00d'uranium naturel,
22:01pour à terme
22:01nous en affranchir.
22:03La fermeture du cycle
22:04doit rester un objectif
22:06de nos grands projets
22:06innovants
22:07et c'est absolument clé
22:09là aussi.
22:10Et il faut continuer
22:10de coopérer.
22:12Le Japon,
22:13la Corée du Sud
22:14sont des pays clés
22:15en la matière
22:15et les Européens
22:16veulent continuer
22:17ces partenariats
22:18avec eux.
22:19Et ça,
22:19c'est un axe
22:20absolument fondamental,
22:21mais donc plus
22:22de coopération internationale
22:24pour diversifier
22:25nos approvisionnements,
22:27pour continuer
22:28d'améliorer
22:29notre enrichissement
22:30d'uranium
22:30et pour fermer
22:31le cycle.
22:33Notre septième axe
22:35d'effort,
22:36c'est la supply chain.
22:38Nous avons noué
22:39des partenariats
22:39nombreux.
22:40L'Alliance européenne
22:42nucléaire
22:42a été une construction
22:43importante
22:44de ces dernières années
22:45et je remercie
22:46les initiateurs
22:47et les acteurs.
22:48Il y a de la compétition
22:49évidemment
22:50entre les grands industriels,
22:52mais on a besoin
22:54de consolider
22:54au fond
22:55une chaîne
22:57européenne
22:57industrielle.
22:58Et c'est clé.
22:59C'est un peu
23:00le jumeau
23:01de la standardisation
23:02que j'évoquais
23:03comme point d'effort
23:04tout à l'heure.
23:05Mais cette supply chain
23:06européenne est clé
23:07si on veut développer
23:08de l'emploi partout
23:09en Europe
23:09grâce au nucléaire,
23:11si on veut gagner
23:12en compétitivité
23:13et si on veut structurer
23:14aussi toute une chaîne
23:15de sous-traitants
23:16dont on a
23:17ô combien besoin.
23:18Ce qui va avec
23:19un huitième axe d'effort
23:20qui est la question
23:21de la formation
23:22des métiers
23:23et de l'attractivité.
23:24Tout ce qu'on se dit là
23:25ne peut réussir
23:26que si on continue
23:27ou plutôt
23:28on réamorce
23:29la pompe
23:30de l'attractivité
23:31des métiers
23:32du nucléaire,
23:33de l'embauche
23:33des plus jeunes
23:34et de leur capacité
23:36à avoir des carrières
23:37dans la filière.
23:37Je remercie
23:38l'ensemble
23:39des acteurs
23:39de la filière
23:40qui sont mobilisés
23:41à ce titre.
23:42Mais on doit réussir
23:43à mieux collaborer,
23:45réussir à attirer
23:46les plus jeunes,
23:47former et montrer
23:49que les métiers
23:49du nucléaire
23:50sont des métiers
23:51d'avenir
23:51dans tous nos pays.
23:53250 000 emplois
23:55hautement qualifiés
23:56de compétitivité
23:58pour la filière nucléaire,
24:01environ 900 000
24:02en Europe
24:03d'après une étude
24:04de Nucléar Europe.
24:05Nous allons devoir
24:07passer à 1 400 000
24:09dans les prochaines années
24:10en Europe
24:11en termes d'emplois
24:12et pour la France,
24:13ce sont plus
24:14de 100 000 personnes
24:15que nous devrons recruter
24:17au moins
24:17dans les 10 ans à venir.
24:19Ce qui veut dire
24:20que pour tous les jeunes
24:21qui nous écoutent aujourd'hui,
24:22il y a des emplois
24:23dans le nucléaire.
24:24Aujourd'hui,
24:25il y en aura demain.
24:26Il y aura des carrières
24:27dans le nucléaire,
24:28il y aura de la production
24:29dans des métiers
24:30qui se sont profondément
24:31transformés
24:32et qui permettent
24:33des progressions
24:33de carrières remarquables.
24:35Et donc nous avons là aussi
24:36besoin de coopérer
24:37pour pouvoir
24:39attirer ces plus jeunes,
24:41les former,
24:43construire des carrières
24:44pour le nucléaire,
24:46qu'il s'agisse
24:46de nos grands industriels
24:47ou de leurs partenaires
24:49et de l'ensemble
24:49des filières.
24:50Et puis le dernier axe
24:51d'effort,
24:52c'est enfin la recherche
24:53et la recherche
24:54et développement.
24:55Nous voulons rester
24:56à la pointe,
24:57financer des projets,
24:59les projets sur la sûreté,
25:00la fermeture du cycle,
25:01les petits réacteurs
25:02modulaires.
25:03Ils sont clés
25:04et doivent continuer
25:05à alimenter
25:07nos grands axes
25:07d'efforts publics
25:09et publics-privés.
25:10Nous sommes aussi
25:12attachés
25:12à nos projets historiques.
25:14Je veux saluer
25:15les femmes et les hommes
25:16qui font vivre
25:16le projet ITER
25:17à Cadarache
25:18qui nourrit l'espoir
25:19d'un progrès concret.
25:20Et nous croyons
25:21dans ces efforts
25:22et nous allons les maintenir.
25:23Et nous voulons continuer
25:24d'attirer
25:26et de former
25:27les meilleurs chercheurs
25:27en la matière.
25:28Je veux saluer ici
25:29la force du CEA,
25:31notre centre de recherche
25:32en France sur le sujet,
25:34mais aussi
25:35tous nos autres organismes
25:36de recherche
25:36pleinement mobilisés,
25:37en particulier le CNRS
25:39et nos grandes universités,
25:40et saluer
25:41les grands centres
25:42de recherche
25:42et universités
25:43en Europe,
25:44partout dans le monde,
25:45qui sont mobilisés
25:46sur ces questions
25:47et dire combien,
25:48là aussi,
25:49pour avancer
25:50sur le nucléaire,
25:51nous avons besoin
25:52d'une science
25:54libre,
25:55indépendante,
25:56ouverte,
25:57celle que nous avons portée
25:58il y a un an
25:59avec la présidente
26:01von der Leyen
26:01à la Sorbonne
26:02pour le programme
26:03Choose Europe for Science
26:04et qui est ô combien
26:06nécessaire pour le nucléaire.
26:08Parce que cette science,
26:09elle doit être partagée
26:09par toutes et tous
26:10et ça reboucle
26:11avec mon point initial,
26:13c'est toujours
26:14une question éthique
26:15qui est au coeur du nucléaire.
26:16Pour être à la hauteur
26:17de cette question éthique,
26:18elle doit toujours être
26:19éclairée par la science.
26:21Cette science doit alimenter
26:22les décisions
26:23des gouvernements,
26:24les choix et les innovations
26:25des industriels,
26:26mais cette science
26:27doit être aussi ouverte
26:29pour pouvoir être consultée
26:31par nos concitoyens,
26:32pour pouvoir être consultée
26:33par d'autres scientifiques,
26:35pour nourrir les controverses,
26:37permettre parfois
26:37certaines décisions,
26:39parfois arrêter
26:40certains projets
26:40à la lumière de la science
26:42ou les réorienter.
26:43Parce que la science
26:44libre et ouverte
26:45est la garantie
26:47des progrès technologiques
26:49qui sont au service
26:51de l'humanité.
26:52Voilà, mesdames et messieurs,
26:54les quelques convictions
26:54que je voulais partager
26:55avec vous
26:56et ces axes d'efforts
26:58auxquels je crois
26:58pour notre nucléaire
27:00à l'échelle internationale
27:02et tout particulièrement
27:03pour nous, Européens.
27:05Et au fond,
27:05je voulais vous remercier
27:07d'être là aujourd'hui.
27:09Il y a 15 ans,
27:10nous étions au moment
27:12d'un drame,
27:13dans l'émotion.
27:14Nous avons su tous ensemble
27:16nous en relever
27:17en prenant les bonnes décisions,
27:18en n'oubliant rien,
27:19en ayant cette pensée
27:21affectueuse et grave
27:22pour nos amis japonais aujourd'hui,
27:23mais en regardant
27:25tout le chemin parcouru
27:26et en voyant aujourd'hui
27:28le nucléaire
27:29comme un véritable secteur
27:31d'avenir
27:32pour nos énergies,
27:34nos sociétés,
27:35nos pays.
27:36Merci à tous.
27:40Applaudissements
27:43Merci.
27:45Merci, monsieur le précédent.
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