00:017h, 9h30
00:03RTL Matin
00:04Notre monsieur Conso est là, notre docteur également, donc tout est prêt à 8h45
00:09pour vous parler de votre vie quotidienne.
00:10Olivier, les conséquences de la guerre en Iran et au Moyen-Orient,
00:14ce sont donc les prix de l'essence qui s'affolent, qui partent vers la hausse très nettement.
00:18Et on se demande ce qui va se passer dans les supermarchés.
00:21Est-ce qu'on va payer plus cher ce qu'on met dans notre assiette ?
00:23Vous nous l'avez dit juste avant la pause, c'est plutôt oui ?
00:25Oui, alors on aurait dû pourtant avoir une année calme sur le front des prises alimentaires.
00:28Rappelez-vous, il y a tout juste une semaine, le ministre de la Consommation, Serge Papin,
00:33dressait le bilan des négociations entre les industriels et les distributeurs.
00:37Bilan, c'était moins de 1% d'inflation suite aux accords qu'ils avaient trouvés.
00:42Mais malheureusement, on sait déjà que ça sera davantage.
00:45Alors, peut-être même bien davantage avec l'envolée du cours du pétrole qui ne faiblit pas
00:49et dans la foulée, malheureusement, du gaz.
00:51Ça veut donc dire inflation à la pompe et inflation dans nos assiettes.
00:55Oui, parce qu'on l'oublie trop souvent, mais dans notre assiette, il y a de l'énergie.
00:58Alors, de l'énergie pour nous, évidemment, c'est l'alimentation, mais de l'énergie pour la fabrication.
01:03Concrètement, l'industrie agroalimentaire est une grande consommatrice d'énergie et notamment de gaz
01:07pour faire tourner les usines, pour cuire, pour stériliser, mais aussi pour stocker les produits frais
01:13ou les produits surgelés et puis ensuite, évidemment, pour les transporter.
01:17Ensuite, seconde source d'inflation, les emballages et notamment le plastique que l'on fabrique à partir de quoi ?
01:23De pétrole.
01:23De pétrole.
01:24Eh bien, voilà, on y est.
01:25Donc, c'est pour ça qu'il est strictement impossible, vous m'entendez bien,
01:28que la flambée du pétrole et du gaz n'aient pas de conséquences sur les étiquettes au supermarché.
01:33D'ailleurs, il est assez probable, pour ne pas dire évident,
01:36que va devoir s'ouvrir un nouveau cycle de négociations entre, d'un côté, les marques
01:42et, de l'autre, les distributeurs.
01:44Bon, est-ce qu'on est en train de revivre 2022, ce qu'on a connu après le déclenchement de
01:48la guerre en Ukraine ?
01:49Alors, oui, dans la direction, c'est-à-dire l'inflation, mais heureusement pas quand même dans l'intensité.
01:53On rappelle qu'en deux ans, au moment du déclenchement de la crise en Ukraine,
01:57les prix au supermarché, je parle bien des prises alimentaires,
01:59avaient bondi de plus de 20% et qu'ils ne sont pas redescendus d'ailleurs.
02:04Mais, au moment de la guerre en Ukraine, il y avait deux phénomènes qui se conjuguaient.
02:08D'abord, un, l'envolée du prix du pétrole, oui,
02:11et aussi la flambée des cours des céréales, particulièrement du blé,
02:16qui, au-delà d'être utilisé pour le pain,
02:19les céréales, c'est la base de l'alimentation des porcs, des volailles.
02:21Et donc, ça a un effet en cascade derrière sur l'ensemble de ce qu'on met dans l'assiette.
02:26Là, pour le coup, en ce moment, le blé est assez bas.
02:29On est environ à la moitié de ce qu'il était.
02:31C'est la seule bonne nouvelle du moment.
02:33Mais pour le reste, oui, l'envolée du baril aura des conséquences sur nos assiettes.
02:37Merci beaucoup à vous, Olivier Dauvert.
02:39La santé, docteur.
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