[#Reportage] Affaires sociales : Eddy Boussougou privé de salaire depuis 6 ans !
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00:00Alors que le monde célèbre la justice sociale et la dignité humaine,
00:04au quartier Nzengayon, Edi Boussoubou, par ailleurs père de neuf enfants,
00:08est privé de son salaire arrêté à seulement 150 000 francs CFA
00:13par le ministère des Affaires sociales depuis 2020.
00:16À la retraite depuis 2025, ce dernier est contraint de vivre dans une chambre
00:21avec toute sa famille. Suivez son témoignage.
00:24Je suis monsieur Boussoubou, chouchou Edi.
00:27Je suis Gabonais, marié et père de neuf enfants.
00:33J'ai été recruté au ministère des Affaires sociales en 2010.
00:40J'ai toute ma documentation là.
00:44J'ai le recrutement, la lettre d'engagement.
00:50Mon salaire est défini à 150 000.
00:54La date du départ à la retraite est fixée à 60 ans.
01:00Et donc, j'ai commencé à travailler sans problème.
01:04Et en 2018, 2018, 2019, 2017, 2018,
01:12tous les agents publics ont été recensés.
01:17Il y a eu un recensement des agents publics
01:20échapeautés par les organes techniques qui sont les ressources humaines.
01:27Et donc, en 2019-2020,
01:38je me suis vu le salaire coupé.
01:43Je me suis rapproché donc de ma hiérarchie.
01:47J'ai expliqué la situation.
01:49Ils m'ont dit qu'il n'y avait aucun problème
01:50et que c'était juste une erreur
01:52et qu'ils devraient me rééditer un autre bon de caisse
01:55dans les jours qui se vèrent.
01:58Mais à ma plus grande surprise,
02:00j'ai attendu quelques semaines,
02:03pratiquement un mois,
02:04je suis parti vers la tutelle.
02:06Et c'est à partir de là
02:07que la tutelle a commencé à me menacer.
02:11En me disant que je n'avais plus le droit de travailler
02:14et que je devrais arrêter le travail.
02:17Je leur ai dit, mais ce n'est pas possible.
02:19Et c'est comme ça que, un jour,
02:22le conseiller, le chargé d'études du ministre
02:24est venu me voir ici, à la maison.
02:26Il m'a dit, bon, écoute,
02:28il y a le ministre qui veut te rencontrer.
02:30J'ai dit, ok, il n'y a pas de problème.
02:32Je suis allé avec mon épouse au ministère.
02:36On nous a mis à la salle d'attente.
02:38On attendait le ministre.
02:40Et c'est comme ça que,
02:42à moins d'une heure de temps,
02:45ce même conseiller du ministre
02:48est venu nous dire,
02:49bon, écoutez,
02:50le ministre ne peut plus vous recevoir,
02:52mais il a demandé à ses collaborateurs
02:55de vous recevoir à sa place.
02:56On parle de quel ministre ?
02:57Le ministre Koholend.
02:59Le ministre Priska Koholend.
03:02Il dit, ok.
03:03Ils nous ont pris.
03:04Ils nous ont emmenés.
03:07Quand on arrive,
03:08c'est dans une grande salle de réunion
03:10du ministère des Affaires Sociales.
03:13Et de là-bas,
03:14on a trouvé,
03:15il y avait au moins une trentaine de personnes
03:17qui nous ont tout de suite
03:20menacés, accueillis avec des menaces.
03:23Je me suis dit, mais ce n'est pas possible.
03:25Et ils ont demandé
03:27à nous arracher nos téléphones.
03:30Ils nous ont fait asseoir.
03:32Et du coup,
03:33ils m'ont dit, écoutez,
03:34monsieur, le ministre nous a chargé
03:37de vous séquestrer ici
03:39jusqu'à ce que vous allez signer
03:41la lettre de libération,
03:45une lettre de libération
03:46du logement d'Astrande
03:48que vous occupez en Zaryon.
03:50J'ai dit, mais comment ça ?
03:53Ils me disent,
03:54c'est ce que le ministre nous a dit de faire.
03:56Donc, vous devez signer cette lettre-là.
03:58Ils m'ont donné les papiers.
04:00J'ai dit, mais je ne peux pas signer.
04:01Je vais signer cette lettre-là
04:02pour aller où ?
04:03Je vais où avec la famille ?
04:05Je vais en retraite en 2025
04:08selon le contrat d'engagement.
04:10On est en 2020.
04:12Maintenant, quand vous me dites
04:14de quitter la maison
04:15et de vous signer une lettre de libération
04:20immédiate du logement d'Astrande,
04:22je fais comment ?
04:23Je n'ai nulle part où aller avec les enfants.
04:26C'est comme ça qu'ils ont commencé
04:27à me torturer, ma femme et moi.
04:30Ils ont dit, quelles que soient les conditions,
04:32on ne te libère pas parce que le ministre
04:33qu'au haut l'Inde nous a dit
04:35de te séquestrer ici
04:36jusqu'à la signature de libération
04:39de ce logement d'Astrande.
04:41Je lui ai dit, ce n'est pas possible.
04:42On est restés.
04:43On a été torturés.
04:44Torturés, torturés avec ces personnes-là.
04:47Torture, là, c'est des tortures physiques ?
04:49Les tortures, violences et physiques.
04:53Violences verbales et physiques en même temps.
04:56Et c'est comme ça que
04:58autour de 14h, 15h, 16h,
05:01quelque chose comme ça,
05:02ils nous ont laissés dans la salle
05:03ils sont sortis.
05:05Et donc, quand ils sortaient là,
05:06c'était pour aller voir.
05:07Le ministre se concertait avec le ministre
05:09pour avoir des résultats, tout ça.
05:11Et ensuite, ils revenaient à la charge.
05:14Nous torturés à nouveau.
05:16Jusqu'au soir.
05:18Et c'est comme ça qu'autour de 19h,
05:21ma femme ne pouvait plus tenir.
05:22Elle a fait un malaise.
05:23Elle est tombée de la chaise
05:24sur laquelle elle était.
05:26C'est comme ça qu'à partir de ce moment-là,
05:28ils vont maintenant nous libérer.
05:29Et quand on regarde,
05:31il est 19h.
05:32Nous étions à quelle période ?
05:34Nous étions à la première période
05:36du couvre-feu
05:38qui allait de 18h
05:39à 5h du matin
05:41pour cause de Covid-19.
05:44Voilà.
05:45Et c'est comme ça qu'on réalise
05:47qu'il fait nuit et tout ça.
05:49Ils sont sortis,
05:51ils ont pris leur véhicule,
05:52ils sont partis.
05:52Il faisait 19h.
05:54Et moi,
05:55il fallait vraiment que je m'arrange avec madame
05:57puisqu'elle se sentait mal et tout ça.
05:59Là, il fallait l'amener
05:59sortir du bâtiment du ministère
06:01et aller s'asseoir à l'extérieur.
06:04Le temps que madame reprenne des forces.
06:08Elle a repris un peu des forces là et tout et tout.
06:10Et ensuite,
06:12il fallait maintenant partir du bord de mer
06:15autour de 19h30, 20h.
06:18On a marché de là
06:21jusqu'à la maison.
06:22On faisait face à la GR, aux patrouilles
06:24puisque c'était interdit de sortir.
06:26C'était un couvre-feu à l'époque.
06:29Et c'est comme ça qu'on a pu arriver
06:31jusqu'à la maison.
06:32À une heure du matin,
06:33on a trouvé tous nos enfants regroupés
06:35devant la maison
06:37comme si c'était des orphelins.
06:39On est rentrés,
06:40on a dormi,
06:41mais ma femme a fait
06:44pratiquement deux semaines de maladie.
06:47Et à partir de là,
06:50le ministère,
06:51le directeur général,
06:52le PSG,
06:53tout le monde venait
06:54ici à la maison nous agresser.
06:56physiquement.
06:58Physiquement.
07:00Une autre fois,
07:01et c'était plusieurs fois,
07:02plus de quatre fois d'agressions.
07:03Est-ce que vous avez voté l'affaire
07:05devant les autorités judiciaires ?
07:06Est-ce qu'il y a une plainte ?
07:08Est-ce qu'il y a des voies
07:09qui ont été exploitées
07:11pour avoir justice ?
07:13Moi, le problème,
07:14c'est lequel ?
07:14Ça dit que c'est eux
07:15qui venaient m'agresser
07:16physiquement ici.
07:17Et ils disaient
07:18qu'ils avaient toutes les possibilités.
07:20Ils ont tous les moyens,
07:22toutes les possibilités,
07:23en tout cas,
07:23de me torturer
07:24comme ils veulent.
07:26Jusqu'à m'enfermer
07:27au commissariat de Zayon.
07:28Ils partaient voir
07:29leurs connaissances
07:30du commissariat de Zayon
07:32qui venaient me prendre ici
07:33et allaient m'enfermer
07:34à tout moment.
07:35En plusieurs reprises.
07:36Une autre fois,
07:37pendant que je me reposais,
07:39autour de 14h, 15h,
07:41mon dernier garçon
07:43était ici,
07:44dehors,
07:44à la terrasse,
07:45en train de jouer.
07:47Et j'entends des cris
07:49des gens qui grondaient
07:51et tout ça.
07:51Et du coup,
07:52l'enfant m'a retrouvé
07:53dans la chambre
07:53pour me dire
07:54« Papa,
07:54il y a des gens
07:55qui veulent te voir. »
07:57En principe,
08:00le secrétaire général
08:01et toute l'équipe
08:02qui l'accompagnait
08:02ce jour-là
08:04ont grondé l'enfant
08:05parce qu'ils ont demandé
08:06à l'enfant
08:06de venir me réveiller.
08:07L'enfant a dit
08:08« Non, papa,
08:08on ne lui réveille pas
08:09quand il se repose. »
08:10C'est comme ça
08:11qu'ils ont donc
08:11grondé et tourné
08:12au point où
08:14j'avais entendu
08:14les menaces
08:15depuis la chambre.
08:16Parce que quand
08:16vous reposez la journée,
08:18le sommeil n'est pas
08:19comme quand vous dormez
08:20la nuit.
08:21Et c'est comme ça
08:22que l'enfant
08:23veut me réveiller.
08:24Je sors
08:25et quand je sors,
08:25je le trouve debout
08:26devant la terrasse.
08:29Le secrétaire général
08:30à l'époque,
08:31c'était
08:32M. Roger Manfombi.
08:35Oui,
08:36Roger Manfombi.
08:38Oui.
08:40Je suis sorti,
08:41je les ai trouvés là
08:42avec d'autres personnes
08:44et tout ça.
08:45J'ai salué
08:45« Bonsoir,
08:46bonsoir. »
08:47C'est comme ça
08:47que je leur ai demandé
08:48de prendre place
08:48puisqu'il y a toujours
08:49une table avec des chaises
08:50là à la terrasse.
08:51Je leur ai dit
08:52« Prenez place. »
08:53Elle a dit que
08:54dès qu'ils ont pris place,
08:55dès que le secrétaire général
08:56a mis les fesses
08:57sur la chaise,
08:59il a tapé du pot
09:01sur la table,
09:01violemment,
09:02tout ce qui était
09:02sur la table
09:03en l'air.
09:04Et l'enfant,
09:05comme l'enfant
09:06était en train
09:06de jouer à terre,
09:08l'enfant,
09:10en fait,
09:10était traumatisé
09:11et avait peur
09:12et tout ça.
09:12Je lui ai dit
09:13« Mais qu'est-ce qui se passe ? »
09:14Et j'ai dit à l'enfant
09:15d'aller appeler
09:16ma femme,
09:17donc sa mère.
09:18Et comme elle n'était pas loin,
09:19l'enfant est parti.
09:21En quelques cinq minutes,
09:23il est revenu
09:24avec sa maman
09:25parce que sa maman
09:26était juste
09:26quelque part
09:27à quelques mètres.
09:28Ils sont revenus.
09:29Quand ils arrivent,
09:30je leur pose la question
09:31à madame,
09:31j'ai dit « Mais tu reconnais
09:33le secrétaire général
09:34et toute l'équipe ? »
09:35Elle me dit
09:35« Oh, mais je ne peux pas
09:36les oublier.
09:37Ce sont ceux
09:37qui nous ont torturés
09:38au ministère. »
09:40Et c'est comme ça
09:40que madame a pris place.
09:41Au moment où madame
09:42prend l'autre chaise
09:43pour s'asseoir,
09:44il refait la même chose.
09:46Il le frappe à nouveau
09:47sur la table.
09:48Et quand il le frappe
09:49à nouveau sur la table,
09:51c'est comme ça
09:52que madame me dit
09:53« Mais là,
09:53ça ne va pas.
09:54Ce n'est pas possible.
09:56Il faut que tu partes d'ici
09:57parce que tu vas voir
09:58ce qu'on va te faire.
09:59Tu vas regretter
10:00toute ta vie. »
10:01Pendant quelle année ?
10:02On est en 2021.
10:05On est en 2021.
10:08Tu vas voir
10:09ce qu'on va te faire ici.
10:11Tu vas voir.
10:13Je me dis
10:13« Mais c'est quelle histoire ça ? »
10:14Après cet épisode,
10:15qu'est-ce qui se passe ?
10:16Et c'est comme ça que
10:17nous, on ne savait pas
10:18qu'ils avaient déjà préparé
10:19tout le dispositif
10:20des personnes juste derrière
10:21pour nous agresser.
10:23Et c'est comme ça que
10:25au moment où on dit
10:26« Mais qu'est-ce qui se passe
10:28réellement ?
10:28Vous avez quel problème ?
10:29Du coup,
10:31toute l'équipe
10:32est tombée sur nous.
10:34Agresser les enfants,
10:35moi-même,
10:36tout ça.
10:36Il fallait que je puisse
10:38protéger ma famille,
10:39mes enfants et tout ça.
10:41Et madame,
10:42ils nous ont déchiré
10:43des armes.
10:43Ils ont tout.
10:45Le secrétaire lui-même,
10:47il est allé se cacher
10:48dans le bureau
10:48de la responsable
10:49de l'école.
10:51Quelle histoire ça !
10:52Quand ils ont fini
10:53de nous agresser,
10:54j'ai pris la famille,
10:55j'ai dit « Bon, venez,
10:56on est revenu
10:57s'asseoir là. »
10:58Pendant qu'on se lamentait,
10:59ça n'a même pas fait
11:00qu'un, même pas
11:01dix minutes,
11:02tout un groupe
11:03de policiers
11:04est venu là,
11:04au moins une trentaine
11:05de policiers
11:05qui sont venus là.
11:06Puisque j'étais torse nu,
11:08nous tous,
11:08on était,
11:09les habits étaient,
11:10j'étais torse nu.
11:11Ils sont venus
11:11me prendre là
11:12devant tous les enfants
11:13et tout ça,
11:13me prendre par la ceinture
11:14et m'amener.
11:15« Il est là,
11:16il est là,
11:16c'est lui ! »
11:17Ils m'ont pris,
11:18ils m'ont amené
11:19à aller m'enfermer
11:23au commissariat
11:24de Nzaïon.
11:25Ce n'est pas possible.
11:26De là-bas,
11:28j'ai dormi là-bas.
11:29Le lendemain,
11:30ils ont également pris
11:30ma femme,
11:31mes enfants,
11:31tout le monde
11:32allait les enfermer aussi,
11:34me retrouver
11:34au commissariat
11:35de Nzaïon.
11:36Bon,
11:37je ne comprends pas,
11:38je n'ai jamais vu ça
11:38dans aucun pays du monde
11:40où si quelqu'un
11:41a un souci,
11:42on prend et sa femme,
11:43ses enfants,
11:44tout le monde,
11:44les adolescents et tout le monde
11:45les amènent
11:46en prison.
11:46Je ne sais pas.
11:48C'est la première fois
11:48et c'est au Gabon
11:49que je vois ces grandes choses.
11:52Et c'est comme ça
11:53qu'on m'amène,
11:56on m'enferme là-bas.
11:57Le lendemain,
11:58mes enfants et ma femme
11:59me retrouvent là-bas.
12:01Un certain lieutenant,
12:02il a séquestré ma femme
12:04et il a séquestré
12:05ma fille,
12:06âgée de 14 ans.
12:07C'est un homme-là,
12:08tout à fait,
12:08âgée de 14 ans.
12:10Alors que nous savons tous
12:11qu'il est interdit.
12:12C'est un enfant,
12:13on ne peut pas,
12:14voilà,
12:14il est lieutenant.
12:16Il séquestre ma fille,
12:17âgée de 14 ans.
12:20Toute une journée.
12:22Et l'enfant sort de là-bas
12:23en larmes.
12:25Bon,
12:26après cet épisode-là,
12:28ils ont quand même libéré
12:29les enfants
12:30dans l'après-midi.
12:32Madame aussi,
12:33ils l'ont quand même libéré.
12:35Moi,
12:35ils m'ont gardé là-bas,
12:36j'ai fait une semaine.
12:38J'ai fait une semaine là-bas.
12:40Ensuite,
12:41quand je sors de là-bas,
12:44je viens,
12:45le ministère envoie encore
12:47les mêmes éléments.
12:48Et là,
12:49maintenant,
12:49c'est un groupe
12:49qui était véritablement bien constitué,
12:51dirigé par
12:52Androa Besolo,
12:53Roger,
12:55Avom,
12:56Ariette,
12:59Obonense,
13:01Eyi,
13:01Nadine,
13:03Afewa,
13:04Nadia,
13:06Vicky,
13:07Adelaide,
13:09Ibinga,
13:09Vivien,
13:10et bien d'autres,
13:11pour ne citer que cela.
13:13Ils sont encore revenus là,
13:14en frac.
13:15Toujours nous menacer.
13:16Toujours nous menacer.
13:18Chaque jour,
13:18c'était comme ça.
13:19La nuit à deux heures du matin,
13:20c'est la même chose.
13:23Trois heures du matin,
13:23c'est la même chose.
13:25Mais ce n'est pas possible.
13:26Jusqu'à venir nous brûler la nuit
13:27à quatre heures du matin,
13:28ici.
13:30Nous brûler la nuit
13:30à quatre heures du matin.
13:32Dieu merci
13:33que je ne dormais pas.
13:35Il pensait que je dormais
13:36pour nous incendier.
13:37Tout est là,
13:38vous allez tout filmer.
13:39Et c'est comme ça
13:39que j'ai pu sortir la famille
13:41la nuit
13:42à quatre heures du matin.
13:46On a pu avoir la vie sauve.
13:48J'ai sorti les enfants,
13:49toute la famille.
13:50Mais à chaque fois,
13:51ils viennent.
13:52C'est des agressions physiques.
13:54J'ai dit au ministre,
13:56j'ai dit,
13:56écoutez,
13:56ce que vous faites là,
13:58un jour,
13:59le président de la République
14:00risque d'être au courant de ça.
14:01Il me dit,
14:01non,
14:02je suis membre du gouvernement.
14:03Même tout de suite,
14:04je peux traverser
14:04chez le président de la République.
14:06Nous,
14:06on le voit tous les jours
14:07et à chaque fois.
14:09C'est comme ça
14:10que ces gens-là
14:11me disent,
14:14puisqu'on voit
14:15le président tous les jours,
14:17on peut
14:18vous faire
14:19tout ce qu'on veut.
14:21Nul ne peut nous stopper.
14:22Aucune autorité
14:23ne peut nous arrêter.
14:25Et donc,
14:26quelles que soient
14:26tes démarches,
14:27tes démarches
14:28n'aboutiront pas.
14:29Est-ce qu'il y a eu
14:30des procédures
14:31au niveau du tribunal ?
14:32Des procédures
14:33au niveau du tribunal ?
14:34Justement,
14:34j'en viens,
14:36eux-mêmes,
14:38ils m'ont dit
14:39qu'ils vont m'amener
14:39au tribunal.
14:40Ils m'ont amené
14:41au tribunal.
14:41j'ai été traduit
14:43en justice.
14:45Le premier
14:47rendu
14:48du tribunal,
14:49il est là.
14:52Le dossier
14:53a été rejeté.
14:55Le premier
14:55rendu
14:56du tribunal,
14:56il a été rejeté
14:57parce qu'il n'avait
14:58pas de preuves.
14:59Mais à ma grande
15:00surprise,
15:03ils reviennent
15:03encore à la charge.
15:08Le premier
15:09rendu
15:10du tribunal,
15:10il est là.
15:11Le dossier
15:12avait été rejeté.
15:16Le dossier
15:17a été rejeté
15:17par le tribunal.
15:20La date
15:21de quelle date ?
15:22Ça date
15:23du 21 mai
15:262021.
15:28C'est là.
15:29Signé par le tribunal.
15:31Rejet
15:31du procédé.
15:33La procédé.
15:34Et
15:36du coup,
15:38ça ne leur a pas
15:39suffi.
15:40Ils sont encore
15:41revenus à la charge.
15:48En novembre,
15:50ils sont revenus
15:51à la charge
15:51au mois de novembre
15:54avec d'autres documents.
15:56Ils m'ont encore
15:56amené au tribunal.
16:01Tout est là.
16:05en décembre,
16:06ils sont encore revenus
16:07avec...
16:08Ils m'ont encore
16:08traduit en justice
16:09en décembre.
16:11Tout est là.
16:17Tout est là.
16:21Ando Amesolo
16:22Roger
16:26débarque ici.
16:27Ils ferment
16:27l'établissement.
16:29Ils ferment
16:30l'école.
16:36Quand ils ferment
16:37l'école,
16:38voilà.
16:39Ils ferment
16:40l'école.
16:41entre-temps,
16:42les parents
16:42d'élèves
16:43avaient déjà payé
16:44les études
16:44de leurs enfants.
16:45Mais ceux
16:46derrière
16:46la vieille,
16:47ils ferment
16:47l'école.
16:50Je lui rappelle,
16:51mais ce que vous êtes
16:52en train de faire,
16:52un jour,
16:54le président
16:54de la République
16:54sera saisi.
16:56Nous,
16:56on voit le président
16:57tous les jours.
16:58Tu n'auras rien
16:59du tout.
17:01On est autorisé
17:02à torturer
17:02qui on veut
17:04dans ce pays.
17:06Nul ne peut
17:06nous stopper.
17:08Mais ce n'est pas
17:08possible.
17:09Voilà.
17:12Les parents
17:13de l'EV
17:13étaient même
17:14venus me voir ici
17:14et me dire
17:15mais monsieur,
17:15ce n'est pas possible.
17:16On ferme l'école,
17:17les enfants sont
17:18à la maison
17:18depuis plusieurs semaines.
17:20C'est que l'histoire ça.
17:22Je lui dis
17:22mais ce n'est pas moi.
17:23Le ministère
17:24est bien là.
17:25Allez vous prendre.
17:25Mais est-ce qu'entre-temps,
17:27puisque l'affaire
17:28a commencé
17:28sous ce long
17:30de l'escalier
17:31et justement,
17:32voilà,
17:32justement.
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