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  • il y a 3 mois
Depuis l’attaque lancée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, l’Europe, fidèle à elle-même, a du mal à s’exprimer d’une seule voix. Et ça donne lieu à un grand écart où le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez condamne fermement les attaques, tandis que le chancelier allemand Friedrich Merz est qualifié par la presse de “fan” de Donald Trump.

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00:00Depuis l'attaque lancée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran,
00:04l'Europe, fidèle à elle-même, a du mal à s'exprimer d'une seule voix.
00:08Et ça, ça donne lieu à un grand écart où le premier ministre espagnol Pedro Sanchez
00:12condamne fermement les attaques,
00:14non à la guerre.
00:16tandis que le chancelier allemand Friedrich Merz est qualifié par la presse de fan de Donald Trump.
00:22Même la chef de la diplomatie européenne a dû réagir.
00:48Pour tout comprendre, il faut qu'on fasse un petit retour en arrière.
00:52Dès le lendemain des attaques, les ministres européens des affaires étrangères font une réunion d'urgence.
00:57Elle donne lieu à une déclaration commune plutôt molle,
00:59mais qui a le mérite de convenir aux 27 Etats membres en appelant à la désescalade
01:04sans se prononcer sur la légalité des frappes américaines et israéliennes.
01:08Mais cette cohésion de façade a bien vite volé en éclats.
01:11Les divisions se sont affichées lorsque Pedro Sanchez a été le seul
01:15à condamner sans équivoque les frappes contre l'Iran.
01:39Cette position tranche d'autant plus que, le même jour, Friedrich Merz a choisi, au contraire, de ménager les Etats
01:46-Unis et Israël.
01:51En disant cela, Friedrich Merz annonce la couleur aux Européens.
01:55Car, hasard de calendrier, le chancelier allemand est le premier dirigeant étranger à rencontrer Donald Trump depuis les frappes,
02:01puisqu'une visite était prévue de longue date, le 3 mars.
02:11Friedrich Merz n'a alors pas changé de ligne.
02:25Il s'est montré plutôt complaisant avec le président des Etats-Unis,
02:29au point que le journal de gauche dit Tagestzeitung parle d'une visite de fans
02:32et dit en une que Merz ressemble à un touriste candide bloqué en zone critique.
02:37Mais surtout, le chancelier allemand n'a pas défendu son allié espagnol
02:41quand Donald Trump s'est mis à le critiquer,
02:42après avoir déjà déclaré la veille vouloir cesser tout commerce avec l'Espagne.
02:50Pire, il semble même ricaner quand le président américain a reproché à l'Espagne
02:55son refus d'augmenter ses dépenses militaires au sein de l'OTAN.
03:09Une scène très mal reçue côté européen.
03:12Emmanuel Macron a appelé Pedro Sanchez pour lui dire la solidarité européenne de la France
03:17en réponse aux récentes menaces de coercition économique dont l'Espagne a été la cible.
03:22Friedrich Merz a tenté de rassurer après coup.
03:45Mais trop tard, son manque de solidarité n'est pas passé inaperçu.
03:49De son côté, Pedro Sanchez n'a pas infléchi sa position.
04:00L'Union européenne a beau avancer à tâtons,
04:02elle se retrouve engagée dans le conflit malgré elle à mesure qu'il s'étend.
04:06Des attaques ont eu lieu à Chypre, pays membres de l'UE.
04:09De quoi pousser à afficher un front commun.
04:11Plusieurs états se sont engagés à fournir une aide militaire à l'île,
04:14dont l'Allemagne et l'Espagne.
04:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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