00:00Jusqu'à 9h, ici matin, Sébastien, va chier.
00:04Pour une fois, je vous permets de me parler comme ça, Hubert, parce que c'est le nom osé de
00:09cette nouvelle campagne de la Ligue contre le cancer pour lutter contre le cancer colorectal.
00:15Bonjour Robert Herrmann.
00:16Bonjour.
00:17Vous êtes le président de la Ligue contre le cancer du barin.
00:19C'est le mois de mars bleu dédié au dépistage de ce cancer colorectal.
00:23Va chier, c'est plutôt direct.
00:25Qu'est-ce que ça fait pour marquer les esprits, pour dédramatiser un peu des deux ?
00:31D'une part, c'est la deuxième année qu'on fait cette campagne.
00:33Cette fois, elle est accompagnée par des artistes, des personnalités du monde sportif et autres.
00:39Elle vise à choquer, à faire en sorte que les gens en parlent et surtout fassent le dépistage.
00:46C'est le deuxième cancer le plus fréquent chez les femmes, le troisième chez les hommes,
00:51plutôt chez les 50 ans et plus où les jeunes sont aussi concernés ?
00:55Alors, les jeunes sont moins concernés, mais ces 47 000 cas détectés par an, c'est 17 000 morts quand
01:00même.
01:0017 000 morts par an.
01:01Donc, je veux dire qu'on réussirait à éviter si nous montions dans la prévention,
01:07puisque dès lors que les choses sont perçues suffisamment tôt,
01:1190% des cas peuvent être traités et évitent évidemment, je veux dire, le décès.
01:17Un 9 sur 10, on est à 32,6% de dépistage actuellement pour la région Grand Est.
01:22Je ne sais pas si vous avez un chiffre précis pour l'Alsace.
01:25Un tout petit peu plus pour le Barin et le Haut-Rhin, mais un tout petit peu plus.
01:28C'est en même temps dérisoire, parce qu'on voit qu'on plafonne depuis de nombreuses années,
01:32qu'il faudrait être, selon les normes européennes, à peu près à 45%,
01:36et qu'on n'arrive plus à progresser malgré les campagnes, malgré les efforts de communication.
01:42C'est la raison pour laquelle on a fait cette campagne un peu choquante,
01:46mais qui vise à faire en sorte que les gens se bougent un peu par rapport à cette question-là.
01:50Surtout que c'est franchement facile à faire, ça fait absolument pas mal.
01:54Comment ça fonctionne exactement ?
01:56Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce kit de dépistage ?
01:59Vous recevez un courrier, vous allez chercher votre kit à la pharmacie ou chez votre médecin.
02:03C'est un bâtonnet avec un tube.
02:06Au moment où vous allez au sel, vous mettez votre bâtonnet dans l'aisselle,
02:10vous mettez ça dans le tube et puis vous l'envoyez, c'est gratuit.
02:13Et ça permet de détecter des traces que l'on ne voit pas, en particulier de sang, dans l'aisselle.
02:19Et je veux dire, 4% des cas sont positifs.
02:22Donc, je veux dire qu'un certain nombre de gens considèrent qu'ils ne font pas le test
02:26parce qu'ils ont peur, parce que c'est la gêne, etc.
02:31Mais en définitive, c'est trois fois rien à faire.
02:34Et ça se fait une fois par an, c'est vraiment quelque chose qui est très très simple à réaliser.
02:39Ce qui n'est même pas, en fait, finalement, à ce stade pour chercher le cancer directement,
02:45ce dépistage-là, on cherche un pré-cancer, en fait.
02:49On cherche des traces.
02:50Des traces.
02:51Et c'est après, si on est positif, évidemment, on est convoqué pour faire un examen complémentaire.
02:58Et c'est à ce moment-là que les choses peuvent se dire.
03:00Mais en définitive, je veux dire que c'est un test qui est facile.
03:06Ensuite, il y a, vous posez la question des jeunes, s'il y a des douleurs au ventre
03:10ou des problèmes particuliers de digestion.
03:13Évidemment, je veux dire, il s'agit d'aller consulter.
03:15Et c'est le médecin qui décidera à ce moment-là de faire une coloscopie ou pas
03:19et de vérifier s'il y a un risque.
03:21C'est héréditaire ?
03:23Ça peut l'être, oui.
03:25Donc, pareil, c'est un signe.
03:26Il faut être attentif.
03:28Si nos parents, nos grands-parents ont souffert d'un cancer du collant ?
03:33On a plus de risques d'en avoir un.
03:35Mais en règle générale, les médecins, sur ces questions-là, sont fortement dans la prévention
03:41et indiquent à leurs patients qu'ils subissent un risque et à ce moment-là, prennent les mesures nécessaires.
03:46Est-ce qu'on est particulièrement touché, chez nous, en Alsace, par ce cancer colorectal ?
03:51On est peut-être un peu plus touché, mais c'est surtout, on va avoir les statistiques bientôt des cancers
03:57en Alsace,
03:59dans le Barin et le Haut-Rhin, donc on verra comment les choses évoluent.
04:03Mais en tout état de cause, je veux dire qu'il faut que nous fassions des efforts sur la prévention,
04:07tous cancers confondus, sur l'alimentation, sur le mouvement, sur l'activité physique adaptée,
04:13je veux dire, au mouvement, marcher, courir, faire du vélo, etc.,
04:17qui sont des éléments qui permettent de prévenir les cancers.
04:20Tout est fort et bon à prendre ?
04:21Tout est fort et bon à prendre.
04:24La charcuterie, vous parliez de la nourriture, la charcuterie, c'est un problème particulier ou pas ?
04:29En règle générale, c'est surtout qu'il faut faire les choses avec raison,
04:35ne pas dépasser ce qui est déraisonnable,
04:38que ce soit pour le chocolat ou que ce soit pour la charcuterie.
04:41C'est dur, un chocolat aussi.
04:45En tout cas, on a bien compris votre message.
04:47Robert Herrmann, vous êtes le président de la Ligue contre le cancer du barin
04:51et vous portez à notre niveau, au niveau local,
04:53cette grande campagne pour le dépistage du cancer.
04:57C'est le mois de mars bleu et c'est cette campagne va chier.
04:59Merci monsieur.
05:00Merci de votre invitation.
05:01Vous trouvez toutes les infos sur notre site ici pour frpagels à 7h53.
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