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  • il y a 2 jours
À LA UNE / Cancers précoces : le nouveau fléau

La journée mondiale contre le cancer du 4 février est l'occasion de rappeler que le nombre de cancers augmente chaque année et a été multiplié par deux en vingt ans. En France, on estime que plus de 150 000 personnes succombent à la maladie chaque année. Les cancers les plus agressifs restent difficiles à traiter, ce qui rend la recherche, l'unité des équipes et le dépistage plus essentiels que jamais. Pour ces pathologies, les solutions thérapeutiques demeurent limitées, ce qui renforce l'urgence de la recherche. Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer rappelle également l'importance du dépistage. Essentiel pour détecter le cancer à un stade précoce et améliorer les chances de guérison, il reste pourtant peu pratiqué par les Français. Mercredi 4 février, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé un plan de dépistage généralisé du cancer du poumon. Un premier projet pilote débutera dès le mois de mars 2026 avec 20 000 personnes qui pourront « être dépistées de façon ciblée pour le cancer du poumon » avant la généralisation du dispositif, tout comme pour le cancer du sein, d'ici à 2030. Emmanuel Macron a annoncé reconduire le budget pour le plan de lutte contre le cancer à l'identique jusqu'en 2030 qui comprend la prévention, l'amélioration de la prise en charge des patients, mais aussi l'accélération de plusieurs dépistages et d'incitations à la recherche. Comment subvenir aux besoins de la recherche pour le dépistage des cancers précoces ?

Invités :
- Maya Gutierrez, oncologue médicale à l'AP-HP
- Philippe Bergerot, Président de la Ligue contre le cancer
- Fleur Breteau, fondatrice et porte-parole de « Cancer colère »

Chroniques :

« Le mot du jour » : CANCER par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » : Diplomatie, la France a réponse à tout ! par Laurent Guimier

LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il interdire les espaces « no kids » ?

En annonçant, le 8 janvier dernier, que sa nouvelle classe affaires Optimum n'acceptait pas les enfants, la SNCF a cristallisé un malaise latent. L'entreprise s'est rapidement défendue, parlant d'une maladresse marketing et rappelant que cette restriction existait déjà dans l'ancienne offre Business Première et ne concernait que 8 % des places. Toutefois, la polémique a ouvert le débat sur les espaces « no kid » (sans enfants) au moment même où la France affronte la situation inédite depuis 50 ans et inquiétante d'avoir plus de décès que de naissances. Dès le mois de mai 2025, la haut-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, avait alerté les acteurs du tourisme et des transports sur la montée de ces pratiques qui excluent explicitement les enfants. À l'époque, elle appelait déjà à une mobilisation collective pour éviter que ce modèle, encore marginal en France, ne s'installe durablement. En juin dernier, elle avait lancé le label « Le choix des familles », pour redonner aux enfants toute leur place dans la société. La tendance « no kid

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News
Transcription
00:00:00Générique
00:00:01...
00:00:14Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:26Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité
00:00:29et de débats en direct de l'Assemblée Nationale
00:00:32avec, pour m'accompagner ce soir, la sémillante sémiologue
00:00:36Mariette Darigrand. Bonsoir Mariette.
00:00:38Bonsoir Adeline.
00:00:39Et bonsoir Laurent Guimier.
00:00:40Bonsoir Adeline.
00:00:41Merci à tous les deux d'être là.
00:00:42C'est parti pour le sommaire de ce soir avec, à la une de Chaque Voix Compte,
00:00:46la science face au mystère des cancers précoces
00:00:48longtemps considérés comme une tranche d'âge peu exposée.
00:00:51Les moins de 50 ans sont de plus en plus touchés par le cancer.
00:00:54En cette journée mondiale de lutte, on va faire le point sur l'état de nos connaissances.
00:00:59Sur les tout derniers progrès et aussi sur les questions qui restent en suspens.
00:01:03Bonsoir Maya Gutiérrez.
00:01:05Vous êtes oncologue à l'APHP, Assistance Publique Hôpitaux de Paris.
00:01:08Merci d'être là aux côtés de Philippe Bergeron.
00:01:11Bonsoir.
00:01:12Vous êtes le président de la Ligue contre le cancer.
00:01:14Et bonsoir Fleur Bretot.
00:01:15Bonsoir.
00:01:15Vous êtes la cofondatrice du collectif Cancer Colère.
00:01:18Et vous êtes l'autrice du livre du même nom, Cancer Colère,
00:01:23qui paraît après-demain, vendredi 6 février, aux éditions du Seuil.
00:01:27Merci infiniment à tous les trois d'être là ce soir sur le plateau de Chaque Voix Compte.
00:01:31Connaissez-vous d'ailleurs l'origine du mot cancer ?
00:01:34Heureusement, Mariette est là pour nous ce soir.
00:01:37Oui, on dit parfois que le cancer, c'est le crabe.
00:01:40Ce n'est pas un surnom, c'est sa vraie étymologie.
00:01:43C'est son nom en grec, un carquinos.
00:01:45Ça pouvait dire aussi l'écrevisse.
00:01:47Ça a failli, ça fait l'écrevisse.
00:01:49A tout à l'heure, Mariette.
00:01:51Quelle histoire allez-vous nous raconter, Laurent ?
00:01:52Ce soir, je vous parle du Quai d'Orsay,
00:01:54qui a choisi de dépoussiérer sa communication en grand.
00:01:58Quand la France est attaquée maintenant,
00:01:59ça riposte sec, dur.
00:02:01Et parfois, c'est très drôle.
00:02:02Le dernier victime en date, c'est Elon Musk,
00:02:04qui a pris une gifle hier soir en public.
00:02:09Du rire et des coups.
00:02:10Et au fond, je me dis qu'on est peut-être,
00:02:12depuis la France, en train de ressusciter Radio Londres.
00:02:15Dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte,
00:02:16place à la question qui fâche.
00:02:17On va parler de la guerre contre les espaces No Kids,
00:02:20qui est déclarée et qui interroge sur la place
00:02:23que nous sommes prêts à laisser aux enfants dans l'espace public.
00:02:25Pas les enfants sages.
00:02:27Non, les enfants qui font du bruit, les enfants qui chahutent.
00:02:29Bref, les enfants qui sont des enfants.
00:02:31Des enfants qui vivent leur vie.
00:02:32Et nous en débattrons avec Constance de Pellichy,
00:02:34qui est députée Lyot du Loiret
00:02:35et qui vient de déposer une proposition de loi
00:02:38pour interdire ces espaces interdits aux enfants.
00:02:40Nous serons aussi avec Gabriel Catala,
00:02:42députée de la France Insoumise de Gironde.
00:02:44Et Madeleine Métaillé,
00:02:45qui est journaliste spécialiste des questions de parentalité au Figaro.
00:02:49Vous pouvez vous aussi interroger nos invités
00:02:51ou nous faire part de vos réflexions
00:02:52en flashant le QR code qui va apparaître ici.
00:02:56Il arrive, il est là.
00:02:57C'est Laurent Guimier qui a la tablette et qui attend tous vos messages.
00:03:00Et puis bien sûr, il y aura Bonbon Express tout à l'heure,
00:03:02le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pommier
00:03:05qui va nous parler de ce clash incroyable qui s'est produit il y a quelques instants
00:03:09à la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:03:11Voilà, ça c'est le menu de ce soir.
00:03:13Installez-vous confortablement.
00:03:15Chaque voix compte, c'est parti.
00:03:15430 000, c'est le nombre de cancers diagnostiqués en France en 2023.
00:03:29Dit autrement, 1178, c'est le nombre de personnes qui aujourd'hui,
00:03:33mercredi, ont entendu cette phrase « vous avez un cancer ».
00:03:37Et parmi elles, il y a de plus en plus de jeunes adultes en pleine vie active
00:03:40et c'est une tendance préoccupante face à laquelle chercheurs et cliniciens
00:03:43se mobilisent pour comprendre les causes, améliorer la prévention
00:03:48et adapter les stratégies de dépistage.
00:03:50Maïté Frémont.
00:03:56Nous percevons chacun autour de nous l'augmentation des cas,
00:04:00notamment chez les plus jeunes.
00:04:02Rappelez-vous, nous sommes le 3 juin 2025 pendant les questions gouvernement.
00:04:07Certains, comme le remarquable professeur Barlaisi
00:04:09qui dirige l'Institut Gult-Stavrussi,
00:04:11nous disent que nous devons nous préparer à un tsunami.
00:04:15L'ancien ministre de la Santé, Aurélien Rousseau,
00:04:18devenu député, prend la parole
00:04:20et révèle être atteint d'un cancer à 48 ans, lui aussi.
00:04:24Lui aussi, car chaque jour, en France,
00:04:26près de 1200 personnes apprennent leur maladie.
00:04:29Et depuis quelques années,
00:04:31cette hausse inquiétante chez les moins de 50 ans.
00:04:34Les signaux d'alerte se multiplient,
00:04:36la presse nationale est spécialisée
00:04:38et les études scientifiques convergent.
00:04:41Le nombre de nouveaux cas de cancer d'apparition précoce dans le monde
00:04:45a bondi de près de 80% en moins de 30 ans.
00:04:50Pour tous ceux qui sont confrontés à cette maladie
00:04:52sous quelque forme que ce soit,
00:04:54ne perdez pas la foi ni l'espoir.
00:04:56Des personnalités comme Kate Middleton,
00:04:59l'actrice Émilie Dequenne
00:05:01ou encore l'influenceuse Caroline Receveur
00:05:03témoignent.
00:05:05Mais aussi des milliers d'inconnus
00:05:07comme Solène, atteinte d'un cancer du sein
00:05:09à 23 ans.
00:05:10Un jour, je suis tombée sur un tuto
00:05:13qui expliquait comment se palper la poitrine.
00:05:16Et puis, je me suis dit
00:05:17c'est un truc de grand-mère,
00:05:19pourquoi je vois ça, ça ne me concerne pas.
00:05:21Et puis, je me suis vraiment sentie ridicule
00:05:24en faisant les gestes jusqu'au moment
00:05:26où j'ai senti une boule bien dure dans mon sein.
00:05:28Le cancer du sein est en hausse
00:05:29chez les 15-40 ans,
00:05:31tout comme les cancers digestifs
00:05:33et le cancer du cerveau.
00:05:35Alors, comment expliquer ce phénomène ?
00:05:38Au XXe siècle, les deux méchants archi-classiques,
00:05:40c'est le tabac et l'alcool
00:05:41qui causent effectivement beaucoup de cancers.
00:05:44Tous les cancers n'ont pas la même cause.
00:05:46Et ensuite, si on veut répondre dans l'ensemble
00:05:48de façon un peu simplifiée,
00:05:50on pense qu'il y a deux coupables lourds
00:05:52au XXIe siècle
00:05:53qui sont l'alimentation et les polluants.
00:05:57Comprendre, pour améliorer la prévention de ce fléau,
00:06:00le cancer est aujourd'hui
00:06:02la première cause de mortalité en France.
00:06:06Fleur Bretot,
00:06:08est-ce que je peux vous appeler ma reine ?
00:06:10Je vous pose la question
00:06:11parce que vous êtes depuis le début de cette émission,
00:06:13le 9 septembre 2025,
00:06:15dans le générique de chaque voix compte.
00:06:17On voit, je ne sais pas si vous pouvez la voir ici,
00:06:19c'est vous.
00:06:20Donc, je suis d'autant plus touchée
00:06:21que vous soyez avec nous ce soir
00:06:23parce que je vous vois tous les soirs.
00:06:25Votre visage, toute la France le connaît
00:06:26depuis ce moment à l'Assemblée nationale,
00:06:29lors de l'examen et du vote de la loi Duplomb.
00:06:32C'était en juillet dernier.
00:06:34Et à l'époque, vous disiez aux députés
00:06:35« Regardez-moi ».
00:06:36Et bien moi, je vous regarde.
00:06:37Alors d'abord, je constate que vous avez des cheveux
00:06:39qui ont joliment repoussé.
00:06:40Et je voudrais revenir au tout début.
00:06:43Vous avez eu deux cancers.
00:06:45Quel âge aviez-vous lors du premier diagnostic ?
00:06:49C'était en 2021.
00:06:50Donc, j'avais 46 ans.
00:06:5546 ans.
00:06:55Quelle est la première question,
00:06:57la première pensée qui vous est venue
00:06:59le jour du diagnostic ?
00:07:00Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?
00:07:03Qu'est-ce que vous avez fait de mal ?
00:07:05Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?
00:07:06Qu'est-ce que j'ai fait de mal
00:07:09qui a provoqué l'arrivée du cancer ?
00:07:12Et vous avez eu une réponse à cette question ?
00:07:15Non.
00:07:16En fait, j'ai eu une urgence
00:07:17de me débarrasser de ce cancer.
00:07:19C'était un cancer du sein ?
00:07:20C'était un cancer du sein.
00:07:22Et c'est vrai que j'ai fait de la radiothérapie.
00:07:25Pendant cette radiothérapie,
00:07:26ma ménopause s'est déclenchée.
00:07:27J'ai eu des mois très compliqués.
00:07:29C'est une ménopause précoce.
00:07:30J'ai eu des mois très compliqués
00:07:32où je ne dormais plus.
00:07:33Donc, ça a menacé un peu ma vie professionnelle,
00:07:36ma vie mentale.
00:07:38Et le deuxième cancer,
00:07:40ça a été compliqué
00:07:40parce qu'il a été diagnostiqué
00:07:42il y a un an et demi.
00:07:46Enfin, même pas.
00:07:47Et c'était quelques heures avant
00:07:48quand mes plus proches amis
00:07:49ne décèdent à 46 ans.
00:07:51Ce que vous racontez d'ailleurs
00:07:52dès le début de votre livre,
00:07:53Cancer Colère.
00:07:54Donc, là,
00:07:55je n'ai plus eu le même regard
00:07:57sur ce deuxième cancer.
00:07:59et en étant traitée
00:08:03à Gustave Roussy,
00:08:03qui est le cancer campus numéro 1
00:08:05en Europe,
00:08:06j'ai vu tous ses visages
00:08:08et toutes ses personnes
00:08:09et j'ai eu un choc
00:08:12à me dire
00:08:13« Ce n'est pas normal,
00:08:14je devrais être la plus jeune. »
00:08:16et j'ai vu des enfants,
00:08:17des jeunes,
00:08:18des jeunes femmes,
00:08:19des jeunes hommes
00:08:20et ça m'a bouleversée.
00:08:23Parce qu'on a autre chose
00:08:23à faire de sa vie
00:08:24que d'être en traitement
00:08:26contre le cancer
00:08:27à cet âge-là.
00:08:28Et de donner des années
00:08:29à la maladie ?
00:08:30Oui.
00:08:30C'est ce que vous dites aussi
00:08:30dans le livre.
00:08:31Absolument.
00:08:31Et en même temps,
00:08:32quand on parle des causes potentielles
00:08:34en dehors des comportements individuels,
00:08:36il y a une omerta totale.
00:08:40Donc, ce n'est peut-être pas le lieu.
00:08:42Je ne sais pas.
00:08:42Enfin, je ne remets pas en cause
00:08:43plutôt les soignants.
00:08:46Par contre, c'est vrai
00:08:47que ça nous laisse
00:08:48dans notre culpabilité.
00:08:51Vous avez eu le sentiment
00:08:51que les soignants
00:08:52qui vous entouraient
00:08:53essayaient de trouver
00:08:54une cause individuelle
00:08:55à votre cancer ?
00:08:57Trop de stress,
00:08:59trop de ci,
00:09:00trop de ça.
00:09:01Sauf qu'à un moment donné,
00:09:03des études ont été publiées
00:09:04et la loi Duplomb
00:09:05a été un déclencheur
00:09:06avec l'acétamipride.
00:09:07J'ai commencé à mettre
00:09:08le nez dans les pesticides
00:09:09et quelques semaines après,
00:09:14Santé publique France
00:09:15a dévoilé
00:09:16ces nouveaux chiffres du cancer.
00:09:18J'ai appris
00:09:19que le nombre de malades
00:09:20du cancer avait doublé
00:09:21depuis 1990.
00:09:22Ça veut dire que globalement...
00:09:24Et que, à peu près...
00:09:24La population,
00:09:25elle, n'a pas doublé ?
00:09:26N'a pas doublé,
00:09:27qu'il y a une consommation
00:09:28d'alcool et de tabac
00:09:29qui est en baisse.
00:09:30Donc, ça n'explique pas
00:09:31l'augmentation du cancer
00:09:32dans toutes les catégories
00:09:33de population.
00:09:34et je me suis dit,
00:09:37mais vous parlez
00:09:38des causes mystérieuses
00:09:39du cancer.
00:09:40Bon, il y a plein
00:09:41de scientifiques
00:09:42qui,
00:09:44comme la personne
00:09:45dont vous avez montré
00:09:48la vidéo,
00:09:48les polluants
00:09:49et l'alimentation
00:09:50qui est polluée
00:09:51et qui est ultra transformée,
00:09:53oui,
00:09:53ce sont des causes
00:09:54certainement
00:09:54avec...
00:09:57les causes
00:09:59de cancer
00:10:00d'un malade
00:10:01sur deux,
00:10:01probablement.
00:10:02Et quand vous êtes malade
00:10:03et que vous recevez
00:10:03cette information,
00:10:04c'est très violent.
00:10:06Et quand, en plus,
00:10:06vous apprenez
00:10:07qu'un certain fabricant
00:10:09de pesticides
00:10:09fabrique aussi
00:10:10des traitements
00:10:10contre le cancer.
00:10:11Ça, c'est une autre information
00:10:12qui vous fait froid
00:10:13dans le dos
00:10:14quand vous êtes en chimiothérapie.
00:10:15Alors, on va revenir
00:10:15à votre combat
00:10:17et à votre colère
00:10:17aujourd'hui,
00:10:19mais je voudrais
00:10:19qu'on se penche
00:10:20sur les chiffres,
00:10:21Maya Gutiérrez
00:10:22et Philippe Bergerot.
00:10:23Quelle est aujourd'hui
00:10:24la part des moins
00:10:24de 50 ans
00:10:25dans les diagnostics
00:10:26de cancer ?
00:10:28Alors, je ne pourrais
00:10:29pas vous citer
00:10:29les chiffres précisément,
00:10:31mais ce qui est certain,
00:10:32c'est comme ce qui a été
00:10:33dit dans le reportage,
00:10:34que cette part,
00:10:35elle augmente.
00:10:36Et en fait,
00:10:37je pense qu'il y a
00:10:37deux aspects.
00:10:38Il y a l'aspect statistique
00:10:40qui a été décrit,
00:10:41mais il y a l'aspect
00:10:42en pratique clinique
00:10:43et c'est un peu
00:10:44ce que vous décrivez,
00:10:44c'est-à-dire que nous,
00:10:45on les voit,
00:10:46on voit...
00:10:48Vous voyez, vous,
00:10:48des patients
00:10:49beaucoup plus jeunes ?
00:10:50dans nos prises en charge,
00:10:52que c'est des gens
00:10:53plus jeunes.
00:10:53Et pour des cancers,
00:10:54par exemple,
00:10:55pour le cancer du pancréas,
00:10:57même avant d'avoir
00:10:58les chiffres,
00:10:59moi, j'avais vu
00:11:00qu'il y avait une augmentation
00:11:01des cas chez les plus jeunes.
00:11:04Alors que...
00:11:04C'est une augmentation
00:11:05que vous avez commencé
00:11:06à remarquer
00:11:07il y a combien de temps ?
00:11:095 ans ?
00:11:0910 ans ?
00:11:1020 ans ?
00:11:11Alors, moi,
00:11:12je me suis occupée
00:11:13surtout de cancer
00:11:14du sein
00:11:14et de cancer digestif
00:11:16et disons que
00:11:17pour le cancer
00:11:18du sein,
00:11:20je dirais,
00:11:21oui,
00:11:21il y a un peu plus
00:11:22d'une dizaine d'années.
00:11:23C'est-à-dire que
00:11:23ça peut sembler paradoxal,
00:11:25mais je suis partie
00:11:25en congé maternité
00:11:26et je suis revenue
00:11:27et j'ai été scotché
00:11:29par le fait
00:11:30de voir
00:11:31dans les salles d'attente
00:11:32de l'hôpital de jour
00:11:33des patientes plus jeunes.
00:11:35Philippe Bergerot ?
00:11:36Alors, on parle de tsunami,
00:11:38je pense qu'il faut
00:11:38faire très attention
00:11:39quand on parle de maux
00:11:40parce qu'il y a
00:11:41une augmentation,
00:11:42certes,
00:11:42mais ce n'est pas
00:11:43vraiment un tsunami.
00:11:44C'est vrai que c'est
00:11:45un tsunami au niveau mondial
00:11:46mais pas forcément
00:11:47au niveau français.
00:11:48il y a une augmentation
00:11:51du nombre de cancers,
00:11:52il y a sans doute
00:11:53des facteurs de risque,
00:11:54malheureusement,
00:11:55on connaît les facteurs
00:11:56de risque classiques.
00:11:58Et comme on dit,
00:12:01on parle de prévention,
00:12:02mais cette prévention,
00:12:03on en parle depuis longtemps
00:12:04mais on ne la met pas
00:12:05vraiment en application.
00:12:07Juste, je vais vous citer
00:12:08une phrase
00:12:08et c'est celle que j'ai dit
00:12:09ce matin lors de l'Inca,
00:12:12c'est agir à la racine,
00:12:13investir en amont
00:12:14pour éviter les coûts humains
00:12:15et financiers en aval.
00:12:17C'est d'ailleurs
00:12:17l'une des faiblesses,
00:12:18il faut bien le dire,
00:12:18du modèle français.
00:12:20Nous soignons très bien,
00:12:21parfois beaucoup mieux
00:12:22qu'ailleurs,
00:12:23nous prévenons souvent
00:12:24moins bien.
00:12:25On va parler,
00:12:26évidemment,
00:12:27on va beaucoup parler
00:12:28du volet prévention.
00:12:28C'est M. Macron
00:12:29qui avait dit ça
00:12:30il y a cinq ans
00:12:30lors de la mise en place
00:12:32du cancer.
00:12:32Quand il a lancé le plan,
00:12:33dont il a annoncé
00:12:33le second volet ce matin,
00:12:35on va y revenir
00:12:35dans un instant,
00:12:36mais d'abord sur les chiffres
00:12:37et sur le constat.
00:12:39Quelle forme de cancer
00:12:41voit-on davantage
00:12:42chez les patients plus jeunes,
00:12:44chez les moins de 50 ans ?
00:12:45Enfin, on dit aujourd'hui
00:12:4620-40,
00:12:47moi je fixerais
00:12:48la barre
00:12:48à moins de 50 ans.
00:12:50Alors,
00:12:51ce qui est certain
00:12:52et ce qui est dans
00:12:53toutes les études,
00:12:53le cancer colorectal,
00:12:56le cancer du pancréas,
00:12:57les glioblastomes
00:12:58qui sont une forme
00:12:59de tumeur cérébrale,
00:13:00le cancer du sein
00:13:01chez la femme,
00:13:03les cancers du sein,
00:13:03d'ailleurs,
00:13:04on devrait dire,
00:13:04parce qu'il y a
00:13:05différents sous-types
00:13:06de cancers du sein
00:13:07qui se traitent
00:13:08de façon assez différente,
00:13:09le cancer du rein
00:13:12chez l'homme,
00:13:13la maladie de Hodgkin,
00:13:16donc c'est les principaux cancers
00:13:18qui sont en augmentation
00:13:20et qui ne sont pas forcément liés.
00:13:22Vous parliez tout à l'heure
00:13:23de culpabilité,
00:13:25c'est vrai,
00:13:25je me suis beaucoup occupée
00:13:26de cancer du sein,
00:13:26effectivement,
00:13:27les patients viennent
00:13:28avec cette question,
00:13:29mais pourquoi ?
00:13:29Pourquoi j'ai ça ?
00:13:30Je mange sainement,
00:13:32j'ai l'impression
00:13:32de manger sainement,
00:13:33je fais du sport,
00:13:35je ne bois pas,
00:13:35je ne fume pas,
00:13:36pourquoi ?
00:13:37Et les cancers
00:13:38qu'on a cités
00:13:40ne sont pas comme ça
00:13:41des cancers qui sont
00:13:41liés à un facteur
00:13:42prépondérant,
00:13:43par exemple,
00:13:44c'est vrai que le cancer
00:13:44du poumon,
00:13:45on l'associe beaucoup
00:13:45au tabac,
00:13:46bien qu'on voit
00:13:47de plus en plus,
00:13:48et chez les jeunes aussi,
00:13:49chez les moins de 50 ans,
00:13:50de plus en plus de cancers
00:13:51du poumon
00:13:52chez les non-fumeurs.
00:13:53Mais est-ce que ça fait partie
00:13:54de votre métier
00:13:55de répondre à la question
00:13:56du patient
00:13:57qui dit pourquoi moi ?
00:13:58Qu'est-ce que j'ai fait,
00:13:59comme dit Fleur ?
00:14:01Est-ce que dans les recherches
00:14:02que vous menez
00:14:02quand vous avez un cas,
00:14:03vous allez rechercher
00:14:04les causes
00:14:05ou vous n'allez finalement
00:14:07rechercher que le bon traitement ?
00:14:09Alors, en fait,
00:14:10on essaye de répondre
00:14:11aux questions auxquelles
00:14:11on peut répondre.
00:14:13C'est-à-dire que cette question-là,
00:14:14on n'en est pas certain.
00:14:16Par exemple,
00:14:16on a des patients,
00:14:17même un patient fumeur
00:14:18qui va avoir un cancer du poumon,
00:14:20il y a des patients
00:14:20qui vont fumer beaucoup plus
00:14:22et qui n'auront jamais rien.
00:14:24Donc, est-ce que c'est
00:14:25le seul facteur ?
00:14:26Probablement pas.
00:14:27Donc, on sait,
00:14:28les familles de facteurs.
00:14:30On sait qu'il y a
00:14:30des facteurs génétiques.
00:14:32On sait que
00:14:32quand on a des antécédents
00:14:34dans la famille
00:14:34de cancer du sein,
00:14:36même s'il n'y a pas
00:14:37de mutation identifiée,
00:14:39il y a une plus forte probabilité
00:14:40de ce type de cancer.
00:14:42Des facteurs individuels
00:14:44sur lesquels nous soignons,
00:14:46on essaye de se concentrer
00:14:48parce que c'est les choses
00:14:50sur lesquelles on peut agir.
00:14:51Par exemple,
00:14:51des patients qui vont avoir
00:14:52des surpoids,
00:14:53des patients qui vont avoir
00:14:55une alimentation déséquilibrée.
00:14:57On va essayer.
00:14:57Ce n'est pas dans une optique
00:14:58de les culpabiliser.
00:14:59C'est simplement parce que
00:15:00ce sont des choses
00:15:01sur lesquelles on peut agir.
00:15:02Mais il y a la grande question,
00:15:04comme vous l'avez soulevé,
00:15:05de facteurs environnementaux
00:15:06qui nous concernent tous
00:15:08et qui, en fait,
00:15:10agissent parfois
00:15:11en synergie
00:15:12les uns avec les autres.
00:15:13C'est-à-dire qu'il y a des études,
00:15:15des fois,
00:15:15qui vont se faire sur un produit
00:15:17puis une étude sur un autre.
00:15:18Mais en fait,
00:15:19les produits associés,
00:15:21peut-être,
00:15:22parce que ça,
00:15:23c'est aux scientifiques de le dire,
00:15:24vont avoir un effet multiplicateur.
00:15:26L'Institut Gustave Roussy,
00:15:27où vous avez été soignée,
00:15:29Fleur,
00:15:29vient de mettre en place
00:15:30un programme qui s'appelle
00:15:30Power for YA,
00:15:32Young Adult,
00:15:33qui consiste à intensifier la recherche,
00:15:35à repenser la prévention
00:15:36et à sensibiliser
00:15:37les jeunes générations.
00:15:39Je vous propose ce reportage
00:15:40ce soir, justement,
00:15:41à Villejuif.
00:15:41On est autour
00:15:42de l'Institut Gustave Roussy,
00:15:44qui, vous le disiez tout à l'heure,
00:15:45est le premier centre européen
00:15:46de lutte contre le cancer.
00:15:47Et depuis quelques mois,
00:15:48pousse là-bas
00:15:48un nouveau quartier de recherche
00:15:49où on va rassembler
00:15:51des centaines de start-up
00:15:52qui s'y installent
00:15:53pour faire avancer la recherche.
00:15:54C'est un reportage
00:15:55signé Thibaut Henoch
00:15:55et Pierre-Yves Déninck
00:15:56avec Valérie Brochard.
00:15:59Ce sont des bâtiments
00:16:00flambant neufs,
00:16:01un site de 100 000 m2 à terme
00:16:04qui doit réunir
00:16:05laboratoires,
00:16:06industriels
00:16:06et des dizaines de start-up
00:16:08spécialisées dans la recherche
00:16:10contre le cancer.
00:16:12Jérôme et Thibaut
00:16:12sont parmi les premiers occupants.
00:16:15Leur start-up vise
00:16:16à utiliser l'IA
00:16:17pour accélérer
00:16:18le développement
00:16:19de nouveaux traitements.
00:16:20En fait,
00:16:20on effectue des partenariats
00:16:22avec des hôpitaux
00:16:23tels que Gustave Roussy
00:16:25présent sur le campus
00:16:26pour récupérer
00:16:27des tissus de patients
00:16:29et les données relatives
00:16:30aux patients,
00:16:31que ce soit moléculaires
00:16:32ou cliniques,
00:16:34pour pouvoir venir
00:16:36générer des nouvelles données
00:16:39qui viennent nourrir
00:16:41nos algorithmes
00:16:42qu'on a développés
00:16:43en interne
00:16:44et qui sont propriétaires
00:16:45pour émettre
00:16:47des recommandations
00:16:48auprès de nos clients
00:16:50de l'industrie pharmaceutique.
00:16:51Si la société Oracle
00:16:53s'est installée
00:16:54dans ses bureaux,
00:16:55c'est parce qu'elle sait
00:16:56que d'autres feront
00:16:57bientôt comme elle
00:16:58au sein du même endroit.
00:16:59L'idée du bâtiment
00:17:00quand elle s'est construite,
00:17:01c'était d'avoir
00:17:01plusieurs lieux de vie
00:17:02pour faciliter
00:17:03les interactions
00:17:04entre les chercheurs,
00:17:05entre les personnels,
00:17:06entre les différentes entreprises
00:17:08hébergées au sein du bâtiment,
00:17:10ce qui permet du coup
00:17:11de potentiellement
00:17:12nouer de nouvelles collaborations,
00:17:13de débloquer certains problèmes techniques
00:17:15et éventuellement
00:17:17de se prêter des équipements
00:17:18ou de pouvoir travailler
00:17:19sur quelque chose
00:17:20dont on a besoin
00:17:21de manière très épisodique
00:17:22et donc favoriser
00:17:23un peu toute cette effervescence
00:17:25scientifique
00:17:25au même endroit.
00:17:27Une émulation collective
00:17:28au service de la lutte
00:17:29contre le cancer,
00:17:30c'est le projet
00:17:31du Paris-Saclay Cancer Cluster.
00:17:34Pour le directeur général
00:17:35du campus,
00:17:36il fallait réunir
00:17:37acteurs publics et privés
00:17:38pour faire avancer
00:17:39la recherche
00:17:40et devenir
00:17:41un véritable pôle d'excellence.
00:17:43A la base,
00:17:44c'est une fondation
00:17:44de coopération scientifique
00:17:45qui a été créée
00:17:46par plusieurs acteurs clés,
00:17:48des académiques
00:17:48comme l'université
00:17:50Paris-Saclay,
00:17:51l'INSERM,
00:17:52Gustave Roussy,
00:17:53mais aussi l'IPP,
00:17:54mais aussi un acteur privé,
00:17:56Sanofi,
00:17:57pour faire en sorte
00:17:57de créer un petit peu
00:17:59le lieu clé
00:18:00de l'innovation
00:18:01en oncologie
00:18:02au pied
00:18:03d'un hôpital
00:18:06absolument extraordinaire
00:18:07qui est Gustave Roussy
00:18:07qui est dans le top 10 mondial
00:18:09des hôpitaux en oncologie.
00:18:11Objectif,
00:18:12sauver des vies
00:18:13et si possible
00:18:13avec des traitements
00:18:15made in France.
00:18:16Le but,
00:18:17c'est de sauver des patients
00:18:18et puis le deuxième,
00:18:20c'est que cette innovation
00:18:21se fasse chez nous
00:18:22de manière plus souveraine
00:18:24et puis créer de l'emploi
00:18:25en France.
00:18:26D'autres bâtiments
00:18:27sortiront bientôt
00:18:28de terre à terme.
00:18:29Plus de 5000 chercheurs
00:18:31et médecins
00:18:31sont attendus
00:18:32sur ce nouveau site.
00:18:35Philippe Bergerot,
00:18:36je le disais,
00:18:36vous présidez
00:18:36la Ligue contre le cancer,
00:18:37vous êtes aussi
00:18:38cancérologue,
00:18:38radiothérapeute
00:18:39à Saint-Nazaire
00:18:40et vous avez publié
00:18:41aujourd'hui dans Le Monde
00:18:41une tribune
00:18:42dans laquelle vous déplorez
00:18:43que la prévention
00:18:43ne soit pas une priorité
00:18:45de l'État
00:18:45qui se concentre
00:18:46essentiellement
00:18:46sur le curatif.
00:18:48Au moment même
00:18:48où l'EMS publié
00:18:49ce matin ce chiffre,
00:18:51près de 4 cancers sur 10
00:18:52serait évitable.
00:18:53Qu'est-ce qu'on a raté ?
00:18:55Disons qu'on a raté
00:18:58un petit peu
00:18:59une certaine éducation
00:19:00parce qu'on est devant
00:19:02une situation
00:19:03qu'on connaît
00:19:04depuis déjà
00:19:04de nombreuses années
00:19:05et on n'a pas su
00:19:06avancer
00:19:07pour pouvoir
00:19:08faire bouger les choses.
00:19:10Quand on parle
00:19:11des polluants,
00:19:12on a toujours
00:19:13ces facteurs individuels
00:19:14et sans doute
00:19:15on n'a pas assez
00:19:15travaillé sur ces facteurs
00:19:17individuels
00:19:17et on l'a sans doute
00:19:18mal fait.
00:19:20Parce que
00:19:20quand on a été
00:19:21plutôt culpabilisant
00:19:24vis-à-vis des personnes,
00:19:25alors qu'il y a sans doute
00:19:26quelque chose à faire
00:19:27de façon générale.
00:19:28Si on prend le tabac,
00:19:29le tabac est un des facteurs
00:19:31importants.
00:19:32Heureusement,
00:19:33grâce à ce qui s'est mis en place,
00:19:34on commence à voir
00:19:35les résultats.
00:19:36Parce que vous l'avez dit
00:19:37vous-même tout à l'heure,
00:19:38il y a une diminution
00:19:39du nombre de fumeurs.
00:19:41Mais si on reprend...
00:19:42On parle même
00:19:42d'une première génération
00:19:43sans tabac
00:19:44à l'horizon 2030.
00:19:45Le problème,
00:19:45c'est que la génération
00:19:46qui fume moins,
00:19:48c'est quand même
00:19:48une génération
00:19:49un peu particulière,
00:19:50c'est la génération
00:19:51CSP+.
00:19:52Et le gros problème
00:19:53que l'on a,
00:19:54c'est que si on veut lutter
00:19:55contre les inégalités,
00:19:57il faut qu'on aille chercher
00:19:58les personnes
00:19:59qui sont à risque.
00:20:00Et malheureusement,
00:20:01les personnes
00:20:01qui sont à risque
00:20:02se retrouvent avec
00:20:03une alimentation
00:20:04qui est compliquée.
00:20:06Ils ont malheureusement...
00:20:07Ils cumulent
00:20:08tous les facteurs de risque.
00:20:09Les risques professionnels.
00:20:10Et quand on cumule
00:20:11tous ces facteurs de risque,
00:20:13on a malheureusement...
00:20:14Et là,
00:20:14on trouve que l'État
00:20:16a souvent été absent
00:20:17et on est plutôt
00:20:18dans le tout curatif
00:20:19et c'est ça un petit peu.
00:20:21Et si on continue
00:20:21à aller dans tout le curatif,
00:20:23malheureusement,
00:20:23on va aller dans le mur
00:20:24parce qu'à un moment donné,
00:20:26on a une augmentation
00:20:27des maladies chroniques,
00:20:28on a une augmentation,
00:20:29je ne parle pas que du cancer,
00:20:31mais des diabètes,
00:20:31on a une augmentation
00:20:32des problèmes cardiovasculaires,
00:20:35des problèmes pulmonaires
00:20:36et on n'aura pas,
00:20:37je vais dire,
00:20:37assez d'argent
00:20:38pour pouvoir traiter
00:20:39tout le monde.
00:20:40Et donc ça,
00:20:40ça va être un gros problème.
00:20:42Donc il faut absolument
00:20:43que l'on puisse aller en amont
00:20:45et aller vers les personnes
00:20:46qui sont en difficulté.
00:20:47Et vous dites que pour ça,
00:20:48la meilleure échelle,
00:20:49c'est l'échelle municipale.
00:20:51Pourquoi ?
00:20:51Oui, parce qu'on se rend compte
00:20:52que les personnes
00:20:53qui sont le plus près
00:20:55de la population actuellement,
00:20:56ce sont nos maires.
00:20:57Je sais qu'on est
00:20:58dans un endroit
00:20:59où les maires
00:21:00ne sont pas forcément présents.
00:21:02Mais on peut en parler
00:21:02très tranquillement,
00:21:03je vous rassure.
00:21:04Mais pour nous,
00:21:05c'est vraiment l'échelle
00:21:06la plus importante
00:21:06parce que les maires,
00:21:07ils sont en contact
00:21:08avec la population,
00:21:10ils sont en contact
00:21:11avec les écoles,
00:21:12ils sont en contact
00:21:12avec les agriculteurs.
00:21:13Ils sont en contact aussi
00:21:14avec des cabinets
00:21:15de baies de sains
00:21:15qui se vident,
00:21:16ils sont en contact
00:21:17des déserts médicaux.
00:21:18Et ça, on en est
00:21:18parfaitement conscients
00:21:19et c'est aussi pour ça
00:21:20qu'il faut faire
00:21:21de la prévention
00:21:22parce que si on fait
00:21:23de la prévention,
00:21:24il y aura moins
00:21:24de curatifs à faire.
00:21:25Oui, mais là,
00:21:26excusez-moi,
00:21:26est-ce que je peux
00:21:26vous interrompre ?
00:21:27Mais il n'y a pas de problème.
00:21:28Excusez-moi.
00:21:28La prévention,
00:21:30c'est aussi s'attaquer
00:21:30aux causes.
00:21:31Et les causes environnementales,
00:21:33on sent que le gouvernement,
00:21:35puisque ce sont
00:21:35des politiques publiques,
00:21:36refuse de les acter
00:21:38puisque ça fait plus
00:21:40d'un an
00:21:40que ce gouvernement
00:21:42pousse des lois
00:21:44agricoles
00:21:45qui sont dangereuses
00:21:46pour la santé publique
00:21:46et qui vont tellement
00:21:48complexifier la prévention
00:21:49du cancer
00:21:50que ça va aggraver
00:21:52la situation
00:21:53qui est déjà
00:21:54préoccupante
00:21:55de la bouche même
00:21:55des scientifiques.
00:21:56En préparant cette émission,
00:21:57j'ai découvert
00:21:57qu'il y avait
00:21:58cette guerre idéologique,
00:21:59le cancer backlache.
00:22:01C'est-à-dire,
00:22:01d'un côté...
00:22:03Marc Billot
00:22:03qui en parle très bien,
00:22:04directeur de recherche
00:22:05de CNRS.
00:22:05D'un côté,
00:22:06y compris des cancérologues
00:22:08qui disent,
00:22:08d'abord,
00:22:10le cancer,
00:22:10c'est un facteur individuel
00:22:12lié à la consommation
00:22:13d'alcool,
00:22:13à la consommation de tabac
00:22:14et le fait de dire ça
00:22:16fait qu'on ne regarde pas
00:22:18des causes
00:22:18qui seraient collectives
00:22:19et liées à l'environnement.
00:22:20Les pesticides sont classés
00:22:21CMR,
00:22:22cancérigène,
00:22:23mutagène,
00:22:23reprotoxique.
00:22:26Leur autorisation
00:22:28mise sur le marché
00:22:29ne respecte pas la loi
00:22:30puisqu'avant qu'un pesticide
00:22:31soit mis sur le marché,
00:22:33on doit prouver
00:22:33le fait qu'il est inoffensif
00:22:35pour la santé humaine
00:22:36et la biodiversité.
00:22:37L'État
00:22:38ne respecte pas la loi
00:22:40et a été condamné
00:22:41par la Cour de justice
00:22:43en septembre.
00:22:44Ces produits
00:22:45sont dangereux
00:22:46pour la santé
00:22:46et sont utilisés
00:22:47par les industriels
00:22:48de l'agriculture
00:22:48de manière
00:22:49de plus en plus
00:22:51hors de contrôle
00:22:52puisque le seul organisme
00:22:53qui contrôlait,
00:22:54ça,
00:22:55c'était l'ANSES
00:22:55qui a été mis
00:22:56sous tutelle
00:22:56du ministère
00:22:57de l'Agriculture
00:22:57et il y a des lois agricoles
00:22:59qui sont en préparation,
00:23:00la loi du plomb 1,
00:23:012,
00:23:023,
00:23:03qui vont aggraver
00:23:04l'usage des pesticides.
00:23:05Là,
00:23:05on est au stade 2
00:23:06de la loi du plomb.
00:23:06C'est dramatique.
00:23:08Je vous comprends
00:23:11tout à fait
00:23:11et je comprends
00:23:12tout à fait
00:23:13votre position
00:23:14en tant que personne
00:23:14passée par la maladie.
00:23:16En tant que discours
00:23:16politique sur la maladie.
00:23:18C'est un discours politique
00:23:19mais il faut savoir
00:23:20qu'il y a un certain
00:23:21nombre de doutes,
00:23:22on en est parfaitement conscient
00:23:23mais malheureusement
00:23:25et c'est pour ça
00:23:25qu'on ne s'oppose pas.
00:23:26Moi,
00:23:27je reste persuadé
00:23:27qu'on a des facteurs
00:23:28individuels
00:23:29qui sont majorés
00:23:30par ces facteurs
00:23:31environnementaux.
00:23:31Mais 40%
00:23:32des cancers
00:23:33font environnementaux.
00:23:34Maya Gutiérrez,
00:23:35vous le disiez,
00:23:35vous l'avez vu arriver
00:23:36vous dans votre cabinet.
00:23:37Est-ce que
00:23:38les diagnostics
00:23:39que vous posez
00:23:40c'est des diagnostics
00:23:41à des stades
00:23:42déjà avancés ?
00:23:43On parle de prévention,
00:23:44on peut parler aussi
00:23:45de dépistage.
00:23:46C'est les patients
00:23:47qui arrivent trop tard ?
00:23:48Alors,
00:23:48c'est vrai que
00:23:49les politiques
00:23:50de dépistage
00:23:51s'adressent
00:23:51plutôt à la population
00:23:53de plus de 50 ans
00:23:54en dehors de cas
00:23:55où par exemple
00:23:56on a vraiment
00:23:57identifié
00:23:58des facteurs
00:23:58de risque tels
00:23:59comme par exemple
00:24:00des patientes
00:24:01ayant une mutation
00:24:02génétique
00:24:03prédisposant
00:24:04au cancer du sein
00:24:04chez qui
00:24:05on va proposer
00:24:06une campagne
00:24:06de dépistage
00:24:07vraiment très précoce
00:24:09indépendamment
00:24:10des campagnes
00:24:12nationales
00:24:13de dépistage.
00:24:15Par contre,
00:24:16effectivement,
00:24:17ces campagnes,
00:24:19comme elles ne s'adressent
00:24:21pas aux patients
00:24:21plus jeunes,
00:24:22ils se retrouvent
00:24:23souvent avec
00:24:24des diagnostics
00:24:25par rapport
00:24:26à une tranche
00:24:27d'âge plus âgée,
00:24:28un diagnostic
00:24:28plus tardif.
00:24:29Il y a aussi
00:24:30par exemple
00:24:31dans le cancer
00:24:32du sein
00:24:32une prédominance
00:24:33de forme
00:24:33un peu plus agressive
00:24:34chez les patients
00:24:36plus jeunes.
00:24:38Par exemple,
00:24:39même les dépistages
00:24:39ciblés,
00:24:41les scanners
00:24:43low dose
00:24:44qu'on peut proposer
00:24:44pour le dépistage
00:24:46ciblé
00:24:47du cancer
00:24:47du poumon
00:24:48ne s'adressent
00:24:49qu'à partir
00:24:49de l'âge
00:24:50de 50 ans
00:24:50chez les fumeurs
00:24:51ou les anciens fumeurs.
00:24:53Donc,
00:24:54chez ces patients-là,
00:24:57ils risquent
00:24:58déjà d'eux-mêmes
00:24:58peut-être
00:24:58de minimiser
00:24:59leurs symptômes.
00:25:00Leur entourage
00:25:00voire même
00:25:01leur médecin
00:25:02peut minimiser
00:25:03leurs symptômes
00:25:03parce que
00:25:04toutes ces maladies
00:25:05commencent par
00:25:05des petits signes
00:25:06comme vous l'aviez
00:25:07tout à l'heure
00:25:07dans le reportage
00:25:08une petite boule
00:25:09dans le sein
00:25:09ça peut être
00:25:10un petit ganglion
00:25:10une toux qui traîne
00:25:11ça commence
00:25:12comme plein d'autres choses
00:25:14qui sont bénignes
00:25:14à cet âge-là.
00:25:16Et du coup,
00:25:17pour toutes ces raisons
00:25:18oui,
00:25:19c'est diagnostiqué
00:25:19souvent un peu
00:25:20plus tardivement
00:25:21que chez les patients
00:25:22plus âgés.
00:25:23Emmanuel Macron
00:25:24a annoncé ce matin
00:25:241,7 milliard d'euros
00:25:26investis sur les 5 prochaines années
00:25:27pour financer le second volet
00:25:29du plan anti-cancer
00:25:302021-2030.
00:25:32C'est le même niveau
00:25:33que le premier volet
00:25:34écoutez-le.
00:25:35La meilleure médecine
00:25:36est celle
00:25:37qui évite
00:25:38la maladie.
00:25:39C'est pourquoi
00:25:39nous voulons bâtir
00:25:40une véritable
00:25:41génération prévention.
00:25:43Renforcer la lutte
00:25:43contre le tabac
00:25:44avec un objectif clair
00:25:45une première génération
00:25:47sans tabac
00:25:48à l'horizon 2032.
00:25:49La deuxième priorité
00:25:50c'est dépister
00:25:50plus et mieux.
00:25:52Nous soutiendrons
00:25:52les innovations
00:25:53l'intelligence artificielle
00:25:54les tests
00:25:55de nouvelle génération
00:25:56parce que chaque cancer
00:25:57détecté plus tôt
00:25:59c'est une santé
00:26:00qu'on préserve
00:26:01et des traitements
00:26:02qui sont moins lourds.
00:26:03Cette feuille de route
00:26:03dessine une France
00:26:04plus préventive
00:26:05plus innovante
00:26:06plus solidaire
00:26:07pour continuer
00:26:07à faire reculer
00:26:08la maladie
00:26:10et bâtir
00:26:10un monde
00:26:10sans cancer.
00:26:12Bâtir
00:26:13un monde
00:26:13sans cancer
00:26:14Maya Gutierrez
00:26:15je voudrais qu'on parle
00:26:16des traitements
00:26:16avec les deux progrès
00:26:17majeurs de ces dernières années
00:26:18les thérapies ciblées
00:26:20et l'immunothérapie.
00:26:21Est-ce que la chimio
00:26:22la chimio-thérapie
00:26:23est vraiment en train
00:26:24de perdre du terrain
00:26:25aujourd'hui ?
00:26:26Alors
00:26:26elle garde une place
00:26:28qui est importante
00:26:29mais il y a un tel bond
00:26:32des nouveaux traitements
00:26:34qu'elle se retrouve
00:26:35en infériorité numérique
00:26:38je dirais
00:26:39et puis aussi
00:26:41il y a un raisonnement
00:26:42qui est différent
00:26:42c'est-à-dire que
00:26:43les thérapies ciblées
00:26:45sont des traitements
00:26:46qu'on peut faire
00:26:46sur des très longues périodes
00:26:48on peut avoir un patient
00:26:49qui est
00:26:50par exemple
00:26:51un patient
00:26:51qui a des métastases
00:26:53donc qui nécessite un traitement
00:26:54qui peut avoir
00:26:5510 ans de thérapie ciblée
00:26:56avec une qualité de vie
00:26:58excellente
00:26:58ce qu'on aura
00:26:59exceptionnellement
00:27:01voire pas
00:27:02avec une chimiothérapie
00:27:03pour lesquelles
00:27:04on va avoir
00:27:04des toxicités
00:27:05bien avant.
00:27:07Oui et des effets
00:27:07secondaires redoutables
00:27:08mais l'immunothérapie
00:27:09en a aussi.
00:27:10Alors l'immunothérapie
00:27:11c'est un peu
00:27:13entre guillemets
00:27:14ça passe sous sa case
00:27:15c'est-à-dire qu'on a
00:27:16des patients
00:27:16qui vont avoir
00:27:17des effets
00:27:18notamment immunologiques
00:27:19qui vont développer
00:27:20un symptôme auto-immunique
00:27:22voilà
00:27:22par exemple
00:27:23des insuffisances
00:27:24surrénaliennes
00:27:25des diabètes
00:27:26des pathologies
00:27:27qui peuvent être lourdes
00:27:28et voire même
00:27:29entraver leur quotidien
00:27:31parfois même plus
00:27:32que le cancer
00:27:32mais on a aussi
00:27:33des patients
00:27:34qui supportent ça
00:27:35extrêmement bien
00:27:36qui sont extrêmement nombreux
00:27:37et donc
00:27:39moi ça m'est déjà arrivé
00:27:41en hôpital de jour
00:27:42de regarder le dossier
00:27:43du patient
00:27:43de voir
00:27:44patient atteint
00:27:45d'une maladie
00:27:45un cancer du poumon
00:27:47avec des métastases
00:27:47de regarder le patient
00:27:48de redemander le nom
00:27:49en étant sûr
00:27:50avec un patient
00:27:51qui arrive avec
00:27:51un casque de moto
00:27:52et qui a l'air
00:27:53de faire 10 ans de moins
00:27:54que ce qui est marqué
00:27:55sur le papier
00:27:56alors après nous
00:27:56à Cancer Colère
00:27:57on reçoit des milliers
00:27:59de messages
00:27:59des personnes
00:28:00qui sont jeunes
00:28:01et qui ont une colère
00:28:02inouïe
00:28:03parce que soit
00:28:03ils ont un enfant
00:28:04qui est malade
00:28:05qui subit des traitements
00:28:07qui ne sont pas faits
00:28:08pour les enfants
00:28:08mais pour les adultes
00:28:09parce que les enfants
00:28:10ne sont pas assez nombreux
00:28:11à être malades
00:28:11donc il n'y a pas
00:28:12de traitement adapté
00:28:13ils sont dans des détresses
00:28:14énormes
00:28:15des colères énormes
00:28:16des personnes
00:28:18qui nous ont rejoints
00:28:19qui ont 30 ans
00:28:1935 ans
00:28:20qui sont en chimio
00:28:21à vie
00:28:21avec des très grosses colères
00:28:24aussi
00:28:25et c'est vrai que
00:28:26je comprends
00:28:28et je suis tellement
00:28:29reconnaissante
00:28:30à la recherche
00:28:30et aux soignants
00:28:31mais c'est vrai
00:28:32qu'il y a aussi
00:28:33cette idée
00:28:34de guérir du cancer
00:28:36ce n'est pas une promesse
00:28:37suffisante
00:28:38pour nous quelque part
00:28:39tout ce que vous voulez
00:28:41c'est que personne
00:28:42tombe malade
00:28:42on veut arrêter
00:28:43que le cancer progresse
00:28:45et on ne veut plus
00:28:46qu'il y ait de plus en plus
00:28:47de personnes
00:28:48qui tombent malades
00:28:48et notamment
00:28:49chez les enfants
00:28:50et chez les jeunes
00:28:51et ça c'est une question
00:28:52qui appartient
00:28:54au gouvernement
00:28:54et aux législateurs
00:28:55et de savoir
00:28:57qu'Emmanuel Macron
00:28:58est capable
00:28:58de dire ça
00:28:59sans s'occuper
00:29:00jamais
00:29:01de s'attaquer
00:29:02aux causes
00:29:03et en appuyant
00:29:04des lois
00:29:04qui poussent
00:29:05ces pesticides
00:29:06alors Emmanuel Macron
00:29:09n'appuie pas les lois
00:29:10puisque les lois
00:29:10se font au Parlement
00:29:11et c'est lui
00:29:12qui choisit
00:29:13le Premier ministre
00:29:13et voilà
00:29:15il maintient
00:29:15la ministre
00:29:16de l'Agriculture
00:29:17et qui détricote
00:29:20les garde-fous
00:29:22sur l'utilisation
00:29:23des produits chimiques
00:29:25dans l'agriculture
00:29:26à la demande
00:29:26des industriels
00:29:27et ça c'est quand même
00:29:28très grave
00:29:28et qui ne s'attaque pas
00:29:31au conflit d'intérêt
00:29:32entre les fabricants
00:29:33de pesticides
00:29:33qui fabriquent aussi
00:29:34des traitements
00:29:35Vous avez forcément vu
00:29:36depuis une semaine
00:29:37circuler la vidéo
00:29:38de ce cancérologue espagnol
00:29:40qui s'appelle
00:29:40le professeur
00:29:41Mariano Barbacid
00:29:42qui avec son équipe
00:29:43a réussi à faire
00:29:44régresser
00:29:45voire disparaître
00:29:46des tumeurs du pancréas
00:29:47chez des souris
00:29:48génétiquement modifiées
00:29:49pour développer
00:29:50ce type de cancer
00:29:50comment vous avez accueilli
00:29:52cette nouvelle ?
00:29:53Est-ce que c'est une avancée
00:29:53majeure ?
00:29:55Tous les deux ?
00:29:57Il faut toujours être prudent
00:29:59lorsque l'on a
00:30:00comme ça
00:30:00des choses spectaculaires
00:30:01parce que là
00:30:02nous sommes encore
00:30:03sur l'expérimentation animale
00:30:05donc c'est quelque chose
00:30:06sur lequel on demande toujours
00:30:08à avoir un certain nombre
00:30:09de preuves
00:30:09et essayer d'avancer
00:30:10c'est très bien
00:30:11la recherche avance
00:30:12mais il faut aussi
00:30:13être extrêmement prudent
00:30:14dans tout ce que l'on veut
00:30:16mettre en place
00:30:16je rappellerai juste
00:30:17quand même
00:30:18on parle des cancers
00:30:19chez les jeunes
00:30:20mais malheureusement
00:30:20en France
00:30:21c'est plutôt les personnes
00:30:22qui ont plus de 50 ans
00:30:24qui sont les plus nombreux
00:30:24à être malades
00:30:25ce que l'on comprend aussi
00:30:26pourquoi on met
00:30:27ces campagnes de dépistage
00:30:28et ce que l'on peut regretter
00:30:30dans le cadre
00:30:30de ces campagnes de dépistage
00:30:32bien qu'elles soient gratuites
00:30:33c'est que les gens n'y allent pas
00:30:34et donc il y a un gros déficit
00:30:36actuellement
00:30:36dans les dépistages
00:30:37des cancers coliques
00:30:38chez les personnes
00:30:39de plus de 50 ans
00:30:40où nous sommes
00:30:40à moins de 40%
00:30:42de personnes
00:30:43qui vont faire les tests
00:30:44sur cette prouesse
00:30:46de cette équipe espagnole
00:30:47de toute façon
00:30:48quand on voit
00:30:49de tels résultats
00:30:50c'est extrêmement prometteur
00:30:51mais effectivement
00:30:52de là à dire
00:30:54demain
00:30:54on aura ça
00:30:55chez les patients
00:30:56il faut rester
00:30:57très prudent
00:30:58on voit souvent
00:30:59des patients
00:31:00arriver en consultation
00:31:01avec des extraits d'articles
00:31:02en disant
00:31:02mais regardez
00:31:03ils ont trouvé
00:31:03tel traitement
00:31:04et de là
00:31:05et tout à l'heure
00:31:06vous parliez
00:31:07des cancers pédiatriques
00:31:09et c'est vrai que
00:31:10déjà
00:31:11d'arriver à avoir
00:31:12pour des fois
00:31:14le même type de traitement
00:31:16enfin le même type
00:31:16de maladie
00:31:17on n'a pas les mêmes
00:31:18traitements
00:31:18entre l'enfant
00:31:19et l'adulte
00:31:20on a plus de traitements
00:31:21chez l'adulte
00:31:21mais on ne peut pas
00:31:22l'appliquer
00:31:22enfin il y a déjà
00:31:23des choses qui sont
00:31:24bien plus proches
00:31:26du terrain
00:31:27que des expérimentations
00:31:29chez l'animal
00:31:30mais c'est quand même
00:31:31extrêmement prometteur
00:31:32toutes les grandes
00:31:33avancées qu'on a vues
00:31:34ont commencé comme ça
00:31:35par des découvertes
00:31:36chez l'animal
00:31:38et qui ont ensuite suivi
00:31:39Les mots ont un sens
00:31:41et c'est ce que nous répète
00:31:42Mariette d'Arré-Grand
00:31:43à chaque fois qu'elle est
00:31:44avec nous dans
00:31:44chaque voix compte
00:31:45Mariette elle est
00:31:46sémiologue
00:31:46elle interroge le sens
00:31:47des mots
00:31:47et ce soir vous avez
00:31:48décidé d'interroger
00:31:49le sens du mot
00:31:50cancer
00:31:50et vous allez sans doute
00:31:52à de nombreux
00:31:53téléspectateurs aussi
00:31:54nous apprendre des choses
00:31:55en tout cas moi
00:31:56j'avoue mon ignorance
00:31:57vous en avez appris une
00:31:58et à Laurent aussi
00:31:59Mariette
00:32:00Ah ben le cancer
00:32:01oui on appelle ça
00:32:02parfois le crabe
00:32:03c'est vrai étymologiquement
00:32:05le mot grec
00:32:05carkinos
00:32:06qui d'ailleurs
00:32:07va donner carcinome
00:32:08cancer de la peau
00:32:10les médecins de l'antiquité
00:32:12ont pensé à cet animal
00:32:13en voyant certaines blessures
00:32:15sur des corps
00:32:16alors il n'y avait pas encore
00:32:17évidemment d'imagerie médicale
00:32:18donc qu'est-ce que le médecin
00:32:21il a ses yeux
00:32:22pour comprendre
00:32:23et puis aussi
00:32:23les comparaisons
00:32:24qu'il trouve
00:32:25avec la nature
00:32:25le règne
00:32:26mettons animal
00:32:27végétal
00:32:27minéral
00:32:28par rapport au corps
00:32:29humain
00:32:30c'est d'ailleurs remarquable
00:32:31c'est vraiment impressionnant
00:32:32de voir qu'on a
00:32:33ils ont compris des choses
00:32:34sans aucun scanner
00:32:35sans aucun IRM
00:32:37alors probablement
00:32:38c'est Hippocrate
00:32:39bien sûr ce médecin
00:32:40du 5ème siècle
00:32:41avant Jésus-Christ
00:32:42qui est fondateur
00:32:43pour la médecine
00:32:44qui trouve la métaphore
00:32:45donc pour lui
00:32:45il y a des carkinos
00:32:46par exemple
00:32:47dans la bouche
00:32:48de quelqu'un
00:32:49sur le sein
00:32:49d'une femme
00:32:50ou sur la peau
00:32:51et ça veut dire crabe
00:32:53et ça veut dire aussi
00:32:53écrevisse
00:32:54l'important c'est
00:32:55la présence
00:32:56de ces pinces
00:32:56le cancer
00:32:57on aurait pu appeler ça
00:32:58un homard aussi
00:32:59c'est ce que vous êtes
00:32:59en train de nous dire
00:33:00en tout cas
00:33:03on voit bien déjà
00:33:03cette maladie
00:33:04très agressive
00:33:05très invasive
00:33:06et puis il y a une autre chose
00:33:06qu'on a encore aujourd'hui
00:33:08c'est que
00:33:08ces animaux à pinces
00:33:09ils vivent dans l'eau
00:33:10bien sûr Adeline
00:33:11mais ils peuvent aller
00:33:11sur le sable
00:33:12ils peuvent sortir
00:33:13donc ils migrent
00:33:14d'un milieu à l'autre
00:33:15comme le cancer
00:33:16peut migrer d'un organe
00:33:17à l'autre
00:33:18et c'est quand même
00:33:19la seule maladie
00:33:20qui a un nom d'animal
00:33:20je cherche depuis tout à l'heure
00:33:22mais j'en trouve pas
00:33:23à ma connaissance
00:33:23oui
00:33:24alors on peut avoir
00:33:25la métaphore animale
00:33:26évidemment quand on dit
00:33:26une fièvre de cheval
00:33:28ou un mâle de chien
00:33:29mais un nom comme ça
00:33:30crabe cancer
00:33:31c'est vraiment différent
00:33:33c'est une analogie
00:33:34beaucoup plus puissante
00:33:36et alors elle a une chose
00:33:37dans sa puissance Adeline
00:33:38c'est qu'elle fait se rejoindre
00:33:39l'infiniment petit
00:33:40et l'infiniment grand
00:33:42le cancer commence
00:33:43au coeur de la cellule
00:33:44et dans le vocabulaire
00:33:46en tout cas
00:33:47il peut concerner le soleil
00:33:49le tropique du cancer
00:33:50ou bien votre signe astral
00:33:52éventuel
00:33:53c'est à dire
00:33:54le cancer peut être
00:33:56très très loin
00:33:57et nous influencer
00:33:58la lune ou l'eau
00:33:59alors ça ce miroir
00:34:01du microcosme
00:34:02et du macrocosme
00:34:02c'est complètement significatif
00:34:05de la pensée pré-scientifique
00:34:06dans l'antiquité
00:34:07on n'en est plus là
00:34:08parce qu'aujourd'hui
00:34:09on a même
00:34:10l'intelligence artificielle
00:34:12on a l'hyper modernité
00:34:13qui nous a éloigné
00:34:14de cette vision
00:34:15antique pré-scientifique
00:34:16alors pour les médecins
00:34:17oui
00:34:18pour les vrais scientifiques
00:34:19mais prenons les journalistes
00:34:20Adeline
00:34:21et Laurent
00:34:22tenez-moi éloigné de tout ça
00:34:24je suis frappée par le fait
00:34:27que la métaphore du cancer
00:34:28elle s'étend énormément
00:34:29par exemple
00:34:30on peut dire
00:34:31le cancer du chômage
00:34:32ou on peut dire
00:34:33j'ai entendu dernièrement
00:34:34malheureusement
00:34:35malheureusement exactement
00:34:37alors là vous êtes exactement
00:34:38sur la même ligne que Mariette
00:34:40je trouve ça
00:34:41très très choquant
00:34:42évidemment
00:34:43parce que les gens
00:34:44qui peuvent être atteints
00:34:45de la maladie
00:34:46etc
00:34:46mais c'est comme si
00:34:47si vous voulez
00:34:48ce miroir du micro
00:34:50et du macro
00:34:51était plus fort
00:34:52que la raison
00:34:53notre imagination humaine
00:34:54elle n'a pas changé
00:34:55depuis l'antiquité
00:34:57alors autre raison
00:34:59je finirai là-dessus
00:34:59pour laquelle
00:35:00c'est vraiment coupable
00:35:02à mon avis
00:35:03de faire ce lien métaphorique
00:35:04non le cancer
00:35:05c'est une réalité
00:35:07malheureusement
00:35:08c'est que
00:35:09quand on fait
00:35:10cette extension là
00:35:11dans notre tête
00:35:12on ne la met pas
00:35:14au bon endroit
00:35:14l'extension
00:35:15parce que ce que
00:35:15l'on aurait envie
00:35:16en vous écoutant
00:35:17c'est qu'on ouvre
00:35:19en effet notre regard
00:35:20mais de manière rationnelle
00:35:21de manière heureuse
00:35:23et de se dire
00:35:24que peut-être
00:35:25les scientifiques
00:35:26vont finir
00:35:27rationnellement
00:35:28par éradiquer
00:35:28cette maladie
00:35:29les mots ont un sens
00:35:30Mariette
00:35:31et le dernier mot
00:35:31je voudrais le donner
00:35:32à vous Fleur
00:35:33avec votre livre
00:35:34qui sort après-demain
00:35:35vous le dites
00:35:37le cancer
00:35:37le crabe
00:35:38vous en parlez
00:35:39vous dites tout
00:35:40et vous disiez tout à l'heure
00:35:41l'omerta
00:35:42le silence
00:35:42c'était important aussi
00:35:44de mettre des mots
00:35:45sur tout ça
00:35:46d'afficher
00:35:46de pages
00:35:47en fait j'avais pas la force
00:35:48de cacher ce cancer
00:35:49j'avais pas la force
00:35:50et quand on sait
00:35:53que les pouvoirs publics
00:35:55préfèrent invisibiliser
00:35:57les malades
00:35:57et la maladie
00:35:58pour pas
00:35:59prendre des mesures
00:36:00adéquates
00:36:01c'est vrai que
00:36:02je me suis pas rendu compte
00:36:04à quel point
00:36:04ça
00:36:05ça a parlé
00:36:07à des gens
00:36:07et j'ai reçu
00:36:08beaucoup de témoignages
00:36:09qui m'ont touchée
00:36:10énormément
00:36:11de femmes et d'hommes
00:36:12qui ont dit
00:36:13bah en fait j'arrête
00:36:13de le cacher
00:36:15et de se sentir
00:36:16puissant
00:36:17alors qu'on est malade
00:36:18c'est de se sentir
00:36:20connecté aux autres
00:36:21de se sentir
00:36:22dans la vie
00:36:23parce qu'on a une colère
00:36:25qu'on sait
00:36:26où la mettre
00:36:26avec plein d'autres gens
00:36:28ça fait tellement de bien
00:36:30voilà
00:36:31c'est sûr
00:36:32et ça se voit
00:36:32sur votre visage
00:36:33en tout cas
00:36:33merci à tous les trois
00:36:35d'être venus ce soir
00:36:35sur le plateau
00:36:36de chaque voix compte
00:36:37dans un instant
00:36:38on va passer
00:36:38à la question qui fâche
00:36:40on va parler
00:36:40de ces espaces
00:36:41interdits aux enfants
00:36:42vous savez
00:36:42les espaces
00:36:43no kids
00:36:43bon avant ça
00:36:44c'est quelle histoire
00:36:45et c'est Laurent Guimier
00:36:45Laurent
00:36:54hier soir
00:36:55scène
00:36:56carrément inédite
00:36:57sur le réseau social X
00:36:59on a assisté
00:37:00à une passe d'armes
00:37:01ma foi assez violente
00:37:02entre d'un côté
00:37:03le propriétaire
00:37:04du réseau X
00:37:04le milliardaire Elon Musk
00:37:06et une voix qui compte
00:37:07la France
00:37:08exactement
00:37:09je reviens sur ce qui s'est passé
00:37:10toute la journée d'hier
00:37:11perquisition dans les locaux
00:37:13de X à Paris
00:37:14dans le cadre d'une enquête
00:37:14notamment sur la diffusion
00:37:16de contenus pédopornographiques
00:37:18et négationnistes
00:37:18on en parlait avec Valérie Brochard
00:37:20hier soir dans Bourbon Express
00:37:21alors c'est du sérieux
00:37:23puisque Musk
00:37:23en personne
00:37:24est convoqué
00:37:25le 20 avril prochain
00:37:27à Paris
00:37:27pour s'expliquer
00:37:2921h30 hier soir
00:37:31regardez
00:37:31Musk
00:37:32explose
00:37:33bille en tête
00:37:34contre la justice française
00:37:36sur son réseau
00:37:37je cite
00:37:37il dit
00:37:38il s'agit d'une attaque politique
00:37:40deux heures plus tard
00:37:41deux heures seulement plus tard
00:37:42la France lui répond
00:37:44tout aussi cash
00:37:45voire trash
00:37:46regardez
00:37:47enquêter sur les contenus
00:37:49pédopornographiques
00:37:50n'est pas controversé
00:37:51en faire un théâtre politique
00:37:53c'est de la manipulation
00:37:55alors vous dites que c'est la France
00:37:56qui répond
00:37:57mais on voit bien
00:37:58c'est le compte
00:37:58X French Response
00:38:00qui est derrière
00:38:01rappelez-nous
00:38:02alors c'est une équipe
00:38:02qui est basée au Quai d'Orsay
00:38:04le ministère des affaires étrangères
00:38:06et qui publie
00:38:07sous cette adresse
00:38:07donc French Response
00:38:09en bon anglais
00:38:10depuis la rentrée dernière
00:38:11dès qu'elle est attaquée
00:38:13ces experts de la riposte
00:38:14prennent
00:38:15le compte de la France en main
00:38:18j'allais dire
00:38:18des choses comme ça
00:38:19et donc la France
00:38:21parle fort
00:38:21clair
00:38:22vous avez devant vous
00:38:24et on a ce soir devant nous
00:38:25la preuve que notre
00:38:2621e siècle digital
00:38:27au fond
00:38:28renverse tout
00:38:30jusqu'au code
00:38:31de notre bonne vieille diplomatie
00:38:32qui date quand même
00:38:33du milieu du 19e siècle
00:38:34et ça marche ?
00:38:36alors 160 000 abonnés
00:38:37partout dans le monde
00:38:38deux fois plus qu'il y a un mois
00:38:39c'est la dynamique
00:38:40qu'il faut voir
00:38:41ça marche parce que
00:38:42ça parle en anglais
00:38:43ça parle au monde entier
00:38:44et puis c'est plutôt très malin
00:38:46regardez
00:38:47quelques exemples
00:38:48les voeux de French Response
00:38:50en janvier
00:38:52alors au-delà
00:38:53des bonnes résolutions
00:38:54il y a ce petit visuel
00:38:55de Leonardo DiCaprio
00:38:56qui accroche l'œil
00:38:57on adore ce même
00:38:57de Leonardo DiCaprio
00:38:58c'est un même
00:38:59de monsieur DiCaprio
00:39:00Gatsby le magnifique je crois
00:39:01exactement
00:39:02et ça tape tous azimuts
00:39:04il n'y a pas que ça
00:39:05quand le russe Medvedev
00:39:06par exemple
00:39:07menace
00:39:07je cite
00:39:08ces imbéciles
00:39:09de dirigeants européens
00:39:10qui défendent l'Ukraine
00:39:12et bien boum
00:39:13la France répond en substance
00:39:14oulala
00:39:15même pas peur
00:39:16autre exemple
00:39:17début janvier
00:39:18déjà Musk
00:39:19French Response
00:39:20avait chatouillé
00:39:21le milliardaire
00:39:22qui critiquait
00:39:22ce qu'il appelle
00:39:23le fascisme des britanniques
00:39:25en matière de liberté d'expression
00:39:26la réponse
00:39:27avec une photo de Musk
00:39:28qui fait un salut nazi
00:39:29bon ça peut faire sourire
00:39:31les internautes
00:39:31mais est-ce que
00:39:32s'abaisser à ce niveau
00:39:34c'est vraiment efficace
00:39:35je crois que ça peut l'être
00:39:36parce que cette stratégie
00:39:37c'est une façon de vous répondre
00:39:38ne vient pas de nulle part
00:39:40c'est le numéro 1 chinois
00:39:42Xi Jinping
00:39:43qui a lancé le mouvement
00:39:44en 2019
00:39:44ça vient de Chine
00:39:45cette histoire
00:39:46ça s'appelle
00:39:47la stratégie du loup guerrier
00:39:49et qui en gros
00:39:51indique
00:39:52il l'a fait dans un discours
00:39:53on arrête de faire profil bas
00:39:54et on tape
00:39:55la principale utilité
00:39:57de cette stratégie
00:39:58c'est d'embarquer
00:39:59vos soutiens
00:40:00en l'occurrence
00:40:01les gens qui défendent
00:40:02la position de la France
00:40:03qu'ils se sentent
00:40:04moins seuls
00:40:04sur les réseaux sociaux
00:40:05en likant
00:40:07en repostant
00:40:08ces contenus
00:40:08sans se mettre
00:40:09en première ligne
00:40:10depuis quelques années
00:40:11d'ailleurs
00:40:11cette grammaire digitale
00:40:13est devenue la norme
00:40:15regardez
00:40:16les ukrainiens
00:40:16sont passés maîtres
00:40:18dans l'art
00:40:18de mener
00:40:20cette riposte
00:40:20contre les russes
00:40:21et puis Trump
00:40:22évidemment
00:40:22dans un autre registre
00:40:23je suis en première ligne
00:40:25je tape
00:40:26suivez-moi
00:40:26avec French Response
00:40:28les internautes
00:40:29pro France
00:40:29au fond
00:40:30peuvent s'emparer
00:40:31de ces contenus
00:40:32et riposter eux-mêmes
00:40:33c'est une sorte
00:40:34de diplomatie
00:40:35partageable
00:40:36je vais appeler ça
00:40:37comme ça
00:40:37sauf qu'en fait
00:40:38on est encore
00:40:38en train d'imiter
00:40:39les chinois
00:40:39et les américains
00:40:40et bien non
00:40:41je crois pas
00:40:42pour moi
00:40:44c'est tard
00:40:44de la guerre médiatique
00:40:45mi-ironique
00:40:46mi-trash
00:40:47et bien français
00:40:49si je vous dis
00:40:50Pierre Dac
00:40:51j'étais panée
00:40:52Pierre Dac
00:40:53au panthéon
00:40:54de l'humour national
00:40:55Pierre Dac
00:40:56a fait ses armes
00:40:57à Radio Londres
00:40:58pendant la guerre
00:40:59et il a fait
00:41:00ses débuts d'humoriste
00:41:01en tapant
00:41:02et en faisant sourire
00:41:04sur les ondes
00:41:05de Radio Londres
00:41:06écoutez
00:41:06quelques notes
00:41:07Radio Paris
00:41:08Radio Paris
00:41:11Radio Paris
00:41:13Radio Paris
00:41:13est allemand
00:41:14Radio Paris
00:41:16Radio Paris
00:41:18Radio Paris
00:41:19est allemand
00:41:22alors bon
00:41:23c'est une uchronie
00:41:24je vais pas non plus
00:41:24faire le malin
00:41:25mais je pense
00:41:25qu'un Pierre Dac
00:41:26bosserait peut-être
00:41:27à French Response
00:41:28aujourd'hui
00:41:29parce qu'un trait d'esprit
00:41:30il n'y a souvent
00:41:31rien de mieux
00:41:31pour balayer
00:41:32votre adversaire
00:41:33et maintenant
00:41:34perturber les algorithmes
00:41:36et oui c'est QFD
00:41:36merci
00:41:37Laurent
00:41:38on passe
00:41:38à la question
00:41:39qui fâche
00:41:40et j'accueille
00:41:49sur le plateau
00:41:50de chaque voix
00:41:50compte
00:41:50Constance de Pellichy
00:41:51bonsoir
00:41:52vous êtes députée
00:41:53liotte du Loiret
00:41:54bonsoir
00:41:55Gabrielle Catala
00:41:56députée
00:41:57la France Insoumise
00:41:58et bonsoir
00:41:58Madeleine Metteillet
00:41:59journaliste spécialiste
00:42:01des questions de parentalité
00:42:02au Figaro
00:42:03le confort des adultes
00:42:04passe-t-il
00:42:05par l'absence des enfants
00:42:06c'est la question
00:42:07posée depuis le lancement
00:42:08par la SNCF
00:42:09d'une nouvelle classe
00:42:10Optimum
00:42:11sur sa ligne TGV
00:42:12Paris-Lyon
00:42:12offre non accessible
00:42:14aux enfants de moins de 12 ans
00:42:15le tollé va loin
00:42:16puisqu'une proposition
00:42:17de loi pour interdire
00:42:18les espaces
00:42:19nos kids
00:42:19vient d'être déposée
00:42:20par vous
00:42:21Constance de Pellichy
00:42:22et c'est Martin Bornet
00:42:23qui vous pose ce soir
00:42:24la question qui fâche
00:42:25une classe Optimum
00:42:31interdite aux enfants
00:42:32dans les TGV
00:42:33c'est la nouvelle offre
00:42:35proposée par la SNCF
00:42:36sur certains trains
00:42:37un espace
00:42:39nos kids
00:42:39qui crée la polémique
00:42:41les politiques de tous bords
00:42:42dénoncent l'exclusion
00:42:44des enfants
00:42:44une société
00:42:45de laquelle les enfants
00:42:46seraient exclus
00:42:47ce serait une immense faillite
00:42:49celle dont découleraient
00:42:51toutes les autres
00:42:51face aux critiques
00:42:53le PDG de la SNCF
00:42:55Jean Castex se défend
00:42:57nous aimons beaucoup
00:42:57les enfants
00:42:58alors être parti de ça
00:42:59pour aller dire
00:43:00que nous contribuons
00:43:01à la dénatalité
00:43:02de la faille
00:43:03c'est fou
00:43:04c'est complètement fou
00:43:05je vous le dis
00:43:06donc les enfants
00:43:07sont bienvenus
00:43:09la classe Optimum
00:43:10l'espace Optimum
00:43:11est utile
00:43:12répond à un besoin
00:43:14spécifique
00:43:15si les offres commerciales
00:43:17réservées aux adultes
00:43:18restent encore limitées
00:43:19en France
00:43:20elles ne concernent pas
00:43:21que les transports
00:43:23le phénomène se développe
00:43:24dans les hôtels
00:43:25les restaurants
00:43:26ou encore les mariages
00:43:27il y a quelques jours
00:43:29la députée
00:43:30Eliott Constance de Pellichy
00:43:32a annoncé le dépôt
00:43:33d'une proposition de loi
00:43:34pour interdire
00:43:35l'exclusion des enfants
00:43:37des lieux
00:43:37et services
00:43:38ouverts au public
00:43:39alors que la natalité
00:43:41ne fait que chuter
00:43:42en France
00:43:42elle dénonce
00:43:43un phénomène
00:43:44en contradiction
00:43:45avec les enjeux démographiques
00:43:47la question qui fâche
00:43:48ce soir la voici
00:43:49faut-il interdire
00:43:51les espaces
00:43:52no kids
00:43:52Constance de Pellichy
00:43:54d'abord
00:43:54comment avez-vous réagi
00:43:55à la réponse
00:43:56de la SNCF
00:43:57qui a d'ailleurs
00:43:57cru bon préciser
00:43:58il y a quelques jours
00:43:59que cette classe Optimum
00:44:00occupait moins de 8%
00:44:01de l'espace d'un TGV
00:44:02du lundi au vendredi
00:44:03donc en gros
00:44:05c'est une tempête
00:44:06dans un vent d'eau
00:44:06mais en fait
00:44:07c'est une question
00:44:08de principe
00:44:08une question de message
00:44:10le message
00:44:11qui est porté
00:44:11par la SNCF
00:44:12c'est qu'un enfant
00:44:13ne peut pas être calme
00:44:15qu'un enfant
00:44:16va nécessairement
00:44:17perturber le silence
00:44:18et qu'il est
00:44:19par définition
00:44:20de perturbateurs
00:44:21et c'est ce message-là
00:44:23que je combats
00:44:23c'est une discrimination
00:44:25c'est un préjugé
00:44:27alors que
00:44:28c'est pas toujours le cas
00:44:29et que les adultes aussi
00:44:30peuvent être
00:44:30des perturbateurs
00:44:31et je pense que
00:44:33on aurait pu
00:44:34gérer les choses
00:44:34autrement
00:44:35je remets pas en question
00:44:37le fait que la SNCF
00:44:38souhaite avoir
00:44:39une classe
00:44:40dans laquelle
00:44:40on peut travailler
00:44:41et assurer
00:44:43un silence
00:44:44aux voyageurs
00:44:45mais il suffit de dire
00:44:46que c'est un endroit
00:44:46pour travailler
00:44:47en silence
00:44:48et quiconque
00:44:50ne respecte pas
00:44:50cette règle
00:44:51ne peut pas
00:44:52aller dans cet espace
00:44:53mais ça veut dire aussi
00:44:54qu'on est capable
00:44:55de s'adapter
00:44:56à un public
00:44:57spécifique
00:44:58en l'occurrence
00:44:59les travailleurs
00:44:59et à un public
00:45:01spécifique
00:45:02en l'occurrence
00:45:02les enfants
00:45:03et que fait-on
00:45:04pour s'adapter
00:45:05aux enfants ?
00:45:06bah en fait
00:45:06pas grand chose
00:45:07et c'est justement
00:45:08ce que je reproche
00:45:08à la SNCF
00:45:09dans le cadre
00:45:10de cette polémique
00:45:11c'est
00:45:11je décrète
00:45:13que les enfants
00:45:13seront des perturbateurs
00:45:14donc je les écarte
00:45:16et ça c'est inacceptable
00:45:17dans un pays comme le nôtre
00:45:18que dit la proposition
00:45:19de loi
00:45:20que vous venez de déposer
00:45:21pour interdire
00:45:22ces espaces
00:45:22no kids ?
00:45:23elle est très simple
00:45:24elle rappelle
00:45:25qu'on ne peut pas
00:45:25discriminer
00:45:26un être humain
00:45:27sur le simple principe
00:45:28de l'âge
00:45:29et que donc
00:45:30aucun espace
00:45:31ouvert au public
00:45:32qu'il soit un service
00:45:33public ou commercial
00:45:34ne peut interdire
00:45:35la présence d'enfants
00:45:36sauf pour des raisons
00:45:37de sécurité
00:45:38Gabriel Catala
00:45:39est-ce qu'on n'a pas
00:45:40tous été un jour
00:45:41ce voyageur fatigué
00:45:43qui découvre
00:45:43qu'un rang derrière lui
00:45:45se trouve une marmaille
00:45:46qui va lui taper dans le dos
00:45:47pendant tout le voyage
00:45:47ou qui va brailler un peu ?
00:45:50Oui mais ce n'est pas grave
00:45:51parce que finalement
00:45:52ce que fait la SNCF
00:45:53ça illustre
00:45:54l'idée d'une société
00:45:56de la performance
00:45:57où tout cadre
00:45:58est fait pour travailler
00:46:00où on ne supporte pas
00:46:01les aléas
00:46:02l'imprévu
00:46:03la vulnérabilité
00:46:04des autres
00:46:05et on ne supporte pas
00:46:06d'être dérangé
00:46:07la SNCF
00:46:08en réalité
00:46:08dans les années 80
00:46:09elle avait une politique familiale
00:46:11elle essayait d'attirer les familles
00:46:12elle avait des cartes de réduction
00:46:13et elle avait des espaces
00:46:14pour les enfants
00:46:15et ensuite
00:46:16elle les a supprimés
00:46:16pour se réorienter
00:46:18vers une politique
00:46:19visant à attirer
00:46:21les professionnels
00:46:22et pour une politique
00:46:23du profit
00:46:24où en réalité
00:46:25la question est de mettre
00:46:26le plus de passagers
00:46:27possible
00:46:28dans un TGV
00:46:29pour les amener
00:46:30à bon port
00:46:30
00:46:32ce qui est grave
00:46:33c'est que ça ouvre aussi
00:46:34une boîte de pandore
00:46:34on voit qu'il y a des pays
00:46:35qui excluent des espaces
00:46:37à des personnes âgées
00:46:38des bars
00:46:39des restaurants
00:46:39des hôtels
00:46:40au prétexte
00:46:41qu'on s'amuse mieux
00:46:42entre jeunes
00:46:42et moi je me dis
00:46:44qu'en ouvrant
00:46:45cette boîte de pandore
00:46:45et bien plus tard
00:46:46on exclura
00:46:47les personnes âgées
00:46:48aussi en France
00:46:48ou les personnes
00:46:49en situation
00:46:50de handicap
00:46:51en ayant commencé
00:46:52par les enfants
00:46:52là la SNCF
00:46:53se défend en disant
00:46:54c'est que 8%
00:46:55mais un jour
00:46:55ce sera 50%
00:46:57moi j'aimerais plutôt
00:46:58qu'on s'intéresse
00:46:58lorsqu'on parle de la SNCF
00:47:00à ces prix
00:47:00qui sont exorbitants
00:47:01et qui excluent
00:47:02les classes populaires
00:47:03et les classes moyennes
00:47:03au fait que l'entreprise
00:47:05devrait être renationalisée
00:47:06au fait qu'on devrait
00:47:07développer des petites lignes
00:47:08de TER
00:47:09au fait qu'on devrait
00:47:09relancer le frais ferroviaire
00:47:12entre les plus grandes villes
00:47:13de France
00:47:14pour transporter
00:47:14des marchandises
00:47:15et pas qu'on s'attaque
00:47:17à ce genre de polémique
00:47:18il y a beaucoup de réactions
00:47:20plus que de questions
00:47:21mais de réactions
00:47:22un peu épidermiques
00:47:23je vous donne
00:47:24dans les deux sens
00:47:24il y a Fabrice
00:47:26je ne vois pas
00:47:27en quoi les espaces
00:47:28no-kits seraient un problème
00:47:29je revendique
00:47:29le droit au calme
00:47:31ce qui est rarement
00:47:31compatible
00:47:32avec un espace commun
00:47:33où les enfants
00:47:33se sont autorisés
00:47:34à faire n'importe quoi
00:47:35et puis en face
00:47:36il y a Doris
00:47:38qui dit
00:47:38visiblement
00:47:39les grincheux adultes
00:47:40oublient qu'ils étaient
00:47:40un temps des enfants eux-mêmes
00:47:41qui avaient besoin de vivre
00:47:42bouger, rire, pleurer
00:47:43et même avoir le mal des transports
00:47:46on voit à peu près
00:47:46ce que ça donne
00:47:47voilà
00:47:48il y a deux écoles
00:47:50dans les réactions
00:47:50beaucoup réagir
00:47:51moi ce que je trouve
00:47:52très intéressant
00:47:53dans cette polémique
00:47:54c'est que ça fait
00:47:55dix jours qu'on en parle
00:47:56et on continue
00:47:57à en parler
00:47:58et c'est bien le signe
00:47:59qu'on touche du doigt
00:48:00un vrai sujet de société
00:48:02quelle est la place
00:48:04qu'on fait à nos enfants
00:48:05aujourd'hui, comment on vit ensemble
00:48:07qu'est-ce qu'on tolère encore
00:48:08et qu'est-ce qu'on ne tolère plus
00:48:09et là où moi je suis inquiète
00:48:11et c'est pour ça que j'en fais
00:48:12un combat politique
00:48:13c'est qu'à travers ce genre
00:48:14de communication
00:48:15on en vient à dire
00:48:17qu'on ne tolère plus
00:48:18nos propres enfants
00:48:19mais qu'est-ce qu'on devient
00:48:20comme société
00:48:21quand on ne tolère plus
00:48:22nos propres enfants
00:48:23et à l'inverse
00:48:24on voit dans certains environnements
00:48:26que quand on se met
00:48:27à hauteur d'enfants
00:48:28quand on s'adapte
00:48:29aux besoins des enfants
00:48:30les enfants ne sont pas
00:48:31des perturbateurs
00:48:32c'est même mieux
00:48:33ils apportent de la joie
00:48:35ils apportent de la vie
00:48:36ils ne sont pas juste là
00:48:37pour taper dans un dossier
00:48:38je peux donner juste
00:48:39une petite
00:48:40pour aller dans votre sens
00:48:41le mot kid
00:48:42c'est très intéressant
00:48:43c'est le petit chevron
00:48:44donc cette joie
00:48:46cette dynamique
00:48:46moi je croyais
00:48:47que ça voulait dire enfant
00:48:47en anglais
00:48:48oui mais pas
00:48:49c'est là qu'il brille
00:48:50les child
00:48:51vous avez child
00:48:52et kid
00:48:52c'est chez Dickens
00:48:54c'est chez Charles Chaplin
00:48:55évidemment
00:48:55c'est ça
00:48:56c'est l'enfant joyeux
00:48:57juvénile
00:48:57qui a une énergie
00:48:58qui fait un peu de bruit
00:48:59est-ce qu'il y a
00:49:01une vraie tendance
00:49:02no kids
00:49:03ou adult only
00:49:03ça dépend de l'appellation
00:49:05ou est-ce que c'est
00:49:05un effet loupe
00:49:06provoqué notamment
00:49:07par cette affaire
00:49:08de la SNCF
00:49:09alors évidemment
00:49:10c'est très difficile
00:49:11à estimer
00:49:12c'est un pointillisme
00:49:13en fait
00:49:13le phénomène no kids
00:49:15c'est-à-dire qu'on voit
00:49:16d'abord
00:49:17ce qui reflète
00:49:18notre réalité
00:49:19pour des parents
00:49:20qui sont confrontés
00:49:21à une réalité du quotidien
00:49:22qui est exigeante
00:49:24on va dire
00:49:25avec le soin des enfants
00:49:25la nécessité d'aller travailler
00:49:27chacune de ces histoires
00:49:28en fait
00:49:28ressort avec une acuité particulière
00:49:31et à partir de là
00:49:32évidemment
00:49:32il y a une focalisation différente
00:49:33pour des personnes
00:49:35qui n'ont pas d'enfants
00:49:36ça peut paraître anecdotique
00:49:37ou pour des gens
00:49:38qui ont une vision
00:49:39plutôt libérale de l'économie
00:49:40finalement
00:49:41ce que fait la SNCF
00:49:42c'est répondre à une demande
00:49:43à une demande de segmentation
00:49:45puisqu'il y a une exigence
00:49:46d'avoir un voyage en particulier
00:49:47alors au front là
00:49:48qu'est-ce que ça enlève aux autres
00:49:49il y a toujours cet argument
00:49:50donc c'est difficile de répondre
00:49:52en fait
00:49:52ce que je crois
00:49:53qu'on craint en France
00:49:54c'est de ressembler
00:49:54à d'autres pays
00:49:55dans lesquels
00:49:55cette tendance no kids
00:49:56est irréfutable
00:49:57se manifeste par des cartes
00:49:59il y a des pays en particulier ?
00:50:01bien sûr
00:50:01le pays le plus cité
00:50:03c'est la Corée du Sud
00:50:03la Corée du Sud
00:50:04dans laquelle il y a
00:50:05un vrai débat de société
00:50:06parce que
00:50:06vous dites qu'on en débat
00:50:07mais c'est pas tout à fait vrai
00:50:09à mon sens
00:50:09il y a une réaction épidermique
00:50:10comme on l'a vu
00:50:11avec des parents
00:50:12qui reflètent leur réalité
00:50:13et des non-parents
00:50:14ou des parents
00:50:15plutôt libéraux
00:50:17qui considèrent
00:50:19que finalement
00:50:19chacun sa réalité
00:50:21en Corée du Sud
00:50:22c'est admis
00:50:22c'est un objet de recherche
00:50:24c'est un objet de discussion
00:50:26il y a une cartographie
00:50:27des lieux
00:50:27dans lesquels effectivement
00:50:28les enfants sont interdits
00:50:30et dans lesquels
00:50:30effectivement
00:50:31les adultes
00:50:32les personnes âgées
00:50:33sont également exclues
00:50:35donc je crois
00:50:36qu'il y a cette inquiétude
00:50:37de prendre un train
00:50:39est-ce que c'est la société
00:50:41qui ne supporte plus
00:50:41les enfants
00:50:42ou est-ce que
00:50:43comme le dit
00:50:43la psychologue Caroline Goldman
00:50:44dans les colonnes
00:50:45de votre journal
00:50:46Le Figaro
00:50:46ce sont les enfants
00:50:47qui sont devenus insupportables ?
00:50:50alors je pense
00:50:51comme j'ai écrit un article
00:50:52aujourd'hui
00:50:52pour expliquer que la théorie
00:50:53de Caroline Goldman
00:50:54était insatisfaisante
00:50:55que ce soit
00:50:57sur le plan éthique
00:50:59c'est-à-dire que c'est trop court
00:51:00on ne peut pas se satisfaire de ça
00:51:01intellectuellement
00:51:02on sent bien que c'est limité
00:51:03et puis également
00:51:04sur le plan
00:51:05je dirais
00:51:07de la réflexion
00:51:08c'est-à-dire qu'on a envie
00:51:09d'en savoir plus
00:51:10on a envie de mener plus loin
00:51:11et puis de comprendre
00:51:12pour venir résoudre ce problème
00:51:14le ramener à une question d'éducation
00:51:15on tombe très vite
00:51:15sur des os
00:51:16des os scientifiques
00:51:17c'est-à-dire qu'on va essayer
00:51:19de venir prouver
00:51:19que l'éducation s'est dégradée
00:51:20et puis on ne va pas y arriver
00:51:21donc on va se dire
00:51:22qu'est-ce qui se passe
00:51:23et on ouvre plein d'autres portes
00:51:24quand on cherche
00:51:26et les portes qu'on ouvre
00:51:28c'est que
00:51:29certes l'éducation a changé
00:51:30mais vraiment
00:51:31là pour le coup
00:51:32c'est pas un pointillisme
00:51:33ou c'est pas seulement
00:51:33un pointillisme
00:51:34les parents sont davantage
00:51:36à l'écoute des affects
00:51:38de leurs enfants
00:51:39et les encouragent davantage
00:51:40à exprimer leurs émotions
00:51:41même en public
00:51:42à partir de là
00:51:43il y a peut-être moins
00:51:43de points de tension
00:51:44et c'est ce que pointe précisément
00:51:45Caroline Goldman
00:51:46elle dit à force
00:51:46d'avoir laissé les enfants
00:51:47exprimer leurs émotions
00:51:49finalement il les exprime aussi
00:51:52dans un train
00:51:52où il faudrait être plus calme
00:51:53parce qu'il y a des gens
00:51:54qui travaillent
00:51:54vous êtes sensibles
00:51:55aux arguments
00:51:56de cette...
00:51:57L'inverse
00:51:57l'intolérance de ces adultes
00:51:59n'est pas liée
00:52:00à l'éducation
00:52:01qu'ils ont eux-mêmes reçue
00:52:02précédemment
00:52:02Développé, développé
00:52:04C'est un sujet
00:52:05qu'on peut prendre
00:52:07dans tous les sens
00:52:07les enfants d'aujourd'hui
00:52:10sont les adultes de demain
00:52:11les adultes d'aujourd'hui
00:52:13sont les enfants d'hier
00:52:14la question qui est fondamentalement
00:52:17posée à travers
00:52:18cette question d'éducation
00:52:19c'est comment on cohabite ensemble
00:52:21enfin c'est pas autre chose
00:52:23en fait
00:52:23et c'est aussi une question
00:52:25d'état d'esprit
00:52:26tous les parents
00:52:28qui nous regardent
00:52:29savent très bien
00:52:29que quand ils passent
00:52:30la porte de leur maison
00:52:31le soir
00:52:31qu'ils rentrent
00:52:32qu'ils sont crevés
00:52:33et qu'ils sont là
00:52:33en train de se dire
00:52:34je vais me taper
00:52:35le tunnel du soir
00:52:36ça va être l'enfer
00:52:36c'est l'enfer
00:52:37et quoi que fasse le gamin
00:52:39c'est l'enfer
00:52:40et le parent
00:52:41qui se dit
00:52:41c'est la prophétie
00:52:42auto-réalisatrice
00:52:43il y a quelque chose
00:52:45qui s'auto-alimente
00:52:46mais il y a aussi
00:52:46le propre regard qu'on porte
00:52:48et quand on rentre chez soi
00:52:50qu'on a passé
00:52:51une dure journée
00:52:51et que c'est compliqué
00:52:52mais qu'on se dit
00:52:52bon allez
00:52:53je vais les retrouver
00:52:54j'ai pas longtemps avec eux
00:52:55on se voit pas beaucoup
00:52:56allez je prends sur moi
00:52:58et ça va bien se passer
00:52:58mais la même colère
00:53:00vous l'accueillez pas du tout
00:53:01de la même manière
00:53:02et la situation
00:53:04ne se passe pas du tout
00:53:05de la même manière
00:53:05c'est le regard
00:53:06qu'on va porter sur les gens
00:53:07mais de la même manière
00:53:08que pourquoi est-ce
00:53:09qu'on ne tolère pas
00:53:10un enfant qui rigole
00:53:11dans un train
00:53:12alors qu'on ne va rien dire
00:53:14à un groupe de personnes
00:53:16qui se mettent à quatre collègues
00:53:17autour d'une table
00:53:18et qui vont rigoler
00:53:19non mais c'est le même sujet
00:53:22c'est le regard
00:53:23qu'on porte sur l'autre
00:53:24et je crois qu'aujourd'hui
00:53:25on attend de l'enfant
00:53:26qu'il soit un minier adulte
00:53:27et qu'il soit sage
00:53:29et c'est la seule population
00:53:30à laquelle je trouve
00:53:31qu'on a le courage
00:53:32de formuler des reproches
00:53:33publiques
00:53:34il y a une chose
00:53:35très intéressante
00:53:35c'est que ça pour le coup
00:53:36c'est un phénomène français
00:53:37qui a été identifié
00:53:38délimité
00:53:39récemment par un sociologue
00:53:41dont les travaux
00:53:42sont très sérieux
00:53:43qui a déterminé
00:53:45un pessimisme parental français
00:53:46en venant expliquer
00:53:48qu'en France
00:53:48on avait une culture
00:53:49en fait
00:53:50du dénigrement
00:53:51de la parentalité
00:53:52et du dénigrement
00:53:53pour se relâcher
00:53:54finalement
00:53:54pour venir comme ça
00:53:55pousser un soupir
00:53:56de délassement
00:53:57à la fin de la journée
00:53:58de moqueries
00:53:59vis-à-vis
00:54:00de sa propre situation
00:54:01on dit plus facilement
00:54:02qu'ailleurs
00:54:03en tout cas plus facilement
00:54:03que dans les pays nordiques
00:54:04qu'on prend toujours
00:54:05un exemple
00:54:05les gosses
00:54:06à je vais encore
00:54:08me les fader
00:54:09quand bien même
00:54:10on les aime profondément
00:54:11en fait
00:54:11on a cette décomplexion
00:54:13qui je pense
00:54:14est contagieuse
00:54:15merci pour la transition
00:54:17Madeleine Metteillet
00:54:18parce que Constance de Pellichy
00:54:20il se trouve que vous présidez aussi
00:54:21la mission d'information
00:54:21sur la natalité
00:54:22qui doit rendre son rapport
00:54:23la semaine prochaine
00:54:24est-ce que ces deux débats
00:54:25ils sont imbriqués ?
00:54:27dans les deux sujets
00:54:29on se pose la question
00:54:30de la place de l'enfant
00:54:31en France
00:54:31on ne peut pas se poser
00:54:32la question de la natalité
00:54:34sans se dire
00:54:34est-ce qu'on a envie
00:54:36d'être un pays sans enfants
00:54:37et comment est-ce qu'on redonne
00:54:39envie aux gens
00:54:40de faire des enfants
00:54:41donc forcément
00:54:41quand on voit
00:54:43la prolifération
00:54:44des espaces
00:54:45no kids
00:54:45voire le jour
00:54:47on se pose vraiment
00:54:48la question
00:54:49de si on ferme
00:54:50les portes aux parents
00:54:50est-ce qu'on ne va pas
00:54:51leur donner envie
00:54:52d'arrêter de faire des enfants
00:54:53donc oui
00:54:53il y a un lien
00:54:54il y a d'autant plus
00:54:55un lien
00:54:55et c'est public
00:54:58on a auditionné
00:54:59la SNCF
00:54:59comme la RATP
00:55:00et Air France
00:55:01la SNCF
00:55:03nous a vanté
00:55:04à la fin du mois de décembre
00:55:06l'ensemble de leur programme
00:55:07pro-famille
00:55:08le fait que c'était
00:55:09une société
00:55:10qui voulait absolument
00:55:11accompagner les familles
00:55:12je vous rappelle
00:55:12que le dernier slogan
00:55:13de la SNCF
00:55:14qui est toujours d'actualité
00:55:15c'est SNCF
00:55:16point
00:55:17pour nous tous
00:55:19SNCF
00:55:21pour nous tous
00:55:22enfin
00:55:23voilà
00:55:24c'est aussi le sujet
00:55:25de la contradiction
00:55:26alors certes
00:55:27c'est une erreur
00:55:28de marketing
00:55:29pour reprendre les termes
00:55:30de la SNCF
00:55:30mais ça va plus loin
00:55:32que ça
00:55:32quand vous leur parlez
00:55:34des wagons
00:55:36je me souviens
00:55:36quand j'étais gamin
00:55:37où effectivement
00:55:37il y avait des voitures
00:55:38il y avait des wagons de jeu
00:55:39oui avec des jeux
00:55:40il y avait des toboggans
00:55:41on dit une voiture
00:55:43une voiture
00:55:44oui oui
00:55:44une voiture
00:55:44mais quand vous interrogez
00:55:46la SNCF
00:55:46qu'est-ce qu'ils vous répondent ?
00:55:48il y a plus assez d'enfants
00:55:51avec les tables allongées
00:55:52au-dessus des toilettes
00:55:52voilà
00:55:53ça s'appelle
00:55:54des toilettes
00:55:54avec une table allongée
00:55:55c'est pas la même chose
00:55:55ça s'appelle presque
00:55:56de la ségrégation
00:55:57parce qu'en fait
00:55:57on met ensemble
00:55:59les familles
00:56:00et c'est un peu
00:56:01débrouillez-vous
00:56:02dans cet espace-là
00:56:03et les enfants ensemble
00:56:05vont bouger
00:56:05donc ils vont se neutraliser
00:56:07mais il n'y a rien de ludique
00:56:08rien
00:56:09Gabrielle Catala
00:56:10le rapport de la mission
00:56:11Flash sur la natalité
00:56:12sera rendu la semaine prochaine
00:56:14son rapporteur
00:56:16Jérémy Patrier-Lettus
00:56:17en a dévoilé
00:56:18les contours
00:56:18ce matin
00:56:19sur France Info
00:56:20on retient deux choses
00:56:21il y a d'abord
00:56:22le versement
00:56:22versement familial universel
00:56:25dès le premier enfant
00:56:26entre 200 et 250 euros
00:56:29est-ce que vous êtes favorable
00:56:31à ce qu'une somme
00:56:32mensuelle
00:56:33soit versée
00:56:34à toutes les familles
00:56:35dès le premier enfant
00:56:36sans plafond de ressources
00:56:37Alors déjà
00:56:38je trouve ça très hypocrite
00:56:39parce que le budget
00:56:40de monsieur Lecornu
00:56:42prévoit
00:56:43que les familles
00:56:45qui ont des enfants
00:56:46de plus de 14 ans
00:56:46perdront
00:56:47pour des milliers d'entre elles
00:56:48plus de 900 euros
00:56:49puisqu'il y a un rabot
00:56:50sur les allocations familiales
00:56:51dans ce budget
00:56:52et le président
00:56:53de la mission natalité
00:56:55n'a strictement rien dit
00:56:56Nous à la France Insoumise
00:56:57nous sommes favorables
00:56:58pour les allocations
00:56:59l'universalité
00:57:00des allocations familiales
00:57:01dès le premier enfant
00:57:03mais là où il y a un loup
00:57:04dans la proposition
00:57:05qui est faite
00:57:05c'est que ce serait
00:57:07au détriment
00:57:08ça signifierait
00:57:10supprimer
00:57:11les autres prestations sociales
00:57:13c'est-à-dire que
00:57:13la personne qui toucherait
00:57:15ces 200 ou 250 euros
00:57:16par enfant
00:57:17n'aurait plus
00:57:18la majoration du RSA
00:57:20parce qu'elle a un enfant
00:57:20ou des allocations
00:57:22logement plus élevées
00:57:23ou l'allocation
00:57:23parent isolé
00:57:24C'est vrai ça
00:57:25Constance de Pellichy
00:57:26parce que Jérémy Patrier-Lettus
00:57:27c'est le rapporteur
00:57:28Constance de Pellichy
00:57:29et la présidente
00:57:29C'est une perte de pouvoir d'achat
00:57:30pour les familles
00:57:30Alors à l'heure actuelle
00:57:31moi je ne peux pas vous répondre
00:57:32parce que le rapport
00:57:33je ne l'ai pas eu
00:57:34il ne sera communiqué
00:57:35que la semaine prochaine
00:57:36et Jérémy Patrier-Lettus
00:57:38a bien indiqué ce matin
00:57:39sur France Info
00:57:40que les contours
00:57:42de cette disposition
00:57:43étaient encore en train
00:57:45d'être affinés
00:57:45donc je ne peux pas vous dire
00:57:47si c'est vrai
00:57:47ou si c'est faux
00:57:48ce que je peux vous dire
00:57:49c'est que j'apporterai
00:57:50moi-même mes contributions
00:57:51Vous avez une mesure en tête
00:57:54à laquelle vous tenez
00:57:55absolument
00:57:55dans cette mission natalité
00:57:57Je suis obligée
00:57:57de maintenir le suspense
00:57:58jusqu'à la semaine prochaine
00:57:59Donc vous venez
00:58:00la semaine prochaine
00:58:00nous en parler
00:58:01Avec grand plaisir
00:58:02J'aimerais dire que
00:58:03souvent on réduit
00:58:04la question de la natalité
00:58:05à une politique familiale
00:58:07de versement
00:58:08de prestations sociales
00:58:09Un peu aussi
00:58:10La natalité
00:58:11c'est un récit de crise
00:58:14qui a été monté
00:58:15de toute pièce
00:58:15parce que je crois
00:58:16que le fait
00:58:17que la natalité
00:58:18baisse en France
00:58:19déjà n'est pas un drame
00:58:20en réalité
00:58:21la population augmente
00:58:22toujours en France
00:58:23certes le nombre
00:58:25de naissances baisse
00:58:26mais l'immigration
00:58:27reste stable
00:58:28ou parfois
00:58:28elle peut augmenter
00:58:29et derrière cette idée
00:58:30de natalité
00:58:31il y a en fait
00:58:32une panique identitaire
00:58:33qui est montée
00:58:34par l'extrême droite
00:58:35d'être que des gens
00:58:36autochtones blancs
00:58:37soient remplacés
00:58:38par des immigrés
00:58:38c'est ça la panique morale
00:58:39qu'il y a derrière
00:58:40et donc quand on parle
00:58:41de natalité
00:58:42quand M. Macron
00:58:43parle par exemple
00:58:43de réarmement démographique
00:58:45en réempruntant
00:58:46le vocabulaire
00:58:47de Victor Orban
00:58:49il manque sa cible
00:58:51et la réalité
00:58:52c'est que les gens
00:58:54s'ils n'ont pas d'enfants
00:58:55aujourd'hui
00:58:55ou s'ils en ont moins
00:58:56s'ils choisissent
00:58:56de ne pas en avoir
00:58:57ou d'en avoir moins
00:58:58c'est pas parce que
00:58:59les prestations sociales
00:59:00sont insuffisantes
00:59:01on voit au cours
00:59:02de l'histoire
00:59:02que des changements
00:59:04de montant de prestations sociales
00:59:05n'ont pas eu réellement
00:59:06d'influence
00:59:07sur le nombre d'enfants
00:59:08les travaux
00:59:09de la mission d'information
00:59:09c'est multifactoriel
00:59:11mais évidemment
00:59:11pas qu'une question d'argent
00:59:12ce dont on parle moins
00:59:13c'est que
00:59:1420% des gens
00:59:15n'ont pas envie
00:59:16d'avoir d'enfants
00:59:17parce qu'ils ont des angoisses
00:59:18liées au réchauffement climatique
00:59:19liées à l'insécurité sociale
00:59:22à l'insécurité financière
00:59:23que 40% d'entre eux
00:59:25ont peur
00:59:25je suis obligée
00:59:26de vous interrompre
00:59:26que 40% d'entre eux
00:59:27ont peur
00:59:28de ne pas avoir
00:59:29de logement adapté
00:59:30et savent
00:59:30qu'ils n'arrivent pas
00:59:31ça fait partie des paragraphes
00:59:32de la mission d'information
00:59:33ils n'arrivent pas à consigner
00:59:34leur vie personnelle
00:59:35et leur vie professionnelle
00:59:36le logement
00:59:36je ne suis juste
00:59:38pas du tout d'accord
00:59:39avec ce que vient de dire
00:59:4020 secondes
00:59:40je voulais dire
00:59:42ce n'est pas un réflexe identitaire
00:59:43les français ont envie
00:59:45de faire des enfants
00:59:45ils ont envie
00:59:46d'avoir 2,3 enfants par femme
00:59:48et à un moment donné
00:59:49je pense que c'est aussi
00:59:50une question de responsabilité
00:59:52morale et politique
00:59:53que de permettre aux familles
00:59:54qui souhaitent se constituer
00:59:55de leur en donner
00:59:56les moyens
00:59:56au sens très large du terme
00:59:58et on en reparlera
00:59:59la semaine prochaine
00:59:59avec ce rapport
01:00:01de la mission natalité
01:00:02vous restez là
01:00:03parce que tout de suite
01:00:03c'est Bourbon Express
01:00:04c'est le journal de l'Assemblée nationale
01:00:05on est en retard
01:00:05c'est Marco Pommier
01:00:06bonsoir Marco
01:00:13bonsoir Adeline
01:00:14dans Bourbon Express
01:00:14ce soir
01:00:15la réapparition
01:00:16des députés
01:00:17du Rassemblement National
01:00:18qui avait un peu disparu
01:00:19ces dernières 24 heures
01:00:20oui c'est vrai
01:00:20hier impossible
01:00:21ou presque de les croiser
01:00:23dans la salle
01:00:23des 4 colonnes
01:00:24à l'Assemblée
01:00:24les députés RN
01:00:26attendaient tout simplement
01:00:27les réquisitions du parquet
01:00:28contre Marine Le Pen
01:00:29dans son procès
01:00:30en appel
01:00:31des assistants
01:00:31d'eurodéputés
01:00:32du FN
01:00:334 ans de prison requis
01:00:34dont 1 an ferme
01:00:355 ans d'inéligibilité
01:00:37mais sans application immédiate
01:00:39alors est-ce que ça change quelque chose ?
01:00:41Marine Le Pen
01:00:42peut-elle se présenter
01:00:43une quatrième fois
01:00:44à la présidentielle ?
01:00:46écoutez Laurent Jacobelli
01:00:47aujourd'hui
01:00:48je le redis
01:00:49aucun jugement
01:00:50n'a été formellement prononcé
01:00:51donc j'ai l'impression
01:00:52qu'on n'a pas
01:00:53beaucoup avancé
01:00:54maintenant ce que nous attendons
01:00:55c'est de savoir
01:00:56si elle sera condamnée
01:00:57ou pas
01:00:58et s'il y aura une peine
01:00:59d'inéligibilité
01:01:00ou pas
01:01:01et de quelle durée ?
01:01:01parce que la question
01:01:02qui se pose aujourd'hui
01:01:03c'est quel candidat
01:01:04du camp national
01:01:05sera face aux français
01:01:06pour l'élection présidentielle
01:01:07mais il y en aura un
01:01:08et il y aura un duo
01:01:09qui fera campagne
01:01:10Marine Le Pen
01:01:10et Jordan Bardella
01:01:11Et ce qui frappe
01:01:13quand on entend le micro
01:01:14au député RN
01:01:14c'est le ton
01:01:15beaucoup plus polissé
01:01:16beaucoup moins virulent
01:01:17envers les juges
01:01:18après le premier procès
01:01:20et bien Jean-Philippe Tanguy
01:01:21a une explication
01:01:21Il y a une expression populaire
01:01:24qui dit
01:01:24on a 48 heures
01:01:25pour maudire ces juges
01:01:26les 48 heures sont passées
01:01:28On va tous expliquer
01:01:29Voilà
01:01:29et la décision de la cour d'appel
01:01:30est attendue
01:01:30entre mai et juin
01:01:31On poursuit Marco
01:01:33avec ce nouveau clash
01:01:34qui s'est produit
01:01:35quelques minutes
01:01:35avant le début de cette émission
01:01:37en pleine commission d'enquête
01:01:38sur l'audiovisuel public
01:01:39Oui cet après-midi
01:01:40la commission a auditionné
01:01:41une brochette
01:01:42d'anciens ministres
01:01:43de la culture
01:01:44Aurélie Philippetti
01:01:45Franck Riester
01:01:46Roselyne Bachelot
01:01:47Rima Abdulmalak
01:01:48et soudain
01:01:49ça a dérapé
01:01:50Alors le coeur de l'incidence
01:01:52c'est la société
01:01:52de production MediaOne
01:01:54Le rapporteur UDR
01:01:56Charles Laloncle
01:01:56a laissé entendre
01:01:57que Jérémy Patrier-Lettus
01:01:59le président
01:02:00de cette commission d'enquête
01:02:01avait des liens
01:02:01avec des actionnaires
01:02:03de MediaOne
01:02:03Écoutez
01:02:03Vous venez de porter
01:02:05des accusations
01:02:06très graves contre moi
01:02:06en disant que j'avais des liens
01:02:07avec MediaOne
01:02:08ce qui est absolument faux
01:02:09donc je suspendais
01:02:10à chaque fois
01:02:11Merci messieurs les ministres
01:02:13Mais non
01:02:13Mais Jérémy
01:02:15franchement
01:02:16Mais qu'est-ce que tu fais là ?
01:02:18Pourquoi tu
01:02:18t'interromps
01:02:19Monsieur le rapporteur
01:02:20Je viens de
01:02:21Je viens de suspendre
01:02:23cette audition
01:02:24Je viens de suspendre
01:02:24cette audition
01:02:25Monsieur le rapporteur
01:02:26vient de me mettre
01:02:27en cause
01:02:27Donc je mets fin
01:02:28à cette audition
01:02:29Et je remercie
01:02:30les ministres
01:02:30Monsieur le président
01:02:31J'avais des questions
01:02:33importantes
01:02:34Et voilà
01:02:37C'est brutal
01:02:37L'audition
01:02:38interrompue
01:02:39Les anciens ministres
01:02:40remerciés
01:02:41Alors la commission
01:02:42a quand même repris
01:02:43ses travaux
01:02:43quelques minutes plus tard
01:02:44avec une nouvelle audition
01:02:46l'occasion pour Charles
01:02:47à l'oncle
01:02:48de revenir sur cet incident
01:02:49qu'il a qualifié
01:02:50d'inédit
01:02:51et d'une grande gravité
01:02:52Je ne vous ai jamais critiqué
01:02:54parce que j'estime
01:02:55que votre rôle est exigeant
01:02:56qu'il est difficile
01:02:57mais je veux le rappeler
01:02:59je pense qu'il ne peut
01:03:00en aucun cas souffrir
01:03:02d'un usage
01:03:03parfois autoritaire
01:03:04qui mettrait en péril
01:03:05l'indépendance
01:03:06de nos missions
01:03:07J'aurai l'occasion
01:03:08demain matin
01:03:09avant l'audition
01:03:09de la même ministre
01:03:10de la culture
01:03:10de vous répondre
01:03:11très officiellement
01:03:12puisque vous venez
01:03:12de prendre à la fois
01:03:13les députés présents
01:03:15ici à partie
01:03:16les parlementaires
01:03:17qui nous reçoivent
01:03:17et les français
01:03:18qui nous écoutent
01:03:19Et la suite de la série
01:03:20c'est demain donc
01:03:21Dès 9h30
01:03:22en direct
01:03:23sur LCP
01:03:23avec l'audition
01:03:24de la ministre
01:03:25de la culture
01:03:26Rachida Betth
01:03:26Ce sera à suivre
01:03:27sur la 8
01:03:27demain matin
01:03:28à 9h30
01:03:28et dans Bourbon Express
01:03:29demain soir
01:03:29On espère que ça se masse mieux
01:03:31à la mission natalité
01:03:32On met une absence
01:03:33de clash
01:03:34sur la natalité
01:03:36Donnez confiance aux gens
01:03:38On va éviter
01:03:39le baby clash
01:03:39tout de suite
01:03:40Les rôles sont inversés
01:03:41à la mission natalité
01:03:42puisque Jérémy Patriel-Ettu
01:03:43c'est le rapporteur
01:03:43et vous vous êtes la présidente
01:03:44alors que là
01:03:45Jérémy Patriel-Ettu
01:03:45c'est le président
01:03:46Bon vous vouliez aussi
01:03:47parler ce soir
01:03:48Marco du coup de colère
01:03:49de Yael Brown-Pivet
01:03:50avec dans son viseur
01:03:51l'association de l'Alliance
01:03:53contre l'industrie du tabac
01:03:54Oui objet de la polémique
01:03:55cette campagne de pub
01:03:57que vous allez voir
01:03:58cette campagne de communication
01:03:59sur les réseaux sociaux
01:04:01Votre député est-il toxique ?
01:04:03Point d'interrogation
01:04:03L'association appelle
01:04:05les français
01:04:05a regardé de près
01:04:06les députés
01:04:07qui n'ont pas signé
01:04:08la proposition de loi
01:04:10Génération sans tabac
01:04:12Ça suffit
01:04:13a réagi hier
01:04:14la présidente de l'Assemblée
01:04:15sur X
01:04:16Trop de pression
01:04:16sur les députés
01:04:17dit-elle
01:04:18Elle était cet après-midi
01:04:19au micro d'Elsa Mondingava
01:04:20à l'Institut Pasteur
01:04:21Vous savez
01:04:22on est dans une période
01:04:23où on fait
01:04:24de l'anti-parlementarisme
01:04:26matin, midi et soir
01:04:27Qu'on prend très bien
01:04:28l'objectif
01:04:29et que je partage
01:04:30évidemment
01:04:31de lutter
01:04:32contre le tabagisme
01:04:33et c'est dégât
01:04:34considérable
01:04:35et il faut le faire
01:04:36mais en même temps
01:04:37il ne faut pas
01:04:38que l'on sacrifie
01:04:40notre démocratie
01:04:41l'image
01:04:42que l'Assemblée nationale
01:04:43et les députés
01:04:44peuvent avoir
01:04:44on est déjà suffisamment
01:04:46fragilisés
01:04:47Et à l'origine du débat
01:04:48une proposition de loi
01:04:50soutenue par l'association
01:04:51pour interdire
01:04:52la vente de tabac
01:04:53à toute personne
01:04:54née après le 1er janvier 2014
01:04:56même majeur
01:04:57texte défendu
01:04:58par l'écologiste
01:04:59Nicolas Thiry
01:05:00qui a moyennement apprécié
01:05:01les propos
01:05:02de Yael Brown-Pivet
01:05:02Est-ce que franchement
01:05:05ça vaut la peine
01:05:05de réagir à ça
01:05:06surtout le jour
01:05:07de la journée mondiale
01:05:09contre le cancer
01:05:10ça me semble
01:05:11un peu malheureux
01:05:12et par ailleurs
01:05:13je pense que la présidente
01:05:14de l'Assemblée nationale
01:05:15devrait se préoccuper
01:05:16d'autre chose
01:05:16c'est plutôt l'argent
01:05:17dépensé par l'industrie
01:05:18du tabac
01:05:18pour faire pression
01:05:19sur les parlementaires
01:05:20il est parfaitement identifié
01:05:21c'est près d'un million
01:05:22d'euros par an
01:05:2214 millions d'euros
01:05:23à l'échelle européenne
01:05:25Voilà qui est dit
01:05:26merci Marco
01:05:27message de service
01:05:28les élections municipales
01:05:30les 15 et 22 mars
01:05:31il n'est pas trop tard
01:05:32pour vous inscrire
01:05:33vous avez jusqu'à ce soir
01:05:34minuit
01:05:34pour vous inscrire
01:05:35sur les listes électorales
01:05:36sur service-republic.gouv.fr
01:05:39et vous pouvez même
01:05:39aller en mairie
01:05:40jusqu'à vendredi
01:05:41merci à toutes les trois
01:05:42d'être venus ce soir
01:05:43dans chaque voix compte
01:05:43merci à Mariette et Laurent
01:05:45et merci à vous
01:05:46chez vous de nous avoir suivis
01:05:47l'émission est rediffusée
01:05:48tout à l'heure
01:05:48à 23h30
01:05:49chaque voix compte
01:05:50revient demain
01:05:50en direct à 19h30
01:05:52tout de suite
01:05:52c'est débat doc
01:05:53avec Jean-Pierre Gratien
01:05:54ne ratez pas ce doc
01:05:55ce soir
01:05:56l'amour au temps du cancer
01:05:57belle soirée
01:05:58sur la 8
01:05:59et à demain
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