- il y a 2 jours
Ce mercredi 4 mars, à 18 h, les trois concurrents à l’élection municipale des 15 et 22 mars à Cannes vont confronter leurs idées lors d’un débat en public au Martinez, retransmis en direct sur notre site internet nicematin.com (http://nicematin.com).
Peuvent-ils inquiéter David Lisnard de poursuivre un troisième mandat à la tête de Cannes ? Une certitude, les deux adversaires du maire sortant, confronteront leurs idées et projets avec lui lors du débat Nice-Matin ce mercredi 4 mars à 18h, au Martinez.
Peuvent-ils inquiéter David Lisnard de poursuivre un troisième mandat à la tête de Cannes ? Une certitude, les deux adversaires du maire sortant, confronteront leurs idées et projets avec lui lors du débat Nice-Matin ce mercredi 4 mars à 18h, au Martinez.
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00:00:04Bonsoir à toutes et à tous. Merci d'être au rendez-vous ce soir de ce nouveau débat des municipales
00:00:102026 à suivre en direct, par ailleurs sur le site internet de Nice Matin, www.nismatin.com.
00:00:17Débat capital ici à Cannes avec les trois candidats en liste qui ont accepté l'invitation de Nice Matin. Nous
00:00:24les remercions.
00:00:25Je vais vous les présenter dans quelques instants. A mes côtés, Audrey Minelli, qui est la chef de territoire qui
00:00:31englobe notamment la ville de Cannes, qui est donc chef de territoire pour le journal Nice Matin.
00:00:37Évidemment, nous sommes ensemble pour une heure, une heure et quart. On va essayer d'aborder le plus de sujets
00:00:42possibles autour de ces municipales.
00:00:45Mais comme à chaque fois, j'aimerais juste vous rappeler et vous dire quelques mots au nom du groupe Nice
00:00:49Matin en présence de son directeur général Simon Perrault et du directeur de la rédaction Baptiste Bize.
00:00:55De notre plaisir de participer à cette campagne, de vous aider à faire votre choix, d'être le plus présent
00:01:03possible, y compris à Cannes, pour couvrir les propositions des uns et des autres.
00:01:08Ça nous paraît capital. L'essence même du métier de journaliste et de la raison d'être d'un quotidien
00:01:14local.
00:01:16Et je vous rappelle également, mais ça, vous le savez, que le premier tour aura lieu le 15 mars et
00:01:19le deuxième le 22 mars.
00:01:20C'est que vous aurez donc Canoise et Canoas à choisir entre trois candidats qui sont face à vous, assis
00:01:26par ordre alphabétique.
00:01:28On commence avec vous, Michel Hugues. Bonsoir.
00:01:31Bonsoir.
00:01:31Vous menez une liste d'Union de la gauche. C'est comme ça que la préfecture a enregistré votre candidature.
00:01:37Merci d'avoir accepté cette invitation.
00:01:40Au centre, David Lysnard, au centre sur la Seine, maire sortant de Cannes.
00:01:45Vous menez une liste d'hiver droite. Comme ça que la préfecture, en tout cas, le fait ressortir sur les
00:01:51candidatures officielles.
00:01:52Et enfin, donc, Lucas Musio, candidat du Rassemblement national.
00:01:57Merci donc à tous les trois d'avoir accepté notre invitation.
00:02:00Avant de rentrer dans le vif du sujet, dans celui de vos propositions, un mot peut-être pour commencer sur
00:02:05votre engagement.
00:02:06On va commencer avec vous, David Lysnard, maire sortant.
00:02:09Pourquoi vous représentez au suffrage des Canoas ? Quel est le sens de cette candidature ?
00:02:15Bonsoir. Merci de cette invitation.
00:02:17Tout simplement pour essayer de continuer à faire avancer Cannes, pour faire gagner Cannes, pour y développer la qualité de
00:02:23la vie, pour faire en sorte que notre ville soit respectée.
00:02:26Je crois qu'on arrive à la faire respecter de plus en plus pour tout simplement servir les habitants, servir
00:02:31les Canoas.
00:02:32C'est ma vocation. Ça ne m'est pas tombé dessus. Ça n'a pas été choisi par un parti
00:02:37politique.
00:02:37C'est un choix de vie. C'est une vie qui m'engage et c'est ce qui me passionne.
00:02:42Même question pour vous, Lucas Musio. Le sens de cet engagement ?
00:02:48Tout d'abord, ces dernières années, Cannes a connu un certain nombre de choses néfastes qui ont augmenté.
00:02:58On a notamment l'insécurité. On a aussi ces travaux qui sont déclarés comme incessants et sans fin par les
00:03:04habitants.
00:03:05Et aujourd'hui, nombre d'entre eux sont à la recherche d'une sérénité, d'une tranquillité, d'une douceur
00:03:12de vivre qu'ils n'estiment ne plus vraiment avoir.
00:03:15Donc l'idée, en fait, en me présentant au suffrage, en étant investie par ma famille politique dans ma ville
00:03:21natale,
00:03:22finalement, c'est de pouvoir me battre, moi aussi, pour que Cannes puisse croire en elle,
00:03:29que tous les quartiers de Cannes, tous les Canois puissent croire en eux, afin d'offrir un nouveau souple à
00:03:33la ville.
00:03:35Merci. Et vous, Michel-Luc, du coup, même question. Et le sens de votre engagement ?
00:03:39Bonsoir. Eh bien, ça fait déjà quelques fois que je suis sur une liste de gauche aux élections municipales.
00:03:48J'ai pris la tête de liste avec plaisir et avec fierté pour essayer de mettre en avant les Canoises
00:03:55et les Canois
00:03:55dans leur quotidien, dans leurs difficultés, pour qu'on s'occupe d'eux, pour qu'on réponde à leurs attentes.
00:04:05Et puis, avec un projet politique qui n'est pas subi, mais qui est volontariste.
00:04:13Merci, Michel-Luc. Sur le fond des propositions, maintenant, on va d'abord aborder la question des finances.
00:04:21On parlera aussi de l'attractivité, de l'économie. On parlera culture. On va parler de sécurité, bien évidemment.
00:04:27Mais pour commencer, on va partir dans le sens inverse de l'ordre alphabétique.
00:04:34Cette fois, on commence avec vous, M. Musio. Cannes s'est fortement désendetté depuis plusieurs années maintenant,
00:04:42tout en maintenant l'investissement, ne serait-ce que pour l'année 2025, 5 millions d'euros supplémentaires de désendettement,
00:04:4975 millions d'euros d'investissement. Considérez-vous que c'est une bonne gestion saine ?
00:04:55Est-ce que vous continuerez sur cette lignée-là ? Le désendettement, tout en maintenant l'investissement,
00:05:02un haut niveau d'investissement. Est-ce que pour vous, c'est possible ?
00:05:05Alors, tout d'abord, en effet, je sais que M. Lissenaar se targue avec son équipe d'avoir de très
00:05:13bons résultats.
00:05:14C'est quelque chose qu'en effet, au global, on ne peut pas nier.
00:05:19Néanmoins, beaucoup de canois viennent se plaindre et viennent relever, en fait, un manque de transparence
00:05:26et une certaine opacité, notamment au niveau de certains appels d'offres, en fait.
00:05:33Et donc, aujourd'hui, dans la lignée de ce que les autres membres de ma famille politique ont fait
00:05:39lors de leur accession à une municipalité, le but serait donc de réaliser un audit indépendant et externe
00:05:45des finances de la ville afin de pouvoir réellement faire le point sur toutes les entrées,
00:05:51toutes les sorties d'argent, etc. Et aussi d'étudier tous les appels d'offres qui ont eu lieu
00:05:56sur à la fois la ville, mais aussi les structures attenantes à la ville.
00:06:00Donc, ce sera aussi l'occasion de remettre en concurrence les appels d'offres et les attributions
00:06:05qui ont eu lieu par le passé afin de pouvoir obtenir le meilleur rapport qualité-prix pour l'avenir.
00:06:11Enfin, dans la lignée de ce que nous faisons, je m'engage aussi à ne pas hausser les impôts.
00:06:18Donc, aucune hausse d'impôts locaux ne sera envisagée pour l'avenir.
00:06:23Merci, David Gislard. Un audit pour voir si tout va bien.
00:06:29Ça vous paraît quelque chose que vous feriez aussi ?
00:06:32Ou en tout cas, vous entendez qu'il puisse y avoir...
00:06:34Et sur la question de la transparence aussi ?
00:06:36Oui, il faut toujours faire des audits.
00:06:39Et moi, je sais que si je suis choisi par les canaux et si je serais élu le 22 mars,
00:06:45j'engagerais un audit organisationnel et financier comme je l'ai toujours fait dans toutes les organisations
00:06:49parce qu'il faut toujours remettre en cause les process, analyser ce qui peut toujours progresser.
00:06:54On a eu plusieurs audits puisqu'on a été contrôlé cette fois par la Chambre régionale des comptes.
00:06:58Ils sont en ligne, donc vous pouvez les publier si ça vous intéresse.
00:07:01Comme ça, vous vous renseignerez.
00:07:02Et vous constaterez que la Chambre régionale des comptes, la Cour des comptes, n'a fait aucune recommandation.
00:07:08C'est un cas unique en France.
00:07:10Qu'elle a validé la forte baisse de la dette, la baisse des impôts,
00:07:15qui sont le fruit d'énormes travails, de lutte contre les gaspillages, de motivation des agents,
00:07:21de management, de commandement, d'accompagnement.
00:07:23C'est un vrai travail qui devrait être fait d'ailleurs à plus large échelle.
00:07:26Et je vous invite d'ailleurs à les comparer.
00:07:28Moi, d'emblée, vous vous mettez sur un plan politicien, un plan belliqueux.
00:07:32C'est dommage.
00:07:33Il vaut mieux être pragmatique.
00:07:34Mais je vous invite à les comparer avec les rapports de la Chambre générale des comptes
00:07:37sur les villes de votre famille politique, comme vous dites.
00:07:40Comparez-les.
00:07:41Comparez-les.
00:07:42Et vous verrez quelles sont les villes les mieux gérées.
00:07:44Et vous pourrez confirmer cette impression que vous avez que la ville de Cannes est bien tenue.
00:07:50On peut faire toujours mieux.
00:07:51Moi, je ne suis jamais satisfait.
00:07:53Sur vos allusions sur les marchés publics,
00:07:56consulter tout ce que vous voulez consulter.
00:07:57Pas de difficultés.
00:07:59Mais vous savez, il ne faut pas procéder comme ça, par allusion.
00:08:03Parce que c'est pervers.
00:08:04Ce n'est pas bien.
00:08:05Ce n'est pas respectueux du travail des agents,
00:08:06de la collégialité qu'on a mise en place.
00:08:08Ce n'est pas respectueux des faits.
00:08:11Ce n'est pas respectueux des habitants, tout simplement.
00:08:14Vous avez des exemples ?
00:08:15N'hésitez pas.
00:08:15Parce que la charge de la preuve, elle incompe toujours à l'accusation.
00:08:17C'est trop facile.
00:08:18Alors, est-ce que vous avez des exemples ?
00:08:19Je voudrais juste déjà revenir sur un des rapports de la Cour régionale des comptes
00:08:24concernant le Palais des Festivals.
00:08:26Il y avait quand même déclaré une certaine opacité
00:08:29sur l'attribution de certaines locations de salles.
00:08:32C'est faux.
00:08:34C'est archi faux.
00:08:35Montre-moi le passage.
00:08:36Je vous l'en montre.
00:08:37Là, je n'ai pas sur moi.
00:08:38Non, mais voilà.
00:08:38Je veux dire, c'est totalement faux.
00:08:40Et en plus, surtout, ce que vous ne saisissez pas...
00:08:41Donnez-moi votre email et je vous l'enverrai ce soir.
00:08:43C'est que le Palais des Festivals et des Congrès, c'est une entreprise à but commercial.
00:08:48Donc, elle n'attribue pas.
00:08:50Elle loue.
00:08:51Elle loue, tout simplement.
00:08:52OK.
00:08:54Et d'ailleurs, ce Palais des Congrès est devenu le premier de France devant Paris en chiffre
00:08:58d'affaires, en nombre de jours d'accrédité.
00:09:00On va y revenir, bien sûr.
00:09:02Et désormais, le premier d'Europe.
00:09:04Donc, ce n'est pas de l'attribution de salles.
00:09:06On a une salle des fêtes aussi.
00:09:07Si vous voulez, on vous montrera comment c'est attribué.
00:09:09Mais là, ce n'est pas la salle des fêtes.
00:09:10C'est le Palais des Festivals et des Congrès.
00:09:11Merci.
00:09:12Monsieur Hugues, sur cette question des finances, est-ce que vous reconnaissez la gestion saine ?
00:09:17Est-ce que c'est ce qu'il faut faire ?
00:09:18Sur la question des finances, moi, je vais faire un premier commentaire en ce qui concerne
00:09:22la Chambre régionale des comptes.
00:09:23La Chambre régionale des comptes, c'est un organisme judiciaire et technique.
00:09:28Demain, la nomenclature comptable change.
00:09:30La Chambre régionale des comptes regardera les comptes différemment.
00:09:34Donc, premier élément.
00:09:36Mais les mairies sont obligées de s'y former.
00:09:40Deuxième élément.
00:09:42J'ai bien vu les chiffres.
00:09:43Je les ai regardés aussi.
00:09:46À quel prix tous ces résultats ?
00:09:48Parce qu'on n'a jamais ces résultats comme ça sans effet.
00:09:53Je pense qu'on a largué à peu près la moitié de la population.
00:09:56En particulier les plus faibles, ceux qui n'arrivent pas à se loger et tous les autres, tous les
00:10:03gens qui travaillent temps partiel, qui lèvent seuls leurs enfants.
00:10:08Donc, ça a eu un coût.
00:10:10À quel prix ?
00:10:11Quel est le prix qu'on a payé pour cette gestion-là ?
00:10:13Donc, concrètement, qu'est-ce que vous faites demain si vous êtes élu ?
00:10:16Comment vous gérez différemment ?
00:10:18Déjà, on relance certains dossiers qui ont été complètement abandonnés.
00:10:22Par exemple, le logement.
00:10:25Enfin, complètement.
00:10:27J'exagère un petit peu.
00:10:29Mais, en tout cas, abandonné pour ceux, celles et ceux qui n'arrivent pas à se loger.
00:10:34En tout cas, à un coût raisonnable.
00:10:37Quand on est salarié à temps partiel dans la grande distribution, vous pensez bien que
00:10:43se loger dans une ville où le loyer au mètre carré est l'un des plus chers de la région,
00:10:47sinon le plus cher, c'est loin d'être facile.
00:10:49Donc, il y a une gentrification qui s'opère.
00:10:52L'effet de cette gestion, c'est une gentrification.
00:10:55On se sépare de la...
00:10:58Comment on fait quand on est maire ? Parce qu'il y a plein de facteurs extérieurs.
00:11:02Le prix du foncier dans les Alpes-Maritimes, on le connaît.
00:11:04Mais, concrètement, vous lancez un plan logement.
00:11:07Vous avez recours à l'emprunt pour ça, pour faire du logement social, par exemple ?
00:11:11Alors, on remet...
00:11:13On engage des actions pour remettre sur le marché des logements vides.
00:11:17Et puis, évidemment, on relance une dynamique de logement social.
00:11:22Cette dynamique de logement social, ça ne veut pas dire une bétonisation massive.
00:11:27Mais c'est regarder l'existant et voir comment on peut faire pour faire avancer le logement des cannoises et
00:11:33des cannois
00:11:34et des gens qui y travaillent et qui souhaitent naturellement y habiter.
00:11:38David Lissnard, sur le logement, justement...
00:11:42Si vous voulez, deux choses.
00:11:44Ce n'est pas en endettant que vous rendez service aux gens.
00:11:48Premier élément.
00:11:49Il y a une dette virtuelle.
00:11:50Deuxième élément.
00:11:51Vous disiez quel est le prix.
00:11:53Rien que les intérêts.
00:11:54Si on était resté à dette constante, on aurait dépensé 11 millions de plus.
00:11:58Ces 11 millions de plus, ils servent à quoi ?
00:12:01Ils servent, par exemple, à faire la salle des fêtes de la Boca, que j'évoquais tout à l'heure.
00:12:04Ils servent à faire en sorte que le budget social est progressé de 25%.
00:12:09Ils font en sorte que, sur la partie publique, celle qui est en train de flinguer tout le marché du
00:12:14logement,
00:12:15c'est-à-dire qu'en fait, le foncier n'est plus attribué qu'aujourd'hui, qu'au social,
00:12:18donc les classes moyennes ne peuvent plus se loger.
00:12:20C'est une catastrophe.
00:12:21Les idées que vous proposez, mais c'est une catastrophe nationale,
00:12:25parce que la crise du logement, elle est vraiment très sévère.
00:12:26C'est la crise sociale la plus dure aujourd'hui, la plus grave partout, dans toutes les villes.
00:12:30Mais c'est ce qui permet quand même à Cannes d'avoir, non seulement le taux de logement social,
00:12:34de loin le plus élevé du département, de loin, d'avoir une progression du taux de logement ces dernières années,
00:12:41d'avoir un pourcentage de résidences principales qui étaient minoritaires il y a 15 ans,
00:12:46et qui est désormais largement majoritaires à Cannes,
00:12:48plus 1 200 résidences principales à Cannes depuis 2014.
00:12:52Ça, ce sont des faits.
00:12:53C'est factuel.
00:12:54Alors, parenthèse, est-ce que les logements vacants restent un problème ?
00:12:57Les résidences secondaires, par exemple.
00:12:59Pardon, mais les résidences secondaires, qui représentaient plus de 50% des logements il y a 20 ans,
00:13:03aujourd'hui, c'est 34%.
00:13:05Donc, c'est la donnée INSEE, etc.
00:13:07Avec une très forte contribution aux finances locales,
00:13:11mais la tendance a été une très nette augmentation des résidences principales.
00:13:15Et, à un tel point, c'est que la ville de Cannes, non seulement a le record en stock de
00:13:20logements sociaux,
00:13:21des Alpes-Maritimes, mais en plus en flux,
00:13:23puisqu'on est à 119% des objectifs de cette loi stupide,
00:13:27qui est la loi SRU.
00:13:28119% de réalisation.
00:13:30Donc, lorsqu'on fait le Dionysos à la Boca, à la Frayère,
00:13:33eh bien, c'est du logement social qui aide.
00:13:35Lorsque l'on fait la résidence Saint-Louis dans le centre de Cannes,
00:13:38je parle des dernières, de quelques opérations récentes.
00:13:42Mais, si...
00:13:42Parce que j'écoute ce que vous dites,
00:13:45et je respecte vos idées, que je ne partage pas,
00:13:47que les choses soient très claires.
00:13:48J'ai bien compris.
00:13:49Voilà, vous l'avez compris.
00:13:50Quand vous dites, par exemple, qu'il faut être à 25% de logements sociaux,
00:13:52donc il n'y a pas une ville des Alpes-Maritimes,
00:13:54ça voudrait dire...
00:13:55Parce que ça fait augmenter le numérateur de...
00:13:57C'est un pourcentage par rapport aux résidences principales.
00:14:00Qu'il faudrait faire quasiment 6 000 logements sociaux.
00:14:03Dites-moi, vous faites les bars.
00:14:04Voilà, dites-moi, vous faites les bars de HLM.
00:14:06En ce qui nous concerne, on a lancé, par exemple,
00:14:08un plan de 300 réhabilitations dans le diffus au quartier République.
00:14:13Quartier, je connais bien.
00:14:13C'est ça, réhabilitation...
00:14:15Mais c'est extrêmement long, onéreux.
00:14:17Mais aujourd'hui, il y a une vraie crise du logement,
00:14:20mais indéniablement, incontestablement.
00:14:22Il suffit de regarder les statistiques.
00:14:23La ville de Cannes a des résultats en matière de logement.
00:14:27Vous diriez que c'est peut-être les moins pires.
00:14:28Ce serait déjà un progrès.
00:14:29Ou les meilleurs du département.
00:14:32Lucas Musio, du coup, sur le logement,
00:14:34puisqu'on a glissé sur cette démarche.
00:14:36Ensuite, sur le logement, je suis d'accord
00:14:38qu'aujourd'hui, construire des milliers de nouveaux logements
00:14:40paraît très difficile,
00:14:42compte tenu, en fait, que nous n'avons plus de fonciers disponibles.
00:14:44Et ce serait un travail de très longue haleine,
00:14:46comme vous le disiez.
00:14:48Donc, forcément, aujourd'hui, nous, le projet qu'on avait,
00:14:51c'était davantage de continuer sur les rénovations,
00:14:54notamment de logements vacants,
00:14:55et aussi la transformation de grandes villas,
00:14:58de propriétaires qui le souhaiteraient,
00:15:00les déloter pour créer plus d'appartements.
00:15:04Ça n'empêcherait pas d'avoir un projet sur le long terme
00:15:06de construction de logements,
00:15:07mais c'est toujours compliqué.
00:15:09C'est où trouve-t-on la place pour le faire,
00:15:10et aussi en combien de temps.
00:15:12Il y avait aussi la surélévation des immeubles existants
00:15:16en dents creuses, en fait, qui avaient été envisagées.
00:15:19On sait aujourd'hui qu'on pourrait surélever
00:15:21un certain nombre d'immeubles
00:15:22sans forcément casser l'architecture globale.
00:15:25Donc, afin, mais encore une fois,
00:15:27ce serait un palliatif temporaire,
00:15:29puisqu'en fait, ce serait quelques dizaines,
00:15:31ou peut-être...
00:15:32Oui, et c'est très lourd financièrement aussi, quand même.
00:15:35Je suis heureux de vous soutenir ce que nous sommes en train de faire,
00:15:36puisque c'est ce qui est dans le PLU.
00:15:37D'ailleurs, il y a des opérations.
00:15:39Vous allez à Langues-Galini-Mozart,
00:15:41vous verrez qu'il y a une surélévation
00:15:42dans beaucoup de secteurs.
00:15:43Et c'est une des réponses qu'il faut apporter,
00:15:46et je suis heureux que vous souteniez ça.
00:15:48En parler de finances, il ne faut pas oublier les contribuables.
00:15:51Parce que...
00:15:51La baisse de la taxe.
00:15:52C'est tellement, si vous voulez, la France, aujourd'hui,
00:15:55elle meurt des facilités présentes
00:15:58qu'on fait payer à nos enfants, à nos petits-enfants.
00:16:00Et moi, je suis heureux et fier
00:16:02qu'à Cannes,
00:16:03si ça s'arrête maintenant, ça s'arrête maintenant,
00:16:04ça dépendra du choix des Canois,
00:16:06ou dans 6 ans, ou dans 12 ans, je ne sais pas,
00:16:08on verra si Dieu me prête vie,
00:16:10électoral et envie,
00:16:11et si les Canois le choisissent.
00:16:13Mais en tout cas, on aura baissé les taux d'impôt,
00:16:153,6%.
00:16:16On n'aura jamais touché un seul taux d'impôt.
00:16:18À l'augmentation, quand on les a touchés,
00:16:19c'est pour les baisser.
00:16:20Et on aura moins de dettes.
00:16:21Donc, on ne fera pas payer nos facilités présentes
00:16:24ou notre verroterie électorale pour flatter les gens
00:16:28par nos enfants ou nos petits-enfants.
00:16:29Et ça, on peut en être fiers.
00:16:31Sur le taux, justement,
00:16:32le taux du foncier, effectivement, a baissé.
00:16:34Je pense qu'on peut s'en réjouir, M. Hugues.
00:16:38Ou à quel prix, encore une fois ?
00:16:40Je suis...
00:16:43Comment dirais-je ?
00:16:44Je ne me satisfais pas d'être le premier des concres.
00:16:47Voilà.
00:16:49Ça ne m'apporte aucune satisfaction, aucun plaisir.
00:16:56On est en retard.
00:16:57Il faut trouver des solutions.
00:16:58Il y a quand même des gens qui attendent.
00:17:01Je répète ce que je vous ai dit tout à l'heure.
00:17:03Il ne s'agit pas de bétonner à tout prix.
00:17:05Il s'agit de donner à des gens qui ont peu de moyens un toit.
00:17:12Et comment on fait mieux ?
00:17:13Sans bétonner, atteindre les 6 000, ça paraît compliqué.
00:17:16Non, mais ça, c'est le chiffre de M. le maire.
00:17:18Je ne vous ai jamais parlé de 6 000.
00:17:19Ben, ça, c'est la loi SRU que les chiffres sont...
00:17:21Non, mais d'accord.
00:17:23Je vous ai dit, nous, et on le met dans notre programme,
00:17:25on relance le logement social.
00:17:28Donc, on essaye de tendre, effectivement,
00:17:31vers les objectifs de la loi SRU.
00:17:33D'ailleurs, moi, j'entends bien toutes les critiques
00:17:35qu'on fait sur la loi SRU,
00:17:37mais en même temps, je vois bien aussi
00:17:39tous les immeubles qui se construisent à droite ou à gauche.
00:17:42Donc, bon, il y a quand même un moment donné...
00:17:45Je ne comprends pas, puisque le taux de logement social...
00:17:46Il y a quand même deux poids, deux mesures.
00:17:51Et ce qu'on a fait, alors qu'on n'est pas carencé,
00:17:52c'est qu'on impose 30 % de logements sociaux
00:17:55dans les résidences...
00:17:56Alors, on va terminer, monsieur.
00:17:57Je reviens vers vous, David Listard.
00:17:58Et je répète, moi, je veux qu'on arrive à loger
00:18:01les gens qui ont peu de moyens.
00:18:03Aujourd'hui, à chaque fois qu'on fait des rénovations,
00:18:08à chaque fois, ça induit des augmentations de loyers,
00:18:12parce qu'on ne maîtrise pas le coût des loyers environnementaux.
00:18:16Et du coup, on n'arrive pas à loger
00:18:18les gens qui en ont réellement besoin.
00:18:20C'est le logement vacant, donc la solution,
00:18:22c'est de s'attaquer au logement vacant ?
00:18:23Il y a le logement vacant, et puis il y a toutes
00:18:25les autres recherches qui peuvent être...
00:18:26Et comment on atteint l'objectif ?
00:18:28Parce qu'il y a déjà 119 % d'objectifs par an.
00:18:31Plus que les objectifs triénaux,
00:18:33ce qu'il faut comprendre, c'est que plus vous créez
00:18:36du logement social, plus ça augmente le numérateur.
00:18:38Donc, c'est une spirale sans fin.
00:18:40Deuxième élément, parmi toutes les solutions,
00:18:42y compris celles que vous évoquiez,
00:18:45on a également, dans des logements neufs,
00:18:47des résidences neuves, on a peu de fonciers,
00:18:49on a beaucoup de plans de prévention,
00:18:50risques, inondations, etc.
00:18:51On demande des quotas de logements sociaux.
00:18:54Par exemple, ce qu'il est en train de faire à la BOCA,
00:18:56où il y a beaucoup d'investissements...
00:18:57Des logements sociaux qui ne sont pas accessibles
00:18:59aux plus faibles.
00:18:59Si, si, parce qu'il y a les PLS...
00:19:01Si, si, monsieur, je vous démontrerai tout
00:19:04si vous le souhaitez, parce qu'il y a des sous...
00:19:05Dans notre pays hyper bureaucratisé,
00:19:07cette bureaucratisation que vous adorez,
00:19:09il y a des sous-catégories, dans les 119 %,
00:19:11qui nous sont imposées par l'État.
00:19:14Donc, il y a les logements les plus sociaux.
00:19:17Voilà. Il y a toute une hiérarchie imposée
00:19:19par l'État, selon une grille, que nous respectons.
00:19:22Ce qu'il faut juste comprendre, c'est que si on veut
00:19:24qu'il y ait plus de logements,
00:19:25il faut qu'il y ait plus de propriétaires
00:19:27pour qu'il y ait plus de locataires.
00:19:28Donc, il faut arrêter de taper sur les propriétaires,
00:19:32sur la fiscalité.
00:19:34Et ça, c'est absolument indispensable.
00:19:36Plus on a administré le logement,
00:19:38plus on a eu de problèmes de logement.
00:19:40C'est une vérité hélasmationale.
00:19:41Pourquoi vous n'êtes d'accord, monsieur ?
00:19:42Juste, je suis d'accord sur la question
00:19:43de ne pas taper sur les propriétaires.
00:19:45Les propriétaires, au contraire, les aider,
00:19:48notamment pour remettre des logements sur le marché.
00:19:50Il faut les laisser libres, pas les aider, les laisser libres.
00:19:53Il faut les aider, parce qu'ils n'ont pas tous les moyens
00:19:56de se lancer dans une relocation.
00:19:58Donc, pour nous, c'est une démarche très importante.
00:20:02Ensuite, votre remarque sur la bureaucratie,
00:20:05je vous la retourne facilement.
00:20:07Vous n'avez qu'à regarder comment fonctionne
00:20:09notre économie aujourd'hui.
00:20:11Oui, oui, merci.
00:20:13Pour revenir sur les finances...
00:20:16Bienvenue à Nouvelle-Émergie.
00:20:18Pour revenir sur les finances, deux petites secondes.
00:20:20Je veux dire que du côté des grandes entreprises,
00:20:23on sait ce que ça veut dire vivre sur le dos de l'État.
00:20:26Oui, oui, je suis d'accord.
00:20:28Moi, je suis pour la suppression des états des entreprises.
00:20:29Alors, on ne va pas faire un débat national.
00:20:32Sur l'économie nationale, on en fait suffisamment
00:20:35tout au long de l'année.
00:20:36Là, on va se concentrer sur les propositions concrètes
00:20:38pour les Canois.
00:20:39Petite question, Audrey, puisqu'on avait vaguement débuté
00:20:43sur les résidences secondaires.
00:20:44Les résidences secondaires, oui, parce qu'on parlait
00:20:46de taxes foncières.
00:20:47Il y a également un levier que vous actionnez peu.
00:20:52C'est celui de la surtaxe de la résidence secondaire.
00:20:56C'est quelque chose que vous défendez.
00:20:59Est-ce que c'est quelque chose que vous allez continuer
00:21:02à maintenir sur le prochain mandat
00:21:03ou ça peut être un levier d'action
00:21:05pour désendetter davantage la ville
00:21:07ou pour avoir plus de finances ?
00:21:10Cette surtaxe sur résidence secondaire,
00:21:11c'est vraiment la mesure démagogique
00:21:13et la facilité absolue.
00:21:15C'est-à-dire que dans le pays qui a le record
00:21:16du monde des prélèvements obligatoires,
00:21:17impôts et charges,
00:21:19le gouvernement, à l'époque,
00:21:21avait asséché les finances communales.
00:21:23Il avait dit que vous pouvez créer une surtaxe
00:21:24sur résidence secondaire,
00:21:25avec beaucoup de cynisme.
00:21:26C'est pour ça que c'est proposé par beaucoup de monde,
00:21:28y compris cette tribune.
00:21:29comme ils ne votent pas là,
00:21:31ça va plaire aux habitants
00:21:32et puis ceux qui paieront une surtaxe sur résidence secondaire,
00:21:36de toute façon, ils ne votent pas là.
00:21:37Moi, j'ai pris un engagement,
00:21:37c'est la sobriété fiscale, je la respecte.
00:21:39Il faut savoir une chose.
00:21:40Pour tout le monde, donc.
00:21:40Et en plus, le nombre de résidences secondaires,
00:21:42je vous dis,
00:21:43le pourcentage a considérablement réduit
00:21:44depuis 10 ans,
00:21:45comme jamais avant,
00:21:46parce qu'on a fait beaucoup de résidences principales.
00:21:48Et surtout, il faut comprendre
00:21:49que même sans surtaxe sur la résidence secondaire,
00:21:52il y a trois surtaxes sur la résidence secondaire
00:21:54d'emblée, automatiquement.
00:21:56Et ça, c'est vraiment extrêmement important à comprendre.
00:21:58Un, ce sont souvent des...
00:22:00On paye un taux multiplié par une base.
00:22:03Or, la base, très souvent,
00:22:04elle est plus élevée sur la résidence secondaire.
00:22:05Deuxième élément,
00:22:06il n'y a pas d'application de l'abattement
00:22:08sur résidence principale, évidemment.
00:22:10Troisième élément,
00:22:12les résidences secondaires payent la taxe d'habitation
00:22:14que ne paient plus les habitants.
00:22:16Donc, il y a une surfiscalité déjà très forte
00:22:18sur les résidences secondaires.
00:22:20Qui suffit, donc ?
00:22:21Le message, c'est que vous ne touchez pas.
00:22:22En tout cas, on arrive à baisser la fiscalité
00:22:23pour les habitants,
00:22:24à augmenter l'investissement pour les habitants,
00:22:27à améliorer le budget du CCAS,
00:22:29Centre Communal d'Action Sociale,
00:22:30pour les habitants les plus modérés,
00:22:33tout en baissant la dette,
00:22:34parce que ce qui crée la performance,
00:22:37c'est de faire de la productivité,
00:22:39c'est de chercher du résultat,
00:22:41c'est pas de faire payer les contribuables.
00:22:43Donc, vous vous en sortez sans toucher à cette taxe.
00:22:45Est-ce que pour vous, Lucas Muccio,
00:22:46vous avez dit que vous n'augmenteriez pas les impôts,
00:22:48donc j'imagine que vous n'allez pas me dire oui,
00:22:50mais est-ce que ça pourrait représenter
00:22:51quand même une piste en cas de coup dur ?
00:22:55Contrairement à nos voisins
00:22:56qui ont cédé aux sirènes de la surtaxe
00:22:58sur les résidences secondaires,
00:22:59je pense notamment au Canet
00:23:00où on est au maximum au taquet à 60%
00:23:02et d'autres qui commencent à monter.
00:23:03Il y a beaucoup de communes, effectivement.
00:23:05Je sais d'expérience personnelle
00:23:06que tout surtaxé n'amène pas forcément
00:23:09les résultats qu'on aimerait.
00:23:11Donc, nous, de notre côté, c'est pareil,
00:23:13on reste à 0% sur la surtaxe.
00:23:15Et est-ce que vous souhaitez quand même
00:23:17porter un intérêt tout particulier
00:23:18aux résidences secondaires ?
00:23:20Est-ce que pour vous, c'est un problème ou pas ?
00:23:23Moi, c'est plutôt le Airbnb, mon problème, en fait,
00:23:26plutôt que les résidences secondaires.
00:23:27Donc, ce serait surtout voir
00:23:28comment est-ce qu'on peut l'encadrer
00:23:30pour revenir à ce qu'était Airbnb
00:23:32dans l'essence initial,
00:23:33qui était de dire
00:23:34vous quittez votre appartement
00:23:35pendant 2-3 semaines,
00:23:36vous le mettez en location,
00:23:37et non plus que ça devienne
00:23:39un objectif de vie
00:23:41et de lucre pour certains.
00:23:43Ça dépasse un petit peu
00:23:44le cadre municipal, malgré tout,
00:23:46de pouvoir agir là-dessus.
00:23:50Ça tombe bien,
00:23:51j'ai un candidat présidentiel
00:23:51à côté de moi.
00:23:54Pour l'instant, à la mairie de Cannes.
00:23:56Vous en avez 2 sur vos affiches.
00:23:58Oui, aussi.
00:23:59Vous en avez 2 sur vos affiches.
00:24:01J'en ai une.
00:24:02Michel Hugues, un mot
00:24:04sur les résidences secondaires, du coup.
00:24:05Sur les résidences secondaires,
00:24:07nous, on a regardé un petit peu...
00:24:09Mais vous pouvez voter pour moi
00:24:10la présidentielle, n'hésitez pas.
00:24:12Et d'ailleurs, alors,
00:24:13parce que...
00:24:14Quel public ?
00:24:14Alors, j'ai une question.
00:24:15Attendez, on peut laisser répondre.
00:24:16On peut laisser répondre.
00:24:17On va pas dire de débat pareil.
00:24:19On parlera des présidentielles après.
00:24:21Vous voterez pour qui
00:24:22si c'était le RN contre la gauche ?
00:24:25Réponds-moi.
00:24:26Non, mais au vu des derniers sondages,
00:24:28vous n'y serez peut-être pas,
00:24:29au second temps.
00:24:30Mais de quoi on parle ?
00:24:31On parle pas de Cannes.
00:24:32C'est la preuve...
00:24:33Des ordination ?
00:24:33Non, non, non, mais c'est la preuve
00:24:34que, en fait...
00:24:36Non, parce que les présidentielles,
00:24:37ça nous intéresse pas.
00:24:37Depuis que vous avez décidé
00:24:38de venir vous installer à Cannes,
00:24:40vous avez décidé d'installer
00:24:42un débat présidentiel
00:24:44sur la communale.
00:24:46Alors, on va le faire ce soir.
00:24:47Moi, je ne le souhaite pas.
00:24:49Un débat présidentiel sur la communale ?
00:24:50Oui, sur les élections municipales.
00:24:52Oui, mais pourquoi j'installe
00:24:53un débat présidentiel ?
00:24:54Vous pouvez en discuter après
00:24:55si vous le souhaitez.
00:24:57Très honnêtement,
00:24:58le débat sur les...
00:24:58Mais je serais heureux
00:24:59d'avoir l'occasion
00:24:59d'en débattre avec les deux
00:25:01que vous évoquez.
00:25:01Voilà, donc on va...
00:25:03On s'en reparlera après.
00:25:04Et je ne voterai jamais
00:25:07pour M. Mélenchon,
00:25:09représenté par M. Huck,
00:25:10sur les résidences secondaires,
00:25:12déjà, on a...
00:25:13Revenons aux résidences secondaires.
00:25:15Les propositions pour les Canoises
00:25:16et les Canoises,
00:25:17c'est le but de ce débat ce soir.
00:25:18Alors, j'ai un scoop.
00:25:19Je ne serai pas candidat
00:25:20à la présidentielle.
00:25:22Merci.
00:25:22Alors ça,
00:25:23merci de nous le réserver.
00:25:25On aime bien les annonces
00:25:26en exclusivité sur Nice matin.
00:25:27Sur les résidences secondaires,
00:25:30on a regardé un petit peu
00:25:31le public concerné
00:25:32et on s'est dit
00:25:33qu'on pouvait utiliser
00:25:34le levier fiscal en question.
00:25:36Nous pensons que créer du logement
00:25:38et encore une fois,
00:25:40pour les gens
00:25:41qui ont le plus de difficultés
00:25:42à se loger,
00:25:44ça vaut le coup quand même
00:25:44de faire un effort.
00:25:46Ce n'est pas quelque chose
00:25:46qui est pérenne.
00:25:48Il s'agit de donner
00:25:51un coup de collier.
00:25:51J'en profite.
00:25:53J'en profite quand même
00:25:54parce qu'on parle beaucoup d'impôts,
00:25:56mais on ne parle jamais de taxes.
00:25:58Là, on en parle.
00:25:59Mais il faut se dire
00:26:00qu'à qui profitent
00:26:01les baisses d'impôts
00:26:02et qui payent les taxes ?
00:26:03Les taxes,
00:26:04tout le monde les paye.
00:26:05Vous payez la TVA tout le temps.
00:26:06Vous payez les gens
00:26:08qui, encore une fois,
00:26:09les plus en difficulté.
00:26:10Quand vous daillez
00:26:1110 000 ou 20 000 euros par mois,
00:26:14ce n'est pas la même chose
00:26:15que quand vous en gagnez
00:26:16800 ou 900
00:26:17d'avoir le même niveau de taxes.
00:26:19Donc là,
00:26:19il y a vraiment peut-être
00:26:21un effort de justice à faire.
00:26:23Voilà pour cette question
00:26:24des finances et du logement.
00:26:27on va arriver au thème suivant,
00:26:30si vous le voulez bien,
00:26:31qui parle d'attractivité,
00:26:32d'économie locale.
00:26:34Alors, c'est un peu lié
00:26:36puisque c'est aussi la vitalité
00:26:39d'une commune.
00:26:41On va commencer avec vous,
00:26:43M. Hugues,
00:26:43et puis on partira cette fois
00:26:44dans le sens alphabétique.
00:26:47Le modèle économique de Cannes
00:26:48repose sur ces deux piliers solides
00:26:50que sont le tourisme d'affaires
00:26:52et l'événementiel.
00:26:53Est-ce qu'il faut diversifier
00:26:54l'économie cannoise ?
00:26:57Quelles sont vos propositions
00:26:58en ce sens-là ?
00:26:59On l'a dit tout à l'heure,
00:27:00le palais des festivals
00:27:01est très concurrentiel,
00:27:02si ce n'est le premier d'Europe.
00:27:05On ne parle même pas
00:27:05du festival de Cannes
00:27:06et de l'économie qui en découle.
00:27:08Est-ce que pour vous,
00:27:08il faut une réorientation
00:27:10des choix stratégiques à Cannes ?
00:27:12Oui.
00:27:13Je dirais diversification.
00:27:15C'est un mot qui me va bien.
00:27:16On a vu pendant le Covid
00:27:17ce qui s'est passé.
00:27:19Donc, il y a vraiment
00:27:20un effort à faire
00:27:21qui va dans deux directions.
00:27:23Première direction,
00:27:25soutien à l'économie locale,
00:27:27cannoise.
00:27:28J'ai bien aimé
00:27:29la permanence de M. le maire
00:27:31à la Bocat
00:27:32qui est entourée
00:27:32de commerces fermés.
00:27:35Ça donne à peu près
00:27:36une image
00:27:37de ce qui se passe à Cannes
00:27:38au niveau du commerce,
00:27:41des entreprises
00:27:42qui essayent de s'installer
00:27:45et de durer.
00:27:46Et puis, il faut aussi
00:27:47changer de braquet
00:27:49dans les autres domaines.
00:27:51par exemple,
00:27:52l'économie bleue.
00:27:53Il y a des choses
00:27:54qui se font,
00:27:55pas le nier,
00:27:56mais je pense qu'on a
00:27:57moyen de faire plus
00:27:58sur des projets
00:27:59qui, aujourd'hui,
00:27:59n'ont jamais avancé.
00:28:01Donc, il faut avancer
00:28:02de ce côté-là.
00:28:03Il faut diversifier.
00:28:05Il faut permettre
00:28:06à notre ville
00:28:07de vivre autrement
00:28:08que du tourisme
00:28:09et de l'événementiel.
00:28:12David Lissnard ?
00:28:13Oui, oui.
00:28:14Plusieurs choses.
00:28:15La remarque sur la permanence,
00:28:16elle est vraiment
00:28:17plus que déplacée,
00:28:18puisqu'il s'agit
00:28:20d'un tenement
00:28:21avec un propriétaire privé
00:28:22qui a décidé
00:28:23d'enlever ses locataires.
00:28:24Non pas qu'il y ait
00:28:25un problème de commercialité
00:28:26de cet espace
00:28:27qui va en plus
00:28:28prendre beaucoup de valeur
00:28:29avec ce que nous faisons
00:28:30sur la place Robo
00:28:30puisque la Boca
00:28:31n'a jamais fait l'objet
00:28:32d'autant d'investissements
00:28:33et qui vont dynamiser
00:28:34l'économie
00:28:35et qui a enlevé
00:28:37ses locataires.
00:28:38Il en reste un,
00:28:39deux avec nous.
00:28:39Tout simplement
00:28:40parce qu'il veut faire
00:28:41un immeuble
00:28:42ici avec une brasserie,
00:28:43avec de l'activité commerciale
00:28:45et avec de l'accueil touristique
00:28:46sur la place de la Boca.
00:28:47Donc, c'est tout le contraire
00:28:48de ce que vous dites.
00:28:49C'est plutôt
00:28:50l'expression
00:28:51d'un dynamisme.
00:28:52Sur l'économie,
00:28:53il y a plusieurs piliers
00:28:54sur l'économie locale.
00:28:55Il y a le tourisme,
00:28:56c'est vrai,
00:28:56historiquement,
00:28:57avec cette représentation
00:28:59du tourisme d'affaires
00:28:59qui est une excellence cannoise
00:29:01à l'échelle internationale.
00:29:03Premier palais des congrès mondiales
00:29:05maintenant depuis quatre ans.
00:29:06Et ça a été le travail
00:29:08de tous les socioprofessionnels.
00:29:09Ce n'est pas simplement
00:29:10le palais,
00:29:11la CEMEC,
00:29:11c'est toute la chaîne
00:29:12des hôteliers,
00:29:13des restaurateurs,
00:29:15des transporteurs,
00:29:16etc.
00:29:17Et des plagistes.
00:29:18Mais c'est aussi
00:29:19le spatial.
00:29:21On a fait un travail
00:29:22à travers le projet Odyssée
00:29:25pour garder l'usine
00:29:26de satellitaires à Cannes.
00:29:28Je suis toujours
00:29:28très vigilant là-dessus.
00:29:30Actuellement,
00:29:30ça fonctionne bien.
00:29:31Il y a eu des baisses
00:29:32de régime selon
00:29:32les commandes internationales.
00:29:35Aujourd'hui,
00:29:35on a plus de 30 sociétés
00:29:36sur le spatial
00:29:37qui se sont créées
00:29:38sur Cannes,
00:29:39la Boca et les alentours.
00:29:40Soditec,
00:29:42qui est en train
00:29:43de créer une très grande usine
00:29:44à la Boca,
00:29:45avec beaucoup d'emplois.
00:29:47Donc,
00:29:47il y a une diversification
00:29:48extraordinaire.
00:29:49Le nautisme aussi.
00:29:50Le nautisme avec Mandelieu.
00:29:52Vous savez qu'on travaille
00:29:53Cannes et Mandelieu,
00:29:53la main dans la main,
00:29:54pour l'industrie nautique
00:29:55avec 230 entreprises
00:29:57sur le secteur.
00:29:59On a toujours
00:29:59cette ambition
00:30:00d'Agritech
00:30:00qui commence à se développer
00:30:01sur la vallée de la Sienne,
00:30:03y compris la vallée
00:30:03de la Sienne,
00:30:04Boca-Sienne.
00:30:05Des entreprises de tech
00:30:07qui viennent aussi maintenant.
00:30:08Je pense à David Gurley
00:30:09qui a été un grand nom
00:30:10de la Silicon Valley,
00:30:11qui a créé Symfony
00:30:12et qui a créé
00:30:13à Cannes,
00:30:13dont le siège est à Cannes
00:30:14et plusieurs salariés,
00:30:16donc Polycloud,
00:30:17entre autres,
00:30:18et qui est en croissance
00:30:20exponentielle.
00:30:22Donc,
00:30:23l'enjeu aujourd'hui
00:30:25autour du campus
00:30:26que nous avons créé
00:30:27pour que Cannes
00:30:27soit une ville étudiante
00:30:29à Bastille-Rouge,
00:30:30c'est donc
00:30:32de développer,
00:30:32bien sûr,
00:30:33toutes les filières
00:30:34tourisme classique.
00:30:35Vattel est en train
00:30:36d'investir considérablement
00:30:38aussi à la Boca
00:30:39avec des logements,
00:30:40des logements pour étudiants,
00:30:41des logements pour jeunes travailleurs,
00:30:43334 logements de plus
00:30:44qui ont commencé
00:30:45à être mis en place
00:30:46et d'accueillir les saisonniers
00:30:49comme nous allons le faire
00:30:50aussi sur le site
00:30:51du Montfleury
00:30:51où nous réalisons
00:30:52des logements
00:30:52pour les saisonniers.
00:30:53C'est une vraie difficulté aussi
00:30:53d'accueillir les saisonniers
00:30:54si on ne peut pas les accueillir.
00:30:56Et la grande ambition
00:30:57que je voudrais porter,
00:30:58c'est un nouveau campus
00:30:59puisque le campus Méliès
00:31:01fonctionne merveilleusement bien.
00:31:03On espérait 800 étudiants,
00:31:04il y en a 1200, il est complet.
00:31:05On espérait 15 formations,
00:31:06il y en a 36.
00:31:07Et donc de créer
00:31:08un grand campus du spatial
00:31:09et de l'intelligence artificielle
00:31:10à Cannes,
00:31:11ça fait partie des ambitions
00:31:12qu'avec l'équipe
00:31:14que je viens d'avoir de conduire.
00:31:15Sur le prochain mandat,
00:31:16ça sera l'un des projets
00:31:17importants.
00:31:17En tout cas, au moins l'enclencher
00:31:18le travail et le concrétiser.
00:31:19Et sur quel site, du coup ?
00:31:21Pardon ?
00:31:21Sur quel site ?
00:31:22Ce serait aussi du côté de la Boca ?
00:31:24C'est là qu'il y a encore
00:31:25du foncier.
00:31:26Alors, il faut continuer
00:31:27à lutter contre les inondations,
00:31:29ce que nous faisons
00:31:29en recalibrant notamment
00:31:31La Frayère.
00:31:32Mais ça peut être
00:31:34en alternative à Novelty,
00:31:36si le projet ne se concrétise pas,
00:31:38sur l'ex-site CLBI.
00:31:41On a deux ou trois projets
00:31:43en possibilité.
00:31:45Il y a encore du foncier
00:31:46près de...
00:31:47Justement près de...
00:31:48Dans le site ex-CLBI
00:31:51et ex-AFPA, si vous voulez.
00:31:52Très bien.
00:31:53Merci.
00:31:53Lucas Musio,
00:31:54sur le tourisme,
00:31:56l'événementiel,
00:31:57et donc du coup,
00:31:58la diversification,
00:31:59le spatial,
00:31:59les étudiants, etc.
00:32:01Est-ce que, voilà,
00:32:01c'est des choses...
00:32:02Oui, non, je rejoins ces constats
00:32:03dans le sens où
00:32:04le Covid nous a bien montré
00:32:06que le tourisme
00:32:07pouvait prendre un stop
00:32:08du jour au lendemain,
00:32:08l'événementiel également.
00:32:10Donc, il faut aussi
00:32:11pouvoir compter
00:32:11sur d'autres leviers
00:32:14économiques.
00:32:14Et donc,
00:32:14cette décentralisation
00:32:15dans les différents
00:32:16quartiers de Cannes,
00:32:17nous l'envisageons aussi,
00:32:19avec certes
00:32:19tous les côtés,
00:32:20tous les aspects techniques
00:32:21qu'il y a
00:32:22avec le campus universitaire,
00:32:23etc. sur la Boca.
00:32:24Mais il y a aussi
00:32:25du côté de l'Est,
00:32:26notamment République,
00:32:27où nous aimerions lancer
00:32:29un projet structurant
00:32:30de réhabilitation
00:32:31de République
00:32:31pour en faire
00:32:33une zone
00:32:33tournée sur l'art,
00:32:36avec notamment
00:32:36des ateliers de stylistes,
00:32:38des studios d'enregistrement,
00:32:39du street art,
00:32:40et aussi
00:32:41tout ce qui est
00:32:42le street food
00:32:42avec des food corners,
00:32:44etc.
00:32:44L'idée,
00:32:45ce serait un peu
00:32:46pour en faire
00:32:46une sorte de
00:32:47Not Camden Town
00:32:48à la Canoise,
00:32:50pour avoir vraiment
00:32:51le côté technique
00:32:51à l'Ouest,
00:32:52le côté graphique
00:32:54à l'Est.
00:32:54Parce que finalement,
00:32:55pour vous,
00:32:55c'est République
00:32:56qui reste un petit peu
00:32:57de côté,
00:32:58on investit beaucoup
00:32:59du coup à la Boca.
00:33:00En fait,
00:33:01nous avons fait
00:33:01un certain nombre
00:33:02d'interviews
00:33:04à République
00:33:04et beaucoup aujourd'hui
00:33:06s'estiment
00:33:08laissés pour compte
00:33:09et jalousent
00:33:11la Boca
00:33:11qu'ils estiment,
00:33:12alors sachant
00:33:13que la Boca aussi
00:33:13s'estime laissée pour compte,
00:33:15mais on va dire
00:33:15que République
00:33:16s'estime encore plus
00:33:17laissée pour compte.
00:33:18Donc voilà.
00:33:18Le projet à la Boca
00:33:19quand même,
00:33:19on ne peut pas le nier non plus.
00:33:20Non, non, mais en effet,
00:33:21après, bon, voilà.
00:33:22On ne peut pas non plus
00:33:23nier ce qui est fait
00:33:24à République
00:33:24depuis des années.
00:33:26Alors, j'allais vous demander
00:33:27est-ce que République
00:33:28était laissée,
00:33:28vous répondez,
00:33:29puis après...
00:33:29Et notamment,
00:33:3114 cellules commerciales
00:33:33qui sont récupérées
00:33:33pour faire venir
00:33:34des artisans d'art.
00:33:35C'est écrit noir sur blanc
00:33:36depuis des années.
00:33:37Il faut que la Chambre de métier
00:33:38nous accompagne
00:33:39beaucoup plus là-dessus.
00:33:40Les 300 réhabilitations
00:33:42de logements.
00:33:43On est en train
00:33:44de récupérer
00:33:45les dernières parcelles
00:33:47sur le tainement immobilier
00:33:48qui est au-dessus
00:33:49de Jules Ferry
00:33:49puisqu'on veut élargir
00:33:51le boulevard en haut
00:33:52au-dessus de Jules Ferry
00:33:53et créer un parking
00:33:54en haut de République.
00:33:55C'est encore
00:33:56ce qui manque considérablement
00:33:58et travailler sur ces métiers
00:34:00et sur cette vision
00:34:01qui est la nôtre d'ailleurs.
00:34:03C'est-à-dire d'un quartier
00:34:04auquel je crois beaucoup,
00:34:05un quartier urbain
00:34:07créatif
00:34:08et qui est à la croisée
00:34:10de la Californie
00:34:11très aisée,
00:34:12du centre-ville
00:34:13et qui est un quartier
00:34:14que je connais bien
00:34:15parce que mes enfants
00:34:16y grandissent
00:34:16et j'y vive
00:34:17et j'ai vécu
00:34:17dans tous les secteurs
00:34:18de République
00:34:18et qui est un quartier
00:34:20où il y a beaucoup
00:34:20de dynamisme,
00:34:21il y a beaucoup d'initiatives
00:34:22en ce moment à République.
00:34:23Beaucoup d'ouvertures
00:34:24de commerce.
00:34:24Michel-Luc sur République
00:34:25du coup pour finir le...
00:34:27Du coup moi
00:34:28à entendre
00:34:30mes interlocuteurs,
00:34:31j'ai l'impression
00:34:32que tout va bien,
00:34:33il y a plein de paillettes,
00:34:35tout est bien dans le meilleur
00:34:36des mondes
00:34:36et pourtant
00:34:37on a un taux de pauvreté
00:34:39à Cannes
00:34:39qui est très important.
00:34:40alors est-ce que nous
00:34:42notre objectif
00:34:42c'est que tous nos projets
00:34:43permettent aux cannoises
00:34:45et aux cannois
00:34:46de travailler,
00:34:47d'avoir une rémunération,
00:34:49je l'ai dit,
00:34:49d'habiter à Cannes
00:34:51et donc ça
00:34:52c'est notre priorité absolue.
00:34:54Mais est-ce que sur République
00:34:55du coup
00:34:56on peut faire quelque chose
00:34:57en particulier justement ?
00:34:58Justement l'événementiel,
00:35:01le tourisme,
00:35:02c'est des savoir-faire ?
00:35:04L'économie sociale
00:35:05et solidaire
00:35:06à laquelle nous croyons beaucoup
00:35:08et qui a largement fait ses preuves
00:35:11sans pouvoir être dépendante
00:35:13d'une pompe à subvention.
00:35:15Ça c'est l'image qu'on en fait.
00:35:17Nous avons là-dessus
00:35:19des idées,
00:35:20des projets
00:35:21et communiquerons aussi.
00:35:22À République ?
00:35:24Non.
00:35:25Aussi bien à République
00:35:26qu'à la République.
00:35:26Dites-en un peu plus,
00:35:27c'est le moment.
00:35:28Pardon ?
00:35:28Dites-en un peu plus,
00:35:29c'est le moment,
00:35:29si vous avez des projets,
00:35:30peut-être un ou deux
00:35:32projets emblématiques ?
00:35:33Tout ce qui concerne
00:35:34par exemple
00:35:35le recyclage
00:35:37en matière de recyclage
00:35:38de produits industriels,
00:35:41tout ce qui concerne
00:35:43l'économie de la mer,
00:35:44comme je l'ai dit tout à l'heure.
00:35:46Il y a beaucoup de pistes.
00:35:48Alors évidemment,
00:35:49on ne va pas faire
00:35:50de l'économie de la mer
00:35:50à République,
00:35:51encore qu'on pourrait faire
00:35:52de la recherche,
00:35:54mais on peut aisément
00:35:56le faire à l'avocat.
00:35:57Juste une question,
00:35:59parce que vous utilisez
00:36:00les paillettes
00:36:01et vous l'avez utilisé aussi,
00:36:02je ne sais plus,
00:36:03j'ai entendu une interview.
00:36:04Qu'est-ce que vous entendez
00:36:05par paillettes ?
00:36:05Je voudrais savoir exactement.
00:36:08Parce que c'est un truc
00:36:08qu'on entend régulièrement
00:36:10et je voudrais savoir
00:36:11ce que ça désigne
00:36:11ou ce que ça dénigre
00:36:12ou ce que ça condamne
00:36:14ou regrette.
00:36:15Vous pouvez répondre si vous voulez.
00:36:16Oui, moi je vous renvoie
00:36:17à vos propos.
00:36:19Donc, regardez vos propos,
00:36:22réécoutez-les
00:36:22et puis vous comprendrez.
00:36:24Dites-moi, vraiment,
00:36:25éclairez-moi.
00:36:25Je vous l'ai dit clairement.
00:36:27C'est quoi les paillettes ?
00:36:27Les paillettes,
00:36:28tout a l'air d'être
00:36:30pour le mieux
00:36:30dans le meilleur des mondes.
00:36:31Pas du tout.
00:36:32Pas du tout,
00:36:33mais écoutez,
00:36:33je vous répète,
00:36:35réécoutez-vous,
00:36:35faites l'effort.
00:36:36Il y a 67 000 emplois
00:36:38sur le bassin cannois.
00:36:40Il y en a 2 000 de plus
00:36:42créés nets
00:36:42entre ceux qui sont détruits
00:36:43et qui sont créés
00:36:44depuis le début du mandat.
00:36:45Alors, ce n'est pas grâce au maire
00:36:46parce qu'il peut y avoir
00:36:47des renversements conjoncturels,
00:36:48mais on est sur une tendance
00:36:50de création nette
00:36:50de 2 000 par an.
00:36:52Donc, ce n'est pas non plus
00:36:53la catastrophe mondiale.
00:36:54Tout à l'heure,
00:36:55vous vous dites
00:36:55qu'il faut lutter
00:36:56contre l'autopropriété,
00:36:57je suis entièrement d'accord,
00:37:00sachant que c'est les entreprises
00:37:01qui créent la richesse.
00:37:01Ce n'est pas une mairie.
00:37:02Nous, on doit créer
00:37:02le meilleur environnement possible,
00:37:04stabilité, voire baisse fiscale,
00:37:06propreté, sécurité,
00:37:07essayer de récupérer du foncier,
00:37:09etc.
00:37:09Soutenir les citoyennes
00:37:10et les citoyens.
00:37:11Tout à l'heure,
00:37:12vous disiez
00:37:12que ça se gentrifiait.
00:37:14Alors, il faut choisir.
00:37:15Soit ça se gentrifie,
00:37:17soit ça se pauvrit,
00:37:17mais ça ne peut pas être
00:37:18les deux en même temps.
00:37:18Ça, ce n'est pas possible.
00:37:21Ça va de pair.
00:37:22Je suis désolé,
00:37:22ça fait partie de la démarche.
00:37:24Vous appauvrissez d'abord
00:37:25et vous gentrifiez après.
00:37:28C'est-à-dire ?
00:37:29C'est-à-dire ?
00:37:30À quel quartier vous pensez,
00:37:32par exemple ?
00:37:33Quel secteur de Cannes ?
00:37:35Écoutez, là,
00:37:36vous faites des rénovations,
00:37:37là, vous réparez,
00:37:41vous embellissez,
00:37:42je cherche le terme,
00:37:43vous embellissez à un quartier.
00:37:45Si vous n'y prenez pas garde,
00:37:46tout simplement,
00:37:47les loyers vont augmenter.
00:37:49Voilà, c'est donc
00:37:50ce qu'on nous propose,
00:37:51si vous voulez.
00:37:51Et les loyers augmentant,
00:37:56on fait partir les gens
00:37:58les plus faibles.
00:37:58Alors, que faut-il faire ?
00:37:59Il ne faut pas rénover,
00:37:59il faut laisser dans le dégradé.
00:38:02Personne n'a parlé
00:38:03de ne pas rénover.
00:38:04Ça, c'est l'interprétation
00:38:05qui nous arrange.
00:38:05Donc, on fait quoi ?
00:38:05On encadre les loyers ?
00:38:06Si on encadre les loyers ?
00:38:07On peut éventuellement
00:38:09encadrer les loyers,
00:38:10mais plutôt que d'en arriver là,
00:38:11moi, je préfère avoir,
00:38:13je dirais,
00:38:15un contrat
00:38:17de bonne conduite
00:38:18entre les propriétaires,
00:38:20la mairie qui aide
00:38:21pour permettre à tout le monde
00:38:22de pouvoir se loger.
00:38:25On parlait tout à l'heure
00:38:26de la jeunesse
00:38:27du campus des étudiants.
00:38:29Justement,
00:38:30quelles solutions concrètes
00:38:31pour la jeunesse
00:38:33aujourd'hui à Cannes ?
00:38:35Comment développer encore plus
00:38:36la vie étudiante
00:38:37et le maintien
00:38:39ensuite de ces jeunes ?
00:38:42Lucas Muccio.
00:38:45Écoutez, tout d'abord,
00:38:46il est sûr qu'avec
00:38:47le campus universitaire
00:38:48que nous avons
00:38:48et les nombreuses formations
00:38:50techniques
00:38:51qui sont justement
00:38:52à la BOCA,
00:38:52aujourd'hui,
00:38:53nous avons énormément
00:38:53de jeunes qui apprennent
00:38:56puis travaillent.
00:38:57Le vrai problème aujourd'hui,
00:38:58c'est qu'on en revient
00:38:59au problème du logement.
00:39:00Donc, en fait,
00:39:01pour pouvoir les conserver ici
00:39:02et pour pouvoir leur permettre
00:39:03de se lancer dans la vie active
00:39:05par la suite,
00:39:06ce qu'il faut,
00:39:06on en revient au point,
00:39:07je ne vais pas revenir dessus,
00:39:09mais c'est créer plus de logements.
00:39:11C'est important pour ces jeunes ?
00:39:12Forcément, ces jeunes-là,
00:39:14eux-mêmes, après,
00:39:15créeront des jeunes familles
00:39:16où il y aura...
00:39:17Il faut donner, en fait,
00:39:18l'envie et surtout
00:39:19la possibilité
00:39:21aux jeunes actifs
00:39:22de pouvoir s'installer à Cannes.
00:39:24Et ça, après,
00:39:25ça s'accompagne aussi
00:39:26par un certain nombre
00:39:27d'infrastructures sportives.
00:39:29Là, notre but, nous,
00:39:30sur ces infrastructures sportives,
00:39:31c'est de continuer
00:39:32à les entretenir,
00:39:34à développer encore
00:39:35d'autres offres
00:39:36et surtout,
00:39:37alors après aussi,
00:39:38c'est par l'offre associative.
00:39:40Nous, nous croyons aussi
00:39:40que le sport a pour vertu
00:39:42d'apprendre, en fait,
00:39:45aux jeunes
00:39:45un certain nombre
00:39:46de valeurs,
00:39:47aussi de les cadrer,
00:39:49justement,
00:39:49pour éviter
00:39:50que cette jeunesse
00:39:51se perde après
00:39:52dans des travers
00:39:54que nous connaissons.
00:39:55Donc, c'est non seulement
00:39:55permettre à des familles
00:39:57de s'installer
00:39:57pour pouvoir rester
00:39:59et, voilà,
00:40:00être jeune et actif
00:40:01à Cannes,
00:40:02mais aussi, derrière,
00:40:04de pouvoir faire en sorte
00:40:05que notre jeunesse
00:40:05soit guidée,
00:40:06faire les filières
00:40:07que nous avons aujourd'hui.
00:40:08Je pense notamment
00:40:09à la faculté des métiers
00:40:10où je vous avais salué
00:40:12il y a deux mois
00:40:12lors de la remise
00:40:13des diplômes.
00:40:14Et donc, voilà,
00:40:14avoir tous ces jeunes-là,
00:40:15c'était galvanisant.
00:40:17Donc, il faut continuer,
00:40:18il faut encore plus
00:40:19développer l'offre
00:40:20et surtout,
00:40:21faire en sorte,
00:40:22par une sécurité,
00:40:23mais j'empiète aussi,
00:40:23mais adaptée
00:40:24et un cadre strict,
00:40:27pouvoir faire en sorte
00:40:28que cette jeunesse
00:40:29ne s'égare pas
00:40:29parce que c'est le grand mal
00:40:31de notre époque.
00:40:32Michel Hugues
00:40:33et puis, on finira avec vous
00:40:34si vous voulez bien,
00:40:35David Lissard,
00:40:36sur la vie étudiante
00:40:37et leurs mesures concrètes
00:40:40pour la jeunesse.
00:40:40Je pense que plus on investit
00:40:42dans la jeunesse,
00:40:43mieux c'est
00:40:43pour une ville
00:40:44qui a tendance
00:40:45à, ma foi,
00:40:47à vieillir,
00:40:48à augmenter
00:40:49sa moyenne d'âge.
00:40:50Donc, il faut absolument
00:40:52investir dans la jeunesse.
00:40:54Et là, moi,
00:40:55vous allez me trouver
00:40:56barbant peut-être,
00:40:58mais il faut que tout le monde,
00:40:59tous les jeunes
00:41:00puissent s'investir
00:41:01avoir la chance
00:41:02de pouvoir faire des études.
00:41:03Donc, il faut trouver
00:41:05des systèmes,
00:41:06en plus de ceux
00:41:07qui existent déjà
00:41:07en complément,
00:41:08des systèmes de bourse.
00:41:09Alors, ça ne veut pas dire
00:41:10que c'est forcément
00:41:12la mairie qui doit le faire,
00:41:13mais la mairie peut,
00:41:15comment dirais-je,
00:41:17agir comme levier d'influence
00:41:19pour permettre
00:41:20à des jeunes
00:41:21qui n'ont pas forcément
00:41:23les moyens
00:41:23de pouvoir bénéficier
00:41:26d'une instruction supérieure
00:41:27ou voire d'une instruction
00:41:29tout court.
00:41:30Là-dessus,
00:41:31je n'ai pas vraiment
00:41:34de remarques
00:41:35négatives à faire
00:41:36sur les jeunes,
00:41:38si ce n'est,
00:41:39encore une fois,
00:41:40l'ouverture à tous.
00:41:41Ça, ça me paraît
00:41:42très important.
00:41:43Au niveau des infrastructures
00:41:46sportives...
00:41:46Voilà, l'ouverture
00:41:47aux infrastructures,
00:41:48aux piscines,
00:41:48aux stades,
00:41:49etc.,
00:41:49c'est d'ouvrir
00:41:50à tout le monde.
00:41:51Au niveau des infrastructures
00:41:52sportives,
00:41:53il nous manque quand même
00:41:54de l'indoor,
00:41:55ce qu'on appelle.
00:41:56Il y a quelques-uns
00:41:57à l'indoor,
00:41:58mais je pense que ça
00:41:59ne suffit pas.
00:42:00En tout cas,
00:42:01pas pour les besoins
00:42:02aujourd'hui des jeunes.
00:42:03Donc, il y a matière
00:42:05à investir dans ce domaine.
00:42:06Et puis,
00:42:07j'ai remarqué que selon
00:42:08qui fréquentait quoi,
00:42:10on pouvait avoir
00:42:10des rénovations
00:42:12d'infrastructures
00:42:13sportives très rapidement
00:42:14alors qu'il a fallu
00:42:16des années et des années
00:42:17avant que ça se fasse.
00:42:17C'est-à-dire,
00:42:18qu'est-ce que vous sous-entendez ?
00:42:19Pas d'allusion ?
00:42:20Dites-nous clairement.
00:42:22Je parle de la rénovation
00:42:24qui était intervenue
00:42:24du stade des Espérides,
00:42:26qui restait pendant
00:42:28des années et des années
00:42:29à l'État.
00:42:32Il fallait avoir envie
00:42:33d'aller jouer là-dessus.
00:42:34Et puis,
00:42:35après,
00:42:36finalement,
00:42:36il a fallu que je sois maire,
00:42:38mais je vous remercie.
00:42:40C'est positif.
00:42:42Vous étiez déjà maire,
00:42:44monsieur le maire,
00:42:45justement.
00:42:47Mais il a fallu peut-être
00:42:48que quelqu'un
00:42:49qui vous est cher
00:42:50vienne y jouer
00:42:50pour que les choses changent.
00:42:53N'importe quoi, non.
00:42:54Non, non, pas n'importe quoi.
00:42:56Ce genre de choses,
00:42:57soit on éteille,
00:42:59c'est compliqué d'accuser.
00:43:02J'accuse personne.
00:43:03Vous avez voulu le concret,
00:43:05je vous en ai donné.
00:43:05Donc, en tout cas,
00:43:06moi, je suis ravi de voir
00:43:07qu'il y a au moins
00:43:08un consensus sur la nécessité
00:43:09d'agir pour la jeunesse
00:43:10et pour la priorité.
00:43:12Ça nous rassemble
00:43:12tous les trois.
00:43:13C'est intéressant.
00:43:14Deuxième élément,
00:43:15de voir qu'il y a
00:43:16un soutien
00:43:16à ce que nous avons fait
00:43:18sur le campus universitaire
00:43:19parce que je me souviens
00:43:19quand je relâssais ce projet,
00:43:20c'était ardu.
00:43:22Certains, bien sûr,
00:43:23disaient qu'on n'y arriverait jamais.
00:43:24De voir qu'il y a également
00:43:26un soutien
00:43:27sur la nécessité
00:43:27d'investir pour la jeunesse
00:43:28et je rappelle
00:43:29que les plus gros investissements
00:43:30depuis que je suis maire,
00:43:31c'est le campus universitaire
00:43:32et l'école Jacqueline de Romilly.
00:43:34Donc, une école,
00:43:35une université
00:43:35et que nous avons un plan école
00:43:37avec un plan de fraîcheur,
00:43:39etc.,
00:43:39qui est très, très ambitieux
00:43:40et qu'on a de belles écoles
00:43:42communales à Cannes.
00:43:45C'est très important.
00:43:46Vous n'êtes pas d'accord, Michel?
00:43:48C'est l'école Vial
00:43:48qui va être rénovée.
00:43:50Oui, vous avez
00:43:51un peu de mesures
00:43:52sur les équipements sportifs.
00:43:54Il y a peut-être
00:43:55des travaux à faire
00:43:55en matière d'étanchéité,
00:43:57en matière d'isolation.
00:43:59Toujours des plans.
00:44:00Donc, c'est l'école Vial,
00:44:00la prochaine,
00:44:01qui va être totalement rénovée.
00:44:03Et on a déjà commencé
00:44:05les travaux
00:44:05de l'école Génial
00:44:07et on a des écoles
00:44:08particulièrement bien tenues.
00:44:11J'invite à comparer
00:44:12les taux de pauvreté
00:44:13et l'entretien des écoles
00:44:14avec d'autres communes
00:44:15au hasard Lille, Marseille.
00:44:17Regardez,
00:44:17je vous invite à le faire.
00:44:19Ça vous ennuie
00:44:20qu'on parle des canons ?
00:44:21Oui, justement,
00:44:22la comparaison aide
00:44:23à la raison parfois,
00:44:24même si elle ne vaut pas
00:44:25toujours raison.
00:44:26Ensuite,
00:44:26sur les équipements sportifs,
00:44:28il est vrai qu'on a beaucoup
00:44:28investi sur les équipements sportifs.
00:44:30On a, grâce à la vision
00:44:32de mon prédécesseur,
00:44:34fait ce superbe complexe
00:44:35du Grand Bleu
00:44:36qui est vraiment
00:44:36une très belle réussite
00:44:38en plein cœur de la Boca.
00:44:39Et puis,
00:44:40on a rénové
00:44:41les plus gros investissements.
00:44:42Ça a été évidemment
00:44:43la Coubertin,
00:44:44la pelouse,
00:44:45mais également
00:44:46les Muriers,
00:44:47le gymnase des Muriers
00:44:49qui a été,
00:44:50on a fait une extension.
00:44:51Et puis,
00:44:52on essaie d'agir
00:44:53notamment avec
00:44:54Alexandra Martin
00:44:55que je salue,
00:44:56avec Franck Schickly
00:44:57et Joël Arrini
00:44:57pour que,
00:44:58à Ranguin aussi,
00:44:59on est avec le département
00:45:00à un nouveau gymnase.
00:45:01Mais c'est un combat
00:45:02permanent.
00:45:03Et le sport,
00:45:04et l'éducation,
00:45:05et la culture,
00:45:05c'est la base
00:45:06d'une société qui se tient.
00:45:08C'est l'esprit
00:45:09de la République.
00:45:09On doit tous y avoir accès,
00:45:11quelles que soient
00:45:11nos origines,
00:45:12etc.
00:45:12C'est très, très important.
00:45:13Et c'est ce que l'on essaie
00:45:14de faire chez nous à Cannes
00:45:15pour apporter un peu
00:45:16de paix,
00:45:17de concorde.
00:45:19Nous arrivons au thème
00:45:20de la sécurité.
00:45:22Alors,
00:45:22on va le diviser en deux
00:45:24parce qu'il y a évidemment
00:45:24une part très régalienne
00:45:27là-dedans
00:45:27puisque la police nationale
00:45:29reste quand même
00:45:32autorité principale.
00:45:33Mais Cannes est dotée
00:45:34d'une police municipale,
00:45:36s'occupe aussi
00:45:37de la tranquillité
00:45:38du quotidien.
00:45:39D'abord,
00:45:40sur la question très précise
00:45:41de la lutte
00:45:42contre le narcotrafic
00:45:43qui, évidemment,
00:45:44revient au parquet
00:45:45et à la police nationale.
00:45:49Comment fait-on aujourd'hui
00:45:50pour attirer
00:45:51des moyens à Cannes,
00:45:53pour sensibiliser,
00:45:55on parlera du constat
00:45:56tout à l'heure aussi
00:45:57de manque de policiers
00:45:59nationaux
00:46:00dans le département
00:46:02et autour de Cannes.
00:46:04Michel-Luc,
00:46:04comment on lutte
00:46:05contre ce fléau
00:46:06qui touche Nice,
00:46:07qui touche Cannes
00:46:08dans les quartiers
00:46:09dits sensibles ?
00:46:11Alors, moi,
00:46:11j'ai constaté
00:46:12une augmentation
00:46:14de l'usage
00:46:15des stupéfiants.
00:46:17Pour nous,
00:46:18la politique de prévention
00:46:19qui est menée,
00:46:20il lui manque
00:46:21le pan,
00:46:22la politique
00:46:23en matière de sécurité
00:46:24qui est menée,
00:46:25il lui manque
00:46:25un pan complet,
00:46:26celui de la prévention.
00:46:28On a abandonné,
00:46:29on est sur
00:46:30de la répression.
00:46:33Prévention par qui,
00:46:34du coup,
00:46:35par la municipalité,
00:46:36par des associations ?
00:46:38Alors, déjà,
00:46:39il nous faut
00:46:40une police
00:46:41sur le terrain,
00:46:42évidemment,
00:46:44une vraie politique
00:46:45de la ville
00:46:45avec des associations,
00:46:47avec des médiateurs,
00:46:49avec des intervenants,
00:46:50avec une coordination
00:46:52qui est essentielle
00:46:54entre les différents services,
00:46:57que ce soit
00:46:57la police municipale,
00:46:59la police nationale,
00:47:01la justice
00:47:02et la santé,
00:47:04parce que l'usage
00:47:04de stupéfiants,
00:47:05c'est aussi
00:47:06un problème
00:47:07de santé publique
00:47:08et que beaucoup
00:47:09de gens
00:47:09et beaucoup de jeunes
00:47:10qui sont dans la difficulté
00:47:12peuvent tomber
00:47:13dans l'usage
00:47:14de stupéfiants
00:47:15et après,
00:47:16il faut les soutenir.
00:47:17Et puis aussi,
00:47:18il faut se poser la question,
00:47:19l'usage de stupéfiants,
00:47:21c'est pas simplement
00:47:21à l'avocat,
00:47:22c'est pas simplement
00:47:23à la République,
00:47:24c'est aussi sur la croisette,
00:47:25c'est aussi dans tous
00:47:26les quartiers
00:47:26huppés de Cannes
00:47:27où ça consomme.
00:47:30Alors,
00:47:30il y a la consommation
00:47:31mais en attendant,
00:47:32il y a des échanges
00:47:32de coups de feu,
00:47:33il y a des victimes,
00:47:34il y a peut-être
00:47:35une politique d'urgence
00:47:37qui ne dépend pas du maire
00:47:38mais est-ce que le maire
00:47:40doit peser de tout son poids
00:47:41pour coordonner
00:47:44un peu tout ça ?
00:47:46C'est un peu ce que je vous disais,
00:47:47il faut une coordination
00:47:48entre tous les acteurs.
00:47:49Alors, moi,
00:47:50je ne taperai pas
00:47:51en permanence
00:47:52sur l'État,
00:47:54je trouve que ça n'avance à rien.
00:47:56Par contre,
00:47:56il faut essayer
00:47:57de faire avancer
00:47:58concrètement les actions
00:48:00qui sont menées
00:48:01en matière de sécurité.
00:48:02Ce n'est pas de la sécurité
00:48:03cow-boy,
00:48:04ça c'est de la sécurité
00:48:05de fond.
00:48:07Il y a un vrai travail,
00:48:09je salue quand même
00:48:10le travail
00:48:11de la police municipale
00:48:12parce qu'ils ont
00:48:14beaucoup évolué
00:48:15dans leur approche.
00:48:18Donc, de ce point de vue-là,
00:48:19j'ai fait ce constat-là.
00:48:21Mais,
00:48:22il manque tout un pente
00:48:24dans cette politique
00:48:24de lutte contre
00:48:26le narcotrafic.
00:48:29Lucas Muccio
00:48:29et on terminera
00:48:30avec vous,
00:48:31David Gistard.
00:48:32Au-delà de cette coordination,
00:48:34on parlait,
00:48:35M. Hugues,
00:48:36avec les différentes instances,
00:48:37à la fois la police nationale,
00:48:39la santé
00:48:40et aussi l'encadrement
00:48:41des jeunes
00:48:41dont on parlait
00:48:42juste à l'instant
00:48:43qui permet aussi
00:48:44de sensibiliser
00:48:45et de cadrer,
00:48:46comme je le disais,
00:48:46pour éviter de tomber
00:48:47dans les travers
00:48:47de notre temps.
00:48:48Plus de sport,
00:48:49plus de structures associatives.
00:48:51Un esprit sain
00:48:52dans un corps sain,
00:48:53vraiment pour que nos jeunes
00:48:53soient rodés
00:48:55et puissent résister
00:48:56aux tentations
00:48:57qui sont celles
00:48:59des stupéfiants.
00:49:00Néanmoins,
00:49:01je pense que,
00:49:03même si la police municipale,
00:49:04aujourd'hui,
00:49:05a des domaines
00:49:06très précis,
00:49:08elle a néanmoins
00:49:09des pouvoirs
00:49:10qui lui permettraient
00:49:10d'agir.
00:49:11Et nous,
00:49:11nous croyons beaucoup
00:49:12en la création
00:49:13d'une brigade
00:49:14anti-stup,
00:49:16qui aurait pour but
00:49:17d'épauler
00:49:18les brigades
00:49:19de la police nationale,
00:49:20notamment sur...
00:49:22Alors,
00:49:22je sais,
00:49:22parce que certains vont dire
00:49:23que la police municipale
00:49:24ne veut pas intervenir
00:49:25comme la police nationale.
00:49:27Non,
00:49:27mais elle peut,
00:49:28par du travail
00:49:28de proximité,
00:49:29de renseignement,
00:49:30ce qui est un peu
00:49:31l'ancienne fonction
00:49:31des îlotiers,
00:49:32qui est aujourd'hui
00:49:33qui serait dévolue
00:49:34à cette brigade,
00:49:35on pourrait aussi
00:49:37surveiller les points
00:49:37de deal,
00:49:38les répertorier,
00:49:39pour pouvoir ensuite
00:49:40donner des informations
00:49:42clés en main
00:49:42à la police nationale.
00:49:43Donc avec plus de moyens,
00:49:45du coup,
00:49:45plus de moyens
00:49:45de police municipale ?
00:49:47Oui,
00:49:48d'autant plus
00:49:48que cette police municipale
00:49:50pourrait aussi surveiller
00:49:51les boutiques
00:49:52qui servent aussi
00:49:53de points de blanchiment,
00:49:54puisqu'on sait
00:49:55qu'il y en a,
00:49:55donc il faut aussi
00:49:56pouvoir s'en prendre
00:49:57au portefeuille
00:49:58pour pouvoir couper les...
00:50:00Juste surveiller,
00:50:00c'est-à-dire,
00:50:01parce que comment ça se passe
00:50:03concrètement ?
00:50:04On met un policier municipal,
00:50:05enfin,
00:50:05ou une équipe,
00:50:07et derrière,
00:50:07est-ce qu'on ordonne
00:50:07avec la police nationale
00:50:08pour l'intervention ?
00:50:09Oui,
00:50:10en fait,
00:50:10ce serait du travail...
00:50:10Est-ce qu'on est sûr
00:50:11que dans la fiche de poste
00:50:12d'un policier municipal,
00:50:14on peut lui faire faire ça ?
00:50:16En tout cas,
00:50:18certains maires
00:50:19du Rassemblement national
00:50:20l'ont fait,
00:50:21et ils ont de bons résultats
00:50:23avec cette brigade anti-stupe,
00:50:25donc finalement,
00:50:25d'autant plus
00:50:26qu'il y a eu un élargissement
00:50:28des pouvoirs
00:50:28des policiers municipaux
00:50:30qui va advenir,
00:50:31donc voilà,
00:50:32à ce moment-là,
00:50:33bien sûr,
00:50:34comme je vous le disais,
00:50:35ce n'est pas pour remplacer
00:50:35la police nationale,
00:50:36mais c'est un auxiliaire
00:50:38qui ferait un travail
00:50:39pour compléter ce dispositif.
00:50:41Et les brigades
00:50:42de sécurité privée,
00:50:43comme sont déployées
00:50:45aujourd'hui
00:50:46à Ranguin-la-Frière,
00:50:47c'est quelque chose aussi
00:50:48qui peut être un outil
00:50:50intéressant à développer
00:50:51davantage ?
00:50:51Pour moi,
00:50:52les brigades de sécurité privée
00:50:53sont bien éventuellement
00:50:55pour rapporter des faits,
00:50:57on va dire,
00:50:58de petites délinquances,
00:50:59des incivilités,
00:51:01on va dire,
00:51:02faire tenir calme
00:51:04une petite délinquance,
00:51:05voilà,
00:51:05on va dire,
00:51:06quand ce n'est pas trop,
00:51:06trop méchant,
00:51:07mais pour commencer
00:51:08à affronter
00:51:09des narcotrafiquants,
00:51:11je doute que des employés
00:51:13civils non armés
00:51:14et non assermentés
00:51:16puissent vraiment,
00:51:17non mais je veux dire,
00:51:18enfin,
00:51:19ils ne peuvent pas
00:51:19protéger des arrestations
00:51:21ni des enquêtes,
00:51:22voilà,
00:51:23ni de la flagrance.
00:51:24David Lissnard,
00:51:25du coup,
00:51:25sur la gestion de cette...
00:51:27Il y a beaucoup de choses
00:51:27à dire,
00:51:29effectivement,
00:51:29il faut,
00:51:30face à ce fléau
00:51:32qui touche,
00:51:32y compris les villages,
00:51:33je l'avais dénoncé
00:51:34comme président
00:51:35des maires de France
00:51:35et ce qui d'ailleurs
00:51:36a conduit
00:51:37à la loi narcotrafique
00:51:38après un congrès des maires
00:51:40et à la loi
00:51:41sur les polices municipales
00:51:42qui est le produit
00:51:43de l'association des maires
00:51:44de France
00:51:44qui est en train
00:51:45d'être examinée,
00:51:46qui va renforcer
00:51:46les pouvoirs
00:51:47des polices municipales.
00:51:48Donc,
00:51:49c'est un fléau général
00:51:50sur tout le pays
00:51:51et malheureusement
00:51:51pas que sur notre pays
00:51:52d'ailleurs.
00:51:53Il faut effectivement
00:51:54une politique équilibrée,
00:51:56ça pose des problèmes
00:51:56de santé mentale,
00:51:57il faut de la prévention,
00:51:58vous avez totalement raison,
00:52:01il faut reprendre
00:52:01tout le spectre
00:52:02d'intervention.
00:52:03Il faut lutter
00:52:04contre le blanchiment
00:52:05de l'argent,
00:52:05c'est évidemment
00:52:06une compétence exclusive
00:52:07de l'État
00:52:07et moi,
00:52:07je demande comme maire
00:52:08qu'on nous tienne au courant.
00:52:09Nous ne cessons
00:52:10parce que vous réinventez
00:52:11un peu l'eau chaude
00:52:12ou alors vous proposez
00:52:13des choses qui sont infaisables.
00:52:14Réinventez l'eau chaude
00:52:15toute la journée
00:52:16ou l'eau tiède,
00:52:17on va dire,
00:52:18toute la journée,
00:52:19les policiers municipaux,
00:52:20y compris les 88 îlottiers,
00:52:22il y en avait 24
00:52:22quand j'ai été élu maire,
00:52:2388 îlottiers,
00:52:24je déconstruis un peu
00:52:25des choses que j'entends
00:52:26qui sont du copier-coller
00:52:28des éléments
00:52:29de langage nationaux
00:52:30que nous servent
00:52:31les candidats
00:52:32du Rassemblement national
00:52:33quelle que soit la commune,
00:52:35donc donnent du renseignement
00:52:36mais on n'a pas le droit
00:52:37de faire d'actes d'enquête.
00:52:41Le Conseil constitutionnel
00:52:42a empêché la police municipale
00:52:45de verbaliser
00:52:46la consommation de stupéfiants
00:52:47comme nous,
00:52:48nous le souhaitions
00:52:49et y compris
00:52:49dans les quartiers huppés
00:52:50parce que vous avez
00:52:51vraiment raison,
00:52:52c'est là où il y a
00:52:53parfois le plus de consommation,
00:52:55c'est aussi dans le Carré d'Or,
00:52:56c'est aussi sur la Croisette,
00:52:57etc.
00:52:59Donc, là-dessus,
00:53:00ce travail, il se fait.
00:53:01Une brigade des stupéfiants,
00:53:04ça voudrait dire
00:53:04qu'il y a des actes d'enquête
00:53:06qui sont aujourd'hui
00:53:06du ressort exclusif de l'État.
00:53:08Donc, ça veut dire
00:53:08qu'on transfère une charge
00:53:09de l'État
00:53:09vers la Commune
00:53:10sur un droit
00:53:11que nous n'avons pas.
00:53:12Donc, ça n'a aucun sens.
00:53:13Aucun sens.
00:53:14C'est que de l'affichage électoral.
00:53:15Ce serait souhaitable ?
00:53:16En revanche,
00:53:18intervenir avec la police nationale,
00:53:20on le fait tous les jours,
00:53:21on l'a fait hier encore à Ranguin,
00:53:22on l'a fait la semaine dernière
00:53:23avec la gendarmerie,
00:53:24c'était une opération gendarmerie
00:53:25pour sécuriser les lieux,
00:53:27faire fonctionner
00:53:28le réseau de caméras
00:53:28de vidéosurveillance
00:53:29qui est le plus dense de France
00:53:32et qui est audité
00:53:33tous les jours
00:53:34et qui fonctionne bien.
00:53:37Et donc,
00:53:38ce travail-là,
00:53:39il se fait.
00:53:40Mais aujourd'hui,
00:53:41il faut qu'il y ait
00:53:41une politique pénale
00:53:42derrière de vraies répression.
00:53:44Parce que si vous retrouvez
00:53:45les mêmes dealers,
00:53:47notamment lorsqu'ils sont mineurs
00:53:48au point de deal,
00:53:49et c'est ce qui arrive tout le temps.
00:53:51Vous vous souvenez
00:53:52de ces trois jeunes gens
00:53:53qui avaient agressé,
00:53:54on disait Angèle
00:53:55pour ne pas dire le nom de famille,
00:53:56que je connais personnellement,
00:53:57à la BOCA.
00:53:58Comme je le pressentais,
00:54:00on les a chopés tout de suite
00:54:01grâce à la vidéo
00:54:01et à un policier municipal
00:54:03qui est formidable.
00:54:04Ils ont été interpellés
00:54:05et on les a retrouvés.
00:54:06On en a retrouvé en tout cas
00:54:07un sur quatre infractions
00:54:09dont des 8,
00:54:10deal, etc.
00:54:11Quand j'alerte
00:54:11sur le protoxyde d'azote,
00:54:13il est temps qu'il y ait
00:54:13une vraie loi de lutte
00:54:14contre le protoxyde d'azote.
00:54:16Donc, sur ce travail-là...
00:54:17Concrètement,
00:54:18la police municipale,
00:54:19aujourd'hui,
00:54:19elle ne peut pas agir là-dessus.
00:54:20Aujourd'hui,
00:54:21ce que l'on fait,
00:54:22c'est que tous les jours,
00:54:23on a arrêté 155 personnes
00:54:24en détention.
00:54:25Donc, c'est de la flagrance,
00:54:26ce n'est pas de l'enquête.
00:54:28Et on doit faire un rapport.
00:54:29C'est extrêmement bureaucratique.
00:54:31Alors, ça se passe bien
00:54:32avec le procureur de la République,
00:54:33avec les procureurs de la République,
00:54:35mais c'est extrêmement long.
00:54:36Et derrière,
00:54:36on ne sait pas ce qui ressort.
00:54:37On n'a pas de suivi.
00:54:38D'où la loi actuelle
00:54:40qui va nous permettre
00:54:40de verbaliser les consommateurs,
00:54:42de faire des points de verbalisation,
00:54:45de beaucoup plus intervenir
00:54:46sur les points de deal.
00:54:48Et tous les établissements,
00:54:49on parlait de République,
00:54:50moi, j'en vois quelques-uns,
00:54:52et dans d'autres secteurs aussi,
00:54:53de blanchiment.
00:54:54qui déclarent des gros chiffres d'affaires
00:54:57sans avoir d'activité.
00:54:59Moi, quand j'avais des commerces,
00:55:00on avait sans cesse
00:55:01des contrôles fiscaux,
00:55:02des contrôles l'URSSAF.
00:55:04Là, il faudrait que les services fiscaux
00:55:05et les services l'URSSAF
00:55:06travaillent avec nous, les maires.
00:55:08Mais c'est un vrai fléau.
00:55:10Le maire doit encore plus être au cœur,
00:55:10mais en insistant.
00:55:13Mais il faut faire très attention
00:55:14parce que si vous dites
00:55:16que vous prenez la compétence supérieure,
00:55:17que nous n'avons pas aujourd'hui,
00:55:18et ce n'est pas prévu dans les textes,
00:55:19ce serait un changement constitutionnel.
00:55:21Mais en plus, vous faites des vases communiquants.
00:55:23C'est-à-dire que l'État se désengage
00:55:25dans ce cas-là.
00:55:26Et donc, vous payez plus cher
00:55:27un service équivalent ou dégradé
00:55:29parce que vous n'avez pas
00:55:30l'autorité judiciaire.
00:55:31Alors, on a bien compris
00:55:32que cette question-là aussi
00:55:33dépendait beaucoup du national.
00:55:36Juste, en deux mots,
00:55:37une question très concrète
00:55:38à tous les trois là-dessus.
00:55:39la vidéoprotection,
00:55:41donc l'utilisation de caméras.
00:55:42Je vais juste vérifier
00:55:42sur les stups quand même.
00:55:44Deux choses.
00:55:45Rapidement.
00:55:45Rapidement.
00:55:46Aujourd'hui, les mineurs sont utilisés
00:55:48parce que le code pénal des mineurs
00:55:49n'est pas adapté.
00:55:50Alexandra Martin a fait
00:55:50une formidable proposition de loi
00:55:52qui finira par être adoptée,
00:55:53j'en suis sûr,
00:55:54pour responsabiliser.
00:55:54Mais il faut responsabiliser
00:55:56les parents et les familles.
00:55:58C'est-à-dire que si ce n'est pas
00:55:58le mineur qui est responsable,
00:56:00il faut...
00:56:00Alors, c'est dur d'être parent, etc.
00:56:01Mais il faut responsabiliser...
00:56:02C'est les allocations,
00:56:03c'est les travaux d'accueil général.
00:56:04Je demande comme maire
00:56:10on est quand même le seul pays
00:56:11qui subventionne la délinquance.
00:56:13Et il y a tellement de gens bien
00:56:16qui attendent un logement.
00:56:17Et on héberge des familles de délinquants.
00:56:20On les connaît tous.
00:56:21On les connaît.
00:56:21Donc là, il y a une différence.
00:56:23Je ne vais pas dire non ici,
00:56:24mais on les connaît fondamentalement.
00:56:26Il y a une différence qui émerge.
00:56:27Vous avez dit que c'est lamentable.
00:56:29C'est lamentable, tout à fait.
00:56:30Alors, pourquoi ?
00:56:31Je maintiens que c'est lamentable
00:56:32parce que vous excluez
00:56:34des logements sociaux,
00:56:36des familles complètes.
00:56:38Alors, est-ce que le gamin
00:56:40qui a 5-6 ans
00:56:42ou la petite fille
00:56:43qui a 5-6 ans
00:56:44parce qu'un frère aîné
00:56:47ou un parent,
00:56:49on va employer le mot,
00:56:50a fait une connerie,
00:56:51est-ce qu'on doit les foutre dehors
00:56:53et les mettre à la rue
00:56:54et se loger à la rue ?
00:56:55C'est ça ?
00:56:56Est-ce que c'est injuste, David Dissnard ?
00:56:58C'est ça la solution du problème ?
00:57:00Ce qui est injuste,
00:57:01c'est que des gens payent
00:57:02des impôts et des charges
00:57:03pour subventionner des familles
00:57:04de dealers et de délinquants.
00:57:05Ce qui est injuste,
00:57:06c'est que des gens bien
00:57:07n'est pas que c'est au logement
00:57:08parce qu'ils sont réservés
00:57:09à des personnes
00:57:11qui squattent
00:57:12et cette niaiserie,
00:57:14elle nous coûte très cher.
00:57:15C'est pour ça que j'ai obtenu
00:57:17le fait qu'il n'y ait plus
00:57:18d'allocations familiales
00:57:19vers...
00:57:19C'est pas ça qui va arriver
00:57:20le problème du deal, évidemment,
00:57:21parce qu'ils n'ont pas besoin
00:57:22de ces revenus,
00:57:22mais quand même,
00:57:24que par principe,
00:57:25on cesse de cotiser
00:57:26pour subventionner la délinquance.
00:57:28C'est pas vous qui avez changé
00:57:29le code de la sécurité sociale.
00:57:31Non, mais en revanche,
00:57:31j'ai demandé à ce qu'il soit appliqué.
00:57:32Et c'est le premier département
00:57:34qui le fait.
00:57:34Il y a des villes
00:57:35qui le font via les offices HLM
00:57:37avec des conventions
00:57:40avec le procureur.
00:57:41C'est pas la première connerie
00:57:42pour reprendre les termes
00:57:43de M. Hugues.
00:57:44Nous, c'est en fonction,
00:57:45c'est multi-réciviste.
00:57:47Mais voilà.
00:57:47Mais c'est aussi ce que nous prenons,
00:57:49l'exclusion des familles,
00:57:50puisque le but,
00:57:50c'est aussi de responsabiliser
00:57:51les parents qui sont...
00:57:52Est-ce que les parents
00:57:53ne sont pas dépassés ?
00:57:55Est-ce que, justement,
00:57:56de les exclure,
00:57:57ça n'aggrave pas le problème ?
00:57:58Les frères et les frères,
00:57:58par exemple,
00:57:59eux, n'ont rien demandé.
00:58:01On en fait quoi de ces gens, en fait ?
00:58:02En tout cas, je sais que moi,
00:58:03mes parents ne l'étaient pas
00:58:04lorsque je faisais des bêtises,
00:58:06on va dire.
00:58:07Et donc, voilà.
00:58:08Donc, si nos parents, je pense,
00:58:09ont tous été responsables,
00:58:10j'imagine qu'on peut aussi
00:58:11les responsabiliser.
00:58:11Il y a une partie des parents
00:58:12qui sont dépassés.
00:58:14Il y a une partie des parents
00:58:15qui sont complices du trafic
00:58:16et qui en vivent.
00:58:17Quand votre gamin vous ramène
00:58:18de quoi payer la vie quotidienne,
00:58:20c'est pas acceptable.
00:58:21Et ça, c'est des réalités
00:58:22qu'on voit tous les jours
00:58:23quand on est sur le terrain
00:58:24et pas sur Mars.
00:58:25On a compris les différences entre vous.
00:58:26Je vous rassure,
00:58:27je suis moi aussi sur le terrain
00:58:28dans les autres mandats
00:58:29que j'exerce
00:58:30et je vois beaucoup de choses aussi.
00:58:32Donc, vous n'êtes pas le seul.
00:58:33C'est pour ça que j'ai fait
00:58:35la réflexion sur le code
00:58:36de la sécurité sociale.
00:58:38Il ne faut quand même pas exagérer,
00:58:39M. Zistard.
00:58:40Allez, il nous reste
00:58:41deux questions importantes
00:58:43à aborder avant la dernière
00:58:46qui est tout aussi importante
00:58:47mais qui est plus protocolaire.
00:58:50La question des infrastructures
00:58:52et donc du dynamisme
00:58:54que cela insuffle à la ville de Cannes.
00:58:58David, on va commencer avec vous.
00:59:01Quels grands projets,
00:59:03ça peut être au pluriel,
00:59:05sont essentiels sur les six ans à venir
00:59:08pour structurer votre vision de Cannes ?
00:59:11Il y a des travaux en cours.
00:59:13On vous l'a reproché tout à l'heure
00:59:14notamment sur la croisette.
00:59:16Quels sont ces projets importants pour vous ?
00:59:20Je n'ai pas compris.
00:59:20Quels travaux ?
00:59:21Non, la requalification qui a eu lieu.
00:59:24Je n'ai pas parlé de la cour.
00:59:26J'ai cru, pardon.
00:59:27C'est moi qui fais une erreur.
00:59:28J'admets.
00:59:31Oui, c'était ça.
00:59:32Je ne vais pas être exhaustif
00:59:33mais quand vous prenez
00:59:35les domaines de l'action publique,
00:59:36donc les écoles, évidemment,
00:59:38priorité,
00:59:39faire un nouveau campus universitaire,
00:59:41je le répète,
00:59:41c'est vraiment fondamental.
00:59:43Sur les équipements sportifs,
00:59:44on programme de refaire
00:59:46la piste de l'athlétisme,
00:59:47par exemple.
00:59:48Encore des travaux sur les muriers,
00:59:50un nouveau gymnase dont on a besoin.
00:59:52Je voudrais faire un city-stade à l'Est.
00:59:53Je sais à peu près où je vais le faire.
00:59:55On va ajouter 7 jardins publics supplémentaires.
00:59:58On en a déjà ajouté 11,
00:59:59des jardins publics supplémentaires
01:00:01pour aérer, oxygéner la ville.
01:00:03On parlait tout à l'heure d'attractivité,
01:00:04mais la qualité de la vie,
01:00:05c'est l'élément le plus fort pour l'attractivité.
01:00:08On prévoit 600 logements étudiants de plus,
01:00:11dont j'ai la liste ici.
01:00:14Des équipements qui,
01:00:16sur le plan culturel,
01:00:18on doit absolument faire passer
01:00:20nos deux principaux musées.
01:00:21On a refait la Malmaison,
01:00:22il fallait le faire.
01:00:23On a créé la résidence d'artistes au Suquet.
01:00:25Nous sommes en train de créer un musée
01:00:26des tubis, des arts provençaux,
01:00:28aussi dans le Suquet.
01:00:29Il y aura un musée d'art contemporain africain
01:00:32dans le Suquet.
01:00:33Mais là, c'est en cours, si vous voulez.
01:00:36Mais il faut absolument
01:00:37qu'on passe au XXIe siècle.
01:00:39Nos deux grands musées,
01:00:40que sont le musée sur Sainte-Marguerite
01:00:42du Masque de Fer,
01:00:43et le musée des explorations du monde,
01:00:46le musée de la Castre.
01:00:47Quelques exemples,
01:00:48à la fois sur le sport,
01:00:49sur l'éducation, la culture,
01:00:51et puis, bien sûr,
01:00:52les rénovations urbaines.
01:00:55On a Alexandre Troyes,
01:00:57qui a été rénové.
01:00:58À chaque fois, on fait caméra,
01:01:00lutte contre les inondations.
01:01:03Les pistes cyclables,
01:01:05du stationnement,
01:01:06et végétalisation, très important.
01:01:08On va faire pareil pour Maréchal-Jouin.
01:01:10Et puis, une fois qu'on aura terminé
01:01:11la place Roubo,
01:01:13avec ce grand parking
01:01:14que d'aucun disait impossible à faire,
01:01:15parce que c'était de 374 places,
01:01:17où il y aura deux heures gratuites chaque jour,
01:01:19trois heures gratuites chaque samedi,
01:01:20chaque dimanche,
01:01:20pour soutenir les commerces de proximité.
01:01:23Eh bien, relancer Boca Cabana,
01:01:24c'était un jeu de mots,
01:01:25c'était peut-être le meilleur,
01:01:26mais on l'a gardé dans notre vocable.
01:01:28Donc, on a trois phases de Boca Cabana
01:01:30qui sont prévues au cours du prochain mandat.
01:01:32Voilà quelques exemples,
01:01:33parmi d'autres,
01:01:34l'infrastructure.
01:01:35Et puis, bien sûr,
01:01:35continuer d'entretenir
01:01:36le palais des festivals et des congrès.
01:01:3888 000 m2 de plancher
01:01:40qui doit être embelli,
01:01:42modernisé,
01:01:43pour répondre aux attentes des clients.
01:01:44La végétalisation, du coup,
01:01:46puisque vous l'avez évoqué,
01:01:47notamment avec la création de parcs,
01:01:48mais aussi sur les...
01:01:49Vous l'intégrez au quartier
01:01:51quand vous refaites des secteurs,
01:01:52c'est ça ?
01:01:52Oui.
01:01:53Il manque encore...
01:01:54Oui, on a débétonisé,
01:01:56entre guillemets,
01:01:57250 000 m2,
01:01:58à la fois pour lutter
01:01:59contre les inondations,
01:02:00parfois en détruisant des immeubles,
01:02:01et pour faire des espaces verts.
01:02:03Je pense au square mal armé,
01:02:04par exemple,
01:02:04où il y avait un immeuble.
01:02:05Je pense à un passe-nouvelle,
01:02:07où on a détruit des immeubles
01:02:08pour faire un bassin de rétention
01:02:09et il y a un espace vert.
01:02:10Parfois, ce sont des jardins sur dalles,
01:02:12ce que l'on fait sur le toit
01:02:14du marché Fortville.
01:02:16On refera le marché Gambetta,
01:02:17qui a besoin d'être vraiment repris en main.
01:02:20On va faire un jardin sur le Lobeuf,
01:02:22là où il y avait une grande dalle de goudron.
01:02:24Donc, on a relocalisé l'air de carénage
01:02:26dans la surface équivalente
01:02:27à ce qu'elle était avant,
01:02:28parce que j'ai là aussi lu des inepties.
01:02:30Et on va faire un très grand jardin.
01:02:32Et à Roubeau,
01:02:33ce sera une des prochaines opérations,
01:02:344000 m2 de jardin
01:02:36à la place d'Enrobés.
01:02:39Michel-Luc, là-dessus,
01:02:40sur les infrastructures,
01:02:41la philosophie de votre mandat,
01:02:43si vous êtes élu.
01:02:44On a parlé végétalisation.
01:02:47Vous irez aussi dans ce sens-là ?
01:02:50Nous sommes obligés d'aller dans ce sens-là,
01:02:52puisque de toute façon,
01:02:53c'est une obligation légale.
01:02:55Donc, il y a beaucoup d'actions
01:02:56qui sont menées aujourd'hui.
01:02:59Il y a un dynamisme
01:03:00qui relève d'actions légales,
01:03:03parce que vous êtes obligés
01:03:04en matière de prévention des risques,
01:03:06en matière de végétalisation.
01:03:08Il y a un tas de choses
01:03:09que vous êtes obligés de faire.
01:03:11Heureusement qu'il y a
01:03:11un ministère de l'Environnement
01:03:12et heureusement aussi
01:03:14qu'il y a des normes,
01:03:15parce que ça nous permet d'avancer.
01:03:18Ça n'est pas de la bureaucratie,
01:03:20c'est du concret
01:03:21pour le bien-être de tout le monde.
01:03:24Donc là, pour le coup,
01:03:27continuons à appliquer enfin
01:03:29les dispositions légales.
01:03:32Il faut plus d'arbres,
01:03:34donc du coup,
01:03:34plus de végétalisation,
01:03:36notamment sur Cannes,
01:03:39dans les rues de Cannes ?
01:03:41Les projets de végétalisation,
01:03:44je pense qu'ils sont toujours
01:03:45bien accueillis.
01:03:46Donc, bien sûr,
01:03:47il faut continuer.
01:03:48Il faut s'enhardir
01:03:50sur ces questions-là.
01:03:52Cannes se réveille.
01:03:53Allons-y.
01:03:55Monsieur Musiau,
01:03:56sur cette question
01:03:57des infrastructures,
01:03:58alors on était sur la végétalisation.
01:03:59Si vous avez une autre vision,
01:04:01vous pouvez l'exposer aussi.
01:04:02Non, mais après,
01:04:02sur la végétalisation de nos jours,
01:04:04de toute façon, oui,
01:04:04c'est aussi ce que nous nous prenons,
01:04:07notamment pour lutter
01:04:08contre les îlots de chaleur,
01:04:09étant donné que Cannes est un joyau,
01:04:11mais malheureusement,
01:04:12elle fait face, elle aussi,
01:04:13aux augmentations de chaleur,
01:04:14aux îlots de chaleur.
01:04:15Donc oui, la végétalisation,
01:04:16c'est une étape
01:04:17qu'on ne peut pas éviter.
01:04:18D'un côté, c'est aussi joli,
01:04:20donc ce n'est pas un mal.
01:04:22Voilà.
01:04:23Et après, il y a aussi
01:04:24la rénovation des quartiers,
01:04:25la réfection des voies.
01:04:26Donc on pense notamment
01:04:27à certaines rues
01:04:29de la Croix-des-Gares.
01:04:30On pense aussi
01:04:31à certaines zones de la Boca.
01:04:33Donc en effet,
01:04:33au niveau des infrastructures,
01:04:34nous, nous sommes davantage
01:04:35dans la rénovation,
01:04:37la réfection.
01:04:38Et pour l'instant,
01:04:39ce serait aussi voir la fin
01:04:40des grands travaux
01:04:41qui ont été lancés
01:04:42par l'équipe présidente.
01:04:43Alors lesquels,
01:04:43justement préciser,
01:04:44parce que j'ai été imprécis tout à l'heure.
01:04:46Je pense aux halles de la Boca.
01:04:48Enfin, on va voir,
01:04:49voilà, la fin de ce travail.
01:04:50Les nouvelles halles
01:04:51du marché de la Boca,
01:04:52le marché Fortville,
01:04:53toutes ces réfections,
01:04:54le port aussi.
01:04:55Voilà, le but,
01:04:56c'est aussi de voir,
01:04:57avant de lancer aussi
01:04:58des nouveaux travaux,
01:04:59on aimerait pouvoir voir
01:05:00un peu l'aboutissement
01:05:01des actuels,
01:05:03souffler un peu,
01:05:04faire un état des lieux,
01:05:06continuer, comment, voilà,
01:05:07continuer les rénovations,
01:05:09bien évidemment ailleurs
01:05:09pour continuer d'embellir
01:05:11et ne pas relancer
01:05:12de projets de taille
01:05:14aussi importante
01:05:15dans les 2-3 ans à venir.
01:05:17Juste à un mot,
01:05:18ces projets,
01:05:19ils étaient dans un projet de mandat.
01:05:20Donc ça s'appelle
01:05:21respecter ces engagements
01:05:22et je suis fier qu'on le fasse
01:05:24et ça embellit canne
01:05:25et puis ça crée
01:05:26de l'activité aussi.
01:05:27Ça apporte des services,
01:05:28on ajoute du stationnement,
01:05:29on fait vraiment,
01:05:30voilà,
01:05:31on a créé le BHNS,
01:05:33presque 40% de passagers
01:05:34en plus dans le BHNS,
01:05:35beaucoup plus de places
01:05:36de stationnement qu'avant,
01:05:37beaucoup moins chères.
01:05:38Je voudrais dire simplement
01:05:39qu'on a fait aussi des travaux,
01:05:40c'était un vrai débat,
01:05:42que personne ne voulait faire.
01:05:43Je pense à tout
01:05:43ce qui a été sous terre.
01:05:45C'est-à-dire qu'on a fait
01:05:46le plus dur
01:05:47et le plus pénible,
01:05:48notamment en voiture,
01:05:49je vais dire en bagnole,
01:05:49en voiture si vous voulez,
01:05:50c'est-à-dire tous les travaux,
01:05:51notamment sur les réseaux
01:05:53pour recalibrer le pluvial
01:05:54et les travaux d'assainissement.
01:05:56On avait des réseaux
01:05:57qui parfois avaient
01:05:58120, 130 ans.
01:06:00Tout le réseau d'assainissement
01:06:01qui fallait tout refaire,
01:06:03qui récupère toutes les eaux
01:06:04du Canet,
01:06:05de Cannes,
01:06:05une partie de Valoris,
01:06:06une partie de Mougin.
01:06:07C'était prioritaire
01:06:08pour la prévention des risques ?
01:06:10Oui.
01:06:10Pour éviter la montée des eaux ?
01:06:11L'assainissement,
01:06:11ce n'est pas vraiment...
01:06:12Mais ça se mélange...
01:06:13Pour la pollution,
01:06:13c'est-à-dire qu'on avait
01:06:14des réseaux d'assainissement obsolètes
01:06:15et dès qu'il y avait
01:06:16des gros engenages,
01:06:17etc.,
01:06:18il y avait une porosité
01:06:18avec le pluvial.
01:06:20Donc, ça catalysait
01:06:22les inondations,
01:06:23ça les augmentait,
01:06:24si vous voulez,
01:06:24et en plus,
01:06:24ça polluait.
01:06:25Et donc,
01:06:26on a fait tout ce travail
01:06:27souterrain,
01:06:28très ingrat,
01:06:29très impopulaire,
01:06:30parce que,
01:06:31de même qu'on fait
01:06:31sur la géothermie actuellement
01:06:33ou on le fait
01:06:34sur la biomasse
01:06:36dans le secteur de la Boca,
01:06:38où on fournit
01:06:38une énergie moins chère,
01:06:4040% moins chère
01:06:41et décarbonée,
01:06:42on a fait tous les travaux
01:06:45de...
01:06:45Ce n'est pas complètement terminé,
01:06:46mais de réseaux souterrains.
01:06:48Et c'est ce qui va aussi
01:06:49faciliter les choses.
01:06:51Il fallait,
01:06:51alors, je pense,
01:06:52avoir le courage,
01:06:52ce serait prétentieux,
01:06:53mais il fallait le faire.
01:06:54Vous avez répondu.
01:06:56Une avant-dernière question.
01:06:57On va essayer
01:06:57de végétaliser
01:06:58la goie rapide aussi,
01:06:59un projet très, très important.
01:07:00C'est noté.
01:07:01Un dernier tour de table
01:07:02sur la prévention des risques
01:07:04et l'environnement,
01:07:05justement.
01:07:06Cannes a été la cible
01:07:08d'inondation
01:07:09et de montée des eaux.
01:07:10Il y a en même temps
01:07:11un patrimoine en mer
01:07:13et une baie à préserver.
01:07:16Quelles sont vos priorités
01:07:18en la matière
01:07:19et quelles sont
01:07:20les actions concrètes
01:07:22que vous comptez mener
01:07:23sur les 6 ans à venir ?
01:07:25Il y en a beaucoup
01:07:26qui ont été faites.
01:07:28Est-ce qu'il faut aller plus loin
01:07:29et comment vous le faites ?
01:07:30On commence avec vous,
01:07:31Michel Hugues.
01:07:32Moi, je poursuis
01:07:33dans mon argumentation précédente.
01:07:35Il faut appliquer
01:07:36les textes à la lettre.
01:07:38La loi climat et résilience,
01:07:40la loi sur l'eau,
01:07:43la déséperméalisation des sols.
01:07:45Donc, il y a vraiment
01:07:46un gros travail à faire
01:07:47de ce côté-là.
01:07:48Donc, il faut y aller.
01:07:49Ça fait aussi
01:07:51de l'activité.
01:07:52Vous parliez de la mer.
01:07:55Je peux vous résumer le propos.
01:07:58La terre n'est pas là
01:07:59pour pourrir la mer,
01:08:00mais pour la nourrir.
01:08:01Donc, il faut s'engager
01:08:02à ce que nos rejets en mer
01:08:04soient parfaitement maîtrisés.
01:08:08Nous, on a le projet
01:08:09d'engager, en tout cas,
01:08:12des démarches
01:08:12pour créer un parc national
01:08:15des îles de l'Erinse.
01:08:17Donc, ça, c'est quelque chose
01:08:18de concret.
01:08:20C'est une proposition.
01:08:21Donc, vous montrez un dossier
01:08:23pour porter cette candidature.
01:08:25Tout à fait.
01:08:26Donc, là-dessus,
01:08:27ça nous paraît important.
01:08:28Et c'est vrai qu'en même temps,
01:08:30ça pourrait entraîner
01:08:32la régulation
01:08:32de toute la fréquentation autour.
01:08:35Je parle de la fréquentation maritime.
01:08:38David Lysnard,
01:08:39bonne idée, ce parc national.
01:08:41Alors, le parc national,
01:08:42il est extrêmement contraignant
01:08:44et il mettrait à mal
01:08:45notre pêche artisanale locale.
01:08:46En revanche, ce que l'on fait,
01:08:47c'est qu'on a lancé un projet
01:08:49qui vise à créer
01:08:50une zone protégée
01:08:51aux îles de l'Erinse.
01:08:53Donc, le projet est engagé.
01:08:54On a eu une réunion
01:08:55avec le préfet maritime
01:08:56il y a un mois
01:08:57avec l'accord
01:08:58de la prud'homie de pêche.
01:08:59Donc, tout un secteur
01:09:00totalement protégé
01:09:02de mouillage,
01:09:03de pêche, etc.
01:09:04Donc, ça, c'est un projet
01:09:06très ambitieux.
01:09:07De même qu'on a créé
01:09:08les premières zones
01:09:08d'interdiction de mouillage
01:09:09entre les deux îles
01:09:10et qu'on les a multipliées
01:09:11par huit depuis cinq ans.
01:09:13Je ne vais pas être exhaustif ici
01:09:14parce que ça a été peut-être...
01:09:17Donc, de continuer
01:09:18à augmenter ces zones
01:09:19d'interdiction de mouillage
01:09:20mais en gardant
01:09:21des espaces de liberté
01:09:22parce que la mer
01:09:23doit être la liberté.
01:09:25On a tout ce travail
01:09:26sur l'eau
01:09:27qui est pilote
01:09:28à l'échelle nationale.
01:09:30On a économisé
01:09:3184 millions de mètres cubes d'eau
01:09:33depuis qu'on a engagé
01:09:34pour réduire
01:09:35l'indice linéaire de perte
01:09:36et d'augmenter le rendement
01:09:37sur le réseau d'eau.
01:09:38On atteint 85%.
01:09:39Donc, c'est extrêmement performant.
01:09:42De même, la réutilisation
01:09:43des eaux usées traitées,
01:09:44on voudra aller beaucoup plus vite
01:09:45que l'État cesse
01:09:46de créer des entraves
01:09:47absurdes, débiles, stupides.
01:09:50On va avoir
01:09:51la première station
01:09:52d'hydrogène vert
01:09:53de Provence-Alpes-Côte d'Azur
01:09:54dans quelques semaines
01:09:56qui vont alimenter
01:09:57les premiers bus
01:09:58à l'hydrogène vert
01:09:59et on va utiliser
01:10:00les eaux usées traitées
01:10:01pour créer de l'hydrogène.
01:10:02Ce sera une première européenne.
01:10:04On a été les premiers
01:10:05à installer ces filets
01:10:06aux vallons.
01:10:07Il faut continuer.
01:10:08C'est un travail
01:10:08beaucoup plus délicat
01:10:09qu'on ne le pense.
01:10:11L'installation de nurseries
01:10:12à poissons supplémentaires.
01:10:13Et puis, bien sûr,
01:10:14le travail contre les inondations
01:10:15qui doit être couplé.
01:10:16Il faut terminer
01:10:17la phase de la frayère avale
01:10:19et l'ambition aussi
01:10:21sera de faire une rénovation
01:10:22du bas de République
01:10:23de commandant Maria
01:10:24et de créer un bassin
01:10:26de rétention d'eau
01:10:27sous la place du gaz
01:10:29qui, historiquement,
01:10:30a toujours été inondée
01:10:30parce qu'elle est le réceptacle
01:10:32des eaux
01:10:32de tout le collinaire autour.
01:10:34Et reste à traiter
01:10:35le problème
01:10:36de l'exitoire.
01:10:38Je ne vais pas être exhaustif ici,
01:10:39mais je vous invite
01:10:41à regarder les documents
01:10:42que nous avons fait
01:10:42avec l'équipe.
01:10:43C'est certainement
01:10:44une des parties
01:10:44les plus importantes,
01:10:45c'est d'avoir
01:10:45une vraie ambition
01:10:46environnementale,
01:10:47écologique, concrète,
01:10:49pas dans la moralisation
01:10:50et qui, à la fois
01:10:52sur la qualité de l'air,
01:10:52la qualité de l'eau,
01:10:53la végétalisation,
01:10:55on a ajouté 65 hectares
01:10:56totalement protégés
01:10:57d'espaces naturels.
01:11:00Et ce sont des choses
01:11:01qui sont en route.
01:11:03Non, c'est faux.
01:11:04C'est archi faux.
01:11:05C'est totalement faux.
01:11:06C'est vous qui le dites.
01:11:07Non, mais ce n'est pas moi
01:11:07qui le dites.
01:11:07Mais c'est vous qui le dites.
01:11:09Je vais vous dire,
01:11:09ce que la loi climat résilient,
01:11:11ces contraintes que vous évoquez,
01:11:12permettait d'augmenter
01:11:13l'artificialisation des sols
01:11:15sur les 10 ans à venir,
01:11:16pardonnez-moi,
01:11:16mais des sujets
01:11:17que je connais un petit peu,
01:11:18de 50%.
01:11:19Or, là, on réduit
01:11:20l'artificialisation des sols.
01:11:21Donc, ce n'est absolument
01:11:22pas une contrainte.
01:11:23C'est un choix politique,
01:11:25clair et assumé.
01:11:26C'est une vision de la ville
01:11:26que nous déploie.
01:11:27Un dernier mot.
01:11:28Non, non.
01:11:28Moi, je suis désolé.
01:11:31C'est de l'investissement contraint.
01:11:33C'est de l'investissement contraint
01:11:35parce qu'on ne respectait pas
01:11:36la règle et qu'aujourd'hui,
01:11:37pour avancer,
01:11:38on est obligé de la respecter.
01:11:39Que vous ayez des ambitions
01:11:40ou des prétentions,
01:11:41c'est une chose.
01:11:42Mais je vous en prie,
01:11:43je vous en conjure par respect,
01:11:44même pour les agents,
01:11:45je ne parle même pas pour moi.
01:11:46C'est faux.
01:11:47C'est factuellement.
01:11:47On ne va pas vous mettre d'accord.
01:11:49Non, mais ce n'est pas une question
01:11:50de d'accord ou pas.
01:11:50C'est une question factuelle.
01:11:53Factuelle, mais on se chargera
01:11:55évidemment d'aller vérifier tout ça
01:11:56derrière Camusio.
01:11:58Très bref pour conclure,
01:11:59mais de toute façon,
01:12:00que nous soyons contraints ou pas,
01:12:02l'idée, c'est que nous,
01:12:03nous allons continuer
01:12:03cette sanctuarisation
01:12:04à la fois des espaces verts
01:12:06et aussi de la mer,
01:12:07de l'ensemble de la baie de l'air Reims
01:12:08et aussi, évidemment,
01:12:10de continuer la lutte
01:12:11contre la gestion des risques.
01:12:12Alors, il y a les inondations.
01:12:14Nous, dans une moindre mesure,
01:12:15peut-être qu'un jour,
01:12:16il y aura aussi les séismes.
01:12:17Donc, c'est aussi toujours continuer
01:12:19la prévention, déjà matérielle,
01:12:22opérationnelle,
01:12:22avec les différents services
01:12:24de l'État qui agissent,
01:12:26mais aussi la prévention,
01:12:27les bonnes pratiques, etc.,
01:12:28donc dans les écoles,
01:12:29dans les mieux professionnels.
01:12:30Donc, c'est vraiment continuer
01:12:31ce qui a été mis en place
01:12:32et après,
01:12:33que nous y soyons contraints ou pas,
01:12:35on le doit à Cannes,
01:12:36on le doit à la baie,
01:12:37on le doit à la mer
01:12:38qui nous a vu naître
01:12:40et voilà.
01:12:40C'est tout ce que j'ai à dire.
01:12:42Merci.
01:12:43Une dernière question
01:12:44pour clôturer ce débat
01:12:46qu'on a posé à tous les candidats
01:12:48dans les différentes villes
01:12:50que nous avons traversées
01:12:51dans le Var et les Alpes-Maritimes
01:12:53pour ces débats des municipales.
01:12:54Si vous êtes élu
01:12:55le 22 mars prochain,
01:12:58quelle sera votre toute première mesure,
01:13:01y compris qu'on est là
01:13:02dans le symbole,
01:13:03mais c'est une question
01:13:04qui dit beaucoup aussi
01:13:06du maire que vous voulez être.
01:13:08On commence avec vous, Lucas Musio
01:13:10et puis on terminera
01:13:11avec M. Hugues
01:13:12en passant évidemment
01:13:12par David Lissnard.
01:13:14Dans toute première mesure,
01:13:15c'est donc l'audit
01:13:16dont je vous parlais,
01:13:17indépendant et externe.
01:13:20C'était bref.
01:13:21Merci.
01:13:22David Lissnard.
01:13:27Je ne me suis jamais contenté
01:13:29d'une mesure,
01:13:29je suis désolé.
01:13:31Il n'en faut aucune.
01:13:32Essayez.
01:13:34Il n'y a pas de symbole
01:13:35parce que c'est une action
01:13:36municipale,
01:13:37mais par exemple,
01:13:39on va doubler
01:13:40le nombre de boutons,
01:13:42enfin de bornes d'alerte
01:13:44sur le domaine public
01:13:45qui permettent
01:13:46de lever le doute
01:13:47et toujours sécuriser les gens.
01:13:48Et puis je voudrais aussi,
01:13:49je pense à doubler,
01:13:50doubler la capacité d'accueil
01:13:53des femmes battues.
01:13:54On a été une ville pilote
01:13:55avec Bernard Brochon à l'époque.
01:13:57On a développé ça
01:13:58et ça me paraît...
01:14:01Et puis on mettra
01:14:02les trois heures gratuites
01:14:03au parking Saint-Nicolas.
01:14:04Non, non, non,
01:14:04ça fait beaucoup,
01:14:05ça fait plusieurs mesures.
01:14:06Vous avez droit
01:14:07à une deuxième après,
01:14:08si vous voulez.
01:14:10A vous, M. Hugues,
01:14:11pour...
01:14:11Je vais m'attaquer tout de suite
01:14:14à la problématique du logement.
01:14:17C'est quelque chose
01:14:18qui nous semble capital
01:14:19pour les canoises et les canoas.
01:14:21En tout cas,
01:14:22il y a une très forte demande
01:14:23là-dessus.
01:14:23Et donc,
01:14:24il nous semble important d'agir.
01:14:26Avec un audit aussi,
01:14:27enfin avec une mesure concrète
01:14:28sur le logement,
01:14:29qu'est-ce que vous feriez ?
01:14:30La mesure concrète,
01:14:32déjà,
01:14:33c'est de s'attaquer
01:14:33qu'elle a remis sur le marché
01:14:35immédiate
01:14:35des logements vacants.
01:14:38Merci.
01:14:39Vous avez une deuxième priorité
01:14:41puisque tout le monde
01:14:42a un peu débordé,
01:14:43donc du coup,
01:14:44c'est le jeu du débat.
01:14:46Travailler de concert
01:14:47avec les restaurateurs
01:14:48et les bars
01:14:49pour eux permettre
01:14:50la clôture des terrasses
01:14:51pour l'exploitation
01:14:52à l'année.
01:14:57un thème.
01:14:59Je veux juste dire
01:15:02que...
01:15:03Une terrasse,
01:15:04c'est ouvert,
01:15:05une clôture
01:15:06s'appelle une salle.
01:15:07Donc,
01:15:07on veut faire des salles
01:15:08supplémentaires
01:15:09sur le même public,
01:15:09mais une terrasse,
01:15:10c'est ouvert.
01:15:10Donc là-dessus,
01:15:11vous partagez
01:15:12quelle opinion
01:15:14histoire qu'on soit...
01:15:15Sur la réglementation.
01:15:16Sur la réglementation.
01:15:16Alors,
01:15:17c'est vrai que ça ferait
01:15:18l'objet d'une discussion
01:15:19un petit peu plus importante,
01:15:21mais on a compris
01:15:21qu'il y a deux visions
01:15:22qui s'opposent.
01:15:23Quelle est la vôtre ?
01:15:23Sur la réglementation,
01:15:25je pense que moi
01:15:26qui travaillais
01:15:26dans une entité
01:15:29de contrôle et d'audit,
01:15:30justement,
01:15:32je disais aux gens
01:15:33que quand les règles existaient,
01:15:35si on les ne respectait pas,
01:15:37si on les transgressait,
01:15:39mais de manière intelligente
01:15:40pour faire avancer les choses,
01:15:43à ce moment-là,
01:15:44on pouvait s'en servir
01:15:45de support.
01:15:46Et j'ai la même approche
01:15:47pour ces questions-là.
01:15:48Parfait, c'est très clair.
01:15:49Merci.
01:15:50Merci beaucoup.
01:15:51Merci à tous les trois
01:15:52d'avoir accepté
01:15:53de débattre
01:15:54en direct
01:15:55sur nismatin.com.
01:15:56Merci de nous avoir suivis.
01:15:57Merci à l'Hôtel Martinez
01:15:58de nous avoir accueillis.
01:16:00Merci également
01:16:00à toute l'équipe
01:16:01technique et logistique
01:16:03de Nice Matin
01:16:04qu'on peut applaudir également.
01:16:06Et le compte-rendu
01:16:07est à retrouver demain,
01:16:08évidemment,
01:16:09dans notre édition de Cannes.
01:16:10Merci, Audrey Minelli.
01:16:12Bonne soirée.
01:16:13Merci.
01:16:16Sous-titrage Société Radio-Canada
01:16:20Sous-titrage Société Radio-Canada
01:16:23Sous-titrage Société Radio-Canada
01:16:24...
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