00:00Il peut y avoir des risques, évidemment, avec ce régime.
00:03Ces risques sont de trois sortes, essentiellement.
00:07Le premier, ce sont des cellules dormantes.
00:10Moins d'une vingtaine sont suivies par nos services.
00:12Donc, c'est finalement assez peu.
00:15Moins d'une vingtaine sur combien ?
00:16Moins d'une vingtaine, je veux dire, de cellules dormantes vis-à-vis du régime iranien.
00:21Deuxième élément, lorsque j'étais ministre de l'Intérieur,
00:25j'ai bien vu, nos services m'avaient informé que le mode d'action du régime iranien chez nous, en
00:33France,
00:33notamment pour assassiner, pour tenter les assassinats, notamment de leurs opposants,
00:40ce n'était pas de recourir à des proxys, ou plutôt ces proxys,
00:42c'était de payer, notamment, des individus du grand banditisme.
00:48Narcotrafiquants, criminalité organisée.
00:50C'est leur mode d'action principal.
00:52Et enfin, on voit bien qu'aujourd'hui, la plupart des attentats qui ont été perpétrés en France
00:59sont le fait de très jeunes, qui se radicalisent sur Internet.
01:02Donc, il peut y avoir aussi une forme de dissémination idéologique,
01:06une forme de stimuli qui provoque, justement, ce genre d'attentats.
01:12Ça me paraît être les trois modalités,
01:15et je pense que mon successeur a eu raison de rehausser, justement,
01:20l'attitude défensive de la France, y compris avec l'opération Sentinelle.
01:25Absolument.
01:26Et la protection des lieux de culte juifs, puisqu'on est en pleine tête religieuse juive,
01:30et que cette communauté est particulièrement visée.
01:32On n'oublie pas non plus que la France a été la cible des attentats,
01:35menée notamment par le Hezbollah, dans les années 85-86,
01:39et les parachutistes français du Drakkar.
01:421983.
01:431983.
01:44Diennes de morts.
01:45Ensuite, 85-86.
01:47Et en 2018, un attentat perpétré, notamment,
01:50enfin, en tout cas, une tentative qui avait été attribuée,
01:53que nos services avaient attribué à l'Iran.
01:55Donc, soyons pas naïfs, là encore.
01:57Et le droit international a bon dos pour un certain nombre d'individus
02:01qui veulent, en fait, justifier la passivité, le statu quo,
02:05ne rien faire, comme d'habitude, ne rien faire.
02:07Regardez les trains passés.
02:08Bruno, on crève.
02:09Voilà.
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