00:00– Certes, le discours était hilarant, mais en fait, ce qu'on voit,
00:04c'est le travail du jeu avec le corps, le texte,
00:08et surtout cette mécanique de précision, de très très haute précision.
00:12– Parce que la seconde près, ça ne marche pas de la même manière.
00:15– À demi-seconde près, au centième de seconde près.
00:17Il y a évidemment votre expérience du théâtre,
00:19mais est-ce que c'est le même stress quand on est sur la scène de la Comédie française
00:22ou devant un public aussi particulier que celui de César ?
00:27– Il y a le stress déjà d'avoir pas beaucoup répété, quoi.
00:30La veille, c'était un peu… on était en train de chercher à quel moment on fait de craquer,
00:34est-ce que Benjamin vient tirer…
00:36– Le matin même, je veux dire. – La durée du son, du craquage,
00:38il faut un petit craquage, puis après il faut que ça fasse…
00:40– Un deuxième craquage, oui.
00:41– Oui, oui.
00:42– Et oui, on a un temps assez court, parce que tout le monde vient répéter son moment,
00:46ce qui est normal.
00:49Mais en fait, c'est vraiment un travail d'équipe, c'est hallucinant,
00:51parce qu'on est obligé d'aller très vite.
00:53Et il y avait des co-auteurs qui étaient là, Mohamed…
00:57– L'IA, la costumière.
00:59– L'IA, la costumière qui a trouvé la traîne.
01:00– Qui a trouvé la traîne.
01:01– Qui a fait la traîne.
01:01– Deux jours avant de…
01:02La traîne, elle appartient pas à la robe noire.
01:04– Non, non, non.
01:04– La traîne qui va parfaitement avec la robe,
01:06qui est une robe conçue par Christian Lacroix.
01:08– C'est vrai que c'est une espèce de sprint incroyable.
01:11Moi, je jouais au théâtre en plus ce jour-là.
01:14Jusqu'à 21h.
01:16– Allez, Gina Rolande, rien que ça.
01:18– Vous jouez Gina Rolande.
01:19– L'avantage de jouer une actrice, c'est que ça marche avec tout ça.
01:22Et donc, après, j'ai traversé Paris, je suis arrivée,
01:25Pauline était au maquillage et c'était complètement fou.
01:28Je me souviendrai toujours de nous trois en coulisses
01:31parce que c'était Benjamin qui nous présentait
01:32et on était tous les trois du même côté
01:34et qui nous a dit, allez les filles et tout.
01:36Et on s'est regardés et Pauline m'a dit, ben merde.
01:39– Rires.
01:41– Il y a quelque chose de saut dans le vide quand même.
01:43– Oui.
01:44– La séquence est devenue plus que virale sur les réseaux.
01:48Je pense qu'on y a contribué, on l'a regardé une bonne dizaine de fois.
01:51Est-ce que vous vous attendiez à un tel raz-de-marée ?
01:54– Non, moi, en fait, quand je suis sortie de scène,
01:56je n'ai même pas très bien compris si ça avait bien fonctionné.
02:00Et je pense que toi, tu entendais peut-être plus que ça riaise vers l'avant.
02:03Mais moi, un peu derrière, on est sortis et je dis,
02:05est-ce qu'on a pris notre temps ?
02:06Je crois que je t'ai demandé, on a bien pris notre temps, tu crois ?
02:09C'était un peu…
02:10Puis j'avais très peur parce qu'il y avait Laurent Lafitte
02:12et il fait des choses tellement drôles à chaque fois qu'il est revenu au César.
02:15Et c'était celui qui m'inquiétait le plus.
02:16Je me suis dit, est-ce que ça va plaire à Laurent ?
02:18Je ne sais pas pourquoi je pensais à ça.
02:20– On l'a vu, on l'a vu à Laurent.
02:21– Et puis à la télévision, en fait, on ne se rend pas compte,
02:22mais la caméra capte des expressions, des jeux de scène.
02:26Et nous, on est pour la salle.
02:29Et Pauline, je crois, tu t'inquiétais de te dire,
02:31mais est-ce que les gens ont bien vu ce que je jouais sur mon visage ?
02:33– Oui, est-ce qu'ils ont compris ?
02:34– Est-ce qu'ils ont compris ce que je jouais ?
02:36Et d'ailleurs, même au cadre, c'est hyper important de voir la traîne.
02:38Aujourd'hui, on est en format vertical.
02:40On se dit, non, non, il faut vraiment rendre hommage
02:42à la narration qui se déroule.
02:43– Oui, ça a été vraiment bien vu.
02:44– Et le ton de Marina, qui est extraordinaire,
02:48parce que de savoir comment elle se retourne,
02:49quand on revoit la séquence, comment Marina se retourne vers Pauline.
02:53– Digne !
02:54– Et les costumes.
02:56– C'est hyper musical, c'est très fragile.
02:59Et donc, c'est pour ça que c'est la joie que ça soit autant réussi.
03:03– Sous-titrage ST' 501
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