00:01Bah oui parce que c'était assez poétique, non je voulais faire du musical plutôt, de l'imitation, des choses
00:06comme ça, mais pour moi l'Olympia, dans un imaginaire de petite fille, c'était un métier, c'était naïf,
00:13mais c'était un métier parce qu'on voyait les lettres, c'était une consécration.
00:18Ah oui, ça l'est encore bien sûr, je ne l'ai jamais fait.
00:21Mais peut-être un jour, ça peut arriver non ?
00:23Alors si j'arrive à écrire mon seul enseigne peut-être.
00:26Et alors vous ne vouliez pas être comédienne comme votre grand-père, Louis, comme votre tante, Françoise, qui étaient tous
00:32deux sociétaires de la comédie française quand même, vous venez de cette famille-là.
00:35Exactement.
00:36Et vous n'aviez pas cette envie-là de la comédie ?
00:37Bah non, mais je n'avais pas envie d'être enfermée dans une maison, dans une prison très très dorée,
00:44mais prison quand même.
00:45Ils n'ont pas toujours le droit de tourner, alors maintenant il y a énormément d'acteurs de la comédie
00:48française qui tournent aussi, mais je ne voulais pas être emprisonnée dans une maison.
00:52Et puis le métier est déjà très difficile extérieur à une maison, la malveillance, le milieu est déjà difficile, mais
01:01vous imaginez un monument avec les mêmes gens tout le temps.
01:06Je me souviens que c'était beaucoup d'histoires, beaucoup de jalousie, beaucoup...
01:11Et puis énormément de boulot, parce qu'ils pouvaient faire à cette époque 4 ou 5 pièces dans la semaine.
01:16À l'époque de mon grand-père, il jouait 3 pièces dans la semaine, 3, 4 pièces.
01:17Il jouait Tartuffe, Malade Imaginaire, Le Vos de l'Antillum.
01:20Un soir, c'était une pièce différente avec des textes différents.
01:23Je ne sais pas comment ils ne se mélangeaient pas les...
01:24Après, c'est une immense école.
01:26C'est la plus grande école de tout.
01:28Mais alors vous, vous auriez pu profiter de votre nom de famille, Mathilde Seigné, pour sauter quelques étapes dans ce
01:35métier.
01:35Mais alors non, comme beaucoup de comédiens et comédiennes, vous êtes entrée par la petite porte.
01:38Mademoiselle Seguin,
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