00:00La suite, c'est hélas un grand classique dans ce métier.
00:02Vous écrivez, à en croire à leurs assistants,
00:03la plupart de mes connaissances passaient désormais
00:05leur journée en réunion si importante
00:07que personne n'avait plus une seconde
00:09pour me prendre le téléphone.
00:10Ah bah oui, ça c'est, voilà.
00:12Maintenant, je le dis avec humour,
00:14mais sur le coup,
00:16ça je l'ai raconté dans mon premier bouquin,
00:17c'est très drôle, parce que, vous savez,
00:19les assistants vous parlent, ils sont toujours
00:21très sympas avec vous, mais
00:23vous n'avez plus accès aux décideurs,
00:26si j'ose dire, donc vous tournez en rond,
00:28vous n'avancez pas.
00:28Puis alors, là, c'est vraiment de façon tout à fait anecdotique,
00:31mais ce qui est très drôle, c'est qu'à l'époque où j'ai vraiment
00:33été au top, sans exagérer,
00:36on m'appelait dix fois
00:38pour que j'assiste à la première d'un tel,
00:39à l'Olympia, ou je ne sais pas où, au Châtelet,
00:41ou je ne sais quoi, et j'étais toujours
00:43très bien placé, le Carréor, etc.
00:45Et là, petit à petit, de façon
00:48insidieuse, vous allez commencer,
00:49alors vous êtes toujours invité au départ,
00:51mais vous allez commencer à reculer
00:53un petit peu, peut-être au
00:55dixième, au quinzième,
00:57Au quinzième rang, la salle, vous êtes
00:59du tout tout devant.
01:00Voilà, alors moi, je n'ai jamais rien demandé,
01:03vous voyez, là, je pourrais vous montrer mon téléphone,
01:05je vais beaucoup au théâtre, je paye mes places,
01:07donc je dois...
01:08Mais quand même, c'est un signal un peu blessant.
01:11Et j'ai décidé de mettre
01:12un stop à tout ça, le jour
01:14où je me suis retrouvé
01:16derrière un pylône, c'est-à-dire que pour regarder,
01:20j'étais obligé de me pencher, donc j'ai dit, bon, ça va,
01:22c'est fini, il faut arrêter tout ça.
Commentaires