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  • il y a 1 heure
C'est la créatrice incontournable française : Marine Serre est dans A la régulière ce soir.

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Transcription
00:02Générique
00:11Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans à la régulière, l'émission de toutes les cultures.
00:14Ce soir, on va discuter de mode avec une créatrice qui réussit à rendre ce sujet pop et accessible à
00:19tout le monde.
00:20Marine Serre est mon invité ce soir.
00:21Marine Serre, c'est un nom qui s'est imposé très vite et qui a imposé un style immédiatement,
00:25un mélange de sportswear et de haute couture, une esthétique futuriste et surtout une idée forte, presque une méthode.
00:31Prendre ce qui existe déjà, ce qui a déjà vécu, le transformer, le régénérer et en faire quelque chose de
00:36nouveau,
00:36de désirable, de puissant, comme si au lieu de courir après le futur, on le fabriquait avec les restes du
00:41passé.
00:42Marine Serre, c'est aussi une histoire française très singulière.
00:44Une enfant de la Corrèze, loin du microcosme parisien, passée par Marseille, Bruxelles
00:48et propulsée sur la scène mondiale en remportant le prix LVMH.
00:52Depuis, sa maison grandit, son logo circule partout, de la rue aux plus grandes scènes.
00:55Et justement, on la reçoit à un moment charnière parce qu'elle a révélé aujourd'hui une collaboration exceptionnelle avec
01:00le Louvre
01:01pendant qu'elle prépare déjà la suite de sa prochaine collection automne-hiver 2026.
01:05Marine Serre est avec nous, à la régulière.
01:07France Inter
01:11À la régulière
01:16Medimizing
01:17Comment ça va ?
01:18Ça va bien et toi ?
01:19Très bien, je suis très heureux que tu sois là.
01:22Le jour, en plus, de cette révélation, cette collaboration.
01:25Comment tu te sens justement quand on sort une collaboration comme celle-ci ?
01:29Tu es dans quel état d'esprit ?
01:30Je suis bien, je suis détendue.
01:32En tout cas, déjà, merci de m'avoir invitée.
01:33Je suis ravie d'être là.
01:34Avec grand plaisir.
01:36Non, je suis détendue, comme d'habitude.
01:39Tu es toujours détendue ?
01:40Tu n'as pas de stress quand tu sors quelque chose comme ça,
01:43avec l'attente qu'il y a en plus aujourd'hui autour de toi, autour de la marque, de la
01:46maison ?
01:47Tu es vraiment détendue ? Il n'y a jamais de stress ?
01:49J'ai des fois un peu de stress, mais je pense que dans la mode,
01:52vu qu'on a des stress à peu près tous les deux, trois mois,
01:56clairement, au bout d'un moment, on s'habitue.
01:57Et puis, je pense qu'on aborde les choses plus sereinement si on n'est pas stressé.
02:05Et puis, à la fin, on ne sauve pas des vies, on fait des vêtements.
02:08Oui, oui, mais ça a son importance quand même.
02:10Ça a son importance, oui.
02:12Mais je pense que c'est mieux de l'aborder calmement.
02:15On va parler évidemment de l'actualité,
02:17mais je voulais aussi qu'on retrace un peu ton parcours.
02:19Parce que, déjà, tu es une enfant de la Corrèze, comme je le disais.
02:23Et je crois que tu as encore un lien assez fort, c'est que tu aimes y retourner.
02:28Est-ce que c'est quelque chose qui peut même avoir un impact dans ta création aujourd'hui,
02:31dans ton quotidien, ce retour aux sources, en tout cas là où tu as commencé ?
02:36Oui, complètement.
02:38Surtout, j'ai envie de dire, plus je vieillis, plus j'ai ce lien avec mon enfance qui revient.
02:47Et moi, j'ai grandi dans un village de cinq personnes.
02:51Vraiment cinq personnes ?
02:52Oui, il y a vraiment quatre maisons.
02:55Dont mes parents et ma sœur, qui d'ailleurs, ma sœur, bosse avec moi aujourd'hui.
02:59Donc, j'ai gardé aussi ce côté très familial.
03:02Bon, j'ai refusé que mon père traie avec moi quand même.
03:05Pourquoi ?
03:06C'est un peu ce qu'il m'a déjà demandé.
03:09Mais non, en fait, tout simplement, du coup, j'ai un lien à la nature qui est très fort.
03:13J'ai vraiment grandi dans la forêt.
03:17Dès que je rentrais de l'école le soir, j'allais tout simplement me balader avec mes chiens.
03:23Et donc, j'ai un rapport comme ça à la terre et à la nature qui est vraiment présent.
03:30Et comme je disais, plus je vieillis, plus j'ai l'impression que j'ai besoin de ça.
03:34Alors, je ne sais pas si c'est parce que le dix ans de Marine Serre est beaucoup travaillé, etc.
03:41Mais de toute façon, on en parlera tout à l'heure, mais l'upcycling et le sens que je donne
03:46à tout ce que je fais, je pense qu'il m'a été donné de ça.
03:48En fait, quand tu es dans la nature, tu es avec quelque chose qui est plus fort que toi.
03:53Et quoi que tu fasses, de toute façon, c'est la nature qui gagne.
03:57C'est intéressant parce que quand on parle, tu sais, quand on peut avoir beaucoup de fantasmes sur le milieu
04:02de la mode et justement sur quelque chose de très parisien, de quelque chose de vrai, enfin voilà, avec un
04:06certain milieu.
04:07Surtout qu'on ne te connaît pas, ce qui est mon cas, tu vois, qu'on est très loin de
04:09ça.
04:10Toi, justement, aujourd'hui, quand tu arrives à Paris, est-ce que tu fites assez rapidement dans ce milieu-là
04:16ou est-ce que ça a été compliqué ?
04:17Parce que quand on vient justement d'un autre, enfin, il y a vraiment, on peut imaginer qu'il y
04:20a un monde radicalement différent entre ce que tu as connu là où tu as grandi
04:23et ce que tu dois côtoyer aujourd'hui au quotidien et depuis plusieurs années maintenant.
04:27Oui, complètement.
04:29Alors, oui, je dirais que c'est super différent.
04:32Et en même temps, j'ai, entre la forêt et Paris, c'est passé quand même beaucoup de temps.
04:37Oui, évidemment.
04:38J'ai fait Marseille, j'ai fait des stages à Londres chez Alexander McQueen.
04:42Évidemment, je suis souvent montée à Paris par curiosité, entre autres Louvre, et on en parlera tout à l'heure,
04:48ou faire des boutiques vintage, ce que j'adore.
04:52Et ensuite, je suis partie, d'ailleurs, je suis partie à l'internat, j'avais 13 ans, donc déjà, bon,
04:57la forêt, ça m'a quitté quand même tôt, pour faire une école d'art.
05:01Donc là aussi, tu commences à apprendre aussi, c'est quoi l'art et quel langage l'art peut avoir.
05:06Et tu commences à le disséquer, j'ai envie de dire, et à l'analyser.
05:10Et ensuite, du coup, je suis partie à Bruxelles, 6 ans.
05:14Et donc, bon, là aussi, forcément, tu sors de la forêt.
05:19Mais clairement, Bruxelles, ce n'est pas Paris.
05:21Et en fait, Paris, c'est arrivé assez tard.
05:24Enfin, tard, c'est arrivé, j'avais quoi, 23 ans ou un truc comme ça, quand j'ai tout simplement
05:29monté la boîte, quoi.
05:32Donc en fait, juste à la fin de mon master, je suis arrivée à Paris.
05:37Et clairement, je suis arrivée un peu comme un...
05:41Un ovni ?
05:42Ouais, comme un ovni.
05:43Et en même temps, ça ne m'importait pas vraiment.
05:47En fait, ce qui m'importait, c'est ce que j'allais dire, ce que j'allais faire.
05:51Et en fait, peu importe où.
05:54Et j'ai toujours réussi à m'entourer de gens qui me mettaient en confiance, avec qui je me sentais
06:01bien.
06:02Et donc, je n'ai pas trop senti le Paris.
06:05Après, oui, je me rappelle de certaines soirées fashion où j'étais assez mal à l'aise.
06:10Je ne vais pas vous mentir.
06:12Mais tout s'apprend et finalement, c'est aussi un jeu.
06:19Je veux dire, la mode, c'est ça.
06:22Et c'est pour ça que ce qui reste toujours le plus important pour moi, même après 10 ans et
06:26maintenant que je fais partie de ce milieu-là,
06:28c'est juste de donner du sens à ce que je fais.
06:31Alors, tu disais que tu es partie à 13 ans et demi pour faire un internat, pour une école d
06:35'art.
06:36Qu'est-ce qui fait que tu choisis ça, justement ?
06:38Que tu vas en école d'art ?
06:39Parce que quand on a 13 ans, c'est jeune, on a parfois des sens d'intérêt, parfois des passions.
06:44Comment, toi, cette passion, elle naît, justement ?
06:47Est-ce qu'il y a des choses qui vraiment t'ont marquées, t'ont donné envie de creuser ça
06:50?
06:50J'ai mis de quelle époque, tu ne dis pas que tu vas un jour monter.
06:53Ou peut-être que si, peut-être que tu savais que tu allais créer une marque.
06:55Mais qu'est-ce qui t'anime à ce moment-là ?
06:58En fait, j'adorais observer les gens, observer la nature.
07:03Et du coup, j'ai commencé à dessiner.
07:06Et c'est à travers ça, à travers le dessin, en fait, que j'appréhendais un peu le monde.
07:12J'ai dessiné, j'écrivais beaucoup aussi.
07:14Et j'habillais ma sœur et mes potes.
07:17Voilà, on ne dira pas comment.
07:19Mais tu les habilles avec des choses que tu trouvais, que tu chinais ?
07:22Des choses que je chinais ou des fois que j'allais faire, carrément.
07:25Et je leur demandais de poser en pleine forêt.
07:28Oui, donc tu avais déjà ça, en fait.
07:28C'est devenu tendance, après.
07:32Mais je n'avais pas peur.
07:33Je prenais beaucoup de photos aussi, déjà.
07:35J'avais un petit argentique.
07:38Mais je pense que le fait de, quelque part, pas avoir de culture d'art dans ma famille, chez mon
07:44père, chez ma mère,
07:45ça m'a donné zéro limite.
07:47Parce qu'en fait, je me suis dit, ce que je fais, c'est ce que j'aime.
07:50Et ce que j'aime, c'est ce que j'ai envie de faire.
07:51Et du coup, je ne me suis pas comparée jeune.
07:54Ça n'est arrivé qu'après.
07:55Et donc, je pense que ça, c'est assez rassurant, en fait, quand tu es jeune et que tu ne
07:58te compares pas.
07:59Et que, quelque part, tes parents te laissent faire ta passion.
08:02Même si j'avais une autre passion, le tennis aussi.
08:06Mais voilà.
08:07Et donc, ça a été assez naturel, en fait.
08:09Et puis, je me suis dit, écoute, j'y vais.
08:12Puis, si ça ne marche pas, je reviens.
08:14Et donc, en fait, je n'avais pas de pression.
08:17Et finalement, c'était super.
08:18Et donc, je suis restée.
08:19Tu as parlé du tennis, justement.
08:21Effectivement, tu y as joué pendant longtemps.
08:22Je ne sais pas si tu pratiques encore le tennis.
08:24Oui, un peu.
08:24Dans les petits temps off qui me restent.
08:26Est-ce que c'est aussi, par exemple, la question, elle est un peu évidente.
08:30Mais tu sais, est-ce que tu vois des liens entre le sport de haut niveau et ce que tu
08:34fais aujourd'hui ?
08:35Et est-ce que ça t'apporte quelque chose, justement, cette discipline-là, peut-être,
08:38cette connaissance-là, ce sport, avec tout le stress que ça peut engendrer ?
08:41Mais aussi l'excitation que ça peut procurer.
08:44Est-ce que tu vois des liens entre ces deux activités ?
08:47Complètement.
08:48J'avoue complètement.
08:52Déjà, dans toutes mes rencontres, Serena Williams, c'est Hoth que j'ai eu la chance de rencontrer.
08:56Franchement, c'est des personnes qui sont tellement humbles et tellement calmes,
09:00qui ont une énergie qui est incroyable.
09:04Et c'est vrai qu'il y a quelque chose de...
09:07Quand vous commencez tellement tôt à jouer, trois ans, et que vous faites de la compétition,
09:12et qu'en plus, c'est un sport, malheureusement, individuel.
09:15Donc, vous vous retrouvez avec vos propres peurs et vos propres défaites.
09:21Et à cet âge-là, vous ne vous contrôlez pas.
09:23Donc, on apprend beaucoup sur nous-mêmes hyper tôt.
09:28Et donc, ça, ça fait grandir vite.
09:32Et après, je dirais aussi qu'il y a ce côté...
09:34Quand je disais tout à l'heure, ah oui, j'essaie de...
09:36Je suis assez calme et si j'ai du stress, je vais tout de suite essayer de le faire redescendre.
09:41Parce qu'en fait, quand vous jouez au tennis, si vous stressez que vous perdez une balle, vous perdez le
09:45match.
09:46Il faut faire one by one, donc juste une après l'autre.
09:49Sinon, si vous angoissez sur la balle que vous avez perdue, c'est fini, en fait.
09:54Et dans un sens, je trouve ça assez poétique dans le tennis.
09:58C'est que, voilà, c'est une après l'autre.
10:00Et même si tu as perdu celle d'avant ou que c'est 5-0, tu peux toujours gagner.
10:06Donc, voilà.
10:07Voilà ce que j'ai appris très tôt.
10:09Je propose qu'on écoute un morceau d'une artiste qui, elle aussi, j'ai l'impression qu'elle voit
10:13parfois son art aussi.
10:15Un peu comme une discipline sportive, c'est Beyoncé qui joue presque comme une sportive, en même temps qu'une
10:22performeuse, en même temps qu'une artiste.
10:23Qui est également à portée du Marine Serre.
10:26Et je propose qu'on écoute un morceau.
10:27Alors, moi, vraiment, je me suis fait plaisir.
10:29Mon album préféré de Beyoncé, je crois que c'est l'album Beyoncé, justement, qui sort en 2013.
10:32Il y a un morceau qui s'appelle Blow, produit par Timbaland, que je trouve extraordinaire dans le clip.
10:36D'ailleurs, elle fait du roller dedans.
10:39Voilà, on voit Solange aussi.
10:40J'adore ce morceau.
10:40Donc, je voulais qu'on écoute ce morceau de Beyoncé et Blow.
10:43Et juste après, on se retrouve avec Marine Serre.
10:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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