- il y a 2 mois
Jonathan Moltaldo a grandi Ă la Cayolle, Ă Marseille. TrĂšs jeune, il commence Ă voler dans les magasins, dĂ©couvre lâadrĂ©naline, et met en place ses premiĂšres combines. Puis tout sâaccĂ©lĂšre⊠Direction la Suisse đšđ
âïž Il dĂ©bute par une bijouterie avant de sâattaquer Ă un temple de lâhorlogerie de luxe, le musĂ©e Jaeger-LeCoultre. Contre toute attente, il y parvient et dĂ©fraye la chronique locale.
Mais quelques erreurs lors de coups suivants finissent par le trahir. Lâarrestation tombe, puis la prison. Une expĂ©rience qui le marque profondĂ©ment et nourrit une colĂšre durable. Ă sa sortie, loin de sâarrĂȘter, il replonge. Cette fois, il sâen prend notamment au musĂ©e Audemars Piguet, autre symbole du prestige suisse, une rĂ©elle attaque au patrimoine du pays đ«
Dans cette vidĂ©o, retour sur lâitinĂ©raire dâun ancien voleur, accusĂ© dâavoir rĂ©alisĂ© un des plus beaux casses de ces derniĂšres annĂ©es âïžđ„
Instagram : @jeromepierratofficiel
Production : Propulse by Reworld Media
Productrice exécutive : Sara Foucaut
Chargées édito : Laëtitia Carneiro Gomes et Léonie Mérida
Chargé de production : Victor De Halleux
Réalisation : Samuel Robbe
Cadreur : Studio Buns
Montage : Jonathan Aranega
Générique et logo : Aurélien Babou
HMC : Mayliss Patillot, @may_makeup_paris
âïž Il dĂ©bute par une bijouterie avant de sâattaquer Ă un temple de lâhorlogerie de luxe, le musĂ©e Jaeger-LeCoultre. Contre toute attente, il y parvient et dĂ©fraye la chronique locale.
Mais quelques erreurs lors de coups suivants finissent par le trahir. Lâarrestation tombe, puis la prison. Une expĂ©rience qui le marque profondĂ©ment et nourrit une colĂšre durable. Ă sa sortie, loin de sâarrĂȘter, il replonge. Cette fois, il sâen prend notamment au musĂ©e Audemars Piguet, autre symbole du prestige suisse, une rĂ©elle attaque au patrimoine du pays đ«
Dans cette vidĂ©o, retour sur lâitinĂ©raire dâun ancien voleur, accusĂ© dâavoir rĂ©alisĂ© un des plus beaux casses de ces derniĂšres annĂ©es âïžđ„
Instagram : @jeromepierratofficiel
Production : Propulse by Reworld Media
Productrice exécutive : Sara Foucaut
Chargées édito : Laëtitia Carneiro Gomes et Léonie Mérida
Chargé de production : Victor De Halleux
Réalisation : Samuel Robbe
Cadreur : Studio Buns
Montage : Jonathan Aranega
Générique et logo : Aurélien Babou
HMC : Mayliss Patillot, @may_makeup_paris
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00:00Le fameux musée Gégard-le-Coultre, c'est le premier gros casque qu'on a fait.
00:03Ăa s'est passĂ© tous les jours en Suisse, en France, etc.
00:06Il dit que les portes de bijouterie, c'est comme les portes de coiffeur et tout.
00:09Il cassera les vitrines et je vide.
00:10Mon cousin de l'époque, démoralisé, il arrive devant.
00:13Je ne peux pas penser Ă ma mĂšre.
00:15Et Lucas, il s'énerve.
00:16Il fait chier ou quoi ?
00:17Tu penses quand mĂȘme ?
00:17Moi aussi, j'ai ma mĂšre qui avait peut-ĂȘtre 350 000 euros.
00:20Ăa se passe comme une lettre Ă la poste.
00:22Comme une lettre Ă la poste.
00:23Jamais je voudrais trouver le truc aussi facile de ma vie.
00:25Au lieu de passer par la forme normale, il a pris la grande vitrine, mais il a tout écrasé.
00:30Il a pris la voiture, elle est rentrée entiÚre dans la bijouterie.
00:32AprĂšs, il rentre, il vide et tout.
00:34Il s'en va, on prend dans la précipitation, tout tombe par terre, on prend.
00:37Et là , c'était, je pense, le coup de trop, le coup mal fait la derniÚre fois.
00:40Donc la voiture, en fait, elle prend feu sur la bijouterie.
00:44J'arrive Ă la prison de Sion.
00:45Prison, j'ai mal vécu.
00:47Au début, là , j'arrive dans une cage.
00:49Je descends dans un cachot, un trou.
00:51Je me suis dit, il n'y a qu'en Amérique, tu vois ça.
00:53Des habitants, on met toi, Paul.
00:54On critique les prisons françaises, mais Ă ce moment-lĂ , j'Ă©tais content d'ĂȘtre en France.
00:57Qu'on l'a fait, il n'y a personne qui l'a fait.
00:58Aujourd'hui, il n'y a personne qui l'a fait.
00:59Ils appellent ça l'occasion du siÚcle.
01:06Aujourd'hui, je reçois Joe, un Marseillais de la cité de la Cayolle.
01:10Et lui, la spécialité, c'était les braquages de bijouterie pour les montes de luxe en Suisse.
01:14Bonjour, Joe.
01:15Bonjour.
01:16Toi, tu es originaire d'oĂč, Joe ?
01:18La Cayolle, dans le sud de Marseille, dans les Calanques.
01:21Tout le sud, c'est le quartier le plus au sud de Marseille, en fait.
01:25C'est la seule cité quasiment qui est au sud de Marseille.
01:28C'est ça, c'est la seule.
01:28C'est la seule avant les belles Calanques de Sormiau.
01:32On est à Saint-Saërette de la Polynésie.
01:34C'est ça, c'est ça.
01:51Comment c'était la Cayolle à l'époque ?
01:53C'était les bidonvilles, c'est ça ?
01:55C'était les bidonvilles.
01:55C'était quand je vois les photos, quand on monte ma mÚre, qui font les reportages dessus.
02:00C'était les bidonvilles, ils se lavaient dans les bassines.
02:04Mais ils vivaient bien.
02:05La mentalité, elle était bien.
02:08Personne fermait les portes.
02:09Personne ne volait.
02:10Ăa a changĂ©.
02:12C'est devenu chaud la Cayolle.
02:13Ă l'Ă©poque, il n'y avait mĂȘme pas de porte.
02:16Tout le monde rentrait et personne ne volait.
02:18Tout le monde était solidaire.
02:19Il y avait des Juifs, il y avait des Arméniens, il y avait des Noirs.
02:22Des heures du voyage.
02:22Des heures du voyage.
02:24Toutes les populations sont arrivées là .
02:27Les premiers bidonvilles, c'était à la Cayolle.
02:30C'était là .
02:32AprÚs, quand ça allait un peu mieux, ils ont déménagé vers la Pointe Rouge.
02:34C'est lĂ oĂč je suis nĂ©.
02:36J'allais voir mes tantes, mes cousins.
02:38Eux, ils sont restés à la Cayolle.
02:39Et nous, on a grandi lĂ -bas.
02:41Et voilà , c'est comme ça que j'ai bien connu la Cayolle.
02:45Je suis lĂ -bas.
02:46Je vais une fois par mois.
02:48C'est ta terre d'adoption.
02:50C'est ça.
02:51Quand on a fait, on retourne lĂ -bas.
02:52Toi, dans la famille, il n'y a pas de passé délinquant, criminel ?
02:56Oui.
02:57Il y avait mon oncle Jean-Louis, qui a l'appel Paluche,
02:59qui était trÚs, trÚs, trÚs connu dans le quartier.
03:01Qui était, on va dire, le meilleur chauffeur de voiture.
03:04TrĂšs fort.
03:05AprÚs, il est rentré en prison, etc.
03:07Quand on dit chauffeur, il le prenait pour faire quoi ?
03:09Ah, il y avait les cases de magasins.
03:11Bibouterie, à l'époque, sur Marseille.
03:12Oui, il faisait le pilote, quoi.
03:13Il faisait le pilote, il disait, les gens ne demeurent pas.
03:16On parle encore de lui dans le quartier.
03:17Il me disait, Paluche, Paluche, c'était tellement fort.
03:19Paluche en a gaussé les mains.
03:20C'est ça.
03:20C'est ça.
03:21Ăa veut dire, lui, c'est lui que je connais le plus.
03:25AprĂšs, avec Alain, mon autre oncle qui est mort.
03:29Alain Armato.
03:31Armato.
03:32Armato.
03:40Armato.
03:41On travaillait.
03:42Au début, je suis nul.
03:43Moi, je suis nul à l'école.
03:44On me vient de toutes les écoles.
03:45Mon pĂšre, il me dit, mon fils, tu as 16 ans, il faut que je fasse quelque chose.
03:49Tu ne peux pas faire école sur école.
03:51Faire virer et travailler.
03:52C'est lĂ oĂč je rencontre mon meilleur ami, qui m'a suivi, sauf sur la fin, qui Ă©tait au
03:57début avec moi, Lucas.
03:59Et lui, Ă la base, c'est un bobo.
04:00Ă la base, c'est un bobo.
04:02C'est famille de Marseille, bobo et tout.
04:04Lui, il n'est pas de la caole, il est du quartier.
04:05Lui, il est du beau quartier et tout.
04:07Les maĂźtres avec nous, il ne me dit pas.
04:09Il dit, moi, je ne sais pas, c'est ma famille, je les adore, je les aime.
04:12Mais il se sentait plus Ă l'aise avec des gens comme nous et tout.
04:15Alors, on ne sait pas comment ça nous a pris.
04:18Jour, lendemain, on commence Ă voler dans les magasins.
04:20C'est une bouteille de vin. Le kangourou, on appelait ça le kangourou.
04:23C'est une petite bouteille de vin, on la revendait.
04:24Tu le mets dans les poches, le kangourou.
04:26Et aprĂšs, au bout de 19 ans, on l'apprendissait pas, on l'apprendit, ça se finit, j'arrĂȘte un
04:34peu le restaurant.
04:35J'avais ce fantasme d'aller à l'armée.
04:37Je monte à Lyon et tout, ça ne me plaßt pas.
04:39Je rentre Ă Marseille, je revends mon ami Lucas, on est toujours ensemble.
04:43Et de lĂ , on boit un coup sur le vieux port, on rencontre un mec Ă Marseille, c'est vite
04:47fait, dans les bancs.
04:47On rencontre un mec, il nous parle de voiture.
04:50Si vous connaissez des gens qui vendent des piĂšces de voiture ou quoi que ce soit, contactez-moi, venez me
04:55voir au garage, Ă l'entrepĂŽt, je vous rachĂšte les piĂšces.
04:58Pour curiosité, on me dit, comment tu rachÚtes tes piÚces ?
05:00Je ne sais pas, ça dépend, il me dit, 4 jantes, je les rachÚte 500.
05:03On me dit, 500, 4 jantes, je dis ?
05:05Et quoi, ça fait quoi les jantes ?
05:07Ah, il me dit, n'importe, Clio, 2106, c'est banal que tu veux lĂ .
05:11Il me dit, Mascavan, 500.
05:13Putain, on s'est dit, ça arrive, putain, et tu les veux pour quand les trucs ?
05:17Tant que tu as l'Ăąge, tu les prends.
05:19Ăa n'avait mĂȘme pas dĂ©monter un boulon.
05:20On démonter les voitures, au fond, ça faisait trois heures pour démonter un pare-choc.
05:24Mais c'était tellement gros, on démonter les voitures devant les portails.
05:27Et je me dis, comment les gens ne nous voient pas ?
05:28AprĂšs, on arrive Ă l'Ăąge de 20 ans, c'est lĂ oĂč ça a dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©, on va dire.
05:35Là , on est passé d'un truc beaucoup plus sérieux.
05:38On arrive à l'été 2007, on part en Espagne, on passe les vacances, on se régalent et tout.
05:43On rencontre deux filles dedans.
05:44Para-fille, Ă tapin, quoi.
05:46On rigole avec elle, tatati, elle était pas trop vilain, donc ils étaient contentes, ça change un peu, elle est
05:51jeune et tout.
05:52C'est comme nos copines, ils venaient nous voir Ă l'hĂŽtel, tatati, tatati, tatati.
05:55Et une, elle nous dit, ouais, je voudrais rentrer chez moi au Chili, tatati, tatati, tatati.
05:59Pourquoi tu ne pars pas ?
06:00Elle me dit, ouais, parce qu'on a un contrat avec le club, il faut payer 5 000 euros, l
06:05'autre 5 000 aussi, ça faisait 10 000.
06:06On ne les avait pas, on n'avait pas 1 franc pour récupérer les contrats, pour qu'on puisse partir,
06:11parce que le club nous a avancé les sous et tout.
06:13C'est dit, avec le cadre, ça va, on les aime bien et tout, bon gentleman, on va dire.
06:18On va aller, on va...
06:19On va faire un truc et on va payer la...
06:22On va prendre deux, trois voitures, mais personne ne nous achetait la voiture, c'était fini.
06:26En plus, c'était trop de risque pour ça.
06:28On retourne à la Cayolle, source, et je rencontre, je connaissais déjà , je rencontre un aromato.
06:34On parle, on ne dis plus.
06:35Donc le fameux tonton qui sortait de prison, entre temps.
06:37Sortait de prison, il sortait de prison, il sortit, je crois, 6-7 mois avant.
06:40Lui, il faisait quoi Ă l'origine ?
06:42Débraquage, débraquage, etc.
06:44Le proxénétisme était condamné proxénétisme aussi à l'époque.
06:46Et moi, je m'entendais bien avec lui.
06:48Je l'aimais bien, j'aimais bien parler avec lui, j'appréciais, il me donnait des conseils, il va travailler.
06:53Il ne m'a jamais poussé vers...
06:55Et quand je lui raconte ça, il se met à rigoler.
06:58Il m'a dit, tu vas t'arrĂȘter, il m'a dit, tiens, prends 500 euros, il m'a dit,
07:00tiens, je te donne 500 balles.
07:02Il va bosser.
07:03Il va travailler.
07:04En fait, entre temps, nous, quand on était en Espagne, il y a eu une évasion qui s'est passée.
07:07Mon oncle avait fait sortir un ami Ă lui.
07:10Et nous, on n'Ă©tait mĂȘme pas au courant, parce que nous, on Ă©tait en Espagne, en fait.
07:12On ne regarde pas les infos en Espagne, on se fout de la télé, quoi.
07:15On revient Ă la Cayolle, on ne sait mĂȘme pas que le quartier se surveillasse, etc.
07:18Oui, parce qu'il y avait Armato, puis il y avait quelqu'un qui vient du coin.
07:21Il y avait ses amis Ă lui.
07:22Il y avait mon cousin Christophe qui est mort.
07:24Il y avait mon cousin Christophe qui était dans cette affaire d'évasion.
07:27Mais nous, on ne sait pas tout ça.
07:29Lui, il ne nous le dit pas.
07:29Il ne nous dit rien.
07:31Il dit qu'il est une princesse de 100 balles.
07:32Va travailler et ne va pas voler, quoi.
07:36Tu t'emmerdes Ă la vie, lĂ .
07:37Tu es jeune.
07:38Bon ou mauvaise rencontre.
07:39Un ami de la famille que Lucas aimait beaucoup.
07:42Il s'entendait bien avec lui.
07:43Moi, je le connaissais parce que c'est un ami de la famille.
07:45On discute avec lui et tout.
07:46Il nous parle de la Suisse.
07:47Il me dit pourquoi vous ne montez pas en Suisse pour faire des bijes ?
07:50J'ai dit donc des bijes, on n'a jamais fait ça, non ?
07:52Les bijes, c'est des bijouteries ?
07:53Les bijouteries, on n'a jamais fait ça.
07:54Il me dit ouais, mais vas-y, c'est facile et tout.
07:58LĂ -bas, il dit les portes de bijouteries, c'est comme les portes de coiffeurs et tout.
08:02C'est comme ça, là -bas et tout.
08:03Il n'y avait pas trop de sous.
08:04Je crois qu'on avait 500 balles chacun, moi et mon collĂšgue Lucas.
08:07Je s'est dit vas-y, on y va.
08:09On n'a rien Ă perdre.
08:12Début août, on monte.
08:14Moi et lui.
08:14Mais Ă l'Ă©poque, il n'y avait mĂȘme pas de GPS.
08:17Donc c'était à l'époque, c'était les cartes routiÚres.
08:19Donc pour regarder oĂč tu voulais aller, il fallait la carte, savoir oĂč tu voulais trouver le truc.
08:23AprÚs, il y avait un peu Internet, tu repérais ce que tu voulais.
08:26C'était des bijouteries.
08:27On avait repéré les verbiets, monté, etc.
08:29Donc je montais avec mon collĂšgue Lucas, mon meilleur ami.
08:31Tu sais oĂč les vendre des bijoux ?
08:32Parce que c'est bien beau d'aller faire des bijouteries.
08:34Non, on connaĂźt ces personnes.
08:37On connaĂźt, en camicaz.
08:39Camicaz, on s'est dit on va trouver.
08:41AprĂšs, on s'est fait connaĂźtre.
08:42Les gens sont connus, ils font quand mĂȘme des choses, ils volent des voitures.
08:45On s'est fait connaĂźtre.
08:46Pas les bonnes personnes Ă ce moment-lĂ .
08:48AprĂšs, oui.
08:49Donc vous voulez avec vos quatre routiĂšres, la Suisse ?
08:50On monte en Suisse comme des aventuriers.
08:53Moi et lui, on repĂšre une bijouterie, deux bijouteries, trois bijouteries.
08:57On regarde les voitures, on regarde l'école, on regarde les routes.
08:59On a repéré ce qu'on voulait repérer, donc on redescend.
09:02Une semaine, trois jours aprÚs, on s'est reposé les jours, on est remonté.
09:04On remonte avec un cousin, moi.
09:07On arrive devant la biouterie quartier Ă monter.
09:10On fait les repérages, le commissariat n'est pas trop loin.
09:12On attend deux, trois heures du matin que ça se calme.
09:15Moi, toujours bélier.
09:17Lucas au volant, parce que c'était un trÚs, trÚs bon pilote.
09:20TrĂšs, trĂšs bon pilote.
09:21Donc, je dis, toi, tu te mets au volant.
09:22Moi, je rentrerai et mon cousin, il cassera les vitrines et je vide.
09:27Oui, parce que vous n'aviez pas d'armes.
09:28L'idée, ce n'était pas de braquer, c'était faire de nuit.
09:30Que des casses.
09:31La marche arriĂšre, comme on est, dans la vitrine, on explose tout.
09:36Mon cousin de l'époque, démoralisé, il arrive devant.
09:39Je ne peux pas, je pense Ă ma mĂšre.
09:42Et Lucas, il s'énerve, je me dis, je me fais chier, je pense à ma mÚre.
09:44Moi aussi, ma mĂšre, tout le monde, on est lĂ , on n'a pas un franc.
09:48On est venu lĂ , on est venu jusqu'Ă lĂ , on a fait 8 heures de route.
09:51On est là , ça fait 3 heures dans la montagne, il fait froid.
09:53Il commence Ă se disputer avec lui, il ne me fait pas chier.
09:55Moi, je m'en fous, je remonte demain.
09:56Et Lucas, il dit, moi, je remonte tout seul.
09:58On descend à Marseille, on dépose.
10:00On dépose le cousin.
10:02Ah oui, donc vous annulez le truc.
10:04On descend, on est tous énervés dans votre choix.
10:06Tous en rabout, on est comme ça.
10:07On est comme ça, la route, c'est long.
10:08Il faut monter jusqu'Ă lĂ -bas, 8 heures de route.
10:10Et à un moment, il n'y a plus d'autoroute, c'est comme ça, dans les vallées et tout.
10:13Et là , qui était en semi-liberté, on me dit, si vous voulez, je monte la prochaine fois, je monte
10:19avec vous.
10:20Donc il a dit, non, on ne va pas monter avec lui, il est en semi-liberté.
10:22Donc on parle un peu avec Jean-Luc Cartier.
10:23Jean-Luc Cartier, c'est mon de nous.
10:24Il a dit, mais qu'est-ce que vous allez faire ?
10:25Vous allez monter en Suisse, il a dit, arrĂȘtez-vous, vous allez craquer.
10:29Donc on monte avec ce fameux, on arrive en Suisse, on va devant la bijouterie Ă Verbier.
10:32On arrive avec une Clio pourrie, avec des Porsche et des Ferrari.
10:35Je me dis, on avait déjà repéré la ville.
10:38Il arrive et il s'est fait soi-disant du quartier costaud, tatatitata, et lui aussi démoralisé.
10:44Non, non, ça ne va pas marcher, ça ne va pas marcher et tout.
10:47Lucas lui dit, il s'énerve encore une fois, il dit, alors là , c'est fini.
10:50Moi, je ne redescends plus.
10:52Il a dit, tu sais ce qu'on me fait, il a dit.
10:53Il dit, je te laisse Ă la gare, Ă Evian.
10:56Si dans deux heures, on n'est pas lĂ , tu prends ton train, tu descends Ă Marseille.
10:59Ouais, ça va, faites ça.
11:01Il le laisse Ă Evian.
11:03On remonte, moi et lui, en Suisse.
11:05Ce n'est pas loin, Ă Verbier, il y a une heure et demie pour y aller.
11:08On voit la voiture, on arrive au Chablais, on voit une Subaru.
11:12On monte en haut.
11:13Et lĂ , c'est l'inconscient total.
11:15On monte devant la bijouterie Verbier, aux Alpes, tout de fou.
11:18On monte Ă 30 000, 40 000, tout de fou de dingue dedans.
11:21Il fait marche arriĂšre, la porte, elle casse.
11:23Tac, je vis, tatata, tatata.
11:25Allez, allez, il me dit, allez, on se casse.
11:26On se voit vite, parce qu'il y a des vitrées, des trucs, non ?
11:28C'était en vitrées ?
11:29Tout vitré, comme ça.
11:30Il y avait juste à passer la main, comme ça.
11:31Une porte en bois et des trucs, il est mignon dedans.
11:33Il casse la porte.
11:35Lucas, il me dit, vas-y, il rentre.
11:37Je fais ça, ça, un peu dans la folle, moi.
11:38C'était notre premiÚre bijouterie.
11:40On est parfolé.
11:41Tac, tac, on prend, on prend, on fait tomber des trucs, on ramasse.
11:44On met dans le sac, on descend, on redescend.
11:48Lucas, il me dit, on casse les trucs derriĂšre le chalet.
11:49On avait repéré un chalet à l'époque, donc on a mis les trucs derriÚre le chalet.
11:52On se change et tout, on jette les habits d'impact d'égout.
11:54On descend, on arrive Ă la chambre en chair.
11:57C'est un rond-point entre Martini et Verbier.
12:00Il nous attendait.
12:02Donc, tac, il nous contrĂŽle.
12:03Et comme à l'époque, personne n'était connu, ni lui ni moi, ils nous ont contrÎlé.
12:06Il nous a dit, allez, vous ĂȘtes mort, tatati, tatata.
12:09Je dis, allez, ça a vite passé.
12:11Il nous contrĂŽle une heure, rien dans la voiture et tout.
12:13On va aller circuler.
12:14Mais ça, ça nous a condamnés plus tard.
12:15Parce qu'ils ont vu qu'ils ont contrÎlé tous les gens qu'il y avait.
12:18Et tout ce qu'on a fait aprÚs avant, ils ont dit, bon, c'était eux.
12:21Ils ont monté toutes les affaires d'avant.
12:23Ils ont vu trop monter.
12:24On arrive, on récupÚre leur...
12:25Qu'attendez, elle a gardé bien.
12:26Qu'attendez, elle a gardé bien.
12:27Donc, on passe Ă des prix trains.
12:28Lorsqu'ils klaxonnent, vous ĂȘtes lĂ , on a rĂ©ussi.
12:31Ah ouais, vous avez réussi, tout.
12:32Ouais, on a réussi.
12:33Ils étaient contents, ils croyaient partager avec nous.
12:36Mon ami.
12:37Il était content dans la voiture, tout enthousiasme et tout.
12:40Ouais, tout, bravo les gars, tatati, tatata.
12:42Bon, on descendait, on redescend Ă Marseille.
12:44Mais comme le butin était derriÚre le chalet,
12:46on ne pouvait pas redescendre le premier soir.
12:48C'était contrÎlé les frontiÚres et tout.
12:49Donc, lui, on le dépose à Marseille.
12:51Lui, il doit rentrer à sa semi-liberté.
12:53Donc, il rentre.
12:54Lui, il dit, bon, on remonte maintenant.
12:56On n'a pas dormi, on est remonté.
12:58Parce qu'en Suisse...
12:59Les gars, c'était des kilomÚtres, vos histoires.
13:00On est remonté.
13:02On prend les billous.
13:03Quand tu les as laissés derriÚre le chalet,
13:05tu avais caché ça dans quoi ?
13:06Dans le sac, il y avait un genre de rouleau de paille,
13:11ou je ne sais pas ce que c'était.
13:11On a mis le rouleau de paille dessus.
13:13Vous redescendez avec vos bijoux comme des fous dans la voiture.
13:16On redescend, on prend deux mecs en stop.
13:18On est en train de noyer le poisson.
13:20On est en train de noyer le poisson.
13:20Venez avec nous, on prend deux suisses.
13:21Vous allez oĂč ?
13:21On va y venir.
13:22Attends, tant mieux, nous aussi, venez.
13:24On vous dépose à la frontiÚre.
13:25Le mec, il dit, pourquoi votre ami descendre la voiture ?
13:27Prends-moi.
13:27Non, moi, j'ai la voiture un peu plus loin au chalet.
13:30Il y avait un genre de camping.
13:31En fait, il s'était contrÎlé.
13:32Il y avait la police.
13:33Tu attendais la police française et la police suisse
13:35qui contrÎlaient les voitures par rapport à ce qui s'est passé.
13:37Donc, il me dit, toi, tu vas passer par la montagne
13:39et moi, je t'attends derriĂšre.
13:41Toi, avec le sac, les bijoux.
13:44Tu avais pris combien de montres et tout ça dans votre truc ?
13:46HonnĂȘtement, il y avait peut-ĂȘtre une vingtaine de montres
13:49et des colliers, des bagues.
13:51Vous aviez une idée de la valeur du truc ?
13:53Quand ils nous ont dit valeur d'assurance,
13:55quand on s'est fait arrĂȘter,
13:56il y avait peut-ĂȘtre 380 000 francs.
14:00400 000 francs, ça faisait 350 000 euros.
14:02Tu appelles la valeur à l'étiquette.
14:04VoilĂ .
14:04Et aprĂšs, la revente, combien tu prends ?
14:06C'est combien le pourcentage ?
14:0810, 15, 20 % ?
14:0910, 15 % ?
14:10Ăa dĂ©pend des piĂšces.
14:10Ăa dĂ©pend des piĂšces.
14:11C'est rare.
14:12Mais le mieux, c'est les diamants.
14:13Ăa ne perdait pas de valeur.
14:15L'or, l'or.
14:16Tu les désertais des trucs.
14:17L'or, c'Ă©tait le mĂȘme truc.
14:18Les montres, c'était à perte.
14:20Ă part des montres de collection, vraiment des trucs.
14:22Des prix forts.
14:24Sinon, tu les bradais, les roues.
14:25Et en plus, on n'avait pas le réseau-là au début.
14:28Les recelleurs, les mecs qui vendent ces trucs-lĂ .
14:31C'est quand mĂȘme le plus dur dans les histoires de bijouterie.
14:33Le plus dur, c'est ça.
14:34C'est de savoir oĂč les vendre.
14:34Parce que casser le truc, c'est la faite.
14:36Le plus dur, c'était ça, de ne pas se remarquer.
14:38Donc, toi, tu passes par la forĂȘt.
14:40Je me dis, putain, je ne voyais plus la fin.
14:42Je descends par la montagne.
14:44Un truc que tu m'as fait, tu m'avais dit.
14:46Je vois bien les titres des journaux.
14:47Ils cassent une bijouterie, ils se font manger par les ours.
14:50Oui, mais je ne voyais pas la fin.
14:52Je me dis, putain, moi, je n'ai pas des ours dans la forĂȘt, des lacs.
14:54Je me dis, je vais mourir.
14:56Ils vont me trouver lĂ avec le sac.
15:01Mourir.
15:01Je ne voyais pas la fin.
15:02Parce que quand tu t'es repéré là -dedans, tu avais vu.
15:04En fait, il y avait une chemin de randonnée.
15:06J'ai dit, ils vont nous attendre la chemin de randonnée.
15:08Donc, je commence Ă couper par la montagne.
15:11Je descends.
15:11Putain, je vais arriver au sommet.
15:12A mon avis, je vais voir la route en bas.
15:14Oui.
15:14Je ne la vois pas.
15:15Que dalle.
15:16Je ne la vois pas.
15:16Je ne vois rien.
15:17Je vois un champ.
15:18Je redescends par le champ.
15:19Et je vois mon ami, Lucas, qui klaxonne, je le vois en bas.
15:21Putain, j'ai dit, comme je suis content.
15:23Merci.
15:23Mais c'est quand mĂȘme de la chance pour moi.
15:25On se croise, il est en bas.
15:26Je me change dans la voiture, des chaussures pourries, tout puées.
15:30Tu as mis combien de temps pour faire ton rondo ?
15:32Je ne sais pas, je vais mettre deux heures.
15:33C'était éprouvant.
15:35On descend jusqu'Ă Marseille.
15:37C'est marron.
15:38Et moi, je veux ma part du butin.
15:40Et si, ça.
15:41Marron, ça veut dire, on se y est.
15:43Oui, de moi, de moi, quelque chose.
15:45Il n'est pas content, il est marron.
15:46Oui.
15:46Je n'étais pas.
15:47AprĂšs, tu es venu, Lucas lui donne quelque chose.
15:50Il lui donne un courrier, une montre.
15:51Il lui dit, parce qu'il est bien.
15:53Il a dit, ça, tu es venu avec nous.
15:54On va Ă perte que Jean-Luc Cartier, un peu dans les bars.
15:57On va à perte, on n'en a pas énormément.
15:59On a un peu les sous, donc on retourne en Espagne.
16:02Comme des lovers, on donne aux filles.
16:05Les fameux 10 000 euros dont elles avaient besoin pour rentrer.
16:09AprĂšs, on avait encore des sous grĂące au truc.
16:10On gaspille des sous, mais plus la notion des dessous.
16:12Donc, on gaspille des soirées, tatat.
16:15Vous cramez tout, en fait.
16:16Ăa ne finit plus.
16:17Donc, les gens ont entendu parler de ce qu'on a fait en Suisse.
16:19Donc, les gens commencent Ă se rapprocher de nous.
16:21Attends, vous n'avez rien dit ou vous avez répondu ?
16:24Ăa a parlĂ©.
16:25Vous aviez dit Ă tout le monde que vous alliez en Suisse ?
16:26Oui, aprĂšs, on a dit un peu Ă tout le monde.
16:28Et aprÚs, le cousin a dit, ils ont monté, ils ont réussi.
16:31Je ne pensais pas qu'ils allaient réussir.
16:32Et là , aprÚs, ça a dégringolé.
16:34Donc, aprÚs, on a dit, bon, ils ont été bons.
16:36Et donc, on prend un ami, pas un ami, un ami du quartier, Laurent, qui était du quartier.
16:43Il faisait casser les cases de magasin, etc.
16:45Je dis, ça, ça peut le prendre avec nous, tu vois.
16:48Il a fait un peu d'expérience.
16:49Il a fait un peu d'expérience.
16:50Il pouvait nous apprendre encore plus de trucs.
16:52Et lĂ , c'est lĂ oĂč le fameux musĂ©e GĂ©gard-le-Coultre, c'est le premier gros casse qu'on
16:57a fait.
16:58Ăa s'est passĂ© tous les jours en Suisse, en France, etc.
17:02Attends, Gégard-le-Coultre, parce qu'il est klaxon varseillais.
17:04Ouais, Gégard-le-Coultre, ouais.
17:06Gégard-le-Coultre, tu ne vais pas le dire, moi.
17:07Ouais, c'est une grosse montre, trĂšs grosse montre.
17:11Et on rencontre un mec avec Alain Armato.
17:15Il me dit, tiens, il y a une collĂšgue, lĂ .
17:17Il veut te parler.
17:19Je ne sais mĂȘme pas si vous le connaissez.
17:20Il vient dans le quartier, il me parle.
17:22Et là , il se dit, je connais la Vallée de Joux.
17:26Je ne sais oĂč, c'est la VallĂ©e de Joux.
17:27Mais tu vois, c'est en Suisse.
17:28C'est oĂč il y a la plus belle fondation de montre du monde.
17:30Il me dit, écoute, moi, je te donne un tuyau, je te donne une idée.
17:34Il y a 18 montres dans les caissons blendées.
17:35Je te donne les heures des rondes et on s'arrange sur le butin.
17:39Ouais, tu fais l'affaire et puis on...
17:41Ouais, ouais, ouais.
17:42Et on dit, c'est faisable.
17:43Il me dit, je ne sais pas, tu as chargosti Ă Verbier.
17:46Si tu n'as qu'une route, tu as plein de campagnes,
17:47tu as chargosti là -bas, tu peux réussir là .
17:49Alors c'est quoi ça ?
17:50C'est une fondation, c'est un musée ?
17:51C'est le musée, c'est la plus belle.
17:52C'est la maison mÚre de Gégard-le-Coultre.
17:54C'est lĂ oĂč il y a les plus belles montres de GĂ©gard-le-Coultre.
17:56Il y avait 18 montres exposées dans le rÎle d'exposition.
17:59Pour des vides blindées ?
17:59Ouais, ouais, des vides blindées.
18:00Donc on s'est dit, ouais, on va monter, on va le faire.
18:04Ah, il y a la marche arriĂšre.
18:05Ouais, on s'est dit, mais on ne savait pas,
18:06on ne connaissait pas le bĂątiment.
18:07On n'était jamais allé là -bas.
18:08Je prends Lucas avec moi.
18:10Enfin, on se prend me Laurent.
18:11D'écoute, je veux monter avec nous et tout,
18:13plus d'expérience et tout.
18:14Ouais, ça va, je monte et tout, il n'y a pas de souci et tout.
18:16On arrive, on voit le bĂątiment,
18:18on voit les 18 montres exposées.
18:20C'était quoi, tout vitré un truc ?
18:21Tout vitré, comme à Dubaï.
18:22Il y avait deux vitrines blindées
18:23et 18 montres d'exposition dans le rĂŽle.
18:25C'est quand mĂȘme assez facile.
18:26On se dit, on va trouver une voiture.
18:27Les Suisses, c'est un peu naĂŻf.
18:29PremiĂšre voiture qu'on ouvre,
18:30on ouvre une Ford, il y avait les clés dessus.
18:32Ah oui.
18:33Les clés dessus.
18:33Ah oui, les Suisses, ils ne sont pas trÚs présents.
18:35Le truc avec les vitres,
18:37les clés sur la bagnole,
18:38c'est presque une incitation.
18:40On arrive, on repĂšre la ville,
18:42on s'est dit, bon, on est resté un jour,
18:44un jour et demi.
18:45On s'est dit, ils vont voir qu'on va casser le musée,
18:48donc on va leur faire croire
18:49qu'on va rentrer dans la Suisse
18:51et on va passer par la gauche, en fait.
18:53La gauche, ça allait oĂč ?
18:54La gauche, en fait, c'était,
18:56on rentre en Suisse, mais sur la gauche,
18:57ça allait derriÚre les maisons de campagne
18:59et ça donnait dans une frontiÚre française, en fait.
19:01Ils ne vont pas bloquer lĂ .
19:03Ils ne vont jamais bloquer lĂ .
19:04Lucas, il se met au volant,
19:06il dit, bon, allez, moi, je vais faire le bélier,
19:07comme d'habitude, je me mets lĂ au volant.
19:09Laurent, avec la masse,
19:10moi, devant, pour faire portoir sur la vitre,
19:12pour ne pas qu'elle se referme,
19:12pour ne pas qu'elle soit bloquée.
19:14Ah, c'est quoi ça, toi ?
19:14On se met devant,
19:15parce que la vitre, elle va balancer.
19:18Il ne peut plus la pousser de l'intérieur.
19:20Puis s'il rentre dedans, il ne peut plus sortir.
19:21Ah oui, oui, ça veut dire
19:22quand la bagnole va effondrer la vitre,
19:24donc lui, il est dedans,
19:25il ne peut plus sortir.
19:25Il ne peut plus sortir.
19:26Il dit, on est obligé de la pousser pour...
19:28Ăa se passe comme une lettre Ă la poste.
19:29Comme une lettre Ă la poste.
19:30Jamais je ne voudrais trouver
19:31un truc aussi facile de ma vie.
19:33Ils ont fait tout un fantasme aprĂšs.
19:34AprĂšs, les gens, ils peuvent parler,
19:35dire ce qu'ils veulent,
19:36mais ce qu'on a fait,
19:37il n'y a personne qui l'a fait.
19:38Aujourd'hui, il n'y a personne qui l'a fait.
19:39Ils appellent ça l'occasion du siÚcle
19:40et ça est incroyable ici et ça.
19:43Pour j'ai juré le coût, là .
19:44Alors, tu avais eu le coup de Deauville
19:45avec Mestrine, lĂ , pour le commissariat.
19:48Pour monter au commissariat.
19:50T'as eu d'autres inspirations.
19:51Et les Pink Panthers,
19:52ce qu'ils avaient fait Ă DubaĂŻ,
19:54qu'ils étaient rentrés dans le stand commercial
19:55et qu'ils avaient cassé la vitrine, en fait.
19:57C'Ă©tait la mĂȘme devanture, en fait.
19:58Une grande vitrine.
19:59Pour j'ai juré le coût.
20:00Pour j'ai juré le coût.
20:01On s'est dit, on va faire pareil.
20:02Et l'anecdote, c'est qu'on a...
20:04Je suis un ami avec Mena
20:05et un des Pink Panthers
20:06qui était avec moi à Sion, en Suisse.
20:09On est resté en contact
20:09et il m'a dit,
20:11toi, ce que tu as fait,
20:12nous, on n'aurait pas pu le faire
20:13parce que nous, on est une organisation.
20:14On a les moyens de faire des choses.
20:16Toi, ce que tu as fait,
20:16tu l'as fait sans argent.
20:18On réussit.
20:19On s'en va.
20:20Par la gauche.
20:21Par la gauche.
20:22On arrive en France.
20:22On change la voiture.
20:23On arrive.
20:24Et à l'époque,
20:25surtout moi et mon ami Lucas,
20:27on ne connaissait pas
20:28les techniques de la police.
20:29Il y a des trucs des bornages,
20:30les téléphonies,
20:31tatatum.
20:32Pour nous, c'était...
20:33C'était les films des années 70.
20:35C'était les empreintes
20:36et c'est tout, les photos.
20:37Ouais, les gars,
20:37vous n'étiez pas trÚs à la page.
20:38Voilà , on n'était pas à la page.
20:39Et la fille d'Espagne
20:40m'appelle 3h30 du matin.
20:42Donc, tu avais ton téléphone avec toi ?
20:43Elle m'appelle 3h30 au total.
20:45Elle me dit,
20:46tu ne viens pas me voir ?
20:47Je viens Ă Marseille
20:48la semaine prochaine.
20:49Je dis, bon, ça va.
20:50On se voit la semaine prochaine.
20:51Pas de problĂšme et tout.
20:52Donc, ils voient que mon téléphone
20:53a borné.
20:54Mon ami Lucas, pareil,
20:55l'autre Ă l'appel.
20:56Je suis un peu ploué
20:56Ă la FondiĂšre.
20:58C'est vite fait, le lien.
21:00Ils ne sont pas cons.
21:00Il n'y a que des vaches.
21:02Ils ont dit,
21:03trois Marseillais sont lĂ .
21:04Il y a trois Marseillais
21:05qui bandent ce qu'on a dĂ» faire
21:06au cĆur le cĂŽte.
21:07Ils savent de suite.
21:08Mais à l'époque,
21:09on ne savait pas
21:09parce qu'ils n'ont pas pris
21:09les téléphones.
21:10C'est qu'on s'est fait arrĂȘter
21:10qu'ils nous ont pris
21:11les téléphones.
21:11Donc, on descend.
21:13Tout le monde
21:13n'a pas parlé de ça.
21:14Le fameux Laurent
21:15en parle un peu au quartier.
21:16Ils ont dit,
21:17c'était incroyable
21:18ce qu'ils ont fait.
21:19Et là , ça a pris une ampleur.
21:20Ils ont dit,
21:20c'était incroyable
21:21ce qu'ils ont fait.
21:22Donc, on se partage
21:25les montres.
21:25Est-ce qu'il y a les 18 montres ?
21:2618 montres.
21:27Mais en fait,
21:27il y en avait 17
21:28parce que notre ami Laurent
21:29nous a fait une petite enculerie.
21:31Il est lĂ .
21:32Moi, je suis cÎté passager.
21:33Luc a conduit.
21:34L'autre, il est derriĂšre.
21:35Il fait ça.
21:36Il dit,
21:37oh putain,
21:37je crois que j'ai tombé
21:37les papiers dans le musée.
21:39J'ai venu avec tes papiers
21:39et j'ai dit,
21:40voler.
21:41Ah, pour avoir mis la main.
21:42Il a mis, en fait,
21:43il a mis le monde dans les groupes.
21:44Il a fait le meuble
21:45et pour justifier le geste,
21:46il a dit,
21:47il a mis le geste.
21:47C'est comme si il cherchait ses papiers.
21:48Et ça, nous,
21:49on l'a su quand je me suis fait arrĂȘter.
21:50Mon collĂšgue s'est fait arrĂȘter
21:51qu'il y en avait 18.
21:51Et nous, on n'a vu que 17.
21:53Lui, il a dit,
21:54j'en ai pris 17.
21:55Oui, c'est ça.
21:55Il en a manqué une.
21:56Elle doit ĂȘtre lĂ -bas.
21:57Pas de problĂšme.
21:58On descend en Marseille.
21:59AprĂšs,
22:00il est en charge.
22:01Ah, celui du premier coup.
22:03Il est marre lĂ encore.
22:04Il dit,
22:04ouais,
22:05vous avez fait ça.
22:05C'est un collĂšgue Ă moi.
22:06Je le connais.
22:09Moi, je dois récupérer des trucs.
22:11Je dis,
22:11tu as récupéré du tout.
22:13AprĂšs,
22:13Lucas, il dit,
22:14ouais,
22:14bon, ça va aller.
22:15Si tu veux,
22:15on s'arrange et tout.
22:17AprĂšs,
22:17je me disputer avec Lucas.
22:18Lucas,
22:18il me dit cette phrase.
22:19Il me dit,
22:20tu es mon ami,
22:20je n'ai pas me disputer avec toi.
22:21Si tu veux prendre toutes les montres,
22:23en parlant de jour,
22:23prendre les toutes,
22:24je m'en fous,
22:24je ne les veux pas.
22:25Je ne les veux pas,
22:25les montres.
22:26Je dis,
22:26non,
22:26on partage et tout,
22:27il n'y a pas de souci.
22:28Notre fameux Laurent,
22:29je ne sais pas ce qu'il a fait
22:30avec ses montres,
22:30je n'ai jamais su.
22:31Parce que c'était quoi ?
22:32Pas trois,
22:32donc vous en aviez,
22:34six chacun.
22:35Six chacun.
22:35Six chacun.
22:36Il en a manqué une.
22:37Lucas n'a eu que cinq.
22:39Il n'a eu que cinq.
22:40C'est pas grave.
22:40Je m'assois dessus.
22:41Mon vieil oncle Alain
22:42entend parler de ça.
22:44Il me dit,
22:44oh jo et tout,
22:46bravo.
22:47J'en ai pas,
22:48j'ai pas l'heure.
22:49J'ai pas l'heure.
22:50Putain,
22:51vas-y,
22:52fais-moi cadeau une.
22:54Ce n'est pas pour moi,
22:54c'est pour un ami.
22:56J'ai dit,
22:56bon,
22:57c'est l'ami,
22:57c'est qui ?
22:57Mais il me dit,
23:00tiens,
23:00tiens,
23:00aprĂšs,
23:01il appelle au téléphone,
23:02il dit,
23:02je l'amĂšne en quatre jours en Espagne,
23:03l'amĂšne Ă son collĂšgue en Espagne.
23:05Ăa,
23:05on n'est pas au courant encore.
23:07On va le laisser en voir plus tard.
23:09Et lĂ ,
23:09mon ami Lucas
23:11connaissait un voyou corse au Marseille
23:12qui connaissait un collectionneur juif
23:14qui achetait des montres,
23:15mais a pris fort.
23:16Donc,
23:16au début,
23:17on va voir son ami corse
23:18et je le prends pour une corse.
23:20Il me dit,
23:20qu'est-ce que tu as réussi ?
23:21Toi,
23:21tu te stockeras aussi sans moi
23:22qui parle à la télé ?
23:23Ouais,
23:23c'est moi.
23:24Il vous prendrait pour des mythos.
23:25Ouais,
23:25il a dit,
23:26oui,
23:26c'est moi.
23:26Il a dit,
23:26amĂšne-moi les trucs
23:27et je te fais venir le mec.
23:29Donc,
23:29on arrive au moment oĂč il est honteux.
23:30Ah,
23:31ouais,
23:31lĂ ,
23:32ouais,
23:32lĂ ,
23:33je te fais venir.
23:34Donc,
23:35le mec,
23:35il vient,
23:35il a dit,
23:36combien vous voulez ?
23:38Propose-toi.
23:38C'est pas nous.
23:39C'est pas combien ça vaut.
23:40Il n'y a pas de prix,
23:41c'est tout des musées.
23:42Il dit,
23:42bon,
23:42vous savez ce que je fais ?
23:43Il a dit,
23:43on ne parle pas de la somme.
23:44Il a dit,
23:44je vous donne le temps.
23:45Vous voulez récupérer dans deux heures
23:46d'un bar.
23:47Je vous donne l'adresse de bar.
23:48Comme il connaissait le corse,
23:49on a mis du cas,
23:50il dit,
23:51on peut lui faire confiance.
23:54Tu vois,
24:00t'inquiĂšte,
24:01vacances,
24:01ça finissait plus.
24:03Et en 21 septembre,
24:06mon oncle se fait arrĂȘter en Espagne,
24:07mais nous,
24:07on ne s'est toujours pas.
24:10Ăa a Ă©tĂ© pour la fameuse Ă©vasion.
24:11La fameuse évasion.
24:12Donc,
24:12nous,
24:12on est devant chez lui,
24:13en fait,
24:13devant chez mon oncle,
24:14ma tante.
24:15On est lĂ ,
24:15on est assis devant le muret.
24:16On voit arriver toute la police,
24:18tous arrivés,
24:19cagoulés,
24:20putain,
24:20regarde,
24:21on prend peur,
24:21on se dit,
24:22oh lĂ lĂ .
24:22C'était pour nous,
24:23on pensait que c'était pour nous.
24:24On était pas au courant,
24:25nous,
24:25de l'évasion.
24:25Putain,
24:26je crois que c'est la merde lĂ .
24:27C'est le début du problÚme.
24:30Je pense pas,
24:31ils vont pas venir ici,
24:32ils seraient venus chez nous.
24:33Pourquoi ils viennent ici ?
24:34Ils arrivent,
24:35ils courent,
24:36ils prennent.
24:36Nous,
24:37ils disent,
24:37mettez-vous sur le cÎté,
24:38ils rentrent dans la maison de ma tante,
24:39ils fouillent tout,
24:40tatat,
24:40putain.
24:42C'est toujours lĂ ,
24:42quelle angoisse.
24:43Ils le prennent,
24:44ils le noter,
24:44peut-ĂȘtre qu'ils l'ont pris Ă lui,
24:46pourront nous en faire Ă nous.
24:47C'est pas.
24:48On pose la question aux policiers,
24:49qui sont lĂ ,
24:49tous cagoulés.
24:50On dit,
24:50mais c'est pourquoi ?
24:51Tu vois les infos demain matin.
24:53On s'en va,
24:54on a peur,
24:54je vais vite chez ma mĂšre.
24:56Vendemain,
24:56journal,
24:57évasion,
24:57grĂące Ă Tati,
24:59Ă l'Est,
24:59se fait arrĂȘter en Espagne.
25:01D'un cÎté soulagé,
25:02d'un cÎté,
25:02on se dit,
25:02putain,
25:03ils étaient là ,
25:04ils nous voyaient faire des allers-retours.
25:06C'est chaud.
25:07AprĂšs,
25:07Lucas me dit,
25:08tu sais quoi,
25:08on m'aura pour mort.
25:09Le 21 septembre,
25:10ils se font arrĂȘter,
25:10le 22,
25:11on en Suisse.
25:12On remonte en Suisse,
25:12on fait encore une biffe.
25:14J'ai dit,
25:14pour de bon,
25:15vas-y,
25:15on s'en fout,
25:16maintenant on y est.
25:17Il était chaud,
25:18le Lucas.
25:18Lui,
25:19il dit,
25:19on y va,
25:19on fait,
25:20on s'en fout.
25:20Et donc,
25:21on prend un cousin Ă moi
25:22qui ne voulait pas venir au début,
25:24le premier qui était venu
25:25qui avait démoralisé tout le monde.
25:26LĂ ,
25:26il vient.
25:27LĂ ,
25:27il vient.
25:28Il se ressaisit,
25:28ça a marché.
25:30Je viens,
25:30je viens,
25:30je viens.
25:30LĂ ,
25:32je viens.
25:33On arrive devant la bijouterie,
25:35on s'est dit,
25:35c'est bien,
25:36calme.
25:37On voit la voiture,
25:38toujours pareil,
25:38les mĂȘmes moments de transport.
25:39Les mĂȘmes techniques,
25:39Paul de Bagnoc,
25:40lui au Roland.
25:42Et on s'est dit,
25:42bon,
25:43on va voir s'il n'y a pas la police.
25:44Donc,
25:44on arrive dans le commissariat,
25:45il y a un commissariat Ă ,
25:46je ne sais pas,
25:46Ă 300 mĂštres de la bijouterie.
25:48Tellement gros,
25:48on dit,
25:48on va rentrer dedans.
25:49Moi et Lucas,
25:50on rentre,
25:50on dit,
25:50monsieur,
25:51ils nous ont cassé la voiture et tout.
25:52Ă la Messrine.
25:53Ă la Messrine,
25:54ils nous ont cassé la voiture
25:54et on avait vu ça.
25:55C'est pour ça,
25:55la Messrine,
25:56parce que c'est dans le film
25:57quand ils vont,
25:58enfin dans le film.
25:58Ă Deauville,
25:59Ă Deauville.
26:00Ils veulent faire le casino
26:01de Deauville.
26:01Et c'est la mĂȘme truc,
26:02la mĂȘme idĂ©e.
26:02Pour voir s'il y a des policiers,
26:04ils vont carrément se présenter
26:05au commissariat
26:06pour avoir les infos.
26:07Ouais,
26:08c'est ça,
26:08exactement ça.
26:08On va,
26:09on rentre,
26:09on dit,
26:10ouais,
26:10monsieur,
26:11ils nous ont cassé la voiture et tout,
26:13ils nous ont pris des papiers.
26:14Le policier est trop libre,
26:15il me dit,
26:15il ne se passe jamais rien en Suisse.
26:16Bon,
26:16ils ont cassé la voiture,
26:17le mĂȘme village,
26:18enfin,
26:18le village,
26:19c'est une belle ville,
26:19mais il a dit,
26:20ils nous ont cassé la voiture.
26:21Ouais,
26:21ils nous ont cassé la voiture,
26:22ils ont pris des papiers,
26:22comment on le fait ?
26:23Ouais,
26:23écoutez,
26:23on m'appelle la patrouille pour voir
26:25et venir,
26:26on fait les papiers,
26:26je vais ĂȘtre contentĂ©.
26:27Je vais prendre une veste,
26:28parce qu'il fait froid,
26:29je vais prendre une veste dans la voiture.
26:30Ils sont oĂč,
26:31la police ?
26:32Ils sont Ă Martigny,
26:32on savait qu'entre Martigny et Monté,
26:34il y avait une quart d'heure.
26:35Une quart d'heure,
26:35tu as le temps de manger,
26:36de prendre un sandwich et...
26:38Et vous n'avez pas peur,
26:39vous,
26:39de montrer vos tĂȘtes ?
26:40Il n'y avait mĂȘme pas de camĂ©ra,
26:42ils sont,
26:43ils ne parlent plus maintenant,
26:44mais à l'époque,
26:46ils étaient...
26:46C'est ça,
26:47ils étaient des bisounours.
26:47C'est des bisounours,
26:48on arrive,
26:49un chien de vitemont,
26:50marche arriĂšre,
26:51tac,
26:51il casse,
26:52au lieu de passer par la porte normale,
26:54il a pris la grande vitrine,
26:55la grande vitrine,
26:56il a tout écrasé.
26:57Il a pris la voiture,
26:58elle est rentrée entiÚre dans la vitauterie.
27:00AprĂšs,
27:00il rentre,
27:01il vide et tout,
27:01il s'en va,
27:02on prend dans la précipitation,
27:03il tombe par terre,
27:04on prend,
27:04on s'en va,
27:05la voiture,
27:05elle crĂšve.
27:07Les vitres et tout,
27:08la voiture,
27:08elle crĂšve.
27:09On roule,
27:10ils vont nous rattraper,
27:11le col est quand mĂȘme long Ă monter,
27:13avec une voiture comme ça,
27:14la voiture crevée,
27:15on garde la voiture d'un hĂŽpital,
27:18elle dit,
27:18c'est bon,
27:18on va dormir dans la forĂȘt.
27:19On a caché le butin,
27:21on va dormir dans la forĂȘt,
27:23on dormit dans une grange,
27:24tout le truc,
27:24c'est du froid,
27:25tous,
27:26un sur l'autre,
27:27se réchauffer,
27:28encore l'erreur des téléphones,
27:29Lucas appelle son collĂšgue Corse,
27:31il dit,
27:32viens me chercher,
27:32je suis en Suisse,
27:33je suis bloqué.
27:33L'autre,
27:33il est en boĂźte de nuit,
27:34il a dit,
27:35non,
27:35je ne veux pas,
27:35je suis sous et tout,
27:36tu ne viens pas,
27:36elle a dit,
27:37c'est fini,
27:37tu ne me parles plus.
27:38Il est monté,
27:38il est venu nous chercher.
27:398 heures de route,
27:408 heures de route,
27:41il est monté,
27:42on se rejoint,
27:43Lucas monte pour récupérer la voiture
27:45qui est Ă la frontiĂšre,
27:46il passe la frontiĂšre,
27:47il revient pour nous chercher,
27:48lĂ ,
27:49il s'est contrÎlé,
27:50par la frontiĂšre.
27:51Son nom,
27:51il apparaĂźt dans la premiĂšre affaire,
27:52il s'est contrÎlé,
27:53la deuxiĂšme,
27:54deuxiĂšme contrĂŽle,
27:55aprĂšs encore une bijouterie,
27:56ça commence à chauffer.
28:00Il dit,
28:00qu'est-ce que tu fais lĂ ,
28:01je suis venu faire du camping,
28:02et je suis venu faire de la route,
28:04ça fait de la route,
28:04tu dis,
28:05je ne suis pas bien avec ma copine,
28:06tu as fait 8 heures de route,
28:07j'ai fait 8 heures de route,
28:09il n'y avait rien dans la voiture.
28:10Bon,
28:11ça va,
28:11on attend,
28:13son cÎté,
28:14sur le cÎté.
28:15Donc,
28:15il descend,
28:15il nous récupÚre,
28:16bref,
28:17toujours pareil,
28:17on redescend Ă Marseille,
28:18on vend les trucs,
28:19lĂ ,
28:19on avait les acheteurs,
28:20donc tout le monde parlait,
28:20c'était fou,
28:22tout le monde le savait,
28:24donc ça marchait.
28:25Et lĂ ,
28:25c'était,
28:26je pense,
28:26le coup de trop,
28:27le coup mal fait,
28:28la derniĂšre fois.
28:28On monte Ă Paris,
28:29on fait la fĂȘte,
28:30t'as-tu,
28:31avec les sous et tout.
28:32On prend un ami Ă moi,
28:33le fameux Jean-Michel,
28:34un ami d'enfance,
28:35et Lucas dit,
28:36encore sur ses bons conseils,
28:37parce qu'il n'était plus posé,
28:38il dit,
28:38il ne faut pas le prendre.
28:39Ce n'est pas son truc Ă lui,
28:41on ne sait jamais,
28:41s'il peut parler,
28:43ou quoi que ce soit.
28:43Je dis,
28:43non,
28:43vas-y,
28:44prends-le,
28:44il peut craquer,
28:45on regarde Ă l'oeuf,
28:46il peut craquer et tout.
28:47Il n'est pas guéri,
28:48il n'est pas guéri,
28:48il va craquer,
28:49je dis,
28:49vas-y,
28:50t'inquiĂšte.
28:50Et on prend un ami Ă nous
28:51du quartier,
28:52Camille,
28:53qui était bon et tout,
28:54on prend avec nous.
28:55On se dirige vers Jaco,
28:56à la Vallée de Joux,
28:57c'est l'une des plus grosses
28:58concessions de montres.
28:59On arrive,
29:00pareil,
29:01deux voitures,
29:02on fait les repérages.
29:03On arrive Ă la porte,
29:04le casse-pas,
29:06la porte,
29:06le casse-pas de la bivouterie.
29:07Martin,
29:08il se fait mal,
29:09le coup du lapin,
29:10il se fait le coup du lapin,
29:11il a mal.
29:11Entre-temps,
29:12on a fait une grosse erreur,
29:13c'est quelque chose
29:13qu'on ne voulait jamais faire,
29:14il est ridicule ce coup-lĂ .
29:16On n'a jamais fait d'armes,
29:17on n'a jamais vu du violence,
29:17etc.
29:18Et on a dit,
29:19on était pressés,
29:20on va prendre une voiture,
29:21si le Grand Jacking,
29:22on va faire une voiture comme ça.
29:24Mais Ă pinceau,
29:24non,
29:24pas d'armes et tout.
29:25Donc on arrive devant une femme,
29:26on dit,
29:26donne-moi les clés,
29:27la femme elle rigole.
29:28Sérieux ?
29:28Vous ĂȘtes qui les gars ?
29:29Sérieux ?
29:30Donne-moi les clés.
29:31L'autre camille s'énerve,
29:32donne-moi les clés,
29:32je te dis.
29:33Tu arraches le sac,
29:34il tombe avec elle,
29:36par terre.
29:37Une femme,
29:37sur la fenĂȘtre,
29:38elle dit,
29:38qu'est-ce que vous faites ?
29:39Une part ridicule.
29:41Une part,
29:41on s'en va.
29:42Donc il y a une tension
29:44qui se monte dans le groupe.
29:45Lucas d'un cÎté,
29:47qui n'aimait pas ça,
29:47moi je n'aimais pas ça,
29:48lĂ je n'allais pas le laisser.
29:50L'autre,
29:50ouais,
29:50qu'est-ce que vous faites ?
29:51Donc on dort dans un hÎtel séparé.
29:52Donc on revient le lendemain
29:53pour refaire la bijouterie
29:55avec une autre voiture
29:56qu'on a volée cette fois-ci.
29:57Tac,
29:58la voiture elle ne casse pas,
29:59Lucas ne casse pas,
30:00il se fait mal au cou.
30:03C'était pas bon là .
30:05Catastrophe,
30:05catastrophe,
30:06c'était de trop.
30:07Et on incendie la voiture.
30:09Malheureusement,
30:10je reconnais que c'est moi
30:11qui ai dit de brûler la voiture,
30:12mais la voiture,
30:12on ne devait pas la brûler là .
30:13On devait la brûler sur la route
30:14pour bloquer la police
30:15qui venait nous...
30:17Ouais,
30:17pour pourchasser,
30:18enfin,
30:18pour chasser.
30:19Donc la voiture,
30:19en fait,
30:20elle prend feu
30:22sur la bijouterie,
30:23donc ça abßme la bijouterie.
30:24Et il y avait des gens
30:25au-dessus de l'immeuble,
30:26enfin une étage,
30:27et ça a incommodé
30:27avec la fumée et tout,
30:28donc ils étaient obligés
30:29d'ĂȘtre Ă©vacuĂ©s.
30:29Donc vous auriez pu brûler...
30:31On aurait pu blesser des gens,
30:32etc.
30:33Et c'était pas le but.
30:34C'est lĂ oĂč c'Ă©tait pas bien,
30:35c'est qu'on va se faire
30:36des dissensions.
30:37Ouais,
30:37ça,
30:37c'était vraiment parti
30:38en cacahuĂštes,
30:39votre histoire.
30:39LĂ ,
30:39c'était parti en cacahuÚtes,
30:40on redescend.
30:41Lucas a dit,
30:41c'est fini,
30:42je fais plus rien.
30:43Je fais plus rien,
30:44moi c'est terminé,
30:44c'est mon dernier truc.
30:45Je dis,
30:45bon ça va,
30:46allez,
30:46on reparlera tranquille et tout.
30:47On descend Ă Marseille,
30:50une semaine,
30:50deux semaines se passent,
30:51on se voit avec Lucas.
30:53Il me dit,
30:53on voit ce qui s'est passé,
30:55il voit sur internet,
30:56c'est pas notre truc,
30:57moi je veux plus faire ça.
30:58En novembre,
30:58on refait une bijouterie,
31:00c'est la derniĂšre,
31:01avant de rentrer en prison.
31:02Lucas vient pas,
31:03il dit,
31:03non,
31:03non,
31:03moi je viens pas.
31:04J'ai dit,
31:05stop,
31:05c'est stop.
31:06Donc je remonte avec Jean-Michel
31:07et Camille,
31:08je dis,
31:08bon,
31:09j'ai pas l'habitude d'ĂȘtre avec eux,
31:11ça va ĂȘtre difficile,
31:12je monte,
31:13on monte Ă Chamonix,
31:14on prend un hĂŽtel lĂ -bas,
31:16on arrive,
31:17on garde la voiture,
31:17le mec de l'hÎtel nous a balancé,
31:19on a su aprĂšs.
31:20Qui sait que c'est marseillais ?
31:21Ils arrivent avec ça marseillais,
31:22avec des sacs,
31:23toutes les affaires,
31:25ils voyaient pas,
31:26il y avait les mains assez tĂŽt,
31:27donc on voulait refaire
31:28une bijouterie Ă Verbier.
31:30C'est ce que je t'ai dit,
31:31donc on a dit,
31:31on va faire ça là ,
31:32c'est pareil,
31:33ils sont naĂŻfs,
31:33les Suisses,
31:34ils ont mis la mĂȘme porte,
31:34mĂȘme truc.
31:35Ah oui,
31:36ils ont fait la premiĂšre
31:37que vous aviez faite.
31:37Ils ont fait pareil.
31:38Ils avaient pas amélioré
31:39le systÚme de sécurité.
31:40Ah non,
31:41tout pareil,
31:42rien qu'Ă changer.
31:42Donc on regarde les affaires
31:44Ă l'hĂŽtel,
31:45ils voient un peu le manĂšge,
31:46le mec de l'hĂŽtel,
31:48le directeur,
31:49je sais pas si c'était responsable.
31:50Je rentre en Suisse
31:51avec les deux,
31:51j'arrive Ă Verbier,
31:54je vois l'un 4x4,
31:554x4 il démarre pas.
31:56J'ai dit,
31:57ça guigne,
31:58ça commence.
31:58C'est vraiment la guigne,
31:59votre truc.
32:00DeuxiĂšme voiture,
32:01à cÎté,
32:02de lĂ ,
32:03pareil,
32:04il y avait une bĂȘche devant
32:05pour enlever la neige,
32:06je la décroche,
32:07je fais les fils,
32:09je fais marche arriĂšre,
32:10le truc il démarre plus.
32:11C'est incroyable.
32:12Il y avait des signes,
32:13il fallait arrĂȘter,
32:16il fallait arrĂȘter,
32:17il y a des signes,
32:17il faut arrĂȘter.
32:18Le mec,
32:19du chalet lĂ ,
32:20qui voit les 24x4,
32:21il prend la plaque de la voiture.
32:22Ouais,
32:22de la vĂŽtre.
32:23LĂ ,
32:23en rĂšgle.
32:24Est-ce que vous veniez
32:25avec votre bagnole vous ?
32:26C'était une voiture louée
32:27qu'on avait,
32:27elle était garée plus loin.
32:29Mais comme il nous a vus,
32:29il a vu la plaque,
32:31il a monté,
32:32je note.
32:32Je note.
32:33Donc nous,
32:34on est rentré à l'hÎtel,
32:35j'ai dit,
32:36bon,
32:36on n'y arrivera pas,
32:36il n'y a pas Lucas,
32:37de toute façon,
32:37ça va ĂȘtre difficile,
32:38on s'est fait remarquer.
32:40Non,
32:40non,
32:40appelle Lucas.
32:41Lucas,
32:42viens,
32:42s'il te plaĂźt,
32:43on achĂšte mon X.
32:43Mais lui,
32:44il pensait qu'on avait réussi
32:44l'avis,
32:44je vous trie.
32:45Donc il monte.
32:47Il monte,
32:47il pensait que c'était juste
32:48pour faire le relais.
32:49J'explique et tout,
32:50je dis,
32:50j'ai besoin de toi et tout.
32:51Il me dit,
32:51un jour,
32:52je t'avais dit,
32:52je ne le fais plus et tout.
32:53Il avait raison.
32:54Terminé,
32:54la derniĂšre,
32:54c'était l'autre,
32:55c'est mal passé,
32:56c'est plus pour moi.
32:57Il se discute avec Camille.
32:59Camille dit,
33:00tu es un culé,
33:01il insulte.
33:02Nous,
33:02quand tu as eu besoin,
33:03on était là .
33:04Maintenant,
33:05c'est Ă toi de rendre l'appareil.
33:06AprĂšs,
33:07je prends Lucas Ă part,
33:08je dis,
33:08vas-y,
33:09je te jure,
33:09c'est le dernier truc.
33:10AprĂšs,
33:12on raccroche tous,
33:13on arrĂȘte et tout.
33:14Il me dit,
33:15Jo,
33:15tu me jures que c'est Ă la fin ?
33:17Je te jure,
33:17c'est la derniĂšre.
33:18Je dis,
33:18c'est la derniĂšre,
33:19on arrĂȘte tout.
33:21Je me dis,
33:21bon,
33:22ça va aller,
33:22je viens,
33:23je viens avec vous.
33:24Et entre temps,
33:25l'erreur que j'ai fait moi,
33:26c'est que j'aurais dĂ» lui dire
33:29que la voiture était recherchée,
33:30que le mec,
33:31il a pris la plaque de la voiture.
33:32Vous l'avez vu,
33:32vous,
33:33le gars,
33:33on a vu,
33:34il nous a parlé,
33:34vous ĂȘtes des kamikazes quand mĂȘme.
33:36On a laissé la voiture à Chamonix.
33:38On a laissé,
33:38parce que la voiture était à Chamonix.
33:39On a dit,
33:39on ne rentrerait plus en Suisse.
33:40Au pire,
33:41quoi qu'il arrive,
33:41ils nous ont pris pour deux voitures.
33:43En six mois,
33:44c'est fini,
33:44c'est réglé.
33:45Au pire,
33:45ils nous font payer l'amende.
33:46On s'imaginait ça.
33:47Camille aurait dĂ» lui dire aussi.
33:49Il n'y a pas dit.
33:49Personne ne lui dit.
33:50Personne ne lui dit.
33:51Donc la voiture,
33:51elle est garée à l'hÎtel.
33:55Donc on rentre avec sa voiture Ă lui.
33:57On rentre en Suisse.
33:59MĂȘme si,
33:59n'est-ce pas,
34:00on prend une vieille Renault 19 pourrie.
34:03Mais ça n'existe mĂȘme plus.
34:03On prend ça,
34:04elle a du mal à démarrer.
34:05C'est bon,
34:06on s'en fout,
34:06c'est juste pour casser la.
34:07Oui,
34:07c'est pour la mettre dans la vitrine.
34:08La vitrine,
34:09c'est bon.
34:09MĂȘme technique.
34:11On dit,
34:12on va mettre les bijoux derriĂšre le chalet.
34:15Je arrive devant la Renault 19.
34:18Putain,
34:18j'ai oublié les gars à l'hÎtel.
34:19Et je dis,
34:19c'est bon,
34:20je mets des chaussettes,
34:20ça va aller.
34:22Je mets des chaussettes,
34:23on prend la voiture,
34:24on arrive.
34:25Lucas fait marche arriĂšre.
34:27Je suis naĂŻf,
34:28mĂȘme cadre,
34:29tout pareil.
34:30La porte,
34:31elle casse.
34:31Camille,
34:32Jean-Michel,
34:32elle casse les vitrines.
34:33Je ramasse.
34:34Et lĂ ,
34:35je la cicatrice.
34:36Il y a un portoir
34:37qui me tombe sur les doigts.
34:38Je scĂšne des doigts.
34:39Et dans la précipitation,
34:41je me suis dit,
34:42il n'y a que du sang sur le portoir.
34:43Donc je prends le portoir,
34:44je le mets entier dans la voiture.
34:46On arrive à la décheterie,
34:48on change les voitures.
34:49Mon ami Lucas,
34:49encore une fois,
34:50a raison.
34:51Il dit,
34:51oh,
34:52on dort dans la forĂȘt avec nous.
34:53On a dit,
34:54toi,
34:54nous,
34:54on dort dans la forĂȘt.
34:56Tu fais nous chercher demain Ă midi
34:57et on fait comme d'habitude.
34:58Elle s'est dit,
34:59bon,
34:59non,
34:59t'inquiĂšte,
35:00sûr de moi.
35:01Je rentre Ă l'hĂŽtel,
35:02je vais me chercher demain et tout,
35:03il n'y a pas de souci.
35:04Trop sûr,
35:05c'est lĂ oĂč tu Ă©tais.
35:07Ăa avait marchĂ© quand mĂȘme,
35:07une,
35:08trois,
35:08quatre,
35:08cinq,
35:09ça va marcher.
35:09Ils essaient de me contrĂŽler,
35:10ils vont me dire quoi ?
35:11Je n'ai rien.
35:12Je n'ai rien.
35:13Je me dis,
35:13non,
35:13je fais moi confiance,
35:14dors avec nous et tout.
35:16C'était le plus raisonnable
35:17de votre équipe.
35:18Oui,
35:19il n'était plus posé.
35:19Et il dit,
35:21bon,
35:21ça va,
35:21on se voit demain Ă midi,
35:22mon ami.
35:22On s'embrasse et tout,
35:23moi,
35:23demain,
35:24il dit,
35:24je descends,
35:25on arrive au rond-point de Martigny
35:28avant de passer la frontiĂšre.
35:29Ils nous croisent la police.
35:31Ils nous prennent en chasse.
35:33J'ai dit Ă mon ami Jean-Michel,
35:34je dis,
35:35s'ils posent la question,
35:36on n'a rien fait.
35:37Le sang,
35:37lĂ ,
35:38ils te disent pourquoi je saigne,
35:39parce que j'ai saigné beaucoup.
35:40Si,
35:40pourquoi je saigne,
35:41tu te dis,
35:41c'est parce que je me suis coupé
35:42avec une anne-ne-ken.
35:43Ouais,
35:43pas de problĂšme,
35:44reste sur ça.
35:44Les Suisses,
35:45ça ne rigole pas.
35:46Sur le cÎté,
35:47tac,
35:47monsieur,
35:48vous venez d'oĂč ?
35:49du Chablais,
35:50on a bu une miĂšre.
35:52C'est une miĂšre,
35:53tu t'es fait quoi au dos ?
35:54Ah,
35:55je me suis coupé avec une anne-ne-ken.
35:56J'ai mis les mains sur le capot.
36:01Tac,
36:01c'est ça à Martigny,
36:02la centrale de police.
36:03Au début,
36:03c'est deux gendarmes
36:04qui nous interrogent,
36:05ça dure,
36:05ça dure,
36:05ça dure.
36:06Non,
36:06j'ai rien fait,
36:07j'ai rien fait,
36:07j'ai rien fait,
36:08j'ai rien fait.
36:08L'autre était,
36:09on a un autre truc,
36:10je ne sais pas oĂč il Ă©tait.
36:12Et je rencontre Pellouchou
36:14et Cliva,
36:14c'était deux,
36:15on va dire,
36:16c'est comme la BRB de chez eux,
36:17mais du Valais.
36:18La BRB,
36:18parce que c'est des états en Suisse,
36:20c'est des cantons de Vaud.
36:21C'est des fédérations,
36:22la Suisse,
36:22et c'est comme la BRB de chez eux,
36:26l'expérience,
36:27un peu comme les gens de Marseille,
36:30justement,
36:31mon ami,
36:32j'en prends des gens pas des cons.
36:34Et les marseillais qui sont en Suisse,
36:35ça peut ĂȘtre une affaire.
36:37Tu es venu en Suisse,
36:38lĂ ,
36:39Ă 4h du matin,
36:40pour pĂȘcher la truite dans le lac.
36:41Tu n'es pas venu pour boire une biĂšre.
36:42Non,
36:43j'ai vu une biĂšre,
36:43tu as vu une biĂšre,
36:44pas de problĂšme,
36:45ou tu l'as vu la biĂšre,
36:46ça commence ses problÚmes.
36:47Je suis venu au Chablais,
36:47tu as vu au Chablais.
36:48Tu ne vas pas me faire perdre de temps,
36:49je ne vais pas te faire perdre de temps.
36:50Il me montre la photo de mon cousin,
36:51mon cousin Ă moi,
36:52qui était venu en Suisse à l'époque,
36:53c'est vieux.
36:54Je lui ai arrĂȘtĂ©.
36:56Je lui ai dit,
36:56c'est bien,
36:57il me dit,
36:57Roade,
36:58t'inquiĂšte pas,
37:00dans 6 mois,
37:01tu es dehors.
37:01Je lui ai dit,
37:02non,
37:02je n'ai rien fait.
37:03Il me dit,
37:04mais Michel,
37:04on est attiré dessus.
37:06Je lui ai dit,
37:06c'est comme ça,
37:06on est attiré dessus,
37:07il n'y a pas de problĂšme.
37:09Michel,
37:09c'est le cousin.
37:09Un cousin,
37:10oui,
37:10un cousin,
37:10non.
37:11Je lui ai dit,
37:11ce n'est pas moi.
37:11Il me dit,
37:12qu'est-ce que tu t'es fait au dehors ?
37:13Je lui ai dit,
37:13je me suis coupé avec elle,
37:14il me dit,
37:15il y a une bijouterie
37:15qui a été faite à Verbier.
37:16Je lui ai dit,
37:17ce n'est pas moi,
37:18ce n'est pas toi,
37:18il n'y a pas une sande dans la bijouterie.
37:19On fait un contrĂŽle ADN,
37:21si ce n'est pas toi,
37:22dans une heure,
37:22tu es dehors.
37:23Tu rentres chez toi,
37:24tu rentres Ă Marseille.
37:25T'inquiĂšte,
37:25vas-y,
37:25fais-le.
37:26Oui,
37:27ça va,
37:27ça va,
37:28je lui ai dit,
37:29il n'y a pas de sande,
37:43et je savais que l'autre,
37:44il était condamné,
37:45Ă cause de moi,
37:46il était condamné.
37:46Oui,
37:47comme il était avec toi,
37:48quand vous faites arrĂȘter.
37:49C'est fini,
37:50lui,
37:51il n'a pas parlé.
37:52Donc,
37:52le but,
37:53c'était de gagner du temps
37:54pour que les autres,
37:54ils arrivent au moins Ă aller
37:55jusqu'Ă la voiture Ă Chamonix,
37:57Ă la frontiĂšre,
37:58partir,
37:58et rentrer sur Marseille.
38:00Donc,
38:00on arrive devant le juge,
38:02ouais,
38:03alors,
38:04voilĂ ,
38:04on vous reproche ça,
38:05ça,
38:05ça.
38:06Je reconnais l'effet,
38:07c'est qui les deux autres ?
38:08J'ai dit,
38:08c'est de nos bidons,
38:10ouais,
38:10allez,
38:10ça va,
38:11ça commence.
38:12Je dis,
38:12quoi ?
38:13Je ne les connais pas.
38:14Ah,
38:14vous ĂȘtes venu avec deux personnes,
38:15comme ça,
38:16qui sont sortis du chapeau,
38:17vous ĂȘtes venu en Suisse faire une bijouterie.
38:18Ben oui,
38:19on est venu en Suisse faire une bijouterie.
38:20Ăa va,
38:21pas de problĂšme.
38:21Et j'arrive Ă la prison de Sion,
38:23prison,
38:23j'ai mal vécu.
38:25Au début,
38:26j'arrive dans une cage,
38:28je saigne,
38:28je saigne toujours des doigts,
38:29je me paye de soigne,
38:30je descends dans un cachot,
38:32un trou,
38:33je me suis dit,
38:34il n'y a qu'en Amérique,
38:34tu vois ça,
38:35des habitants métro-poil.
38:36Tout nu et tout,
38:37en Suisse,
38:38je prends la douche,
38:40je prends la douche,
38:41je me donne une tenue verte,
38:42une vieille slip pourrie,
38:44deux serviettes,
38:45et j'arrive,
38:46j'arrive devant le chef de détention,
38:48devant,
38:49je suis droit devant lui,
38:50il me dit,
38:50pourquoi ils t'ont mis au secret ?
38:52Je suis au secret,
38:53je lui dis,
38:53c'est quoi le secret ?
38:54Il me dit,
38:54je ne sais pas ce que c'est ?
38:55Ah,
38:55je lui dis,
38:56je ne sais pas ce que c'est.
38:56Il y avait un vieux surveillant à cÎté,
38:58qui était à cÎté,
38:59il me disait,
38:59c'est qu'il n'a pas parlé.
39:00Putain,
39:01je crois que ça ne va pas bien se passer.
39:03Ăa ne va pas bien se passer.
39:05Je dis ça,
39:05il me met dans une cellule,
39:08un matelas en cuir,
39:10un cabinet turc,
39:11un truc pour l'eau,
39:14en dessous des toilettes,
39:15dans le noir,
39:16une vitre opaque,
39:17comme vous ne voyez rien,
39:19enfermée 23h24,
39:19et le week-end,
39:2024h24.
39:21Et tous les jours,
39:22ils venaient nous interroger.
39:23Il n'y a pas un jour,
39:23ils ne venaient pas nous interroger.
39:24Et ça a duré,
39:25ça a duré,
39:26ça a duré.
39:26Je vais craquer,
39:27je ne peux plus.
39:28Il doit nous la manger
39:29dans des...
39:29des trucs de gaufres,
39:31comme ça,
39:31manger avec les doigts.
39:32Je dis,
39:33on ne peut plus,
39:33ça faisait huit jours,
39:35et on ne savait pas
39:35que les autres se sont fait arrĂȘter.
39:37Nous, ça,
39:37on ne sait pas.
39:38Ils se font arrĂȘter Ă Chamonix.
39:39Mais pourquoi ?
39:40Ils ne se sont pas arrĂȘtĂ©s
39:40pour la bijouterie.
39:41Ils se font arrĂȘter
39:42pour les 4x4.
39:43Donc,
39:44ils arrivent,
39:44la police les encercle.
39:45Camille dit Ă Lucas,
39:47il ne dit rien,
39:47il s'avorit.
39:48Donc,
39:48il arrĂȘte et tout,
39:49il lui parle de la bijouterie.
39:50Une bijouterie qui a été faite.
39:52Lucas,
39:52cette erreur-lĂ ,
39:54il s'est dit,
40:00il fait un plat
40:01oĂč il y avait des bijouts,
40:01il y avait le sac derriĂšre le chalet.
40:03Au mĂȘme endroit
40:04que la premiĂšre fois.
40:04La premiĂšre fois,
40:05la premiĂšre fois.
40:06Nous,
40:06on ne sait pas ça.
40:07On nous interroge,
40:09la police suisse le savait.
40:10Donc,
40:10il me dit,
40:10bon,
40:11on ne va pas passer par 4 chemins.
40:12Il arrive avec le sac,
40:13il est vide.
40:14Putain,
40:15ça faisait 8 jours ou 9 jours
40:16oĂč il s'Ă©tait dans ce trou,
40:17j'ai dit,
40:17je ne peux plus.
40:18Il me dit,
40:19tu as compris ?
40:20Alors,
40:21je me suis dit,
40:21premiĂšre chose que je me suis dit,
40:22je me suis dit,
40:22peut-ĂȘtre,
40:22c'est jamais cher Ă craquer.
40:24Je me suis dit,
40:25allez,
40:25peut-ĂȘtre,
40:25il a craqué,
40:26c'est pas grave.
40:27Je ne pensais pas que c'était Lucas,
40:28jamais.
40:28Il me montre la photo de Lucas
40:29et de Camille
40:31qui se sont fait arrĂȘter.
40:32Ils se sont arrĂȘtĂ©s en France.
40:33Lucas est sorti libre.
40:34Comme il a rendu le sac,
40:35il est sorti libre.
40:36Ils lui ont mis du sourcil,
40:37il lui a dit,
40:37il ne croyait qu'il n'était
40:38que dans une affaire.
40:39Il avait négocié la...
40:40Il sort,
40:41donc,
40:43interrogatoire,
40:43il me dit,
40:44bon,
40:45l'herbillé,
40:45c'est toi.
40:46Non,
40:46c'est pas moi.
40:47Il me dit,
40:48ton ami Lucas,
40:48et toi,
40:49vous ĂȘtes venu pareil
40:50Ă 3h du matin,
40:512,
40:51Marseillais,
40:52c'est pas vous.
40:52Oui,
40:53c'est la mĂȘme affaire.
40:53La mĂȘme affaire,
40:54mĂȘme si c'est la mĂȘme Ă©quipe,
40:55mĂȘme machin.
40:56Bon,
40:57allez,
40:57je lui dis,
40:57c'est moi,
40:58allez,
40:59c'est moi,
41:00il n'y a pas de problĂšme.
41:00Bon,
41:00allez,
41:01pas de problĂšme,
41:01c'est toi,
41:02monter.
41:03Je lui dis,
41:03non,
41:03c'est pas moi.
41:04Oui,
41:04mais ton ami Lucas,
41:05il s'est fait contrĂŽler.
41:05Je lui pose la question Ă lui,
41:07alors.
41:07Il garde ça de cÎté au chaud.
41:17Toutes les affaires.
41:17Il remonte tout.
41:18Et voilĂ ,
41:19et aprĂšs,
41:19aprĂšs,
41:20il me transfĂšre dans des cellules
41:22quartiers disciplinaires suisses,
41:23ils appellent ça,
41:24aprĂšs,
41:24ils ont comme ça,
41:25Ă Sion,
41:26je suis retrouvé là ,
41:28j'ai dit,
41:28oh lĂ lĂ ,
41:29j'ai dit,
41:29lĂ ,
41:29ça va ĂȘtre long.
41:30Oui,
41:30c'était les longs peines.
41:31TrĂšs long,
41:32trĂšs long.
41:34Rien,
41:34pas de trucs pour se faire manger,
41:35pas de frigo,
41:36pas de plaque,
41:37pas d'eau chaude.
41:38Manger Ă manger comme les animaux,
41:41avec les guichets,
41:43se donner des découvertes empathiques,
41:45des tariettes,
41:46deux douches par semaine,
41:47j'ai dit au directeur,
41:48je lui ai dit,
41:48vous lavez vous deux fois par semaine ?
41:50Vous ne lavez pas vous deux fois par semaine ?
41:52Pas l'or derriĂšre les vitres,
41:54pas d'école.
41:55Rien,
41:56il y a droit Ă rien.
41:57Que dalle.
41:58Que dalle.
41:58Les canchines,
41:58cigarettes,
41:59je ne fume pas.
42:00Chocolat,
42:01café.
42:01Et les produits de hygiĂšne,
42:03et les lettres,
42:03les tampons,
42:05les timbres.
42:07Les lettres filtrées,
42:10donc la plupart des gens
42:12ne pouvaient pas t'écrire.
42:12Ils ne voulaient pas
42:13que les gens viennent te voir.
42:17Il n'y a pas de parloir ?
42:18Pas de parloir,
42:18donc Ă part ma mĂšre et ma soeur,
42:20et ma niĂšce qui venait,
42:21mon pĂšre,
42:21personne.
42:23Donc début décembre,
42:24ma soeur vient me voir,
42:25elle me dit,
42:26Lucas il dort,
42:27je suis détonné,
42:27comment il dort ?
42:28Comment il dort ?
42:29Je n'étais pas au courant moi,
42:30c'est pas la police de dehors.
42:31J'envoie une lettre terrible,
42:33j'ai dit,
42:34t'es un enculé,
42:35t'es un petit,
42:35je regrette,
42:36il m'a pardonné,
42:37ça passe,
42:39Pélouchou et Clivat,
42:40des inspecteurs trĂšs trĂšs trĂšs forts,
42:42ils sont forts.
42:43Ils ont fait,
42:44il y a un,
42:44t'es un petit,
42:45t'es un petit,
42:46ils sont forts.
42:47Ils ont dit,
42:47tu sais,
42:48déjà que la premiÚre majorité,
42:49on savait que c'était toi déjà .
42:51De Marseillais,
42:51ils ne viennent pas en Suisse,
42:52Ă Verbier,
42:53dans la station,
42:54il n'y a que des millionnaires,
42:55tu ne viens pas avec une Clio pourrie
42:57et une biĂšre.
42:58Elle dit,
42:59déjà ,
42:59je sais que c'est toi,
43:00mon thé.
43:01Non,
43:01ce n'est pas moi.
43:02Ok,
43:03pas de problĂšme,
43:03ce n'est pas toi.
43:04Il disait,
43:05le musée,
43:05je regarde le coutre,
43:06c'est toi ?
43:07Je dis,
43:08non,
43:08ce n'est pas moi,
43:09je ne vais ni la faire.
43:10Tu sais qu'on a retrouvé une montre ?
43:11Ah ouais ?
43:12OĂč ?
43:13En Espagne,
43:13au poignet d'un mec en cavale.
43:16Elle dit,
43:16moi,
43:16je ne le connais pas.
43:17Le fameux tonton armateur.
43:18Je passe devant le juge Lové,
43:21encore plus dur,
43:21il me dit,
43:22vos amis,
43:22c'est des assassins.
43:24Et si,
43:25et ça,
43:26ils vous collent avec eux.
43:27C'est des gens du grand banditiste.
43:28Ils vous collent avec eux,
43:29c'est des assassins,
43:30et vous faites des trucs pour eux.
43:32J'ai dit,
43:33ça y est,
43:33c'est la fin.
43:34Vous allez ĂȘtre transfĂ©rĂ© Ă Lausanne,
43:35et vous allez discuter avec la police vaudoise.
43:37Et c'est lĂ oĂč je rencontre Buffa,
43:39mon pire ennemi,
43:40le juge que j'ai,
43:41et le plus jusqu'aujourd'hui,
43:42j'ai recommencé par rapport à lui.
43:43Je me fais juger,
43:44je prends 4 ans,
43:46pour tout ça,
43:46pour ces 4 affaires.
43:47Lucas se fait arrĂȘter en France.
43:49Il a été coupable que de 2 affaires,
43:51parce que les autres,
43:52ils n'ont pas réussi à lui mettre.
43:53Ils nient,
43:53non,
43:54moi j'ai tant de filles,
43:54il faut lui faire du stop.
43:55Bref,
43:56les conneries.
43:57Et en fait,
43:58moi je me retrouve dans une centrale,
44:00Ă NeuchĂątel,
44:01que des perpĂštes,
44:02que des trucs de dingue dedans.
44:04J'ai dit,
44:04qu'est-ce que je fous lĂ ?
44:04Il faut que je me casse lĂ .
44:06J'ai 4 ans,
44:07c'est moi le plus jeune,
44:07je me retrouve lĂ .
44:08Je fais une lettre Ă la France,
44:11il me dit,
44:11on vous extraite en France,
44:12il n'y a pas de problĂšme.
44:13J'avais rencontré mon beau-frÚre
44:15en prison lĂ -bas,
44:16qui s'est marié avec ma soeur,
44:18parce qu'elle avait fait
44:19fourgon en Suisse.
44:20Bref,
44:21et lĂ on est,
44:21aprĂšs je me transfĂšre en France.
44:23On critique les prisons françaises,
44:25mais Ă ce moment-lĂ ,
44:25j'Ă©tais content d'ĂȘtre en France.
44:26J'arrive en France,
44:27putain,
44:28je souffle.
44:29J'arrive dans le grand corridor,
44:30j'allais Ă Aiton.
44:31A Aiton,
44:32en Savoie ?
44:33En Savoie.
44:34J'allais,
44:35l'intimidation classique,
44:36enculé,
44:37pédé,
44:38kitché,
44:38on m'a t'inquié.
44:40Avec mon pactage,
44:40je dis,
44:42c'est l'accueil classique.
44:43L'accueil classique,
44:44quoi.
44:44J'arrive dans le cellule
44:46avec un lit biais sale et tout,
44:48je peux pas rester lĂ ,
44:49moi.
44:49Je fais une lettre,
44:50il me change,
44:50aprÚs il m'a été avec un petit jeune,
44:51sympa et tout.
44:52Et c'est lĂ oĂč j'ai dit,
44:53bon,
44:54on est quand mĂȘme bien outillĂ© en France
44:55par rapport Ă la Suisse.
44:57Cantine,
44:59parloir,
44:59école,
45:00travail,
45:01Ă Charoie.
45:02Mais j'ai dit,
45:02je vais pas en rester lĂ ,
45:03j'ai dit,
45:04je vais les retaper.
45:05Faire tourner en Suisse l'FR.
45:06Je vais les retaper.
45:08Je sors de...
45:10des temps.
45:11Des temps.
45:12J'arrive Ă Marseille,
45:13je reprends mon travail.
45:14Ă Marseille,
45:15au restaurant,
45:16Lucas,
45:17mon ami,
45:17qui a toujours été fidÚle,
45:18il me dit,
45:19il me connaĂźt par cĆur,
45:20il me dit,
45:20tu vas recommencer.
45:22Je peux pas,
45:24je peux pas,
45:24moi,
45:25ce qu'il me fait,
45:25je dis,
45:25toi,
45:26tu es au bon match,
45:26tu es avec mes amis,
45:27tes collĂšgues,
45:28ils viennent tous les jours,
45:29téléphone,
45:30ça rigolait.
45:31Moi,
45:31ça rigolait pas là -bas.
45:32Moi,
45:32il n'y avait pas de lettre,
45:33c'est vrai,
45:33j'étais seul,
45:34tout seul comme un fou,
45:35avec des fadas.
45:37Et j'étais fatigué.
45:38Fatigué,
45:38je dis,
45:38moi,
45:38je peux pas ça.
45:40Il me dit,
45:40si je dois recommencer,
45:41je dis,
45:41le temps passe,
45:42le temps passe,
45:43le temps passe.
45:44Juillet,
45:45le fameux JC reprend contact
45:47avec nous,
45:48en juillet 2010,
45:50j'avais pas oublié
45:51Buffa et Zimmermann,
45:52ce qu'ils m'ont fait.
45:52Les juges.
45:53Les juges,
45:54les policiers suisses,
45:55etc.
45:56J'ai pas oublié,
45:57donc j'ai dit,
45:58eux,
45:58ils vont le payer.
45:59Donc,
46:00je vois ce fameux JC,
46:02il reparle avec moi,
46:04comme il sait tout ce qu'on a fait avant,
46:05il me dit,
46:05va-y,
46:06il n'y a pas un tuyau,
46:07on fait un truc ensemble,
46:08et tout.
46:09J'ai dit,
46:10je fais rien,
46:10et j'ai donné le fameux musée,
46:13le tuyau du musée de Narpillier.
46:15Qui c'est qui te l'avait donné,
46:15ce tuyau-lĂ ?
46:17En fait,
46:17c'était un homme politique
46:18quand j'étais en prison.
46:19C'est pas une tuyau,
46:21on peut pas lui dire
46:21qu'il m'a donné le tuyau,
46:22il a donné l'idée.
46:24Il t'a parlé de ce musée,
46:25moi,
46:25je savais mĂȘme pas que c'Ă©tait un musĂ©e.
46:27Donc,
46:27c'est la demande de luxe encore,
46:29un phycose.
46:30Mais tu vois,
46:31c'est que sur l'invitation,
46:32c'est que sur l'invitation,
46:33c'est privé,
46:34c'est privé,
46:35c'est oĂč il faut rĂ©server,
46:36c'est des gens de la hĂŽte
46:37qui viennent voir ça.
46:38J'ai dit,
46:39ils sont oĂč les montres ?
46:40Ils sont au premier étage.
46:41J'ai dit,
46:42il y a des alarmes,
46:43comment c'est les alarmes et tout ?
46:44J'ai dit,
46:45il y a des alarmes,
46:46détecteurs de mouvements,
46:47t'as-tu des montres
46:48qui sont toutes blendées et tout ?
46:50Je me dis,
46:50non,
46:50c'est pas blendé,
46:51c'est des vitres lĂ ,
46:54comme tu vois lĂ ,
46:54la porte de la promenade,
46:55des vitres normales,
46:56c'est simple.
46:57Et j'ai dit,
46:59les gardiens,
46:59il y a des gardiens dedans ?
47:00Ah,
47:00il me dit,
47:01il doit y en avoir et tout.
47:02Mais bon,
47:03aprĂšs tu les vois,
47:03tu les montes,
47:04tu les vois,
47:04quand ils sont en bas,
47:05il y a le bureau en bas
47:06et ils doivent monter en haut.
47:07Il va faire des ronds.
47:09J'ai dit,
47:10c'est que ça,
47:10il n'y a rien d'autre et tout.
47:12J'ai dit,
47:12combien il y en a de montres ?
47:13Je ne sais pas,
47:14il me dit,
47:15je ne sais pas,
47:15peut-ĂȘtre 60,
47:1670,
47:1780.
47:20Ăa fait beaucoup lĂ -haut.
47:22Et en plus,
47:22tout se démonit comme ça.
47:23Je dis,
47:23ça va,
47:24je garde d'un coin de ma tĂȘte.
47:25Si je veux le faire,
47:25j'ai besoin d'argent.
47:26De toute façon,
47:26je n'ai pas oublié
47:27ce qu'ils m'ont fait.
47:28Je vais me venger.
47:29Je vais me venger,
47:30ils vont le payer cher.
47:31Je vois mon ami Lucas,
47:32je l'appelle,
47:33je le rappelle.
47:33J'ai dit,
47:34écoute Lucas,
47:34il y a ça à faire.
47:35Il me dit,
47:36non,
47:36on va le faire le mĂȘme jour
47:37que le premier musée.
47:38Donc il me dit,
47:39mais tu es fou quoi ?
47:40Le premier jour,
47:40le 15 septembre.
47:41Date d'anniversaire.
47:42Date d'anniversaire,
47:43on va le faire le 15 septembre.
47:44Pareil.
47:44Il me dit,
47:45mais moi je suis en proviseur,
47:46toi je suis en conditionnel.
47:47Ils vont savoir que c'est non.
47:48Le but,
47:49c'est qu'ils savent un peu,
47:49mais qu'il n'y a pas de preuve.
47:52Il me dit,
47:52je te donne la réponse
47:53dans trois jours.
47:54Dans trois jours,
47:55il vient,
47:56il me dit non.
47:57Vite fait,
47:57comment c'est tellement connu maintenant.
48:00Tu dis,
48:00venez,
48:00tout le monde vient.
48:01J'ai pris deux mecs
48:03du quartier de l'Akéol
48:04et un autre de Vitrolles,
48:04j'allais venir.
48:05Ils venaient,
48:06on monte nous,
48:06on est montés tranquille.
48:08On arrive Ă Lyon,
48:09on voit le collĂšgue
48:10en chaĂźnes de voiture.
48:12On arrive,
48:13on arrive à repérer l'échelle.
48:14J'avais déjà repéré l'échelle.
48:15L'idée,
48:15c'était de mettre une échelle.
48:17C'est un petit cÎté
48:18musée du Louvre.
48:19C'est pareil,
48:19c'est la mĂȘme technique.
48:20Ce n'est pas le réel évateur,
48:21mais c'est le premier étage
48:23avec l'échelle.
48:23Plus c'est gros,
48:23plus c'est pas sûr.
48:24On s'est dit,
48:24mais ce n'est pas possible,
48:25ça ne va pas marcher.
48:25On met l'échelle.
48:27Le premier truc que je fais,
48:28je casse la premiĂšre vitre.
48:29La premiĂšre vitre,
48:30je la casse.
48:30Je me suis dit,
48:31comment elle n'est pas rentrée
48:32dans ce musée-là ?
48:33Si je casse la premiĂšre vitre,
48:35peut-ĂȘtre qu'il y a un rideau
48:35qui va tomber sur les vitres.
48:37Pour pas qu'on rentre.
48:39On casse,
48:39on passe la main,
48:40rien que ce qui se passe.
48:41On monte sur la marquise,
48:43l'échelle,
48:43on casse,
48:44on vide tout,
48:45on s'en va,
48:46voiture au relais,
48:47on rentre Ă Marseille.
48:49D'abord,
48:49je vois une montre
48:49qui tombe sur le sol par terre.
48:51Ăa me fait tilt.
48:53Je me dis,
48:53putain,
48:53une montre comme ça,
48:54elle ne peut pas se casser en deux.
48:55Le truc,
48:55je la ramasse,
48:56je la mets dans le sac.
48:57J'arrive Ă Dion,
48:59on se change et tout,
49:01on regarde les montres
49:01et la plupart des montres
49:02n'avaient pas de mécanisme.
49:03Ah ouais,
49:03c'était vide en fait.
49:04C'était des boßtiers.
49:05C'était des boßtiers.
49:06Putain,
49:07j'étais dégoûté,
49:08t'as tĂąti,
49:08mais c'Ă©tait quand mĂȘme des montres
49:09qui valaient énormément d'argent
49:10pour la Suisse.
49:11C'était des montres de musée,
49:12c'était des trucs d'exposition,
49:14il y avait la montre
49:14la plupart du monde.
49:15C'était facile à revendre
49:16encore,
49:16qu'on avait déjà les acheteurs.
49:17AprĂšs moi,
49:18je continuais dans les...
49:19encore,
49:20je ne m'arrĂȘte plus maintenant.
49:22Et braquage,
49:22bijouterie,
49:23et c'est lĂ oĂč je me fais arrĂȘter.
49:25Et je rentre en prison en France.
49:26T'as pris combien lĂ ?
49:27Pris 6 ans.
49:29Ouais,
49:29aprĂšs Belotte.
49:306 piges.
49:32Je me suis dit,
49:33bon,
49:34ça va,
49:34c'est qu'une affaire.
49:35Je me suis dit,
49:35les autres affaires,
49:36ils ne le savent pas.
49:36Et Audemars Piguet,
49:38le problĂšme,
49:38c'est qu'ils savaient sans savoir.
49:40Donc un an aprĂšs,
49:40il vient de me voir,
49:41moi je suis Ă LuĂŻne.
49:42Ouais,
49:42il vient de me chercher
49:44et m'extrait
49:44pour les l'affaires Audemars Piguet
49:45qui jouent mon ami Buffard.
49:47J'étais content de le voir.
49:48J'ai dit,
49:48putain,
49:48tu as vu.
49:49J'ai dit,
49:50tu vas comprendre que,
49:51voilĂ .
49:52Et il dit,
49:52bon,
49:53on va enterrer l'Ăąge de guerre
49:54et tout,
49:54j'entends.
49:56On connaĂźt les faits,
49:57rends-nous les trucs
49:58et on oublie l'affaire.
49:59Je dis,
49:59non,
50:00c'est pas moi.
50:00Il n'y a pas d'éléments,
50:01il n'y a pas d'ADN,
50:02il n'y a pas les montres.
50:03Il n'y a pas de montres,
50:04il n'y a pas de bornage téléphonique.
50:05Le seul bornage téléphonique,
50:06c'était à Lyon.
50:06Il me dit,
50:07pourquoi tu es Ă Lyon ?
50:07J'ai dit,
50:07écoutez,
50:08je ne sais pas,
50:08tu vois mon beau-frĂšre.
50:09tu vois,
50:09tu vois mon beau-frĂšre.
50:10Et voilĂ ,
50:11et donc,
50:11mais ça,
50:12je ne sais pas.
50:12Moi,
50:12je prends 6 ans pour mon affaire,
50:14le braquage.
50:14Je sors de prison,
50:152018,
50:16pas un contrĂŽle routier.
50:18Monsieur,
50:18vous avez une fiche de recherche
50:19de la Suisse.
50:20Comment,
50:20une fiche de recherche de la Suisse ?
50:21Ouais,
50:21vous avez une fiche de recherche
50:22de la Suisse ?
50:23Comment ça se fait ?
50:24Il me dit,
50:24ouais,
50:25c'est la Suisse.
50:26Je dis,
50:26je m'en fous.
50:28AprĂšs,
50:29mon pĂšre,
50:29il me dit,
50:29laisse tomber,
50:30si tu es libre et tout,
50:31t'en fous.
50:32Je lui laisse,
50:32je m'en fous.
50:33AprĂšs,
50:33malheureusement,
50:34je rencontre une fille
50:35qui me plaisait au Canada.
50:37Donc,
50:37je lui dis,
50:37il faut que j'arrange l'histoire
50:38pour pouvoir prendre l'avion.
50:39Et de lĂ ,
50:40je vais au Canada
50:41avec une fiche de recherche.
50:42Je me demande
50:43comment ils ont fait
50:43pour pouvoir m'arrĂȘter.
50:44J'arrive à l'aéroport.
50:45Il me dit,
50:46si vous passez,
50:46ça va vous risquer péril.
50:47Je passe,
50:48je prends l'avion,
50:49je passe des moments de fou au Canada,
50:50je me régale,
50:51je vais m'installer au Canada.
50:52TroisiĂšme fois,
50:53j'arrive au Canada,
50:54ils me prennent comme une fleur.
50:56Ils m'ont dit,
50:57je ne sais pas comment
50:57tu as fait pour rentrer.
50:59On est sympa.
51:00On t'interdit
51:00de tes retours canadiens.
51:02Tu retournes en France.
51:03Tu rĂšgles tes histoires.
51:04Putain,
51:05c'est vrai,
51:05merci.
51:06Je retourne,
51:06je reprends contact
51:07avec le juge.
51:08Ouais,
51:08venez me voir,
51:09je vous fais une inimité diplomatique.
51:11Personne ne peut vous arrĂȘter
51:12en Suisse.
51:12si je vous interroge.
51:13Il m'interroge,
51:14je n'y les faits
51:15et ça dure
51:16et ça dure
51:16et ça dure.
51:17J'arrive jusqu'au procĂšs.
51:19Monsieur,
51:19vous comprenez,
51:20vous avez volĂ© l'Ătat,
51:22on sait que c'est vous.
51:23Non,
51:24ce n'est pas moi.
51:24AprĂšs,
51:25l'avocat de Norpillet,
51:28petite référence au Louvre,
51:29mais il ne s'est pas passé
51:30le Louvre à l'époque.
51:31Dans ma tĂȘte,
51:32je m'en fous un peu du Louvre.
51:33Ce n'est pas méchant,
51:34mais il me dit,
51:35vous imaginez,
51:36si nous on voulions voler le Louvre
51:37et tout,
51:37comment ça fait pour les Français
51:38et tout ?
51:43Il est réplaçable.
51:44Il faut raconter ce que vous avez fait
51:45et tout.
51:45Il était sympa,
51:46il n'était pas virgolais.
51:47Il me dit,
51:48écoutez,
51:48moi,
51:48je demandais un franc symbolique
51:50pour le délit.
51:52Le juge,
51:52il a remis une couche.
51:54Si vous avouez,
51:54je ne vous mets que deux ans.
51:55Non,
51:56ce n'est pas moi.
51:56Le procureur,
51:58il me dit,
51:59je comprends,
52:00c'est un symbole,
52:02Norpillet pour vous.
52:02J'ai répondu à une connerie,
52:03en fait.
52:04J'ai répondu à une connerie,
52:04c'est comme chez nous,
52:05vous nous voyez le stade de l'eau de Rome,
52:06mais je comprends que ça fait quelque chose.
52:08Il s'en est rigolé,
52:09mais lui,
52:09il n'a rien compris.
52:10Je prends trois piges.
52:10Ah oui ?
52:11VoilĂ ,
52:12je prends trois piges.
52:13Encore trois.
52:13Tu retournes en Suisse ?
52:14Je suis retourné
52:15quand j'ai rencontré
52:16ma copine du Canada.
52:17Il me faut des sous.
52:18Ah,
52:19tu n'avais pas tourné.
52:20Je suis retourné.
52:21Je ne l'ai pas fait.
52:22Je suis allé avec des jeunes.
52:23Retourne aux sources,
52:24Ă la caillole.
52:25Ouais.
52:25Lucas ne voulait pas venir.
52:26Camille non plus,
52:27il s'est fini.
52:28Retourne aux sources.
52:28C'était facile pour moi.
52:30Tout le monde voulait ĂȘtre avec nous.
52:31Les gars,
52:31voilĂ ,
52:32on va faire une pige.
52:33Ouais,
52:33Jo,
52:33qu'est-ce qu'il faut ?
52:35Ăcoutez,
52:35prenne-moi une disqueuse,
52:36prends-moi une boĂźtier,
52:37on remonte.
52:38Et je ne les remercierai jamais aussi.
52:40Ces jeunes sont venus,
52:41ils ont pris le risque,
52:42ils sont venus.
52:43On est montés en Suisse,
52:45on arrive devant la bijouterie,
52:47devant la premiĂšre qu'on devait faire.
52:49Finalement,
52:49la premiĂšre,
52:50pas que c'était tendu,
52:51mais il y avait un petit rideau.
52:52Donc,
52:53c'est moi qui ai démoralisé,
52:54j'avoue sur ça.
52:55Tu vois,
52:55on fait l'hÎte d'à cÎté,
52:56c'est plus facile,
52:57on prend nos soins,
52:57on s'en va.
52:58Et il me disait,
52:58non,
52:59nous on va,
53:00on fait un gros truc,
53:01on ne va pas prendre que ça.
53:03Et de lĂ ,
53:04j'ai dit,
53:05attends,
53:05on réfléchit 20 minutes,
53:06on l'a fait.
53:07Et finalement,
53:08on se met dans une colline,
53:09à la cÎté de la Suisse,
53:10on voit une voiture montée de police,
53:12je dis,
53:12ah, c'est pour nous.
53:13Ils disaient,
53:13c'est fini,
53:14il y a les caméras et tout maintenant.
53:15Bon chauffeur,
53:16la boule de la caillole,
53:17il nous sort de lĂ ,
53:18il nous prend en chasse,
53:19on s'en va,
53:19on rentre Ă Marseille,
53:20je dis,
53:20ah, c'est fini,
53:21je ne fais plus.
53:21Je retravaille,
53:23tatati, tatata,
53:23mais aprĂšs,
53:23on connaĂźt tellement de monde.
53:25Et un ami,
53:26dernier coup,
53:27j'ai dit,
53:27lĂ , c'est fini,
53:28ce n'est plus pour moi.
53:29Non, non,
53:29mais ce n'était plus pour moi,
53:30c'était à la fin,
53:32terminé,
53:32je dis,
53:32je ne fais plus rien.
53:33Un ami vient,
53:34il me dit,
53:34j'ai des armes Ă vendre,
53:35une arme,
53:36il me sort un truc,
53:36je dis,
53:37mĂȘme Rambo,
53:37il n'a pas ça,
53:38c'est qui qui va utiliser ça ?
53:39Ăa ne rentre mĂȘme pas dans la voiture ?
53:41Il me dit,
53:41trouve quelqu'un et tout,
53:50des amis Ă moi,
53:51costauds sur Marseille,
53:53aprĂšs,
53:54ils me connaissent des gens costauds,
53:55tu vois,
53:55ça nous intéresse,
53:56on le fait.
53:56On va au rendez-vous,
53:57de rendez-vous,
53:58j'ai eu le stress,
53:59je n'étais pas bien,
54:00j'ai dit,
54:00putain,
54:00j'ai des mains qui tremblaient,
54:01j'ai dit,
54:01putain,
54:02ce n'est pas pour moi,
54:02c'est fini,
54:03je ne veux plus,
54:03je ne veux plus,
54:04j'ai des gouttes.
54:05Et dernier jour de rendez-vous
54:06avant de monter sur l'objectif,
54:07on monte,
54:07faire l'aéropérage et tout,
54:08on monte,
54:09bon,
54:09allez,
54:10je veux récupérer la voiture,
54:20des jours,
54:20on comprend,
54:21ce n'est pas grave,
54:22il vaut mieux que tu sois lĂ
54:23qu'en prison
54:24et si tu ne te sens pas maintenant,
54:26tu n'arriveras plus aprĂšs.
54:27Je les embrasse,
54:28je les revois lundi,
54:29finalement,
54:29ils n'ont pas fait
54:29et c'est l'amitié,
54:32ils ont compris mon choix.
54:33Travail,
54:33il n'y a plus de problĂšme,
54:34je suis cuisinier dans une clinique
54:37et je suis responsable
54:39d'un restaurant sur Marseille
54:40et j'ai dit,
54:40je ne veux plus,
54:41je ne veux plus ça.
54:41Je veux tranquille,
54:42tranquille,
54:42tranquille,
54:43je veux me lever le matin,
54:44tranquille,
54:45je ne veux plus que ça sonne,
54:45ça casse les portes.
54:47Il y a 6 heures ?
54:486 heures,
54:48ça arrive,
54:49tout ce cagoulé,
54:49je ne veux plus.
54:50Bon,
54:51ça coûte tant mieux en tout cas,
54:52il vaut mieux que tu restes Ă la cuisine.
54:53Ouais,
54:53tranquille,
54:54il y a eu vraiment des belles amitiés
54:57et je pense que dans ce milieu-lĂ ,
54:59c'est lĂ oĂč tu vois vraiment l'amitiĂ©
55:00parce que des gens que tu rencontres en prison,
55:02ils ne te lĂąchent pas,
55:03ils sont lĂ ,
55:04ils sont prĂȘts Ă venir te chercher,
55:05moi j'ai vu mon nom
55:05qui est par chercher ses amis.
55:07Jo,
55:07merci.
55:08Merci Ă vous.
55:08De partager cette expérience.
55:10Merci Ă vous.
55:11Il y a bientĂŽt au restaurant sur toi.
55:12Biltot au restaurant,
55:13avec plaisir.
55:14Et puis on va signaler la sortie du livre
55:16de Jonathan Montaldo,
55:17c'est son vrai nom,
55:18qui s'appelle
55:19« De Marseille et la Suisse
55:20pour le Casse du siÚcle ».
55:22Merci de nous avoir suivis,
55:23vous ĂȘtes de plus en plus nombreux Ă le faire.
55:25Alors surtout,
55:25abonnez-vous
55:26et si vous voulez nous contacter,
55:27il y a un petit lien en bas qui s'affiche.
55:29Merci.
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