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  • il y a 13 heures
Interrogé dans l'émission Questions Politiques, le secrétaire générale de Renaissance et ancien premier ministre Gabriel Attal réagit à la mort du guide suprême Ali Khamenei en Iran.

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Transcription
00:03Générique
00:11Bonjour à tous et bienvenue dans Questions politiques.
00:13Un saut dans l'inconnu pour le Moyen-Orient c'est sûr et pour le monde certainement.
00:18Le guide suprême iranien Ali Ramenei est mort, éliminé par les frappes américaines et israéliennes au pouvoir depuis 37 ans.
00:25Il était notamment responsable de la répression terrible et qui a coûté la vie à plus de 30 000 manifestants
00:30en début d'année.
00:31Seine de l'IS hier soir dans certains quartiers de Téhéran pour saluer la disparition de l'Ayatollah.
00:36Mais le régime des Mollah peut-il vraiment tomber ?
00:39Et surtout, quel avenir pour le peuple iranien ? L'histoire avec un grand H retient son souffle.
00:43Et l'Europe et la France dans tout ça, sommes-nous condamnés au rang de simples spectateurs, de simples commentateurs
00:49?
00:49Voilà des questions existentielles que ne pourront esquiver aucun candidat à la prochaine présidentielle.
00:54Notre invité du jour en a bien conscience, il a justement entamé ces derniers jours une tournée à l'étranger
00:58pour tenter d'acquérir une stature internationale qui lui fait encore défaut.
01:01Car notre invité ne le dit pas encore ouvertement, mais la présidentielle, il s'y voit candidat et s'y
01:06prépare activement.
01:07L'ancien Premier ministre et secrétaire général du parti Renaissance, Gabriel Attal, est en direct sur France Inter,
01:12mais aussi sur France Info, Canal 16 de la télé et en partenariat avec le journal Le Monde.
01:16Nous sommes ensemble en direct jusqu'à 13h pour répondre à toutes les questions politiques et elles sont particulièrement nombreuses
01:21aujourd'hui.
01:22France Inter
01:24Question politique
01:26Julien Nenni
01:28Bonjour Gabriel Attal
01:29Bonjour Julien Nenni
01:30Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:32A mes côtés pour vous interviewer aujourd'hui sur la situation en Iran comme sur d'autres sujets d'actualité,
01:36Brigitte Boucher de France Télévisions, bonjour Brigitte
01:38Bonjour Julien, bonjour Gabriel Attal
01:40Et à vos côtés Françoise Fressoz du journal Le Monde, bonjour Françoise
01:43Bonjour à toutes et tous
01:44Mais d'abord Gabriel Attal, évidemment on commence cette émission avec la guerre en Iran,
01:49On va développer ce thème en longueur, ça faisait des semaines que la menace d'une attaque américaine planait au
01:54-dessus du pays, c'est donc arrivé hier matin.
01:56Donald Trump et son allié israélien ont lancé une opération militaire de très grande échelle en Iran pour empêcher le
02:01régime d'obtenir l'arme nucléaire, détruire ses missiles et renverser la République islamique,
02:05en éliminant donc son guide suprême Ali Khamenei, comme l'a confirmé cette nuit la télévision iranienne.
02:13La grande nation iranienne, le grand esprit du pays et le grand leader de la nation islamique, l'imam Ali
02:20Khamenei, ont rejoint le royaume suprême en buvant le nectar du martyr pendant le mois sacré du Ramadan.
02:27Gabriel Attal, est-ce qu'on vit à vos yeux un point de bascule historique aujourd'hui ?
02:31Le régime des Mollahs, c'est 46 ans de chape de plomb sur tout un pays, c'est des millions
02:37de femmes brisées par l'islamisme,
02:40c'est ces derniers mois encore des étudiants abattus à bout portant dans la rue, c'est des maires à
02:45qui on réclame une rançon pour leur donner la dépouille de leurs enfants,
02:50c'est je crois 50 000 prisonniers politiques encore et probablement 40 000 personnes selon les estimations qui ont été
02:55tuées ces derniers mois.
02:56Et des condamnations à mort qui continuent.
02:58Donc oui, c'est une bascule, et je le dis ici, personne ne va pleurer sur le fait que l
03:03'ayatollah Khamenei ait été mis hors d'état de nuire,
03:06et évidemment qu'il faut s'en réjouir.
03:07Est-ce que ça veut dire que maintenant les perspectives sont stabilisées ?
03:11Évidemment que la réponse est non.
03:13Et évidemment que tout se joue désormais.
03:15Il faut que cette opération qui a été lancée par le président Trump soit utile,
03:21qu'elle permette effectivement de rendre le pouvoir au peuple iranien.
03:24On va y venir, mais est-ce qu'à vos yeux la mort de Khamenei hier, ça signifie forcément la
03:28fin du régime des Mollahs ?
03:29Je ne crois pas.
03:30Vous savez, moi je rencontre beaucoup d'experts, de spécialistes des relations internationales et a fortiori de l'Iran.
03:36Il y a une forme de flou et d'incertitude sur la suite désormais,
03:39puisque c'est un régime qui est extraordinairement complexe, avec plusieurs cercles de pouvoir,
03:43qui sont d'ailleurs en concurrence les uns avec les autres.
03:46Et donc évidemment que l'enjeu de la transition n'est pas réglé.
03:49Et on a des précédents par le passé d'interventions extérieures pour renverser des régimes
03:54qui malheureusement n'ont pas réglé la situation.
03:56Au contraire, ont donné lieu à des guerres civiles et à beaucoup de morts.
03:59Alors justement, comment vous qualifiez-vous la décision de Donald Trump et de Benyamin Netanyahou
04:03de frapper l'Iran hier ? Est-ce que vous la saluez ? Est-ce que vous la condamnez ?
04:07Écoutez, moi je viens de vous dire qu'on ne peut que saluer le fait que l'ayatollah Khomeini ait
04:11été mis hors d'état de nuire.
04:13Mais ça va bien au-delà de ça.
04:14Maintenant, l'utilité, l'efficacité de cette opération, je pense qu'elle sera à démontrer dans les jours,
04:19les semaines, probablement les mois à venir.
04:21Mais sur le principe, le droit international est bafoué, une fois de plus dans cette histoire.
04:24Est-ce que vous condamnez ?
04:25Ensuite, je vais vous dire, il y a évidemment un caractère erratique aussi dans les décisions qui sont prises par
04:31le président Trump.
04:32Il faut quand même se souvenir que c'est ce même président Trump qui en 2018 a fait le choix
04:36de sortir
04:37de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, le GCPOA,
04:40qui avait été signé par un certain nombre de pays, dont la France, pour limiter l'enrichissement d'uranium en
04:46Iran
04:47et empêcher l'Iran d'obtenir l'arme atomique.
04:49C'est Donald Trump qui était sorti lui-même de cet accord.
04:51Vous ne dites pas tout à fait la même chose qu'au début de l'année, au moment où Donald
04:55Trump était intervenu au Venezuela
04:57et avait capturé le président Nicolas Maduro.
04:59On se souvient de votre tweet à l'époque qui avait beaucoup fait réagir.
05:02Vous disiez, peu ou prou, en fait le droit international c'est du passé.
05:06Il faut être pragmatique.
05:07On ne va pas pleurer sur la capture de Maduro.
05:09Aujourd'hui vous dites, on ne va pas pleurer sur la mort de Ramenei.
05:12Mais on vous sent un peu plus critique quand même sur Donald Trump.
05:14Pourquoi cette différence ?
05:15Ce que je dis et ce que je continue à dire, c'est que le droit international
05:19ne peut pas être un totem d'immunité pour ceux qui le bafouent matin, midi et soir.
05:24Donc ceux qui condamnent cette opération au nom du droit international
05:30oublient de omettre de dire que le droit international est bafoué matin, midi et soir
05:34par le régime des Mollahs depuis 46 ans, dont je rappelle qu'il terrorise son peuple,
05:39qu'il menace la stabilité du monde en menaçant, pas seulement la région d'ailleurs,
05:43mais l'ensemble du monde dans une course effrénée à l'arme atomique
05:46et avec des menaces d'anéantissement d'Israël
05:48et qu'il commet des crimes de masse et des emprisonnements de masse dans son pays.
05:52Françoise.
05:52Dans ce contexte justement, à quoi se raccrocher ?
05:55À quelle valeur se raccrocher ?
05:56Parce que vous parlez d'un côté de décision erratique de Donald Trump,
06:00de l'autre d'un droit international bafoué.
06:02Nous, nations démocratiques, à quoi devons-nous nous raccrocher ?
06:06À quelle valeur ?
06:07Pour dire que c'est dans ce cadre-là qu'il faut agir ?
06:10Et vous savez, Françoise Fresseuse, moi je fais partie d'une génération
06:13qui n'a pas connu l'âge d'or du droit international,
06:15qui n'a pas connu la mondialisation heureuse,
06:17qui n'a pas connu la chute du mur comme une promesse de fin de l'histoire.
06:21Moi, ma génération, elle s'est éveillée à l'actualité internationale
06:23avec le 11 septembre en 2001, avec la crise financière en 2008
06:27et avec l'annexion de la Crimée en 2014.
06:29Elle n'a connu que le monde régi par les rapports de force et la brutalité.
06:34Et donc moi, je suis un pragmatique.
06:35C'est ça aujourd'hui qui régit le monde.
06:37En revanche, ce que je crois, c'est que la responsabilité de ma génération,
06:41c'est évidemment de trouver le moyen d'apaiser le monde.
06:45Ce qu'on vit aujourd'hui, quelque part, c'est une forme de guerre mondiale par fragments.
06:48Ce n'est pas deux grandes puissances qui s'opposent à l'échelle mondiale,
06:51c'est une multiplication de conflits régionaux qui ont un impact sur la stabilité du monde.
06:55Mais ce n'est pas quand même un problème d'ingérence.
06:56Le peuple iranien est souverain.
06:58On a l'impression, là, aujourd'hui, que c'est la loi du plus fort qui domine.
07:01Et Donald Trump dit lui-même, je sais qui on peut installer à la tête de l'Iran.
07:05C'est pour ça que je vous ai dit que la finalité de cette opération
07:08doit être de rendre le pouvoir aux Iraniens.
07:11C'est eux qui doivent déterminer leur avenir.
07:12Ils ont cherché à le faire à plusieurs reprises,
07:15malheureusement réprimés dans le sang.
07:16Je vous rappelle qu'il y a quelques semaines maintenant,
07:18un mouvement inédit a eu lieu.
07:21Probablement 40 000 personnes qui ont été tuées selon les estimations.
07:24Des manifestants qui ont été réprimés avec une brutalité inouïe
07:28et 50 000 personnes qui ont été emprisonnées.
07:30Maintenant, c'est pour ça que je vous disais tout à l'heure
07:31que tout l'enjeu désormais, c'est l'avenir
07:34et le fait que le pouvoir puisse effectivement être rendu au peuple iranien.
07:37Alors justement, la question de l'avenir pour le peuple iranien.
07:39Donald Trump s'est adressé directement à ce peuple hier
07:42pendant son adresse au monde que vous avez sûrement écouté.
07:45Écoutez cet extrait.
07:47Au grand et fier peuple d'Iran, je dis ce soir
07:49que l'heure de votre liberté est venue.
07:52Restez à l'abri, ne quittez pas votre domicile.
07:55Quand nous aurons terminé, prenez le contrôle de votre gouvernement.
07:59Il sera à vous.
08:00C'est le moment de prendre le contrôle de votre destin
08:03et de libérer l'avenir prospère et glorieux
08:05qui est à portée de main.
08:06C'est le moment d'agir. Ne le laissez pas passer.
08:10Emmanuel Macron, lui, appelle à des élections au plus vite.
08:13C'est la seule voie souhaitable ?
08:14La voie souhaitable, c'est évidemment la démocratie
08:17pour l'Iran et pour le peuple iranien.
08:19Maintenant, il faut évidemment sortir de cette situation au plus vite
08:24et qu'il puisse y avoir cette transition qui se met en place.
08:26Mais je ne crois pas que ce soit aux occidentaux, entre guillemets,
08:30de dire au peuple iranien ce qu'ils doivent faire pour l'avenir.
08:33C'est à eux, évidemment, de prendre leur destin.
08:34Mais c'est qui la meilleure alternative, alors, maintenant que Ramenei est mort ?
08:38Une transition va commencer dans les prochains jours, nous dit-on, en Iran,
08:41à se mettre en place.
08:42C'est quoi la suite idéale à vos yeux ?
08:44Mais ce n'est pas, évidemment, à nous de dire aux Iraniens
08:49quelle est la suite pour eux.
08:50La perspective pour eux, ça doit être la démocratie, bien sûr.
08:53Maintenant, c'est à eux de prendre leur destin en main
08:55et d'organiser la succession.
08:57Est-ce qu'on n'assiste pas, au fond, à un prolongement du colonialisme américain,
09:01l'ingérence dans des affaires privées,
09:03et, au fond, essayer d'installer la personne qui leur correspondra le mieux ?
09:08Et comment éviter ça ?
09:09C'est pour ça que je vous dis depuis tout à l'heure
09:11que cette opération gagnera sa légitimité si elle est utile au peuple iranien.
09:16Et c'est vrai qu'on a été habitués,
09:18avec un certain nombre de déclarations et d'actions de Donald Trump,
09:20à voir que, désormais,
09:22ce qui prime dans les décisions qui sont prises par le président américain,
09:25c'est les intérêts économiques de son pays,
09:28parfois même ses propres intérêts économiques,
09:30dans les décisions qui sont prises.
09:32Et donc, évidemment, que la finalité ne peut pas être celle-là.
09:34La finalité, ça doit être de faire tomber ce régime,
09:37de rendre le pouvoir aux Iraniens
09:38et de garantir la sécurité de la région
09:40en mettant fin à cette course à l'arme atomique.
09:43Emmanuel Macron a convoqué un conseil de défense
09:45hier soir et il a dit que la France
09:47n'était ni prévenue, ni impliquée
09:49dans cette intervention.
09:52Est-ce qu'on est complètement en marge
09:54de l'histoire internationale ?
09:55Je crois que c'est surtout un nouveau symptôme
09:58du fait que tous les cadres de référence
09:59que nous avons connus n'existent plus.
10:03C'est à se demander si on peut parler encore d'Occident.
10:06La Grande-Bretagne a été informée, visiblement.
10:08Les Américains sont nos alliés officiellement.
10:11Mais en 2003,
10:13quand il y a eu la décision d'intervenir en Irak,
10:15il y a eu un désaccord de la part de la France.
10:18On nous a demandé d'intervenir.
10:20Il y a eu une information
10:22et il y a eu une demande d'intervention.
10:24Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
10:25Pour moi, c'est surtout le symptôme
10:27de ce changement radical
10:28de tous les cadres que nous connaissions.
10:30C'est surtout pour moi un appel supplémentaire
10:32à ce que l'Europe prenne ses responsabilités
10:34et s'affirme comme puissance.
10:35Mais les Américains ne sont plus nos alliés aujourd'hui ?
10:37Aujourd'hui, on se demande matin, midi et soir
10:40sur à peu près tous les sujets internationaux
10:41ce que va faire Donald Trump
10:43et ce que vont faire les Etats-Unis.
10:44Moi, j'aimerais que demain,
10:45on se demande matin, midi et soir
10:47sur tous les enjeux internationaux
10:48ce que vont faire la France et l'Europe.
10:50Et ça, ça nous appartient.
10:51C'est un échec d'Emmanuel Macron ?
10:52Non, ce n'est pas ce que je dis.
10:53Je dis que c'est un symptôme
10:54de ce changement complet des cadres
10:56de référence au niveau international.
10:58Alors, sur l'Union européenne et sa faiblesse,
10:59est-ce qu'il faut revoir entièrement les cadres ?
11:01On voit bien que, par exemple, sur le militaire,
11:03la Grande-Bretagne joue un rôle énorme
11:05alors qu'elle n'est plus officiellement
11:07dans l'Union européenne.
11:08On voit que le couple franco-allemand
11:09bat fortement de l'aile.
11:11Qu'est-ce que vous préconisez ?
11:12Quelle est, pour vous,
11:13la construction européenne de demain ?
11:15Moi, je crois que l'Europe s'affirmera
11:17comme puissance demain
11:19si on assume des alliances à géométrie variable
11:22au sein de l'Europe
11:23et avec des pays en dehors de l'Union européenne.
11:25Vous avez évoqué la défense et le Royaume-Uni.
11:27C'est un exemple intéressant.
11:28Regardez ce qui s'est passé depuis quelques mois,
11:30d'ailleurs, à l'initiative de la France
11:31et du président de la République.
11:32On a vu ce qu'on a appelé
11:34une coalition des volontaires pour l'Ukraine
11:35et des décisions très fortes
11:37qui ont été prises pour apporter
11:38des garanties de sécurité à l'Ukraine
11:39avec des pays de l'Union européenne,
11:41mais aussi avec des pays
11:42qui ne font pas partie de l'Union européenne
11:44et notamment le Royaume-Uni.
11:46Et ensuite, sur d'autres sujets,
11:47notamment sur l'affirmation de la puissance économique
11:49de l'Union européenne.
11:50Moi, je dis qu'il y a urgence sur ce sujet-là
11:52pour qu'on ne devienne pas totalement écrasé
11:55entre la Chine et les États-Unis
11:57sur les sujets technologiques.
11:58Il faut avancer sur des réformes qui sont urgentes.
12:00Mais est-ce que ce n'est pas une européenne
12:01à deux vitesses que vous proposez là, finalement ?
12:03Je pense que c'est plus que ça,
12:05c'est à des vitesses multiples.
12:06Sur certains sujets,
12:07on sera d'accord avec une coalition d'État
12:08pour avancer.
12:09Sur d'autres, ce sera peut-être
12:11une autre coalition d'État.
12:12Mais au fond, est-ce que vous ne revenez pas
12:13à la thèse des souverainistes ?
12:14C'est ce qu'il préconisait
12:15quand il y a eu tous ces débats
12:16sur les référendums.
12:17C'était au fond la puissance française
12:19et la puissance française
12:21en fonction de ses intérêts
12:23qui fait des alliances
12:24avec telle ou telle partie.
12:25Non, parce que je crois que le cadre
12:26doit rester celui de l'Union européenne
12:28qui permet d'ailleurs dans ces traités
12:29ce qu'on appelle des coopérations renforcées.
12:31Parce que le cadre de l'Union européenne
12:33permet précisément
12:34que nous puissions,
12:36avec des États voisins
12:37qui partagent le même continent,
12:38d'avancer de manière très profonde
12:40sur ce type de sujet.
12:41Vous parliez tout à l'heure
12:42de la faiblesse de l'Occident
12:44et des institutions internationales.
12:46Vous diriez que l'ONU est morte aujourd'hui ?
12:48En tout cas, tout ce qui se passe aujourd'hui
12:50est un symptôme nouveau
12:51du fait qu'elle est totalement dépassée.
12:53Je le dis ici,
12:54je parlais tout à l'heure de ma génération...
12:56En fait, vous ne pleurez pas,
12:56vous dites ça y est,
12:57c'est un constat de mort.
12:58Enfin pardon, moi je ne suis pas là pour pleurer,
13:00je suis pragmatique,
13:01je suis un responsable politique,
13:02moi je suis là pour faire un constat
13:03et pour proposer des choses.
13:04Le constat que je fais,
13:06c'est qu'aujourd'hui,
13:07l'ONU est essentiellement
13:08un guichet humanitaire
13:10et une ONG climatique.
13:11que le rôle de l'ONU
13:12dans l'empêchement
13:14ou la résolution de conflits
13:16tels que ceux qu'on a connus
13:17ces dernières années,
13:18on ne l'a pas véritablement vu.
13:19Et de la même manière
13:20qu'en 1945,
13:22après la Seconde Guerre mondiale,
13:23la Société des Nations
13:24est devenue l'Organisation des Nations Unies
13:26parce qu'il a été considéré
13:27que la Société des Nations
13:28n'avait pas été en capacité
13:30d'empêcher le deuxième conflit mondial,
13:32je crois qu'aujourd'hui,
13:33face à ce qu'il y ait
13:34une forme de guerre mondiale
13:35par morceaux,
13:35il faut s'interroger
13:36et la responsabilité
13:38de ma génération
13:38sera d'inventer
13:39une nouvelle gouvernance
13:40pour apaiser le monde.
13:41Mais justement,
13:42s'interroger,
13:42c'est bien,
13:43les solutions c'est quoi ?
13:44Alors,
13:44vous dites pour votre génération
13:45qu'est-ce qu'on invente de nouveau
13:46pour ressusciter ce multilatéralisme
13:48qui est en état de mort cérébrale
13:50pour citer Emmanuel Macron
13:51sur l'OTAN ?
13:52Moi d'abord,
13:52je crois qu'il faut changer
13:53de doctrine
13:54pour notre multilatéralisme.
13:56Je pense qu'il faut maintenant
13:57passer à un multilatéralisme
13:59conditionnel et réciproque.
14:01Je vous explique.
14:02Je pense qu'il faut accepter
14:03de respecter
14:03un certain nombre de règles
14:04avec des états
14:06qui acceptent
14:07de respecter les mêmes règles
14:08et qui partagent
14:08les mêmes valeurs.
14:09En revanche,
14:10pour les états
14:11qui n'acceptent pas
14:11de respecter ces règles,
14:12on ne les respecte plus avec eux.
14:14Moi, je ne veux pas
14:15que la France et l'Europe...
14:16Alors, exemple concrète ?
14:16Je vous donne un exemple.
14:17Aujourd'hui,
14:18la France et l'Europe
14:18sont peut-être parmi
14:19les derniers pays
14:20à respecter les règles
14:21de l'Organisation mondiale
14:22du commerce.
14:23On voit que la Chine
14:24ne les respecte plus
14:25depuis très longtemps,
14:26si elle les a respectées,
14:27que les États-Unis
14:28ne les respectent plus désormais.
14:30Si on est les derniers
14:31à les respecter,
14:32on se fera écraser.
14:33Donc, il faut sortir de l'OMC ?
14:34Ce que je dis,
14:35c'est qu'il faut assumer
14:35de respecter les règles
14:36avec ceux qui les respectent aussi.
14:38Ça veut dire
14:38épreuve de force avec la Chine ?
14:39Comment ?
14:40Épreuve de force avec la Chine ?
14:41Mais il faut du raffort de force
14:43avec tout le monde.
14:44Mais ça,
14:44ça se fait à l'échelle européenne,
14:45bien sûr.
14:46Je crois évidemment
14:46que les pays européens,
14:48le cœur des pays européens
14:49doivent être finalement
14:51le cœur de cette forme
14:52d'alliance multilatérale.
14:54Mais il peut y en avoir d'autres,
14:54le Canada,
14:55le Royaume-Uni,
14:56la Norvège,
14:57l'Australie,
14:58peut-être le Japon.
14:59Vous savez,
15:00dans le monde,
15:00plus de petits poissons
15:01que de gros poissons.
15:02Et donc,
15:02vous avez plus de pays
15:03qui ont intérêt
15:04à ce qu'on respecte
15:05des règles communes.
15:06Ce qu'il faut,
15:06c'est évidemment
15:07les coaliser,
15:08les organiser.
15:08Ça,
15:09c'est la première chose.
15:09Et ensuite,
15:10la deuxième chose,
15:11ce sera d'inventer
15:12de nouvelles instances internationales.
15:14C'est le défi d'une génération.
15:15Je ne vous dis pas
15:15que c'est quelque chose
15:16qui peut arriver
15:16du jour au lendemain,
15:17mais pour prendre acte
15:19du fait qu'aujourd'hui,
15:19on voit cette multiplication
15:20de conflits
15:21sans qu'il y ait
15:22de capacité
15:23de les résoudre
15:23ou de les empêcher
15:24à l'échelle
15:25de l'organisation
15:25des Nations Unies.
15:25Une question peut-être
15:26sur les conséquences
15:27en France.
15:27Jordan Bardella
15:28a demandé à Emmanuel Macron
15:30de réunir
15:31les dirigeants politiques.
15:32Est-ce que c'est une bonne idée ?
15:33Est-ce que vous souhaitez
15:34être informé ?
15:35Pour le coup,
15:35le président de la République
15:36a toujours réuni
15:38les dirigeants
15:39des formations politiques
15:40lorsqu'il y avait
15:41des événements graves
15:42à l'international.
15:44Après, peut-être que...
15:45Donc, vous lui demandez
15:45de faire la même chose ?
15:46Comment ?
15:46Enfin, je veux dire,
15:47il l'a toujours fait.
15:48Donc, je ne doute pas
15:49qu'il le fera.
15:50Sur un sujet aussi important,
15:51il y a des chances
15:51qu'il le fasse aussi.
15:52Peut-être que Jordan Bardella
15:53a besoin d'une réunion
15:54pour savoir quoi penser
15:55à part où trouve-t-il
15:56toute cette énergie
15:57à propos de Donald Trump
15:58dans le contexte.
15:59En tout cas, je ne doute pas
16:00que le président, évidemment,
16:01informera les partis politiques
16:03de la situation.
16:03Et ça nécessite un débat
16:04aussi à l'Assemblée nationale ?
16:05Pourquoi pas ?
16:06Moi, je ne me suis jamais opposé
16:07à ce qu'il puisse y avoir
16:07des débats.
16:08On en a eu sur un certain
16:09nombre de sujets,
16:10y compris d'ailleurs
16:10sur l'intervention au Venezuela
16:13à l'initiative
16:13de certains groupes politiques.
16:15L'Assemblée nationale,
16:15évidemment, doit être
16:16un lieu de débat
16:17sur tous ces sujets.
16:17Question très concrète
16:18puisque c'est un secret
16:19de polichinelle,
16:20vous vous préparez
16:21à l'élection présidentielle,
16:21on en parlera un peu plus tard.
16:23Si d'aventure, en 2027,
16:24vous êtes le successeur
16:25d'Emmanuel Macron,
16:26qu'est-ce que concrètement
16:27vous dites aujourd'hui
16:28à Donald Trump ?
16:28D'abord, je n'y en ai ni,
16:30j'entends vos affirmations
16:31depuis tout à l'heure.
16:32Encore une fois,
16:33je n'ai pas fait de déclaration
16:34de candidature
16:34à l'élection présidentielle.
16:35C'est pas ce que j'ai dit.
16:442027, évidemment,
16:45que je prépare cette candidature.
16:46Si je ne le faisais pas,
16:48je manquerais à ma responsabilité
16:49de chef de parti politique.
16:51Ensuite, sur Donald Trump,
16:53je vais vous dire
16:54de manière très claire,
16:55il faut être très pragmatique.
16:56C'est quelqu'un, d'abord,
16:57dont on le voit,
16:59il ne recherche
16:59que les intérêts économiques
17:01de son pays
17:01ou ses propres intérêts économiques
17:03à lui-même.
17:03Première chose.
17:04Deuxième chose,
17:05c'est quelqu'un
17:05qui est très transactionnel.
17:07C'est-à-dire que c'est quelqu'un
17:08avec qui il faut assumer
17:09de négocier,
17:09de trouver des accords.
17:11Et donc, tout ça ne peut passer
17:12que par une chose,
17:13c'est l'instauration
17:14d'un rapport de force.
17:15C'est-à-dire ?
17:15Au niveau français
17:16et au niveau européen.
17:17Je vous donne un exemple.
17:18Quand il y a eu l'accord
17:19entre les États-Unis
17:20et l'Europe
17:21qui a été signé
17:22par Donald Trump
17:22et Ursula von der Leyen
17:23l'été dernier
17:24sur les droits de douane,
17:26beaucoup se sont contentés
17:27de dire
17:27c'est un mauvais accord
17:28pour l'Europe,
17:29on va se prendre
17:30des droits de douane
17:30supplémentaires, etc.
17:32Moi, j'ai fait une proposition
17:32à l'époque,
17:33j'ai pris la parole
17:33pour proposer
17:34que l'Union européenne
17:36décide de droits de douane
17:37sur les services numériques américains.
17:39Depuis, il a été suspendu,
17:40cet accord ?
17:40Depuis, il a été suspendu
17:41mais j'avais fait la proposition
17:43que l'Europe instaure
17:45des droits de douane
17:46sur les services numériques américains
17:47pour pousser Donald Trump
17:49et les Américains
17:50à ne pas nous appliquer
17:51de droits de douane
17:52sur les biens européens.
17:53Et donc, forcer
17:54les consommateurs français
17:55à ne plus pouvoir utiliser
17:56Google
17:56ou les grands réseaux sociaux américains.
17:58C'est ça que ça veut dire ?
17:59Là, en l'occurrence,
18:00c'était des droits de douane.
18:00Ce n'était pas une interdiction
18:01de ces services numériques.
18:02Mais voilà, moi, je crois
18:03au rapport de force.
18:05La réalité,
18:06c'est qu'aujourd'hui,
18:09Donald Trump ne font pas
18:11énormément de différences
18:12entre leurs alliés
18:13et leurs adversaires.
18:14Vous l'avez cité vous-même
18:15et vous l'avez dit vous-même
18:16sur cette décision
18:17d'intervenir en Iran.
18:19Selon les déclarations
18:20de la plupart des leaders européens,
18:21ils n'ont même pas été informés.
18:23À part les britanniques.
18:24Ça doit nous amener
18:24à être extraordinairement pragmatiques
18:26aussi dans notre relation avec eux.
18:28Françoise.
18:28Sur le conflit,
18:29ça a duré.
18:30Est-ce que vous craignez
18:32une récession mondiale ?
18:34Quelles conséquences
18:34pour la France ?
18:36Il peut y avoir évidemment
18:37des conséquences économiques
18:38majeures et importantes.
18:39On le voit d'ores et déjà
18:41avec un certain nombre
18:42de décisions qui ont été annoncées,
18:43notamment la fermeture
18:45des Trois-Dormouze.
18:47Donc flamber des prix du pétrole.
18:49Vous craignez un choc pétrolier,
18:50tiens, par exemple ?
18:51D'abord, vous savez,
18:52j'ai été Premier ministre.
18:53Je sais que sur ces sujets-là,
18:54il faut faire très attention
18:54à ce qu'on dit,
18:55qu'il peut y avoir
18:56des déclarations
18:57qui sont autoréalisatrices.
18:59Donc moi, aujourd'hui,
18:59je n'ai pas de raison
19:01de vous faire des déclarations
19:02sur ce sujet-là.
19:03Ce que je dis,
19:04c'est qu'évidemment,
19:04il peut y avoir un impact
19:05à plusieurs niveaux
19:06et que ça doit faire partie
19:07aussi des préoccupations
19:09et de l'action du gouvernement
19:10dans ce contexte-là
19:11pour toujours protéger
19:12les intérêts français.
19:13Vous parliez du détroit d'Hormouze.
19:1420%, je crois,
19:15du trafic mondial de pétroliers
19:17passe par ce détroit décisif.
19:19Est-ce qu'il faut aller sécuriser
19:21l'accès à ce détroit d'Hormouze
19:23aujourd'hui ?
19:23Ça, vous savez,
19:24c'est des décisions
19:26que vous prenez
19:26sur la base d'informations
19:28pour parties classifiées
19:29qui vous disent
19:29si une intervention
19:31ou la participation
19:32à une intervention de ce type
19:33peut être utile et efficace.
19:35J'ai été Premier ministre
19:36et responsable de la Défense nationale.
19:37Je disposais à l'époque
19:38de toutes ces informations.
19:40Je ne suis plus au pouvoir
19:41depuis maintenant près de deux ans.
19:42Je n'ai plus ces informations.
19:43C'est au Président de la République
19:45de prendre cette décision
19:46et au gouvernement.
19:46C'est à ça que peut servir
19:47la réunion avec les chefs de parti,
19:48par exemple ?
19:49Je pense que ça doit avant tout
19:50être une réunion d'informations.
19:51Vous savez, moi,
19:51je suis très respectueux
19:53des institutions.
19:54On a un Président de la République,
19:55un chef de l'État
19:56qui est là pour prendre
19:57ces décisions.
19:57Et d'ailleurs, je vais vous dire,
19:58quand on voit à nouveau
19:59ce qui se passe là,
20:00quand on voit ce qui s'est passé
20:00ces derniers mois
20:01et ces dernières semaines
20:02avec les menaces sur le Groenland,
20:04quand on voit ce qui se joue
20:04en Ukraine,
20:06je suis à nouveau content
20:07et je suis toujours content
20:09que ce soit Emmanuel Macron
20:10et non pas Marine Le Pen
20:11qui préside la France aujourd'hui.
20:13Je rappelle
20:14qu'elle voulait
20:14une alliance militaire
20:15avec la Russie,
20:16qu'elle voulait nous sortir
20:17de l'Union européenne
20:18et qu'elle se rangeait toujours
20:20derrière la voie des autocrates
20:22et la voie du plus fort
20:23dans le monde.
20:24Imaginez ce que ce serait
20:25aujourd'hui
20:25pour la place de la France
20:26si c'était Marine Le Pen
20:27et non pas Emmanuel Macron
20:28qui était président de la République.
20:30Voyons à présent
20:30les conséquences en France
20:31mais du point de vue sécuritaire.
20:33Laurent Nunez,
20:33le ministre de l'Intérieur
20:34a réclamé hier
20:35la mise en vigilance
20:37des forces de l'ordre.
20:38Est-ce que vous pensez
20:39que ce conflit
20:40peut s'importer en France
20:42et est-ce qu'il peut y avoir
20:42une menace terroriste
20:44décuplée dans le pays ?
20:45D'abord,
20:45si le ministre de l'Intérieur
20:46passe ce message,
20:48c'est qu'évidemment
20:49il a des préoccupations
20:49et donc c'est normal
20:51qu'il prenne
20:52toutes les mesures nécessaires
20:53pour protéger les Français
20:53ce qui doit toujours être
20:54notre première boussole.
20:56La deuxième chose,
20:57c'est que
20:57quand vous avez des moments
20:59de déstabilisation internationale
21:00comme celui
21:01que nous connaissons aujourd'hui,
21:03évidemment
21:04que ça peut se traduire
21:06par de la déstabilisation
21:07intérieure et domestique
21:08et donc il doit y avoir
21:09une vigilance renforcée.
21:10Je salue
21:12la décision du gouvernement
21:13de prendre
21:14toutes ces précautions.
21:15Françoise ?
21:15La France a toujours essayé
21:17d'être au fond
21:18en équilibre aussi
21:19avec les forces arabes
21:20de la région.
21:21Est-ce que vous ne pensez pas
21:22que Donald Trump
21:23est allé trop
21:24du côté d'Israël
21:26et est-ce que ce n'est pas
21:27un risque ?
21:27pour le monde
21:28et pour la France
21:28en particulier ?
21:29Moi, ce que je poursuis,
21:31ce que je cherche,
21:32ce que je souhaite
21:32et je crois que c'est le souhait
21:33des Français,
21:34c'est d'apaiser le monde.
21:35Il y a aujourd'hui
21:36beaucoup de conflits
21:36dans le monde
21:37et notamment le conflit
21:40israélo-palestinien
21:40qui évidemment a pris
21:41une tournure absolument
21:42atroce
21:43le 7 octobre
21:44et dans les mois
21:45qui ont suivi.
21:46L'objectif, ça doit être
21:47maintenant
21:48d'apaiser durablement
21:49les choses,
21:50que le cessez-le-feu tienne
21:51et ensuite peut-être
21:52un jour
21:52de parvenir
21:53à la solution
21:54à deux États.
21:55Toutes les initiatives
21:56en la matière
21:56sont bonnes à prendre.
21:57Je constate qu'aujourd'hui,
21:58il y a un cessez-le-feu
21:59qui tient, peut-être
22:00très fragile.
22:01Il faut tout faire
22:02pour que ça continue
22:02à tenir
22:03et pour qu'ensuite
22:04il puisse y avoir
22:04une solution négociée
22:06diplomatiquement.
22:06Alors, Gabriel Attal,
22:07on l'a compris,
22:08au cœur de ces frappes
22:09américaines et israéliennes
22:10en Iran.
22:11Il y a le programme
22:11nucléaire militaire
22:12du pays
22:12qui inquiète tout l'Occident.
22:14Demain, justement,
22:14en Bretagne,
22:15Emmanuel Macron
22:16doit prononcer
22:17un discours très attendu
22:17sur la dissuasion nucléaire
22:18et l'évolution
22:19de la doctrine française
22:20en la matière.
22:21Est-ce que,
22:21face à l'affaiblissement
22:22du parapluie nucléaire américain,
22:24la France doit davantage
22:25ouvrir le sien
22:26à ses alliés européens ?
22:27C'est l'enjeu
22:28et c'est ce qui semble être
22:29dans les tuyaux pour demain.
22:31D'abord,
22:31tous les présidents
22:32de la République
22:32et les prédécesseurs
22:33d'Emmanuel Macron
22:34ont, à un moment donné
22:36de leur quinquennat
22:37ou de leur septennat,
22:38fait un discours
22:38pour affirmer
22:40leur doctrine
22:41en matière
22:41de dissuasion nucléaire.
22:43Ça, c'est la première chose
22:44et ses successeurs
22:45le feront aussi.
22:46La deuxième chose,
22:47c'est que la question
22:48des intérêts
22:48de la France
22:50comprenant les intérêts
22:52européens
22:52pour les questions
22:53de dissuasion nucléaire
22:54a déjà été posée
22:55par Jacques Chirac
22:56dans le discours
22:57qu'il a prononcé à l'époque
22:58sur sa doctrine.
22:59Pour nos auditeurs
22:59et téléspectateurs
23:00qu'on comprenne bien
23:01parce que c'est très précis,
23:02l'idée qui serait
23:03dans les tuyaux
23:03mais le chef de l'État
23:04le confirmera peut-être demain,
23:06c'est de considérer
23:07que si les intérêts vitaux
23:08d'un pays de l'Union Européenne
23:09sont attaqués,
23:10en gros,
23:10ceux de la France
23:11le seraient aussi.
23:12C'est ça qui pourrait
23:13être annoncé demain
23:14par le chef de l'État.
23:15Vous y êtes favorable ?
23:16Je vous le dis,
23:16il me semble que
23:17c'est déjà cette doctrine
23:19qui avait été affirmée.
23:20Ce ne sera peut-être
23:21pas les mêmes mots.
23:21C'est une ambiguïté stratégique.
23:22Ce ne sera peut-être
23:22pas les mêmes mots.
23:23On ne savait pas exactement
23:24quels intérêts.
23:24Jacques Chirac,
23:25déjà à l'époque,
23:27avait intégré
23:27les intérêts européens
23:29aux intérêts fondamentaux
23:30de la nation française.
23:31Jacques Chirac,
23:31c'était avec les Britanniques.
23:32Là, ce serait avec
23:33l'ensemble des alliés européens.
23:34Ce que je vais vous dire,
23:35c'est qu'on parlait tout à l'heure
23:36de la fin des cadres
23:37que nous connaissions.
23:38On parlait tout à l'heure
23:39de la nécessité de l'Europe
23:40à s'affirmer
23:41comme une puissance.
23:42On voit aujourd'hui
23:43la réalité du désengagement américain
23:45dans la protection
23:46du continent européen.
23:48Tous les États,
23:48beaucoup d'États européens
23:50se sont construits
23:51ces dernières décennies
23:52avec l'idée
23:53qu'ils seraient toujours protégés
23:54par le parapluie américain
23:55et notamment
23:55le parapluie nucléaire américain
23:57qu'évidemment
23:58que tout ça
23:58est en train de se terminer.
24:00Et est-ce que la France,
24:01le parapluie français
24:03peut remplacer
24:04le parapluie américain
24:06pour protéger
24:06le continent européen ?
24:07Je le crois.
24:08A une condition.
24:09Donc vous approuvez ?
24:10A une condition.
24:11A une condition, évidemment.
24:12C'est que la décision ultime
24:14d'engager
24:15notre dissuasion nucléaire
24:17ou notre armée nucléaire
24:18reste évidemment
24:19dans les seules mains
24:20du chef de l'État,
24:21chef des armées français,
24:22le président de la République.
24:22Et il ne s'agit évidemment
24:23pas de ça.
24:24Je sais que certains représentants
24:25de LFI ou du RN
24:26s'indignent de cette possibilité.
24:27Ce n'est pas du tout
24:28ce qui est dans les cartons.
24:28Il y a toujours
24:29de l'instrumentalisation
24:30de leur part
24:30sur ces sujets-là.
24:31Mais il faut être clair
24:32sur ce sujet.
24:32Et je vous le dis,
24:33c'est aussi une question
24:34d'influence de la France
24:35en Europe.
24:35Si demain, la France
24:37devient le protecteur
24:38de l'ensemble de l'Europe
24:40avec sa dissuasion nucléaire,
24:42évidemment que dans
24:43le concert
24:44des États
24:45de l'Union européenne
24:46pour peser
24:47dans les rapports de force,
24:47ça donne une place
24:48encore plus singulière
24:49à la France
24:49sur un grand nombre
24:50de sujets.
24:51Est-ce que c'est une façon
24:52de ramener à nous
24:53l'Allemagne
24:54qui est en train
24:54de réarmer
24:56en fonction
24:57de ses intérêts ?
24:58Est-ce que vous craignez
24:59vous vraiment
24:59des divergences
25:00sur ce coup franco-allemand
25:01et au fond de dire
25:02le parapluie nucléaire
25:04c'est permettre
25:06à la France
25:06de rester quand même leader ?
25:07Je ne crois pas.
25:08Je suis plus inquiet
25:10des divergences
25:11que nous avons aujourd'hui
25:12avec les Allemands
25:14sur les questions économiques
25:15au niveau européen,
25:16sur la nécessité
25:17d'avancer par exemple
25:18sur une union
25:19des marchés de capitaux
25:20en Europe,
25:20sur une préférence européenne
25:22en matière de marché public
25:23sur l'instauration
25:24du 28ème régime juridique
25:26au niveau européen.
25:26Toutes ces réformes
25:27qui sont essentielles
25:28si on veut demeurer
25:29ou redevenir
25:30une puissance économique
25:31à l'international.
25:32Je suis plus inquiet
25:32sur les divergences
25:33que nous avons
25:33sur ces sujets-là.
25:34La vie de défense,
25:35ça ne vous inquiète pas ?
25:36Écoutez,
25:37il y a un débat éternel
25:38sur ce sujet-là
25:39qui va probablement
25:40se poursuivre.
25:41Ce que je souhaite
25:42c'est qu'évidemment
25:42toutes les coopérations possibles
25:43puissent être faites
25:44avec nos partenaires allemands.
25:46Maintenant,
25:47ça ne nous empêche pas
25:47d'avancer nous
25:48au niveau français
25:48avec une très grande
25:49qualité d'industriel
25:50et je le rappelle
25:51un budget des armées
25:52qui aura doublé
25:53en France
25:54entre les deux quinquennats
25:55du président de la République.
25:56Choix qui a démarré d'ailleurs
25:57bien avant
25:58qu'on connaisse
25:59l'invasion en Ukraine
26:00de 2022
26:01par Vladimir Poutine
26:03et les conflits
26:04que nous voyons aujourd'hui.
26:05Alors Gabriel Attal
26:06on suit bien sûr
26:07en direct
26:07l'évolution de la situation
26:08en Iran
26:08et on y reviendra
26:09si nécessaire.
26:10Mais aujourd'hui
26:10on voulait aussi
26:11bien sûr vous interroger
26:12sur la situation politique
26:13en France,
26:14l'actualité politique
26:15avec d'abord
26:15cette polémique
26:16depuis jeudi soir
26:17et un meeting
26:18de Jean-Luc Mélenchon
26:19à Lyon,
26:19le chef de file
26:20de la France Insoumise
26:21y a évoqué
26:22l'affaire Epstein
26:22et il a choisi
26:23d'ironiser
26:24sur le nom
26:25du pédocriminel américain
26:26tout en sous-entendu.
26:28Sauf
26:28s'il s'agit
26:31de l'affaire
26:32Epstein.
26:34Ah je voulais dire Epstein.
26:37Pardon
26:38ça c'est plus russe
26:39Epstein.
26:40Alors maintenant
26:41vous direz Einstein
26:42au lieu d'Einstein.
26:44Frankenstein
26:44au lieu de Frankenstein.
26:46Eh bien voilà
26:47non
26:48tout le monde comprend
26:49comment il faut faire.
26:50C'est de l'antisémitisme
26:52Gabriel Attal.
26:53Quand j'ai entendu
26:53ces propos tenus
26:54par Jean-Luc Mélenchon
26:55dans un meeting
26:56à Lyon
26:56je me suis dit
26:58qu'en fermant les yeux
26:59on pouvait imaginer
27:01que c'était
27:01Jean-Marie Le Pen
27:02qui tenait un meeting
27:03ou Alain Soral.
27:04Je veux dire
27:05c'est l'antisémitisme
27:06le plus abject
27:07c'est des relents
27:08absolument immondes
27:09qu'on a malheureusement
27:10toujours connus
27:11dans notre pays
27:12et qui ressurgissent
27:13aujourd'hui
27:13à l'initiative
27:14de la France Insoumise
27:15et de Jean-Luc Mélenchon.
27:16Mais est-ce que c'est
27:17une stratégie politique
27:19cynique
27:19ou est-ce que vous pensez
27:21que fondamentalement
27:22Jean-Luc Mélenchon
27:23est antisémite ?
27:24Je crois qu'il y a
27:24de leur part
27:25on le voit
27:27une stratégie
27:28d'abord
27:29absolument immonde
27:30consistant
27:30à s'affirmer
27:31comme une force politique
27:34qui veut faire croire
27:35à un certain nombre
27:36de nos compatriotes
27:37et notamment
27:37à nos compatriotes musulmans
27:39que pour les protéger
27:40il faudrait s'en prendre
27:40aux juifs
27:41ce que ne croit pas
27:42une seconde
27:42la majorité
27:43et l'essentiel
27:43de nos compatriotes musulmans
27:45et ensuite on le voit
27:46C'est par clientélisme
27:47électoral qu'ils font ça ?
27:48Il y a de ça bien sûr
27:48et ensuite on le voit
27:49dans un certain
27:49de nos déclarations
27:50de membres
27:51de la France Insoumise
27:52de députés
27:52une députée européenne
27:54qui a quelque chose
27:55d'assez fortement
27:57ancré chez eux
27:57maintenant je le dis ici
27:58moi je suis lucide
28:00de la même manière
28:00que je dis souvent
28:01que des électeurs
28:02du Rassemblement National
28:04ne sont pas
28:05des fascistes
28:06ou des racistes
28:07je le dis
28:08il y a évidemment
28:08beaucoup d'électeurs
28:09de la France Insoumise
28:10qui ne sont pas
28:11des antisémites
28:11qui font le choix
28:12de voter pour Jean-Luc Mélenchon
28:13pour la France Insoumise
28:14parce qu'ils aspirent
28:15à davantage
28:16de justice sociale
28:17ou sur un certain
28:18nombre de sujets
28:18Ça c'est une façon
28:19d'appeler un cordon sanitaire
28:20du reste de la gauche
28:21avec LFI ?
28:22Non ce n'est pas du tout
28:23ce que je dis
28:24moi je pense qu'aujourd'hui
28:25il y a une voix
28:25qui est affirmée
28:26par la France Insoumise
28:27qui est celle de son chef
28:28Jean-Luc Mélenchon
28:29dans un parti qui par ailleurs
28:30n'a pas beaucoup
28:31de partage du pouvoir
28:32donc il faut considérer
28:33que quand Jean-Luc Mélenchon
28:34s'exprime
28:34c'est le parti
28:35de la France Insoumise
28:36qui s'exprime
28:38maintenant
28:38la question de la clarification
28:40elle est évidemment posée
28:41aux autres forces
28:42de la gauche
28:42Vous appelez
28:43le reste de la gauche
28:44à rompre définitivement
28:46avec Jean-Luc Mélenchon ?
28:47Bien sûr
28:47mais d'abord il faut le dire
28:48j'ai vu un certain nombre
28:49de déclarations
28:49il faut le reconnaître
28:50quand ça va
28:51dans le bon sens
28:52de la quasi-totalité
28:53des responsables de la gauche
28:54qui se sont indignés
28:55des propos qui ont été tenus
28:56par Jean-Luc Mélenchon
28:57François Hollande
28:58Fabien Roussel
28:58Marine Tondelier
28:59Oui Marine Tondelier
29:00Mais ça n'empêche pas
29:01certaines alliances
29:02et on le verra après
29:02Ça n'empêche pas
29:03j'allais y venir
29:03mais ça n'empêche pas
29:04que dans énormément
29:05de communes en France
29:06ils sont alliés
29:07dès le premier tour
29:08plus que ça
29:08pour le parti socialiste
29:09on a fait le recensement
29:10avec mon parti Renaissance
29:12c'est plus d'une centaine
29:13en tout cas
29:13qu'on a déjà identifié
29:14où le parti socialiste
29:15les Verts c'est encore plus
29:16est allié
29:17avec le parti de Raphaël Luxman
29:20également dans un certain nombre
29:21de cas
29:21Donc vous demandez au PS
29:21de clarifier sa position
29:23Oui je le crois
29:23mais vous savez
29:24de la même manière
29:24que je demande aux Républicains
29:27au LR de Bruno Retailleau
29:28de clarifier aussi
29:29leur position
29:29vis-à-vis de l'extrême droite
29:30Moi je pense qu'on a besoin
29:31de clarté aujourd'hui
29:32sur ces sujets
29:34et sur les extrêmes
29:34Au nom de la clarté
29:35est-ce que vous mettriez
29:36sur le même plan
29:37LFI et l'ERN aujourd'hui ?
29:39J'ai toujours dit
29:39Françoise Fresseau
29:40ça m'a parfois été reproché
29:41mais je l'assume
29:42que je me battais
29:43contre les deux
29:44contre l'extrême gauche
29:45et contre l'extrême droite
29:46contre la France Insoumise
29:47et contre le Rassemblement National
29:49et je le dis
29:50il faut prendre garde
29:51aujourd'hui
29:51parce que je vois
29:52certaines tentatives
29:53chez certains
29:54à donner des brevets
29:55de respectabilité
29:57au Rassemblement National
29:59pour la lutte
30:00contre la France Insoumise
30:01LFI et l'ERN
30:02ce sont les deux faces
30:03d'une même pièce
30:04Mais c'était pas ce que vous disiez
30:05en 2024
30:06Attendez
30:06ils se nourrissent les uns les autres
30:07Je vais au bout
30:08de mon affirmation
30:09Ce matin avant de venir vous voir
30:10j'ai écouté vos confrères
30:12de France Info
30:13et il y avait un reportage
30:14d'une de vos consoeurs
30:14de France Info
30:15journaliste qui est à Perpignan
30:16où vous avez eu lieu
30:17deux meetings
30:18de Jean-Luc Mélenchon
30:20et de Jordan Bardella
30:21qui était hier
30:21et Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui
30:22Elle témoignait
30:23en expliquant
30:24que des cadres
30:25du Rassemblement National
30:26hors micro
30:29c'était d'affaiblir
30:30la France Insoumise
30:31mais pas trop
30:32pour pouvoir garantir
30:33que la France Insoumise
30:33soit bien au deuxième tour
30:34de l'élection présidentielle
30:35Il y a un plan caché
30:37à la France Insoumise
30:38et au Rassemblement National
30:39de s'alimenter
30:41les uns et les autres
30:42pour se retrouver
30:42dans un deuxième tour
30:43à l'élection présidentielle
30:44C'est aussi ça que je dénonce
30:45Alimenter les uns
30:46c'est alimenter les autres
30:47Gabriel Attal
30:48vous dites que LFI et RN
30:49sont les deux faces
30:51de la même pièce
30:51Pardon mais Brigitte l'évoquait
30:53en 2024
30:54juste après la dissolution
30:55élection législative anticipée
30:56dans l'entre-deux-tours
30:57vous disiez pas
30:58tout à fait la même chose
30:58c'était pas le ni-ni
30:59ni RN
31:00ni LFI
31:01écoutez tout de suite
31:02ce que vous disiez
31:03pour vous rafraîchir la mémoire
31:04Tout me sépare
31:05de la France Insoumise
31:06Jamais je ferai d'alliance
31:07avec la France Insoumise
31:08Aujourd'hui
31:09la France Insoumise
31:09n'est pas en situation
31:10d'avoir une majorité absolue
31:12à l'Assemblée Nationale
31:13et de gouverner le pays
31:14En revanche
31:15l'extrême droite
31:16le Front National
31:17est en situation
31:18d'avoir une majorité absolue
31:19et de gouverner
31:20le pays
31:21Donc ça fait pas plaisir
31:23évidemment
31:24à beaucoup de Français
31:24de devoir faire barrage
31:27au Front National
31:28en utilisant un autre bulletin
31:30qu'il n'aurait pas voulu
31:30Moi je le dis ici
31:32je considère que c'est aujourd'hui
31:34notre responsabilité
31:34que de le faire
31:35Concrètement
31:36ça veut dire
31:36pour faire barrage
31:37à des candidats RN
31:37pourquoi pas
31:38s'il le faut
31:39même si c'est pas votre premier choix
31:40voter pour des candidats LFI
31:41Est-ce que vous le regrettez aujourd'hui ?
31:42Dans cet extrait
31:43que vous avez présenté
31:44je rappelle
31:44ce qui a été notre choix
31:46et notre stratégie
31:46sur cette élection législative
31:48quand il y a eu cette décision
31:49du président de la République
31:49de la dissolution
31:51Vous avez fortement contesté ?
31:53D'abord
31:53dont je n'ai pas été informé
31:55si ce n'est une heure
31:56avant les Français
31:56que j'ai évidemment essayé
31:58d'empêcher
31:58non pas pour moi
31:59mais pour le pays
31:59et on voit malheureusement
32:00tout ce qui se passe
32:01depuis maintenant
32:02plus d'un an et demi
32:03le chaos généralisé
32:04dans la vie politique
32:05qu'il aurait mieux valu
32:06peut-être l'empêcher
32:07mais bref
32:07Est-ce que vous regrettez
32:08le tout sauf RN
32:09et pas le Lini ?
32:10Il y a eu cette décision
32:11qui a été prise
32:11la première chose que je dis
32:13c'est
32:13l'enjeu de cette élection
32:14législative pour moi
32:15ce sera d'empêcher
32:16que le pays soit gouverné
32:17par une majorité
32:18issue de la France insoumise
32:19ou issue du Rassemblement national
32:21Pendant toute la campagne
32:22du premier tour
32:22je me suis mobilisé
32:24et je dois le dire
32:24j'étais assez seul
32:25à me mobiliser au niveau national
32:27y compris dans mon camp politique
32:28Là on parle de l'entre-deux-tours
32:29Je viens
32:30mais c'est important
32:30pour que les Français comprennent
32:31pour empêcher
32:32que la France insoumise
32:33puisse disposer
32:34d'une majorité absolue
32:35Au soir du premier tour
32:36il était établi
32:37parce que je me suis mobilisé
32:38parce que je suis allé compatre
32:40y compris Raphaël Arnaud
32:41dans sa circonscription
32:41j'étais seul à y aller
32:44aller faire campagne contre lui
32:45sur sa circonscription
32:46et son terrain
32:46parce que je me suis mobilisé
32:48la France insoumise
32:49n'était plus en situation
32:50d'obtenir une majorité absolue
32:51à l'Assemblée nationale
32:52Donc on peut voter pour eux
32:54En revanche
32:54le Rassemblement national
32:55était en situation
32:56d'obtenir une majorité absolue
32:58et c'est ça qu'il s'agissait
32:59d'empêcher au second tour
33:00Mais est-ce que votre position
33:01a changé aujourd'hui
33:03compte tenu des déclarations
33:04de Jean-Luc Mélenchon
33:04de la France insoumise
33:05est-ce qu'aujourd'hui
33:06pour le second tour des municipales
33:08vous diriez la même chose ?
33:08Aujourd'hui vous le voyez bien
33:09d'abord
33:10l'élection municipale
33:11ça n'a absolument rien à voir
33:12on ne parle pas d'une majorité
33:13à l'Assemblée nationale
33:14et de la possibilité d'avoir
33:15C'est-à-dire ?
33:15Ça veut dire que chacun
33:16fait ce qu'il veut ?
33:17Non au contraire
33:17Nous on a fait signer
33:18une charte à nos candidats
33:20qu'on a soutenus
33:21pour les élections municipales
33:22où ils s'engagent
33:23à ne faire alliance
33:24ni avec la France insoumise
33:25ni avec le Rassemblement national
33:26On est le seul parti
33:28on est le seul parti renaissance
33:29à avoir fait signer
33:30cet engagement
33:31à l'ensemble des candidats
33:32qu'on soutient
33:33dans cette élection municipale
33:34Ensuite
33:35il est une évidence
33:36qu'aujourd'hui
33:36personne ne peut appeler
33:37à voter pour la France insoumise
33:38Mais vous avez l'air
33:39de faire un cadre d'exception
33:41pour la présidentielle
33:42par exemple
33:42ce sera le cas également
33:43pour éviter
33:45Je crois que je vous ai dit
33:46assez clairement
33:47que mon objectif
33:47c'était d'empêcher
33:48une victoire
33:49des extrêmes
33:50à toute élection que ce soit
33:51et que j'ai réussi
33:53nous avons réussi
33:54avec les candidats
33:55que j'ai soutenus
33:55en 2024
33:56à empêcher
33:57que la France insoumise
33:58empêcher que le Rassemblement national
33:59puisse avoir une majorité
34:01et encore une fois
34:01j'étais assez seul à l'époque
34:03je vois beaucoup de personnalités
34:04aujourd'hui
34:04qui font la leçon
34:06en général
34:07ils étaient relativement planqués
34:08pendant ces élections de 2024
34:09soit ils étaient réfugiés
34:10dans leurs circonscriptions
34:11soit ils étaient totalement absents
34:13je suis le seul
34:14à avoir débattu
34:14cinq ou six fois
34:15avec Jordan Bardella
34:16et les représentants
34:17du nouveau Front populaire
34:18dans des débats nationaux
34:19qui ont été organisés
34:19je suis le seul
34:20à m'être déplacé
34:21dans toutes les circonscriptions
34:23en France
34:23notamment dans la circonscription
34:24de Raphaël Arnaud
34:25pour qui nous n'avons désisté
34:27personne
34:27et pour qui nous n'avons
34:29jamais appelé
34:29à voter
34:30je le rappelle ici
34:31voilà
34:31maintenant
34:32certains aujourd'hui
34:33veulent critiquer
34:34ce dont ils ont par ailleurs
34:35souvent bénéficient eux-mêmes
34:36pour leur réélection
34:37en tant que député
34:38donc vous ajustez aujourd'hui
34:39votre consigne de vote
34:40en cas de second tour
34:41RNLFI
34:41ce sera le Nini
34:42cette fois-ci
34:43je me suis exprimé
34:44très clairement
34:45sur ce sujet
34:46parlons du cas parisien
34:47parce qu'il est stratégique
34:48pour vous
34:49et pour beaucoup d'autres
34:50potentiels candidats
34:51à la future présidentielle
34:52cette semaine
34:53ça a chauffé
34:54au sein du parti Horizon
34:55notamment autour du cas
34:56de votre candidat
34:57à Paris
34:58Pierre-Yves Bournazel
34:59qui dit
34:59en gros au deuxième tour
35:01si je suis troisième
35:01comme les sondages le disent
35:02aujourd'hui
35:02je ne rejoindrai
35:03ni Emmanuel Grégoire
35:04le socialiste
35:05ni la LR
35:06Rachida Dati
35:07et son patron
35:08chez Horizon
35:09Edouard Philippe
35:09lui a dit
35:10non non
35:11il faudra faire le rassemblement
35:12de la droite et du centre
35:13au second tour
35:14écoutez
35:15tiens tout de suite
35:15ce que disait
35:15Pierre-Yves Bournazel
35:16c'était sur notre antenne
35:17cette semaine
35:17je mène campagne
35:19je mène campagne
35:19pour convaincre
35:20je mène campagne
35:21pour gagner
35:21donc les choses sont très claires
35:22au second tour
35:23je ne rejoindrai
35:24ni Grégoire
35:25ni Dati
35:25je mène campagne
35:26pour gagner
35:27et je pense que
35:28ce match n'est pas du tout joué
35:29Pierre-Yves Bournazel
35:30a toujours votre soutien
35:31à 100%
35:31avec cette stratégie ?
35:33Moi je vais vous dire d'abord
35:34pourquoi on a fait le choix
35:35de soutenir
35:36Pierre-Yves Bournazel
35:37qui est un choix collectif
35:38de renaissance
35:38on a réuni
35:39nos cadres parisiens
35:40nos élus parisiens
35:41et à la quasi-unanimité
35:43ils ont décidé
35:44de soutenir
35:45la candidature
35:45de Pierre-Yves Bournazel
35:46qui est issue
35:46vous le savez
35:47d'un autre parti
35:48que le nôtre
35:48le parti horizon
35:49d'Edouard Philippe
35:50Sylvain Maillard fait activement
35:51quand même campagne
35:52pour Rachida Dati
35:52vous avez
35:53une personne
35:54ou deux personnes
35:55sur 40
35:55qui ont choisi
35:56de soutenir
35:57une autre candidate
35:57la stratégie de Pierre-Yves Bournazel
35:59ni Dati
35:59ni Grégoire
36:00c'est la meilleure façon
36:00de faire gagner
36:01la gauche
36:01on a fait le choix
36:02de soutenir Pierre-Yves Bournazel
36:03parce qu'il faut
36:04une alternance à Paris
36:05il faut une alternance à Paris
36:06parce que Paris
36:07a été mal géré
36:07par Anne Hidalgo
36:08pendant deux mandats
36:09et a été abîmé
36:11c'est pas Rachida Dati
36:12qui incarne le mieux
36:13cette alternance
36:15moi je crois que celui
36:15qui rend l'alternance possible
36:17parce que pour faire l'alternance
36:19il faut être dans le rassemblement
36:20c'est Pierre-Yves Bournazel
36:21et c'est pour ça
36:21qu'on a fait le choix
36:22de le soutenir
36:23maintenant
36:24quand on soutient un candidat
36:25chez Renaissance
36:26a fortiori un candidat
36:27qui ne fait pas partie
36:28de notre famille politique
36:29qui est un autre parti
36:30on lui demande
36:31de prendre un certain nombre
36:32d'engagements
36:32je vous rappelais tout à l'heure
36:33le fait de ne faire d'alliance
36:34ni avec la France Insoumise
36:35ni avec le Rassemblement National
36:37ou le parti reconquête
36:38d'Éric Zemmour
36:39et pour le reste
36:40évidemment qu'on lui fait confiance
36:41sur le meilleur choix à faire
36:43pour atteindre un objectif
36:44qui est celui de l'alternance
36:45et désavoué par Édouard Philippe
36:47qu'est-ce que vous dites
36:47vous êtes du côté d'Édouard Philippe
36:49ou de Bournazel ?
36:50Vous savez
36:50il peut m'arriver
36:51parfois
36:52dans mon parti politique
36:53Renaissance
36:53qu'il y ait des débats
36:55ou des problèmes
36:55en général
36:56j'aime pas qu'on vienne les commenter
36:57donc c'est pas à moi
36:58de commenter un débat
36:59ou un problème interne
37:01au parti d'Édouard Philippe
37:02mais nous on a fait le choix
37:03de soutenir Pierre-Yves Bournazel
37:04parce qu'encore une fois
37:05on veut l'alternance
37:06on croit que l'alternance
37:07est possible
37:08et on croit que l'alternance
37:08est possible avec lui
37:09et on lui fait confiance
37:10pour lui parvenir
37:11Vous vous exprimerez
37:12au soir du premier tour
37:13sur le cas parisien
37:14qui est stratégique
37:15vous direz Grégoire
37:16ou Dati
37:16si les sondages se confirment ?
37:17D'abord Julien Déni
37:18il y a un premier tour
37:19il y a une campagne
37:20qui est en cours
37:20il va y avoir des débats
37:21qui seront très intéressants
37:22à regarder
37:22et je pense que beaucoup de Parisiens
37:24ça c'est ce que tous les candidats disent
37:25quand ils ne veulent pas répondre
37:26sur le deuxième tour
37:27c'est voilà
37:27c'est sûr qu'avant un deuxième tour
37:29il y a un premier tour
37:29ça c'est une réalité constante
37:32Emmanuel Macron soutient Rachida Dati
37:33c'est pas gênant ?
37:35Chacun est libre
37:35franchement là-dessus
37:36moi j'ai pas de commentaire à faire
37:39encore une fois
37:40je sais pourquoi
37:40Renaissance a fait le choix collectif
37:42de soutenir Pierre-Yves Bournazel
37:43parce qu'il a le meilleur projet
37:44parce que c'est celui
37:45qui travaille depuis le plus longtemps
37:46les sujets parisiens
37:47parce qu'il partage nos valeurs
37:49parce qu'on croit
37:49à une certaine manière
37:50de faire de la politique
37:51C'est quoi c'est les affaires ?
37:52C'est ça le gros point de crispation
37:54c'est les affaires ?
37:55Je préfère le rassemblement
37:56à l'invective permanente
37:57je préfère la bienveillance
37:59en politique
38:00je préfère la bienveillance en politique
38:02que les outrances
38:03et les attaques
38:03et cette manière de faire de la politique
38:05je la retrouve
38:06en Pierre-Yves Bournazel
38:07et nous la retrouvons
38:08en Pierre-Yves Bournazel
38:09Alors après les municipales
38:10ça vous aura pas échappé
38:11il y a l'élection présidentielle
38:12qui va commencer
38:13peut-être dès le soir du second tour
38:14le 22 mars
38:16je sais que vous aimez pas
38:17la langue de bois
38:18Gabriel Attal
38:19ça tombe bien nous non plus
38:19alors je vous pose la question directement
38:21est-ce que oui ou non
38:22vous serez candidat
38:22à cette élection présidentielle ?
38:24C'est pas une question
38:24de langue de bois là
38:25vous savez que c'est...
38:26Mais je sens que vous allez en faire quand même
38:27Non
38:29je trouve que dans la manière
38:30de poser ces questions
38:30et dans la manière d'ailleurs
38:31parfois dont certains candidats
38:34l'abordent
38:35il y a une forme
38:35de très grande légèreté
38:37c'est pas un choix mineur
38:38en fait
38:38C'est pour ça que je vous pose
38:39la question très solennellement
38:41pour être élu président de la République
38:42c'est un choix qui est majeur
38:44c'est un choix
38:44qui doit être mûrement réfléchi
38:45c'est une réflexion
38:46que vous devez avoir
38:47sur la manière de présider
38:49au destiné de notre pays
38:50Et vous l'avez cette réflexion ?
38:51Donc c'est pas quelque chose
38:51moi je l'ai dit d'ailleurs
38:52depuis un certain temps
38:53évidemment que je réfléchis
38:54à la manière d'exercer
38:55la fonction de chef de l'État
38:57Et vous vous déciderez quand ?
38:59Vous avez aujourd'hui
39:00beaucoup de candidats
39:00sans projet
39:02moi je préfère
39:03que notre projet
39:03ait un candidat
39:04et donc je travaille
39:05aujourd'hui
39:06avec mon parti Renaissance
39:07dans une démarche collective
39:08à un projet pour le pays
39:09Ça s'appelle de la langue de bois ?
39:11Non parce que
39:11c'est des faits
39:12On a présenté nos propositions
39:14en matière de sécurité
39:15d'immigration
39:16d'autorité
39:17de justice
39:17J'ai affirmé que
39:18en même temps
39:19en matière d'autorité
39:20et de sécurité
39:21ça ne peut plus marcher
39:21Il faut un tournant
39:23et un virage
39:23de notre part
39:24sur ces sujets-là
39:24J'ai fait des propositions concrètes
39:26J'ai fait des propositions
39:27On a fait des propositions
39:28sur les questions économiques
39:29et climatiques
39:30J'ai présenté
39:30il y a quelques semaines
39:31vous en avez beaucoup parlé
39:32sur votre antenne
39:32la proposition
39:33d'un nouveau système de retraite
39:35libre, universel
39:36et par capitalisation
39:37Est-ce que vous voyez
39:38d'autres partis politiques
39:40en ce moment en France
39:40qui ont cette démarche
39:41que nous avons chez Renaissance
39:42que de faire des propositions
39:44Mais vous avez
39:44essayé d'en faire quand même
39:45Vous avez dit que vous ne souhaiteriez pas
39:48être le chevènement
39:49de 2027
39:50Je n'ai jamais prononcé cette phrase
39:51Vous savez il y a beaucoup de choses
39:52qui sont dites
39:52encore une fois
39:53dans les médias
39:54qui sont affirmées comme ça
39:55C'est-à-dire pour nos auditeurs
39:57et téléspectateurs
39:57Jean-Pierre Chevènement
39:58en 2002
39:58avait été candidat
39:59notamment face à Lionel Jospin
40:00Il a été accusé d'avoir fait perdre
40:02à l'instar de Christiane Taubira
40:03par exemple
40:04et d'avoir favorisé
40:06l'arrivée au pouvoir
40:07au second tour
40:08à la place de Lionel Jospin
40:10Est-ce qu'aujourd'hui
40:11vous pouvez nous dire
40:12que si vous êtes candidat
40:13est-ce que déjà
40:14dans l'espace de la droite
40:15et du centre
40:16il y a déjà une dizaine de candidats
40:17à déclarer
40:17Edouard Philippe
40:18Bruno Retailleau
40:18peut-être Xavier Bertrand
40:20Michel Barnier
40:20et peut-être vous
40:21et j'en passe
40:22Est-ce que déjà
40:23vous êtes d'accord sur l'idée
40:24qu'il n'en faudra qu'un
40:25dans cet espace
40:26sur la ligne de départ ?
40:27Moi ce que je veux
40:27en 2027
40:29c'est qu'on empêche
40:31un deuxième tour
40:33absolument atroce
40:34pour les Français
40:34qui opposeraient
40:36la France Insoumise
40:37au Rassemblement National
40:38Pour ça il ne faut qu'un seul candidat
40:39du Bloc Central ?
40:39Pour ça je vais vous dire
40:40ce qu'il faut
40:41il faut une campagne
40:42et un rassemblement
40:43une campagne d'abord
40:44pourquoi je dis ça ?
40:45Parce qu'on a vu
40:46en 2022
40:47ce qu'une élection présidentielle
40:48sans campagne
40:49donnait au pays
40:50pas de majorité absolue
40:51et ensuite
40:52le chaos et la division
40:53dans la vie politique française
40:55donc il faut une vraie campagne
40:56et un vrai débat
40:57Le rassemblement
40:57ça passe par une primaire ?
40:59J'y viens
40:59il faut une vraie campagne
41:00et un vrai débat
41:01et pour ça
41:01il est sain
41:02que différents candidats
41:03y compris différents candidats
41:05d'un même espace politique
41:06puissent se présenter
41:07pour présenter aux Français
41:09leurs projets
41:10leurs idées
41:11et qu'il y ait
41:12un véritable débat de société
41:13dans notre pays
41:13C'est quoi votre ligne idéologique
41:15et c'est quoi
41:16ce que vous voulez incarner ?
41:17J'y viens
41:18François François François
41:18mais d'abord
41:18je réponds à la question
41:21qui m'a été posée
41:21Comment vous vous départagez ?
41:22Donc d'abord
41:22si vous ne m'interrompez pas
41:23à chaque fois
41:24je vais devoir répondre
41:25à votre question
41:25Donc d'abord une vraie campagne
41:26et pour ça
41:27moi j'assume de dire
41:28qu'il est sain en démocratie
41:29qu'il puisse y avoir
41:30plusieurs candidats
41:31y compris dans un même espace politique
41:32qui se présentent devant les Français
41:33et ensuite
41:34il faudra un rassemblement
41:36et ce rassemblement
41:36il faudra l'organiser
41:37D'abord sur quel espace
41:39puisque c'était votre question
41:40Moi je considère
41:41qu'il y a des partis politiques
41:42qui ont gouverné ensemble
41:43la France
41:44entre 2017 et 2024
41:46Droite et centre
41:46C'est essentiellement
41:48ce qu'on appelle le centre
41:49Vous ne mettez pas LR dedans
41:50puisque vous arrêtez à 2024
41:51Entre 2017 et 2024
41:52c'est Renaissance
41:54Le Modem
41:55Horizon
41:55qui ont gouverné ensemble
41:56Donc c'est le bloc central
41:57pas ce qu'on appelait
41:58le socle commun
41:58Ça doit être le cœur
41:59C'est ça votre différence
42:00Je pense qu'il faut d'abord
42:01entre ces partis
42:03évidemment qu'il y ait
42:05une discussion
42:06Évidemment qu'on se parle
42:07avec Edouard Philippe
42:08avec les responsables
42:09de ce parti politique
42:10Vous vous dites quoi ?
42:11Primaire ou pas primaire ?
42:11D'abord il faut qu'il y ait
42:12une discussion
42:12Ensuite
42:13il faut probablement
42:14qu'il y ait une forme
42:15d'instance entre ces partis politiques
42:17de dialogue
42:17pour le moment venu
42:18organiser les conditions
42:19du rassemblement
42:20Mais ça n'empêche pas
42:21qu'il y ait plusieurs candidats
42:22qui puissent exprimer un projet
42:23dans un premier temps
42:23Mais votre idée à vous c'est quoi ?
42:24Primaire, sondage ?
42:25J'y viens Julien Nenni
42:26pour répondre à la dernière question
42:27que vous aviez posée
42:28sur les LR
42:28Ça c'est une question
42:29qui leur appartient à eux
42:31Il faut une clarification
42:32aujourd'hui
42:32de la ligne politique des LR
42:34vis-à-vis de l'extrême droite
42:35Moi je n'accepterais jamais
42:37de partager un espace politique
42:38avec l'extrême droite
42:39que ce soit celle
42:40de Madame Cnafot
42:41de Monsieur Zemmour
42:42ou de Jordan Bardella
42:44et Marine Le Pen
42:45On voit malheureusement
42:46aujourd'hui
42:46dans la ligne politique
42:48des LR
42:49incarnée par Bruno Rotaillot
42:50qu'il y a une absence
42:51de clarté sur ce sujet-là
42:52Quand vous voyez
42:53qu'il y a des responsables
42:54importants du parti LR
42:56un député européen
42:58Monsieur Gomart
42:59le président du département LR
43:00des Alpes-Maritimes
43:01qui font le choix
43:02de soutenir
43:03une candidature
43:03d'extrême droite
43:04pour l'élection municipale
43:05à Nice
43:05Eric Ciotti en l'occurrence
43:06Et qui n'a pas de conséquences
43:07Alors que vous avez
43:08un député LR
43:09qui rentre au gouvernement
43:10pour servir la France
43:11il y a une procédure
43:12de sanction qui est ouverte
43:12Ils se sont mis en retrait
43:13du parti suite à cette décision
43:15Mais d'accord
43:15mais il n'y a pas eu
43:15de sanction qui a été prise
43:17ils se sont mis
43:17d'eux-mêmes en retrait
43:19Moi j'appelle
43:20à de la clarté
43:21sur ce sujet-là
43:22C'est ce qui permettra
43:23de savoir
43:23si on partage ou pas
43:24le même espace politique
43:25Pour parler de LR
43:27Le centre-gauche
43:28C'est quoi ?
43:29Vous m'avez posé
43:30une question sur ma ligne
43:32Oui
43:33Et est-ce qu'il faut
43:35aller du côté
43:36du centre-gauche
43:36et au fond
43:37ces orphelins
43:38qui sont en rupture
43:40avec Mélenchon
43:40et qui essayent
43:41de trouver un espace aussi
43:42D'abord vous m'avez demandé
43:43quelle était ma ligne politique
43:44et mes valeurs
43:45Je vous le dis
43:45de manière très claire
43:46Je suis libéral
43:47économiquement
43:49intransigeant
43:50sur les questions
43:50d'autorité
43:51de sécurité
43:52pro-européen
43:53et progressiste
43:54sur les questions sociétales
43:56Voilà ce qui est
43:57ma ligne politique
43:58Voilà ce qui guide
43:59les propositions
44:00que nous faisons
44:00avec Renaissance
44:01Et voilà ce qui je crois
44:03est en mesure
44:03de rassembler
44:04une majorité de français
44:05le moment venu
44:06Parce que je crois
44:07que le pays
44:07et les français
44:08n'attendent ni la grande division
44:09ni le grand retour en arrière
44:11qui est promis par certains
44:12Je crois qu'on est capable
44:13de montrer aux français
44:14qu'un projet d'espoir
44:15d'espérance est possible
44:16qu'eux-mêmes pourront vivre
44:17au mieux demain de leur travail
44:18que leurs enfants
44:19pourront avoir une meilleure vie
44:20que la leur
44:20contrairement à ce que
44:21beaucoup leur affirment aujourd'hui
44:22On a des atouts
44:23absolument extraordinaires
44:25en France
44:25C'est pas vrai que ce pays
44:26est foutu
44:27C'est pas vrai que les français
44:28sont condamnés à vivre moins bien
44:29et avoir leurs enfants
44:30ne pas trouver de boulot
44:31et vivre moins bien demain
44:32Tout ça est possible
44:33c'est entre nos mains
44:33c'est à nous de prendre
44:34nos responsabilités
44:35Gabriel Attal
44:36vous êtes donc l'invité
44:36de Questions politiques
44:37et on va tenter
44:38de mieux vous connaître aujourd'hui
44:47Et celle qui dévoile nos invités
44:49c'est vous Brigitte Boucher
44:50notre spécialiste
44:51des biographies
44:52et des archives
44:55Dès le plus jeune âge
44:56il faut en revenir
44:56à un principe clair
44:58tu casses
44:59tu répares
45:00tu salis
45:00tu nettoies
45:01tu défies l'autorité
45:02on t'apprend à la respecter
45:05Alors ça Gabriel Attal
45:06c'est une phrase
45:07que vous avez prononcée
45:08lors de votre discours
45:08de politique générale
45:09c'était le 30 janvier 2024
45:10et elle est restée
45:12dans les mémoires
45:12une véritable leçon
45:13donnée aux jeunes
45:15par l'ancien ministre
45:16de l'éducation nationale
45:17que vous avez été
45:17Alors vous pouvez en donner
45:18des leçons
45:19vous qui avez à 36 ans
45:20un CV
45:21à faire palir
45:22tous les étudiants
45:23dynamique, énergique
45:24solitaire
45:26individualiste
45:26ambitieux
45:27il vous faut toujours
45:28un os à ronger
45:29comme dirait Jean Castex
45:30ça vous vaut
45:31d'être l'homme
45:32de tous les records
45:32plus jeune premier ministre
45:33de la 5ème République
45:34à 34 ans
45:35plus jeune ministre
45:36de l'éducation nationale
45:37plus jeune membre
45:38d'un gouvernement
45:38à seulement 29 ans
45:39vous êtes aujourd'hui
45:40président du groupe EPR
45:41chef du parti Renaissance
45:42en pôle position
45:44donc pour la présidentielle
45:45la présidentielle
45:46c'est bien la rencontre
45:46d'un homme
45:47avec le peuple
45:48l'année prochaine
45:49vous aurez 37 ans
45:50est-ce que vous êtes prêt
45:51à devenir le plus jeune
45:53président de tous les temps ?
45:54d'abord
45:55d'abord j'aurai 38 ans
45:56la prochaine
45:58au moment de l'élection
46:00présidentielle
46:00et encore une fois
46:01j'entends
46:02cette question
46:02elle est légitime
46:03et vous êtes tout à fait légitime
46:04à me la poser
46:05moi je vous redis que
46:06c'est pas une décision
46:07que vous prenez à la légère
46:08c'est une décision
46:09qui doit être
46:09mûrement réfléchie
46:11et surtout pour moi
46:12ça doit être l'aboutissement
46:13d'un vrai travail
46:13sur le fond
46:14l'enjeu c'est pas de dire
46:15je me présente
46:16à l'élection présidentielle
46:17pour figurer
46:18sur une ligne de départ
46:19sur une affiche
46:20l'enjeu ça doit être
46:21de proposer un chemin
46:22aux français
46:22et tout le travail
46:23que j'ai engagé
46:24avec Renaissance
46:25depuis un an maintenant
46:26à travers des conventions
46:27thématiques
46:28à travers un vrai travail
46:28sur le fond
46:29ils visent à proposer
46:30ce chemin d'espoir
46:31aux français
46:31encore une fois
46:31il y a énormément
46:32de candidats aujourd'hui
46:33qui sont sur le créneau
46:34de la peur
46:35de la fatalité
46:36du déclin
46:37moi je veux montrer
46:38aux français
46:38qu'il y a un chemin
46:39d'espoir possible
46:39pour eux et pour le pays
46:40mais est-ce que c'est vrai
46:41ce que dit François Bayrou
46:42que quand on franchit
46:43les marches de Matignon
46:44on pense forcément
46:45à l'Elysée ?
46:47probablement
46:48oui
46:49ça a été votre cas ?
46:50probablement
46:51forcément vous devenez
46:51le deuxième personnage
46:53de l'Etat
46:53donc c'est évidemment
46:54une question que vous posez
46:55après moi
46:56j'ai été Premier ministre
46:57pendant huit mois
46:58j'ai toujours fait attention
47:00à ce que cette question-là
47:01en réalité
47:01ne m'occupe assez peu
47:02parce que
47:02si elle commence
47:03à trop vous occuper
47:05ou à vous occuper
47:06en réalité
47:06vous vous détournez
47:07de votre mission principale
47:08qui est quand même
47:09et vous créez des problèmes
47:10avec le Président de la République
47:12oui
47:12vous en savez quelque chose
47:13au-delà de ça
47:14au-delà de ça
47:14je ne suis pas sûr
47:15qu'il y ait besoin de ça
47:16toujours pour s'en créer
47:17ou en avoir
47:18mais au-delà de ça
47:20vous détournez
47:21de ce qui est votre mission
47:21être chef du gouvernement
47:22et prendre les bonnes décisions
47:23pour protéger les Français
47:24et renforcer notre pays
47:25à propos du Président
47:26est-ce que désormais
47:28vous comprenez à nouveau
47:29ces décisions ?
47:30je fais référence
47:30à ce que vous aviez dit
47:31l'automne dernier
47:32où vous aviez dit
47:34sur le 20h d'une grande chaîne
47:35je ne comprends plus
47:36les décisions du Président
47:37vous le comprenez à nouveau ?
47:38j'ai toujours fait une distinction
47:38Julien Nenni
47:39entre la politique
47:41et l'action
47:41et les décisions nationales
47:42qui sont prises
47:43depuis la dissolution incluse
47:45et la ligne
47:46et les décisions
47:46qui sont prises
47:47à l'international
47:47d'abord moi
47:48par principe
47:50quelque part
47:50je cherche toujours
47:51à m'inscrire
47:52dans une forme de soutien
47:55à la voix de la France
47:56à l'international
47:57parce que je pense
47:58qu'attaquer la voix
47:59de la France
47:59à l'international
48:00c'est évidemment
48:02fragiliser quelque part
48:03la voix de notre pays
48:03ensuite
48:04je me retrouve
48:05dans les priorités
48:06qui sont affichées
48:07par le Président
48:07un certain nombre
48:08de décisions
48:08pour renforcer
48:09la puissance de l'Europe
48:10la place de la France
48:11en Europe
48:11notamment
48:12et le soutien à l'Ukraine
48:13où je me suis rendu
48:14cette semaine
48:14en Ukraine
48:15pour la quatrième fois
48:16depuis deux ans
48:17il y a ces questions
48:18internationales
48:18et ensuite
48:19la politique nationale
48:20et des décisions
48:21nationales
48:22sur lesquelles
48:22j'ai eu à dire
48:23ce que j'avais à dire
48:24et je ne retire pas
48:25ce que j'ai dit
48:25vous êtes un pur produit
48:27macroniste
48:28est-ce que vous vous revendiquez
48:29de droite et de gauche ?
48:31je viens de la gauche
48:32chacun le sait
48:33j'ai été membre
48:33du parti socialiste
48:35mais j'ai rejoint
48:36la démarche du Président
48:37de la République
48:37en 2017
48:38parce que j'ai considéré
48:39alors que les défis
48:41devant nous
48:42pour le pays
48:42étaient tellement importants
48:44qu'on ne pouvait pas
48:44s'enfermer derrière
48:45des étiquettes partisanes
48:46et je vais vous dire
48:47je pense que les défis
48:48sont encore plus importants
48:49aujourd'hui
48:49et justifient encore plus
48:51de ne pas se ré-enfermer
48:53dans un clivage
48:53et des étiquettes partisanes
48:54regardez ce qui s'est passé
48:56depuis 2017
48:56en matière d'accélération
48:58du dérèglement climatique
48:59en matière d'intelligence
49:01artificielle
49:01le défi absolu
49:02la révolution
49:03constitue l'intelligence
49:04artificielle
49:05et que va constituer demain
49:06pour l'économie
49:07pour le travail
49:07regardez ce qui s'est passé
49:09en termes géopolitiques
49:10avec la guerre en Ukraine
49:12en termes économiques
49:13et commerciaux
49:14avec le retour
49:14du protectionnisme
49:15les droits de douane
49:16mis par les Etats-Unis
49:17pour autant vous venez
49:17de prendre vos distances
49:18un peu avec la droite
49:19de Bruno Retailleau
49:20de Laurent Wauquiez
49:22je veux dire
49:23je partage beaucoup de valeurs
49:24avec beaucoup de personnalités
49:26qui se disent de droite
49:28vous savez
49:29vous avez des personnalités
49:30chez LR
49:31je pense à Valérie Pécresse
49:32je pense à Xavier Bertrand
49:33je pense à Jean-François Copé
49:35je pense à d'autres
49:36qui sont extraordinairement clairs
49:37dans leur rapport aux extrêmes
49:38et notamment à l'extrême droite
49:39vous leur tendez la main
49:40et qui affirment
49:41une barrière absolue
49:43avec l'extrême droite
49:44vous pourriez gouverner avec eux
49:45je souhaiterais
49:45j'aimerais que ce soit le cas
49:46de l'ensemble
49:47des responsables de LR
49:49allez on avance
49:49on approche de la fin
49:50de cette émission
49:51et comme chaque semaine
49:52Françoise Fressos
49:53vous interrogez une question
49:54qui sera au coeur du débat
49:55l'an prochain
49:55aujourd'hui
49:56qu'est-ce que vous avez choisi ?
49:57la question de la crise démocratique
49:58cette défiance
49:59qui ne cesse de monter
50:00et alimente le dégagisme
50:02alors est-ce que c'est
50:03un problème d'institution ?
50:05est-ce qu'il faut revoir
50:06la répartition
50:07entre le rôle
50:08du Président de la République
50:08du Premier Ministre ?
50:10votre réponse est d'autant
50:11plus intéressante
50:12que vous avez pratiqué Matignon
50:13le pouvoir il est où ?
50:16c'est une question
50:16qui est importante
50:17d'abord le pouvoir il est où ?
50:18il est entre les mains
50:19du Président et du Premier Ministre
50:21au terme de notre Constitution
50:23le Président préside
50:24et le Premier Ministre gouverne
50:25évidemment le 16
50:26ou la 5ème République
50:27il y a pu y avoir
50:28des différences
50:29ou des nuances
50:30entre les présidents
50:31de la République
50:31le centre de gravité
50:33du pouvoir peut varier
50:34moi je vous le dis
50:35je ne me suis jamais senti
50:37bridé dans les décisions
50:38ou les choix
50:38que j'avais à faire
50:39quand j'étais Premier Ministre
50:40par le Président de la République
50:41est-ce qu'il faut une clarification ?
50:42soit supprimer le poste
50:43de Premier Ministre
50:44soit au contraire
50:45le renforcer ?
50:46je pense avec tout le respect
50:48que cette question institutionnelle
50:50est plus large
50:51et plus vaste
50:51que ce sujet-là
50:52vous parlez de confiance
50:53des Français dans la vie publique
50:55pour moi il y a trois enjeux
50:55aujourd'hui
50:56et c'est les trois questions
50:57sur lesquelles je travaille
50:58avec le parti Renaissance
50:59il y a un premier enjeu
51:00qui est de mettre fin
51:01à la brutalisation
51:02du débat public
51:03en France
51:04et à basculer
51:05vers une culture
51:05de compromis
51:06ou de coalition
51:07ça passe par la proportionnelle ?
51:08ça passe par exemple
51:09par la proposition
51:10que j'avais faite
51:10à plusieurs reprises
51:12depuis la dissolution
51:12de désigner un négociateur
51:14pour mettre autour
51:14de la table
51:15des partis politiques
51:16ça peut passer
51:16par une évolution
51:18du mode de scrutin
51:18on réfléchit
51:19on travaille sur cette question-là
51:20on fera des annonces
51:21un peu plus tard
51:21ça c'est le premier sujet
51:22le deuxième sujet
51:24pour moi
51:24c'est quelque part
51:26de déparisianiser la France
51:28d'assumer
51:29une nouvelle organisation
51:31territoriale
51:33un partage du pouvoir
51:34pas seulement d'ailleurs
51:35avec les collectivités locales
51:37mais aussi avec
51:38les partenaires sociaux
51:39les réseaux associatifs
51:40ils sont quand même très faibles
51:41les partenaires sociaux
51:42pour mieux partager
51:42bien sûr
51:43mais c'est pour ça que je pense
51:44qu'il faut assumer
51:45de partager le pouvoir
51:46avec eux
51:46ce qui les renforcera aussi
51:47sur un grand nombre de sujets
51:48sur des questions sociales
51:49la gestion de notre système
51:50de retraite par exemple
51:51et pour ce qui est
51:52des collectivités locales
51:53leur donner davantage
51:54d'autonomie
51:55d'autodétermination
51:56je vous donne un exemple
51:58dans quelques semaines
51:59avec le groupe renaissance
52:00à l'Assemblée
52:01on proposera
52:02un texte de loi
52:03pour permettre
52:03à des départements
52:05qui ont fusionné
52:05et qui représentent
52:07une ancienne région
52:07de redevenir une région
52:09la région Alsace
52:10demain pourrait être recréée
52:11et il pourrait à nouveau
52:13y avoir une région Alsace
52:13si ce texte est voté
52:14je pense qu'il faut donner
52:15de la liberté
52:16aux collectivités locales
52:17pour s'organiser
52:17pour être plus efficace
52:18donc premier sujet
52:20mettre fin à la brutalité
52:21dans le débat public
52:22deuxième sujet
52:23mieux partager le pouvoir
52:24et déparisianiser la France
52:25et le troisième
52:26troisième sujet
52:27c'est mettre fin
52:28à ce que j'appelle
52:30moi
52:30une forme de
52:32vétocratie
52:33c'est-à-dire ?
52:34ce sentiment finalement
52:35que
52:36on donne toujours
52:37plus de pouvoir
52:38à ceux qui veulent
52:38empêcher de faire
52:39et toujours moins de pouvoir
52:40à ceux qui veulent faire
52:41j'ai passé 12 heures
52:42au salon de l'agriculture
52:43cette semaine
52:44vous êtes aujourd'hui
52:45un éleveur
52:45en volaille par exemple
52:47vous voulez construire
52:47un nouveau poulailler
52:48un nouveau bâtiment d'élevage
52:49mais c'est des procédures
52:51qui peuvent durer
52:515, 6, 7 ans
52:52et tous les candidats
52:56promettent ça
52:57depuis des dizaines d'années
52:58mais sans jamais
53:00vraiment dire
53:02précisément
53:02comment ils y arriveraient
53:03donc nous on travaille
53:04sur des mesures
53:04assez fortes
53:05sur ce sujet-là
53:05je vous donne un exemple
53:06je pense qu'il faut arriver
53:07à un système
53:07où on est capable
53:09de caper
53:09c'est-à-dire de limiter
53:10dans le temps
53:10l'empilement des recours
53:12sur un certain nombre
53:13de projets en France
53:13pour notre économie
53:14pour nos agriculteurs
53:15dernière question
53:16c'est sur le référendum
53:17est-ce que vous êtes partisan
53:18vous de consulter
53:19davantage le peuple
53:20ou est-ce que vous dites
53:21au fond c'est quand même
53:23peut-être la voie
53:24de la démagogie
53:25je suis favorable
53:26au niveau national
53:26et au niveau local
53:28je l'avais d'ailleurs proposé
53:29vous vous en souvenez
53:30ou pas d'ailleurs
53:31dans la campagne
53:32des élections législatives
53:33en 2024
53:33sur quel sujet ?
53:34je pense que sur beaucoup
53:35de sujets
53:35on peut consulter les français
53:36et après
53:37sur l'immigration
53:38il faudrait pouvoir le faire
53:39la méthode sur laquelle
53:40vous avez travaillé
53:41que j'avais proposé
53:41d'ailleurs au président
53:42de la république
53:43avant qu'il fasse le choix
53:44de dissoudre l'assemblée nationale
53:46c'était de discuter
53:47avec les formations politiques
53:49y compris de l'opposition
53:49avec les partenaires sociaux
53:51avec les associations
53:52d'élus locaux
53:53pour décider collectivement
53:55de thèmes de référendum
53:56et ensuite
53:56de les présenter aux français
53:57mais oui moi je crois
53:58qu'on doit basculer désormais
54:00vers une forme peut-être
54:02plus mature
54:03de la 5ème république
54:04qui consulte davantage
54:05les français
54:06y compris par la voix
54:06du référendum
54:07Gabriel Attal
54:07il nous reste à peine
54:08une minute dans cette émission
54:09on va tenter de mettre
54:10si possible un peu de légèreté
54:11dans cette actualité si lourde
54:12je vous propose rapidement
54:13un vrai faux
54:14vous êtes prêt ?
54:15oui
54:16Sébastien Lecornu
54:17ferait un bon candidat
54:17à la présidentielle
54:18vrai ou faux ?
54:19à lui de répondre
54:20mais votre réponse à vous
54:21c'est quoi ?
54:21non mais j'ai assez à lui
54:22de répondre
54:22il est premier ministre
54:23moi ce que je dis
54:24c'est qu'il fait un très bon travail
54:26en tant que premier ministre
54:27beaucoup expliquait que
54:29mais il faut qu'il le reste
54:30c'est ça que j'entends ?
54:31beaucoup expliquait
54:31qu'il n'arriverait pas
54:32à passer un budget
54:33que le gouvernement
54:34ne tiendrait pas
54:35et qu'il se passerait rien
54:36forcé de constater
54:37qu'un budget a été adopté
54:38c'est pas un budget
54:39qui me plaît beaucoup
54:41je pense que son principal mérite
54:42est d'exister
54:43d'avoir un budget
54:43mais en tout cas
54:44il y a un budget
54:45allez ce sera le mot de la fin
54:49allez allons-y
54:49la nuit qui suit la dissolution
54:50vous avez songé à arrêter la politique
54:52vrai ou faux ?
54:53j'aurais pas dû vous relancer
54:55vous aurez la réponse
54:56à cette question
54:56dans un livre
54:57que je vais publier
54:59que je vais publier
55:00dans les prochaines semaines
55:01allez faites du teasing
55:01non ça se répond pas
55:02avec un mot comme ça
55:03vous le verrez dans mon livre
55:04merci à vous Gabriel Attal
55:05d'avoir répondu
55:06à nos questions politiques
55:07j'ajoute que sur la situation
55:08en Iran
55:08Emmanuel Macron
55:09ça vient de tomber
55:10réunira à nouveau ce soir
55:11un conseil de défense
55:12à 19h à l'Elysée
55:13merci à vous aussi
55:14Brigitte Boucher
55:15et Françoise Fressos
55:16de m'avoir accompagné
55:17merci à Fabienne Lemoyle
55:17pour la préparation
55:18et merci enfin à vous
55:19auditeurs, téléspectateurs
55:21pour votre fidélité
55:21je vous souhaite un bon dimanche
55:23et vive la politique
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